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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 05:07

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/8/5/9782748511260FS.gifLe signe de K1. 1, Le protocole de Nod. 2, Le temps des Tsahdiks / Claire Gratias. Soon, 2011. 311 + 319 pages. 4*

Début du XXIVe siècle. Le niveau des eaux a considérablement monté à la surface du globe. Réduite à quelques dizaines de milliers d’habitants, la population de la Terre s’est réfugiée dans les Hauts Monts du Karakoram. Alors que l’humanité menace d’être emportée par ce Nouveau Déluge, vingt-deux Pionniers et leurs familles sont enrôlés pour un voyage dans le temps qui les ramènera en 2020. Leur mission: s’intégrer discrètement à la population pour préparer l’exode des survivants. Son nom de code: « Le Protocole de Nod ».

 

Je n'ai pas su résister à ce récit d'anticipation pour la jeunesse lorsque je l'ai vu et je dois avouer que je ne le regrette absolument pas.

Au travers d'un sujet somme toute classique : le voyage dans le temps, Claire Gratias évoque des sujets très actuels : entre autre, écologique, peur de la maladie inconnue (grippe aviaire), mainmise des groupes pharmaceutiques, du pouvoir et de la violence ou différence chez les plus jeunes que l'on tente de repérer afin de les sortir de la scolarité classique.

Ces différentes thématiques sont gérées d'une main de maître dans un futur proche qui fait que le lecteur s'identifie aisément au quotidien de ces deux familles dont les destins s'entrecroisent : la famille des colons envoyés en éclaireur et celle présente dans cette ville du Sud de la France.

Une fois les deux volumes terminés, on prend conscience qu'un seul mot d'ordre détermine ces deux époques qui nous semblaient si différentes : la domination de l'élite. En effet, sans vouloir trop dévoiler du second tome notamment, c'est la notion qui prédomine.

Les jeunes sont sélectionnés pour accéder à de prestigieuses écoles. La différence n'est pas admise. Les bad boys sont mis en maison de redressement (même si elles ne portent pas ce nom), sont fliqués dès l'âge de 14 ans afin qu'ils ne gênent pas les autres élèves. Les jeunes présentant des différences, si intelligents soient-ils sont eux aussi mis de côté afin que, nous l'apprendrons plus tard, des recherches soient réalisés sur eux. Quant à tous les autres, c'est une course sans merci au succès scolaire avec carottes et bâtons au quotidien : la peur de l'échec domine.

Parallèlement, on apprendra que le monde de K1 représente l'élite.

En voulant voyager dans le passé, afin de changer l'histoire et de sauver les naufragés du futur, le dirigeant (dictateur) de ce monde va entraîner des bouleversements qu'ils pensaient dominer mais qui finiront par se retourner contre lui.

On s'attache rapidement aux deux familles composées d'adultes ouverts et sensibles, tout comme à leurs enfants et plus particulièrement à leurs adolescents qui s'éprennent l'un de l'autre.

Tous les personnages, même lorsqu'ils semblent secondaires vont jouer un rôle fondamental dans le suivi et le cours des événements. J'ai lu que l'auteur Claire Gratias écrivait des policiers et, il est vrai, qu'elle a l'art et la manière de mener ses intrigues avec habileté et de finir par rassembler tous ses petits cailloux semés dans ce diptyque afin de mieux le conclure.

Le roman ne fait pas abstraction de la violence, évoque les grossesses non désirées, le viol ou l'assassinat. Il ne s'adresse donc pas à des enfants trop jeunes.

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 21:31

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/6/2/9782226208705FS.gifLa fille qui voulait être Jane Austen / Polly Shulman. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cécile Moran. Albin Michel, 2010 (Wiz). 277 pages. 3*

Julie, quinze ans, est habituée aux lubies de sa meilleure amie Ashleigh, même si, à cause d’elle, elle se retrouve parfois dans des situations improbables. Après le roi Arthur, la stratégie militaire ou le ballet, la dernière passion en date de cette éternelle enthousiaste : Jane Austen ! Ashleigh veut à tout prix trouver le M Darcy d’aujourd’hui en participant au bal d’une prestigieuse école de garçons. Et voici les deux inséparables vêtues de crinolines, en chasse pour dénicher le parfait héros austenien… mais attention à ne pas choisir le même (heureux) candidat !

 

Je suis penchée ces derniers jours sur des ouvrages jeunesse, d'auteurs québécois et quelques livres abandonnés.

Avouons sans détour que ce n'est pas grâce à sa couverture pink que ce roman m'a attiré mais bien grâce au titre. Qu'est-ce-qu'un auteur du XXième allait encore inventer autour de Jane Austen et comment vouloir être ce personnage de roman (dixit le titre) ? J'ai donc à peine lu la 4ème de couverture avant de m'emparer de ce livre.

Et ...

Ce n'est pas une lecture déplaisante, même si cet ouvrage narre avant tout les frasques de l'adolescence et la découverte des sentiments amoureux, comme des premiers baisers. Miss Elisabeth Bennet est devenue Julie, même si son amie Ashleigh tente de s'identifier à elle après avoir découvert le roman grâce à sa meilleure amie.

Le parallèle réside avant tout dans la quête amoureuse de ces deux adolescentes, plus jeunes que les deux soeurs Bennet et affichant un caractère assez distinct de Lizie ou de celui de sa soeur. Ashley est une Enthousiaste qui peut vous ravir quelques minutes avant de vous effarer devant son énergie et un sans gêne qui rappellerait peut-être Lydia.

Mais ce jeu des comparaisons ne nous mènerait nul part, car le roman de Jane Austen, même s'il reste présent en filigrane tout au long du roman, n'est avant tout là que pour lancer la dernière lubie d'Ashley qui va entraîner les deux adolescentes dans les bras de jeunes garçons de leur âge, qui  étudient dans une école privée et non mixte.

Si l'histoire est charmante, mêlant le quotidien de Julie : la séparation de ses parents, sa nouvelle belle-mère etc, cela ne reste que des seconds rôles propres à aider à ce que l'action évolue dans un sens ou un autre, à nous immiscer dans son existence. Rappelons-le, il s'agit d'un roman destiné à la jeunesse, donc les rebondissements restent mineurs, les sorties se font au cinéma ou autour d'un café. Bref tout est assez acidulé et la chute sera tout aussi rose que la couverture.

Nuançons : cela n'est pas mièvre, certains passages sont assez enlevés et la lecture se fait sans déplaisir.


Un avis qui m'a fait sourire.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:18

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/0/3/0/9782203048461FS.gifPénélope Green. 2 : L'affaire Bluewaters & 3 : L'éventail de Madame Li / Béatrice Bottet. Casterman, 2012. 328 + 307 pages. 3,5*

A 17 ans à peine, Penelope Green a déjà risqué sa vie dans les bas-fonds de Londres et mis son existence en péril dans les beaux quartiers new-yorkais. Mais que voulez-vous, c’est qu’on ne devient pas journaliste de choc en sirotant du thé dans son salon ! Alors cela n’étonnera personne que Penelope poursuive son grand reportage sur la situation des femmes dans le monde en s’embarquant… pour l’Asie, et plus précisément pour la Chine lointaine, où un nouveau mystère n’attend qu’elle pour être résolu.
Toujours escortée par Cyprien Bonaventure, son irremplaçable assistant-garde du corps français, la voici aux prises avec une affaire de contrebande plus que louche, dans laquelle semble tremper tout ce que l’Empire du Milieu compte de crapules…

 

Vous pouvez retrouver mon billet sur ma rencontre avec Pénélope Green ici.

 Pénélope est journaliste et, son rédacteur en chef s'intéressant à la situation et au devenir des femmes en cette fin de XIXème siècle décide de la faire écrire sur le sujet. L'Angleterre ne suffisant pas, il lui demande de se rendre  aux Etats-Unis afin de rédiger des articles sur la place de la femme. Comme de bien entendu, le mystère s'attache à ses pas et à ceux de son inséparable garde du corps. A travers les yeux de Penelope nous découvrons que la vie des femmes de New York n'est guère dissemblable de celle des londoniennes. Vie, quartier, moeurs, peu de choses différent, si ce n'est qu'elle et Cyprien ne connaissent pas la ville et ses environs. Mais à leur avantage, la traversée a permis à Pénélope de rencontrer quelques personnes qui vont à la fois la mener dans cette sordide affaire de Bluewaters et l'aider à faire chuter tous les protagonistes de cette histoire. L'intérêt réside dans le mélange des bas-fonds et des riches new-yorkais de la 5ème avenue. Une nouvelle fois, on découvre que l'argent et la misère côtoient les plus sombres desseins. On retrouve dans ce volume comme dans le suivant les qualités et les défauts de cette série. Mais, une nouvelle fois, les histoires sont plaisantes à lire, même si elles présentent des aspects peu glorieux de l'humanité ou de la condition féminine. L'avantage pour les lecteurs est de découvrir des faits historiques que certains ne connaissent pas forcément. Ainsi dans L'éventail de Madame Li sont évoqués : l'histoire de la Chine, l'emprise de l'Empire Britannique, les Concessions dans les villes, l'impact des religieux et, encore et toujours la vie des femmes. Ainsi dans ce volume sera rappelé le pourquoi des pieds bandés des femmes chinoises, leurs conditions de vie selon leur position hiérarchique et dans la famille.

L'ensemble forme un tout lisible et qui s'insère bien dans les péripéties de Pénélope et de Cyprien.

On peut regretter le peu d'évolution dans le caractère de Pénélope, mais sans doute est-ce dû à l'enchaînement de ses aventures. Un an s'est à peine écoulé depuis la mort de son père quand elle entreprend son voyage pour la Chine. Je dois avouer que je suis vraiment curieuse de voir comment Béatrice Bottet va procéder pour faire avancer son héroïne et pour créer de nouvelles aventures : comment ne pas se répéter, lorsqu'on prend conscience que la vie des femmes se ressemble tant d'un bout à l'autre de la planète ? Son atout majeur reste sans doute Cyprien Bonaventure qui reste une énigme à la fois pour Penelope et pour le lecteur. L'attente d'en savoir davantage sur ce français permet d'attendre le prochain volume qui sort le 18 septembre prochain. En espérant que l'auteur ne décevra pas ses lecteurs ; certains semblent commencer à se laisser des aventures maritimes et de la propension de Pénélope à foncer tête baissée dans les dangers.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:21

http://www.gallimard.fr/var/storage/images/product/c62/product_9782070583003_195x320.jpgLe livre de la jungle / Rudyard Kipling. Illustré par Christian Broutin, traduit par Philippe Jaudel, commenté par Pierre Pellerin. Gallimard Jeunesse, 1994 (Chefs d'oeuvres universels). 210 pages. 4*

Un couple de loups découvre un Petit d'Homme errant dans la forêt. Mowgli : ainsi va l'appeler Mère Louve qui l'adopte, refusant de le livrer à Shere Kahn, le tigre boiteux. Furieux, celui-ci vient exiger son dû au Conseil du Clan. Heureusement, l'ours Baloo et la panthère Bagheera interviennent en sa faveur. Mowgli va grandir sous leur protection. Mais Shere Kahn rôde dans l'ombre.

 

Encore une découverte pour moi dans le registre des classiques. Et oui, je ne connaissais Le Livre de la jungle qu'à travers le dessin animé. Je l'ai découvert en ouvrant cette magnifique version destinée aux plus jeunes, mais qui comblera les plus grands par le texte accompagné de gouaches le soulignant et des images documentaires traitant à la fois des animaux, de la région ou de la situation historique à la période où ces 7 nouvelles furent écrites.

Et oui, Mowgli n'est pas le seul personnage dans ce recueil, même si 3 nouvelles lui sont consacrées.

Pour les ignares comme moi, voici le titre de ces nouvelles :

- Les frères de Mowgli, - La chasse de Kaa, - "Tigre ! Tigre !", - Le phoque blanc, - Rikki-Tikki-Tavi, - Toomaï des éléphants, - Au service de sa majesté. 

Disney ne fut pas précurseur pour faire parler les bêtes car ces nouvelles sont consacrées au monde animal, chez qui on découvre valeurs morales et organisation afin de contrer l'anarchie. Le bien, le mal, l'aspiration à un monde meilleur grâce à l'ingéniosité de certains, et surtout à leur volonté. Bien entendu, des couards, des opportunistes ou des paresseux se dissimulent dans ce monde si proche de celui des humains...

Cet ouvrage qui s'adresse avant tout aux enfants est pourvu de leçons de morales, tout en faisant découvrir aux plus jeunes le monde des animaux et la dangerosité de certains d'entre eux.

Les trois contes consacrés à Mowgli permettent aux plus jeunes de s'y identifier. Une famille reconstituée autour des loups qui le prennent en charge et le protègent des jalousies de voisins-amis ou familles proches de cette même tribu. Baloo est perçu comme l'instituteur à la fois maître intraitable et complice parfois. En dépit des coups qu'il lui porte, Baloo ne souhaite que le bien de Mowgli et c'est grâce à son obstination à lui faire apprendre ses leçons qu'il va pouvoir appeler ses amis à son secours, lorsqu'il s'essaie à se détourner du droit chemin et cherche la facilité. Quand je vous disais que la morale était au coin de chaque page, Et il en sera de même pour chaque nouvelle, qui montre que l'effort, la volonté... seront récompensés.

Bien entendu, lu au premier degré tout cela n'apparaît pas, et le plaisir des mots, de suivre les aventures de ces différents personnages du monde animal + quelques humains est un réel plaisir de lecture.

Comme je le disais cette version est agrémentée de photos d'époque, de commentaires sur les animaux et sur la situation géographique et politique et permet donc une lecture multiple. J'ai découvert en plus des nouvelles, beaucoup d'éléments que j'ignorais. Un plaisir de lectures.

Pour revenir à Mowgli, si vous attendez une lecture linéaire du dessin animé à la manière de Peter Pan, passer votre chemin ! En effet, vous retrouverez tous les personnages, mais l'histoire est recomposée pour créer un tout alors que les nouvelles n'ont pas forcément de suite chronologique ; le tout est d'y retrouver les personnages qui constituent l'histoire.

Frogs - VFAL

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 17:07

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/1/1/0/9782211079488FS.gifL'orpheline dans un arbre / Susie Morgenstern. L'Ecole des Loisirs, 2005. 209 pages. 2,5*

" Décrivez la vie d'une famille californienne en trois cents mots ". Avec un intitulé pareil, Clara-Camille Caramel avait peu de chances de gagner le concours d'écriture. La Californie, c'est loin, très loin de la Côte d'Azur. Et la vie de famille, elle ignore ce que c'est. Ses parents se sont tués en avion quand elle avait deux ans et demi, sa grand-mère est morte quatre ans plus tard. Mais l'écriture, c'est sa passion. L'imagination aussi. Et qu'imaginer, sinon ce qui vous manque ? Elle a gagné. Le gros lot consiste en un séjour dans une famille californienne. Une vraie. Avec un jeune homme charmant dedans. Il s'appelle Jeremiah et il écrit des lettres drôles, enjôleuses et poétiques à Clara-Camille. Le problème, c'est qu'arrivée à San Francisco elle tombe sur un Jeremiah de soixante-quinze ans qui vit seul avec un chien géant et fabrique des maisons dans les arbres. Clara-Camille a quinze jours pour se résigner. Mais si elle en profitait pour découvrir bien plus qu'une famille ?

 

De la magie, de la fantaisie dans ce monde où évolue Clara-Camille, pour échapper à la mort des parents et de ses proches. Lot commun à ses camarades du quotidien qui ne manquent de rien dans leur orphelinat de luxe, où pas un seul instant de calme ne leur accordé. Pour ne pas penser, pour ne pas s'isoler ? Tellement trop de tout que, même si l'ouvrage s'adresse au jeune public, le lecteur reste incrédule tout au long du roman qui, s'il reste original et insolite nous plonge dans 1 000 questions d'adultes et, quand trop de coïncidences brisent quelque peu la féérie de Noël.

Tout est trop évident, trop ..., trop riche en événements à la fois attendus et espérés par Clara-Camille comme par le lecteur qui, s'il se complait dans cette scénette aimerait tellement en savoir plus sur son quotidien, les espoirs de ces enfants riches comme crésus et pauvres dans leurs relations familiales alors qu'ils essaient de recréer un simulacre de famille entre eux et à l'extérieur. Beaucoup de pistes lancés par l'auteur ; trop ? Et du coup, en dépit d'un plaisir de lecture, des attentes trop nombreuses à des questions restées sans réponses, à des histoires sans suite.

L'histoire est belle mais sans lendemain à l'image de cette relation avec Jeremiah que l'on a du mal  à imaginer perdurer tant la mort semble se trouver, une nouvelle fois, au bout de la rencontre avec Clara-Camille.

Légère déception donc en dépit de cette écriture enlevée et féérique où tout semblait possible.

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:23

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/2/9/9782752905444FS.gifLe Vent dans les saules / Kenneth Grahame. Traduit de l'anglais par Gérard Joulié. Phébus, 2011 (Libretto). 215 pages. 4*

Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards et ordinaires du monde animal à vivre l'aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l'entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là s'émerveillent, suivent les saisons, le cours de l'eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l'existence : peur, amitié, désir d'ailleurs, perte, abandon, espoir...

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/6/0/9782756025384FS.gifLe Vent dans les saules. Tome 1. Le bois sauvage / Michel Plessix. D'après le roman de Kenneth Grahame. Delcourt. (4 tomes). 5*

 

C'est grâce à Michel Plessix que je me suis  réellement mise à la lecture du "Vent dans les saules". J'ai tout d'abord dévoré les 4 volumes de BD d'après l'oeuvre de Grahame, me régalant tout à la fois de l'histoire et du foisonnement des détails en matière d'illustrations. En plus de l'histoire, Michel Plessix nous racontait des micro histoires au détour de chaque case, tant et si bien qu'il a su donner "une suite" "Le vent dans les sables". La couleur, les textes et le dessin, tout était là pour me plaire... Et volume après volume, je m'interrogeais sur son respect du texte dont j'avais lu quelques extraits dans ma prime jeunesse mais dont j'étais bien incapable de me souvenir des termes exacts.

Je souhaitais donc acquérir et lire l'original afin de voir toutes les facettes de cette oeuvre !

Quel plaisir de retrouver ses 4 inséparables amis que je découvrais à la fois sous un jour nouveau et tellement connu ayant lu et relu mes BDs plusieurs fois et, profitant de la lecture de l'original pour les juxtaposer.

J'ai découvert que ce texte avait été écrit par Grahame pour son fils, composé d'une première histoire puis de lettres. Le tout fut retravaillé par la suite.

On comprend mieux sous cet aspect la place occupée par les animaux dans ces scénettes, et même si tout peut se lit sans arrière-pensée, les caractères si distincts des personnages comme les thématiques évoquées sont effectivement celles que l'on peut souhaiter aborder avec des enfants.

Tout est abordé : le changement des saisons, la vie quotidienne sous un aspect des plus terre à terre comme le rêve et la féérie avec Pan au cours de la disparition du petit Loutron. L'histoire des hommes avec la demeure de Blaireau. La folie douce et la folie des grandeurs de Sieur Crapaud, qui devient bien vite plus qu'insupportable.

Et oui, au risque de me répéter  cet ouvrage est un enchantement et peut se lire à plusieurs niveaux ce qui permet de le redécouvrir en le reprenant  au fil du temps.

Le lieu semble intemporel, de même que les courts chapitres évoquant la vie et l'amitié de Taupe, Rat, Blaireau et Crapaud.



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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:18

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/4/8/9782354881634FS.gifLes pierres qui brûlent, qui brillent, qui bavardent / Martial Caroff. Illustrations de Marion Montaigne et Matthieu Rotteleur. Gukf Stream Edition, 2012 (Dame Nature). 83 pages. 4*

Une pierre brillante tellement dure qu'elle ne peut être rayée que par elle-même. Un sol qui garde les traces d'une averse vieille de plusieurs millions d'années. Une météorite qui fait fondre des roches. Ce n'est pas possible ? Mais si ! Les pierres sont des bavardes qui racontent des histoires incroyables : celles qu'a connues notre planète depuis sa naissance. Grâce au livre que tu as entre les mains, tu apprendras à reconnaître les cailloux tout simples qui se trouvent près de chez toi, tu t'émerveilleras en découvrant des pierres extraordinaires et tu t'amuseras en lisant d'étonnantes anecdotes.
Suis le guide et ouvre les yeux en grand !

 

Et oui, j'aime toujours autant crtte collection dont je vous ai déjà parlé ici et . (Les illustrations ayant quelque peu disparu, vous pouvez en retrouver sur le site officiel).

Le sujet peut paraître plus pointu que ceux traités jusqu'alors mais connaissant la curiosité des enfants, je suis certaine que ce grand format peut répondre à une foule de questions, à différents âges. 

L'ouvrage a conservé la forme propre à cette collection, en classant les pierres dans des rubriques puis, chacune (ou chaque famille) fait l'objet d'une double page. A droite, une image en 3D et/ou une photo avec en dessous, un bref historique et les lieux où on peut les découvrir. La page en image vous propose 3 dessins humoristiques et 3 mini rubriques : "Un peu de science", "La petite histoire" et " Le saviez-vous ?" On passe d'un texte assez académique à une narration plus récréative qui permet à la fois d'apprendre et de s'amuser. Ainsi j'ai découvert que la Luftwaffe a volé grâce au charbon de la Ruhr (cf le blocus d'approvisionnement en pétrole). J'aime particulièrement les nombreuses références faites par cette collection : aussi bien à des faits plus ou moins récents, qu'à des personnages mythologiques ... Tout est là pour provoquer la curiosité et poursuivre les découvertes dans d'autres publications.

Ce livre vous parlera des pierres précieuses, de l'amiante et de ces méfaits connus dès Pline l'ancien, du pétrole, de l'uranium comme des mouvements de notre vieille terre. Et si vous entendez vos enfants vous parler des sédiments, vouloir devenir vulcanologue ou simplement se mettre a rechercher des fossiles, vous saurez qu'il n'a pas perdu son temps en feuilletant ou lisant cet ouvrage.

Toujours instructif et plaisant ! Il me tarde de découvrir les 2 prochains titres annoncés pour la prochaine rentrée scolaire.

Je vais de ce pas tester cet ouvrage auprès de cette jeune enfant à qui j'avais offert mon premier achat chez cet éditeur et si, elle l'a déjà, je suis certaine qu'il fera le bonheur d'un autre ;0).

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:53

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/0/2/0/9782302020092FS.gifLes carnets de Cerise. Tome 1, Le zoo pétrifié / Joris Chamblain & Aurélie Neyret.Soleil, 2012 (Métamorphose). 70 pages. 5*

"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois... ben moi, Cerise ! J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Ion truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes...
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."

 

Une BD présentée comme un carnet rédigé par Cerise, où la jeune héroïne mêle ses états d'âmes, ses idées, quelques croquis et les photos prises par une de ses amie. Au fil des pages, l'histoire que nous raconte Cerise se dessine sous nos yeux et prend une dimension plus réelle. Cela, tout simplement. ! Car nous la découvrons dans son univers familier, dans son quotidien et auprès du village qui constitue son univers.

Le grand mystère de Cerise est à l'image de son âge, mais reste tendre et émouvant. Le sujet n'est pas si novateur puisqu'il m'a immanquablement fait songer au "Zoo" de Frank - Bonifay (série plus adulte, mais où la thématique de la mort du zoo, sa tentative de le sauver, et le rendu par un artiste).

Néanmoins l'originalité du traitement, le charme des traits des personnages comme du scénario m'ont permis de poursuivre cette lecture avec un plaisir évident. Il va sans dire que les auteurs ont su, dès à présent, susciter la curiosité pour les futurs tomes grâce à l'étrangeté de certains personnages du quotidien de Cerise, mais peut être est-ce seulement un piège car après tout ce "Monsieur Mystère" ne présentait pas si mal, nonobstant le fait de se promener avec des pots de peinture en forêt et parfois accompagné d'un perroquet.

Vous l'aurez compris, je suis restée sous le charme et vous invite à découvrir par vous-même ce bel album qui va, je l'espère plaire à l'enfant de presque 10 ans à qui je le destine. Verdict très bientôt !

 

Le blog de l'illustratrice

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 06:22

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/6/1/9782226193414FS.gifPeter Pan et le voleur d'ombres / Dave Barry & Ridley Pearson. Traduit de l'anglais (américain) par Raphaële Eschenbrenner. Albin Michel, 2010. 467 pages. 3*

Un très grand danger menace Peter et ses amis. Le seigneur Ombra a juré de voler la poussière d'étoiles pour accroître son pouvoir. Peter entreprend alors un périlleux voyage à Londres avec sa fidèle fée Clochette. Il doit absolument prévenir Molly car la poudre magique est cachée chez elle. Mais loin de l'île des enfants perdus, Peter est vulnérable et son adversaire bien plus cruel que ceux qu'il a déjà combattus...

 

Et oui je cherchais Peter Pan, la version d'origine et me suis arrêtée devant cette version moderne de l'enfant qui vole et ne veut pas grandir. Il s'agit là du second volume de l'histoire de Peter Pan et Molly (Wendy), mais l'absence de lecture du 1er volume n'est pas un manque réel [il semble narrer leur rencontre et comment Peter va pouvoir voler : "Orphelin des rues de Londres, Peter est embarqué de force sur le Never Land, un navire miteux convoité par le cruel pirate Black Statche. A bord, la jolie Molly lui confie le secret du Never Lands : dans un coffre gardé jour et nuit repose un merveilleux pouvoir, la poussière d'étoiles, qui permet de voler. Fasciné par ce mystère, Peter ne sait pas encore qu'il deviendra grâce à elle le plus grand héros du Pays imaginaire..."]. 

Cette version nous entraîne à la fois au pays imaginaire et dans le monde des Intercepteurs qui luttent contre les Autres. La mission des Intercepteurs est de récupérer la poussière d'étoiles et de lui faire effectuer le Retour vers le ciel. Mais cette poussière  a bien des capacités dont celle de faire voler les gens et l'avidité des Autres est sans pareil. Ils viennent de s'allier avec le Seigneur Ombra qui vole les ombres comme la volonté et les souvenirs de ses victimes faisant d'eux des pantins à son service.

Si l'histoire débute dans l'île imaginaire où Peter est aux prises avec le Capitaine Crochet, l'arrivée d'Ombra et d'un équipage de pirates à la recherche du coffre de poussières d'or nous entraîne rapidement à Londres et différents lieux réputés puis s'en éloigne vers des lieux mythiques (vous en dire plus, gacherait le plaisir de votre lecture). Au péril de sa vie, Peter toujours accompagné d'une clochette plus jalouse que jamais tente de prévenir son amie Molly dont le père fait partie des Intercepteurs. Lui comme Clochette ont déjà pris conscience de la malveillance d'Ombra, comme tout ceux qui s'approche d'un peu trop près de cette ombre malveillante.

Cette aventure nous permet de retrouver le Londres du XIXème siècle, la misère de la rue, une rencontre avec le vieux Fagin, les arrestations des petits mais également de croiser le chemin de James M. Barrie accompagné de son saint-bernard, Porthos ; les clins d'oeils ne manquent pas.

Bien écrit et bien rythmé, l'ouvrage est plaisant à lire et permet de retrouver dans une version moderne et différente le personnage qui a enchanté notre enfance.

 

Le billet de Jean Rébillat.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 21:53
 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61eHrx053jL.jpgMon plan d'action pour jeunes sorcières très amoureuses / Mélanie Lafrenière. Illustrations de Laurence Cornou. Les Editions du Chat-qui-bulle, 2012. 195 pages. 4*

Gigi est une petite sorcière qui déborde d'imagination! Elle a plus d'un tour dans son sac, mais voilà qu'il lui arrive une véritable catastrophe : elle tombe amoureuse de Lucas. A partir de cet instant, tous les moyens sont bons pour séduire le garçon de ses rêves! Avec l'aide de sa meilleure amie Mélisende, et grâce à une bonne dose d'humour et de magie, Gigi va à nouveau montrer de quoi elle est capable.

 

Pauvre Anségisèle Von Wienenberg (Gigi, mais oui, la revoilà) ! Non contente d'être une petite sorcière confrontée à un monde étranger aux lois de la sorcellerie, de se voir doter d'un petit frère, Alaric,  qui lui a des pouvoirs magiques, la voici dans les affres de l'adolescence, enfin pré-adolescence. Elle va découvrir qu'elle est désormais perdue ;0) L'amour a frappé et la transporte vers le comportement des filles sur lesquelles elle médisait jusqu'alors. Pauvre Gigi qui perd de sa superbe, rate ses joutes verbales, pire elle bafouille ou se tait dès que Lucas commence à lui parler.

Mais comment voulez-vous qu'elle s'en sorte alors que leur première rencontre s'est soldée pour elle par la honte de déchirer son short devant lui alors qu'elle essayait simplement de pratiquer avec grâce, tout en le regardant,  le saut en hauteur ?

Mais Gigi a plus d'un tour dans son sac comme nous avons déjà pu le voir, une volonté infaillible de réussir même si les sorts semblent se retourner contre elle. Elle entraîne avec elle sa meilleure amie Mélisende qui lui apporte son soutien et ses conseils lorqu'elle même semble en manquer. C'est une succession de gags involontaires que nous montre Mélanie Lafrenière ; en effet, sa petite sorcière n'a peur de rien afin de conquérir  le garçon de ses rêves et, quelque soit la difficulté du charme ou de la potion qu'elle souhaite utiliser, rien ne l'arrête. Bien entendu, nous retrouvons sa délicieuse famille, même si elle est moins présente ici et pour cause ! Mais les travers des uns et des autres sont toujours aussi vivaces et font vivre à Lucas des situations qu'il était loin d'imaginer ou de se souvenir d'ailleurs.

Si l'adolescence et les émois amoureux sont à juste titre décrits, ce roman aborde également la vie scolaire avec ces filles que l'on envie, qui semble plus ceci ou cela que Gigi ou son amie. Leur différence du fait de la sorcellerie en premier lieu, mais également au travers d'un mini phénomène de clan (comme nous en avons tous connu) est également mis en avant. C'est donc une adolescence quasi normale que nous propose l'auteur mais avec le sourire en coin grâce à une famille hors du commun et surtout à une héroïne qui promet de devenir tout aussi douée que sa grand-mère, même si cela reste à prouver au vu de ses tentatives infructeuses. La chute prouvera à Gigi que son talent lui permet de réaliser des sorts d'un niveau beaucoup plus élevé que son âge ne le permettrait, mais surtout de lui ouvrir les yeux sur son entourage.

C'est une nouvelle fois un roman délicieux que nous propose Mélanie Lafrenière, mais comme je l'avais déjà évoqué dans le précédent opuscule, le lecteur féru de magie etc ne doit pas s'attendre à des  aventures au féminin d'un célèbre sorcier, le but n'est pas là. L'ouvrage s'adresse avant tout à un jeune public, 8-12 ans, qui va prendre plaisir à s'imaginer à la place de Gigi. Même si je n'ai plus depuis belle lurette cet âge, le plaisir de lecture fut là.

 

Le site de l'auteur et son blog.

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