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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:32

http://www.decitre.fr/gi/34/9782749114934FS.gifLa séance / John Harwood. Traduit de l'anglais (Australie) par Danièle Mazingarbe. Le Cherche Midi, 2010 (NéO). 358 pages. 3*

Angleterre, fin de l'ère victorienne.
Constance Langton reçoit la visite d'un avocat, John Montague. Celui-ci lui annonce qu'elle vient d'hériter d'un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, et lui conseille de vendre la propriété sans perdre une seconde. Wraxford Hall jouit en effet d'une sinistre réputation : ses précédents propriétaires y sont morts dans d'étranges circonstances et une jeune femme, Eleanor Unwin, y a mystérieusement disparu avec sa fille.
Quels terribles secrets renferme Wraxford Hall ? Au fil du journal intime d'Eleanor et des recherches de Constance, deux femmes dont le désir d'indépendance dénote en pleine époque victorienne, se lèvent peu à peu les mystères qui entourent l'étrange demeure. Pièges machiavéliques et coups de théâtre en cascade, terreurs intimes, étranges obsessions et secrètes inconvenances, tout est réuni pour faire de cet hommage très moderne au roman gothique et victorien un chef-d'oeuvre du genre.

 

C'est sur les chapeaux de roues que j'ai commencé cette lecture, mon intérêt ne faiblissant guère au cours de la narration de l'histoire de Constance, de sa courte vie déjà si mouvementée, de ses interrogations sur l'existence et sur les sentiments de ses parents comme de sa place au sein de ce foyer dans lequel elle semblait avoir bien de la peine à trouver sa place. Puis, sont arrivées les séances de spiritisme, la rencontre avec un jeune homme, et ayant lu la quatrième de couverture, je m'interrogeais sur l'héritage cité : sa place, etc. Si sa signification était bien celle supposée par Constance.

Au jeu des labyrinthes, John Harwood semblait avoir trouvé sa place, nous entraînant dans une narration croisée via l'histoire de Warxford Hall par le biais de l'avocat John Montague et de sa propre histoire. Le mystère s'épaississait ! Nouveaux personnages : parfois énigmatiques, un peu savant fou et parallèlement l'histoire fatale d'un jeune couple et des malheurs s'abattant sur une heureuse famille.

Cela commençait à faire beaucoup mais je me disais que, me fiant au titre et aux expériences de Constance avec le spiritisme, tout devait se tenir.

Nous voici de retour à Waxforld et avec une nouvelle jeune femme : Eleanor qui va croiser le destin de l'avocat et de l'héritier de Waxforld. Nouveaux liens et nouveaux coups de théâtres. Mais à force, je commence à me lasser et aimerais que la conclusion arrive.

En effet, si au travers des personnages féminins, assez indépendants néanmoins, on perçoit la place de la femme en cette ère victorienne, où il suffit au mari de trouver quelques amis compatissants pour se débarrasser promptement et en tout bien tout honneur de l'épouse, j'ai eu l'impression que l'auteur faisait durer le plaisir et plaçait des éléments, non pas inintéressants, mais qui prennaient de l'espace dans l'avancée de son histoire.

Enfin l'action avance et me voici au terme de l'histoire de ces femmes et de leur place. Histoire qui reste intéressante et intrigante, dans une forme originale : l'enchevêtrement narratif via la lecture par Constance de journaux intimes, mais j'ai eu réellement l'impression de prendre des chemins de traverse pour arriver à la conclusion.


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 10:15

http://www.decitre.fr/gi/12/9782714445612FS.gifLes amants de la terre sauvage / Katherine Scholes. Traduit de l'anglais (Australie) par Françoise Rose. Belfond, 2010. 331 pages.

Dans les décors époustouflants de la savane africaine, une histoire d'amour bouleversante.
Le portrait d'une femme en quête d'indépendance, un hymne à la nature et à la vie sauvage, dans la lignée d'Out of Africa et de Sur la route de Nairobi. Un mari follement séduisant, un lodge niché au coeur de la brousse, une vie au plus près de la nature : Mara pensait avoir trouvé le bonheur éternel. Trois ans plus tard, la réalité est tout autre : John multiplie les absences et Mara se retrouve seule à la tête d'un domaine au bord de la faillite.
C'est alors que débarque une équipe de cinéma. Décidée à profiter de l'aubaine pour sauver le lodge, Mara ne ménage pas ses efforts. Elle d'habitude si timide et discrète s'affirme jour après jour, gagnant le respect de ses employés et l'admiration de l'équipe du film qui n'hésite pas à l'utiliser comme doublure de l'actrice principale. Où s'arrête la vie et où commence le cinéma ? Mara ne peut résister au charme de Peter Heath, le héros du film.
Déchirée entre son attirance pour un homme inaccessible et son sens du devoir, saura-t-elle faire le bon choix ?

 

J'avoue que lorsque j'ai lu la quatrième de cet ouvrage, proposé par Suzanne, j'ai aussitôt pensé aux Harlequinades et aux derniers échanges entre les deux protagonistes entendus ces dernières semaines (non ce n'est pas un secret, faut juste qu'elles reviennent à leurs activités blogesques ;-D).

Je vois certains me faire les gros yeux à cette collection. N'en déplaise, cette collection reste la référence en matière sentimentale et même si le style de Katherine Scholes est différent la romance garde la place fondamentale dans ce roman. La différence essentielle réside dans les lieux de cette histoire qu'elle domine parfaitement étant australienne d'origine et ayant vécue en Tanzanie, lieu où se déroule 95% de ce roman.

Son histoire est l'occasion d'enchanter le lecteur grâce aux paysages idylliques aux yeux de son héroïne et de l'équipe cinématographique, de rappeller la richesse de la faune par leur omniprésence et, en situant l'action dans un lodge. Bien entendu, la situation géographique, tout comme les personnages ne sont pas sans rappeler le film "Out of Africa" (je me souviens être sortie de la salle de cinéma ayant l'impression d'avoir passé la durée du film sous la chaleur, c'est donc une lecture de saison ;-D) et Katherine Scholes n'hésite pas à y faire référence par le biais de l'actrice emballée de jouer sur les traces de Meryl Streep. L'auteur n'omet pas d'ajouter les touches exotiques grâce à la présence des villageois, boys, 2-3 notions quasi invisible si l'on n'y prend garde concernant l'histoire et la situation économique du pays. Bref tous les éléments sont là pour en faire un roman qui se lit sans réel déplaisir mais dont on devine aisément la fin car c'est une histoire déjà lu, déjà vu. 

Dernier rebondissement en Tasmanie où l'auteur vit et la boucle sera bouclée avec en pointe d'exotisme un restaurant proposant de la cuisine française.

Une lecture de plage sympathique à mes yeux mais qui devrait convenir aux amoureux des romances avec une pointe d'exotisme d'un point de vu géographique.

 

Lu en partenariat avec ChezLesFilles et les éditions Belfond.

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