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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 13:30
L'Eglise des pas perdus / Rosamund Halen. Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Judith Roze. Sabine Wespieser Editeur (Le livre de Poche), 2008. 284 pages
Quand Catherine King s’aventure dans la nuit pour examiner les ossements humains mystérieusement apparus devant l’église de sa propriété, son amie Maria Dlamini la suit. C’est la fin de l’apartheid. Les deux femmes ont été élevées ensemble,près de soixante-dix ans auparavant, dans cette ferme au nord-est de Johannesburg : le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire.
Très tôt, la vie les a séparées. Maria est restée à la ferme, tandis que Catherine a été contrainte de partir en Angleterre. À son retour, vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Entre Catherine et Tom, c’est le coup de foudre…
Roman du retour au pays natal, de la trahison et de la réconciliation, L’Église des pas perdus est un livre au suspense impeccablement orchestré, aux descriptions somptueuses,qui dit la complexité des relations entre les êtres sur la terre de l’apartheid.

Je dois avouer que le premier chapitre de ma lecture me laissait sceptique. Je m'interrogeais sur l'intérêt de cet ouvrage y voyant un roman cousu de fil blanc, imaginant déjà avoir tout compris. Pas du tout.
Une fois les 2 personnages principaux présentés : Catherine, la blanche & Maria la noire, l'auteur nous entraîne dans leur passé, leur enfance, leur complicité et leurs jeux. Vient ensuite la séparation
.
La vie de Maria se poursuit, elle veille sur leur domaine, leurs souvenirs et demeure le lien de Catherine avec son enfance et ces courtes années de bonheur. Leurs retrouvailles à la mort du père de Catherine, tant attendu par Maria, se trouvent bouleversées par Tom, le nouveau propriétaire de la ferme dont Katie s'éprend.
Déjà jugé dans leur enfance, la complicité de ces deux femmes se retrouvent à nouveau sous les feux des critiques des blancs, et vient s'y ajouter cette relation avec un homme marié que les blancs ne peuvent que juger.
L'apartheid est décrit avec délicatesse, la violence des mots est plus forte que le reste, mais laisse planer la haïne et l'incompréhension qui demeurent. L'apartheid est présente mais en filigrane et la place de la relation amoureuse domine. Qui est Tom ? Voilà ce que cherche à découvrir Katie. Paralèlement elle va découvrir une partie de la vie de son père durant ces années d'éloignement.
Mais l'histoire serait sans doute trop simple, si un autre jeune homme ne trouvait pas sa place dans cette histoire : Hendrik, jeune Afrikaner, qui n'ose avouer ses sentiments à Katie, qui attend son retour sans la connaître et veillera sur elle.
L'ouvrage s'est ouvert sur la découverte d'ossements, et bien que plongé dans l'histoire de ses personnages, vous cherchez à les identifier, à découvrir ce que sera la chute. Rosamund Haden a l'art et la manière d'avoir suscité votre curiosité avant de vous plonger dans l'histoire de ses personnages, alors qu'une petite pique poursuit votre curiosité.
Le retour au présent et la chute n'en seront que plus intéressante.
Bravo ! L'auteur a su admirablement nous raconter cette histoire tout en nous donnant des informations sur la vie en Afrique du Sud.

L'avis d'Amanda (lecture datant de la fin 2007), d'Alexandra,

Ouvrage reçu dans le cadre d'une 
opération promotionnelle pour Le Livre de Poche.
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