Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Archives

17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 20:35

http://www.decitre.fr/gi/30/9782203035430FS.gifPenelope Green : la chanson des enfants perdus / Béatrice Bottet. Casterman, 2011. 312 pages.

Nom : Green ; prénom : Penelope ; situation familiale : orpheline, unique héritière du journaliste James Alec Green ; ambition (scandaleuse) : devenir journaliste ; signes particuliers : une envie d'étrangler son prétendant, cette endive de Wilfrid, et un goût prononcé pour l'aventure et le danger.
Penelope Green décide de reprendre une mystérieuse enquête de son père : le dossier Foxglove Court. Quel terrible secret va-t-elle découvrir, dans les bas-fonds de Londres ?

 

L'histoire d'une jeune femme indépendante, dans le Londres de la fin du XIXème siècle. Cela vous rappelle quelque chose ? Effectivement ! Mais vous n'y êtes pas du tout :0)

En reprenant une thématique déjà éprouvée dans les aventures d'Enola Holmes : les quartiers proches de White Chapel et l'opposition entre l'existence d'une jeune fille jusque là choyée confrontée à ce monde inconnu et en opposition radicale avec son éducation et sa vie quotidienne, Béatrice Bottet ne nous lance pas dans l'inconnu, loin de là. Mais vous découvrirez dans les dernières pages, qu'elle ne fait que nous présenter ces personnages au cours de cette aventure (pas que cela tout de même) : la rencontre entre Pénélope et son frenchy Cyprien Bonnaventure. D'une rencontre fortuite (enfin plusieurs) va déboucher une entraide avant de tomber dans d'autres sentiments (mais tout reste très soft, l'ouvrage s'adressant avant tout à la jeunesse). Mais nous n'en sommes pas encore là, lorsque l'histoire débute, c'est avant tout une présentation de Pénélope qui nous est donnée de voir et des derniers moments de son père.

Que les choses soient claires si l'ouvrage est jeunesse, il n'en est pas néanmoins au coeur de la réalité de l'existence. Rien de vraiment larmoyant dans ces premières pages, mais la suite prouvera que l'auteur n'essaie pas nous noyer dans l'eau de rose. Meurtres, enlèvements, décès en tous genres, tour à tour s'enchaînent les événements mais là encore même si rien n'est expurgé le tout est suffisamment traité de manière assez rapide pour éviter la sensibilité des plus jeunes lecteurs. Seuls les larmes de cette jeune femme (à vous de faire le compte en fin de volume afin de connaître son âge exacte qui ne nous est jamais donné) qui reviennent un peu trop souvent parfois à mon goût m'ont parfois un tantinet agacé. Alors oui bien entendu, ainsi qu'elle le dit elle-même elle n'est pas une sufragette et ne cherche pas à masquer sa sensibilité mais de temps en temps cela devient un peu trop. D'un autre côté, on peut comprendre que vu les derniers évènements de son exitence et la perte de toute sa famille elle ait parfois droit de s'abandonner. Fort heureusement, l'auteur a opté, pour dans certaines situations plus haletantes, de ne pas la laisser / lui laisser le temps de pleurer, ce qui permet un meilleur enchaînement des événéments.

L'ensemble est fort agréable à lire et donne de nombreux éléments historiques sur l'entente entre les français et les anglais à cette période, la vie quotidienne du Londres du XIXème siècle, sans pour autant donner lasser. Un bon rendu des différentes couches de la population, même si, à mes yeux, la première entrée de Pénélope dans le quartier d'East End semble peu crédible. Mais je mégote et sans cet événement nous n'aurions pu suivre les aventures de Pénélope et de son chevalier servant.

 

Merci à Babelio

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Stephie 19/12/2011 10:10


Il est sur ma PAL, ton avis m'incite à l'en extraire !

Uncoindeblog 29/01/2012 20:47



Alors où en es-tu de ta PAL ? :)) (monstrueuse PAL que je te connais)