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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 08:52
Un dieu un animal : roman / Jérôme Ferrari. Actes Sud, 2009. 110 pages
Un jeune homme a pris la décision de quitter son village natal pour aller, revêtu du treillis des mercenaires, à la rencontre du désert qu'investirent tant d'armées, sous des uniformes divers, après le 11 septembre 2001.
De retour du checktpoint où la mort n'a pas voulu de lui, ce survivant dévasté est condamné à affronter parmi les siens une nouvelle forme d'exil. Il se met alors en demeure de retrouver la jeune fille de ses rêves d'adolescent, mais cette dernière semble avoir disparu sous les traits d'une jeune femme désormais vouée corps et âme à son entreprise... Requiem pour une civilisation contemporaine médusée par les sombres mirages de la guerre comme par la violence inouïe de l'horreur économique, cérémonie cruelle et profane qu'illumine l'ardente invocation d'un improbable salut, Un dieu un animal retentit des échos du chant bouleversant que fait entendre une humanité crucifiée sur l'autel de la dépossession.

Un livre très condensé : aucun chapitre ou "silence" ne vient ponctuer ce livre. Voilà ma première impression : l'étouffement.
Un roman écrit  / décrit par une tierce personne qui nous retrace le retour au village de ce jeune homme : opressant par le style et la narration.
La plume est vive, véritable uppercut dans le récit de la narration, rien ne nous est épargné. Rapidement, je manque de lâcher l'ouvrage tant je sens la douleur de cet enfant dont les genoux sont brisés - douleur que je connais et qui fait que je la vis en lisant l'ouvrage - . Force de l'écrivain de rendre avec autant de réalisme la douleur, de se faire l'écho de la souffrance humaine, de ce face à face avec la mort, avec la peur, la perte dans l'espoir de la race humaine, l'échec pour cet être humain confronté au pire, échec dans ses espoirs d'une nouvelle vie grâce à son passé, à sa jeunesse (lui pourtant encore si jeune). Tout est dit.
Vous l'aurez compris la brutalité des faits est là et pourtant la plume nous emporte vers une poésie qui permet de s'accrocher à cette courte histoire, à cette narration dont l'âme est là, tout prêt de vous, derrière cette 3ème personne du singulier si impersonnel, mais si vivante dans ses relations avec ses parents, dans sa caresse au chien de sanglier.
De la  poésie mais avec une brutalité telle que je ne pense pas avoir le coeur de le relire.

"(...)Tous les fantômes immuables de ton passé sont là, comme ils l'ont toujours été, mais c'est seulement maintenant qu'on t'a arraché à eux que tu peux les voir tous et les reconnaître. Des enfants attendent le bus scolaire dans un brouillard glacial et tu es parmi eux. (...)"
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 08:10
Ailleurs si j'y suis / Antoine Laurain. Le Passage, 2007. 158 pages
" Disparition d'un avocat dans le 17e arrondissement de Paris.
Ses proches comme les membres de son cabinet sont sans nouvelles de lui depuis bientôt deux semaines. Sa voiture, une Jaguar XJS et certains effets personnels ont disparu. La police n'exclut aucune piste. " Un matin qu'il déambule à Drouot, maître Pierre-François Chaumont, collectionneur, fait l'acquisition d'un portrait au pastel du XVIIIe siècle qui lui ressemble étrangement. Le tableau devient vite un sujet de discorde : ni sa femme, ni ses proches ne remarquent la ressemblance...
Pourtant, dans l'angle en haut à droite, de mystérieuses armoiries vont rapidement livrer leur secret et l'emmener loin, très loin...

Premier roman d'Antoine Laurain, cet ouvrage a reçu le Prix Drouot*
C'est amusant de découvrir que ce Prix Drouot semble avoir été créé pour cet "assistant d'antiquaire et collectionneur", et que j'ai lu l'ouvrage récompensé en 2008 - c'est bien la première fois que je suis une sélection de Prix :) -.
Il est toujours un peu difficile de revenir en arrière lorsque les écrits d'un auteur restent peu nombreux, j'ai néanmoins lu avec plaisir ce roman, dans lequel j'ai retrouvé des points communs avec son dernier opus, et avec l'auteur lui-même si j'en crois la courte biographie ajoutée à cette 4ème de couverture. Se cotoient notamment
: le monde des enchères, les collections et le temps qui passe. Bien entendu vous trouverez bien d'autres moments et éléments dans ce livre, mais ces derniers sont assez amusants à noter.
L'amour de la collection vient très tôt à notre personnage principal, c'est par ce biais que commence le roman et c'est par elle que tout se terminera :
"la rançon du bonheur" comme il l'appelle ; je ne puis vous en dire plus sans trahir l'esprit et la chute, mais j'ai trouvé ce final bien amené et clin d'oeil au temps qui passe, aux décisions prises.
Le hasard (Pierre-François s'interrog
e sur des raisons plus ésotériques, mais sans que le roman bascule vers cette option) lui a fait croisé le chemin de ce portrait au pastel du XVIIIme siècle, coïncidences etc. lui font prendre des chemins de traverses et faire de lui un autre homme à plus d'un titre, même s'il reste conscient de ce jeu de dupes. L'ultime paragraphe l'aide à poursuivre dans cette voie.
L'écriture d'Antoine Laurain est déjà juste dans ce roman et ces 160 pages se lisent facilement et plaisamment. Un court moment de lecture, agréable, qui fait espérer pour la suite de ses écrits. Vu les éloges entendus  sur "Fume et tue", il semble qu'il soit parvenu pour son second roman à un écrit différent mais assez unanime. Il ne me reste plus qu'à le découvrir.

* Le Prix Drouot récompense chaque année, depuis 2007, une œuvre de fiction dont la narration fait référence à l’univers des arts. Il est doté de 7 500 €.


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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 15:07
Et bien, me voici presque prête pour le Challenge de Levraoueg, dites-moi, mais bien involontairement :)).
Ce livre a atterri entre mes mains suite à la défection d'une bloggueuse à qui il était destiné. Fashion dans sa grande bonté n'a pas voulu repartir avec, et voilà il s'est retrouvé chez moi, la semaine passée.
De prime abord, vous vous dites (enfin pour cela il faudrait ne pas avoir lu les avis de certaines personnes lol), en lisant la 4ème : Au secours ! Cela sent le réchauffé cette histoire de photo d'école et de camarades dont on souhaite connaître la vie 30 ans plus tard pffft un goût de "Avis de recherche" (émission des années 80, je précise pour les plus jeunes) ou de Patriiiiiiiiiick. Si en plus, comme moi, vous avez lu cette enquête se déroulant dans le monde politique, vous vous posez des questions sur la bonne ou mauvaise pioche que vous avez faîte.

Et bien, ... tous vos préjugés sont faux. Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre d'un auteur français contemporain, dont je trouve la plume fluide, dont le roman n'est pas tiré par les cheveux et mêlé d'invraisemblance. C'est une excellente surprise !!!
En suivant François Heurtevent qui se retrouve, quasi dans la peu de Mr tout le monde au lendemain de son échec électoral, nous allons découvrir par un jeu habile mêlé de souvenirs, de son passé dans sa construction politique et de ses rencontres présentes avec quelques uns de ses anciens camarades de classe, la vie de cet homme mais également les turpitudes de quelques specimen du genre humain. Tout est si légèrement amené (bien loin des gros sabots de certains "raconteurs"), si bien imbriqué que l'on suit cette histoire avec facilité. Comment l'auteur va-t-il nous amener la chute en dépit de cette histoire politique et de cette recherche du passé  ? Et bien je dois vous avouer que je ne me suis jamais posée la question au cours de ma lecture, c'est vous dire la place que les différents intervenants ont pris, l'intérêt sur ce(s) regard(s) en arrière tout en poursuivant sa vie.
Bien entendu son personnage bénéficie d'heureuses conjonctures, mais néanmoins rien n'est risible ou impossible.
En dépit des nombreux billets sur son ouvrage précédent, je n'avais pas pris la peine de découvrir Antoine Laurain, mais si sa plume est toujours aussi inspirée*, je me demande ce que j'attends pour lire "Fume et tue" & "Ailleurs si j'y suis" (*la réponse à cette question est positive dixit Fashion)


Pour ceux qui n'ont pas suivi  :-D
Carrefour des nostalgies : roman / Antoine Laurain. Le Passage, 2009. 301 pages.
François Heurtevent a perdu les élections.
Il n'est plus que l'ex-député-maire Heurtevent. Un citoyen ordinaire. Son téléphone ne sonne plus et son agenda est désormais vide... Depuis sa défaite, des souvenirs se bousculent dans sa tête. Principalement ceux liés à André Dercours, dit " Derk ", un vieux routier de la politique, auprès duquel il commença sa carrière au début des années quatre-vingt. Parmi les cartons qui reviennent de sa mairie, il découvre une photo de classe du cours Levert, vieille de trente ans, sur laquelle il a du mal à se reconnaître.
Une question lui traverse l'esprit : que sont devenus les adolescents de la photo ? Le voilà qui s'installe dans l'ancien appartement de Dercours et convoque un ami des services secrets pour retrouver les coordonnées de ses anciens camarades. Clément Jacquier est devenu réalisateur de films érotiques, Delphine Poisson est coiffeuse, Jérôme Auberpie est entré dans les ordres... De rencontres en hasards, sa promenade le mènera jusqu'aux comptes à numéro de Genève, jusqu'aux secrets qui n'auraient jamais dû être dévoilés.
Ceux qui dorment dans les vieux dossiers et parfois même dans les puces des ordinateurs...
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 20:00
Qu'est-ce-qui m'arrive, me direz-vous ? Et bien rien d'extraordinaire pour quasi tous les lecteurs, mais je crois que je n'ai jamais lu des romans de la rentrée littéraire en temps et en heure. Que voulez-vous je suis toujours en retard de quelques mois. Non que j'ai besoin des avis des uns et des autres, mais bien au contraire, le tapage me fait fuir.
Rien de plus simple que de tourner le dos à ces rentrées littéraires et d'aller trainer "vers ces livres abandonnés" dans les travées et moins exposés (même s'ils l'ont été à un moment de leur vie * j'oublie vite, je vous le rappelle, ce genre de détails*).
Ce bref moment d'égarement je le dois à Suzanne de Chezlesfilles et au Seuil, qui m'ont attiré dans leurs filets (il m'en faut bien peu comme toute LCA qui se respecte).
Voici donc un des titres qui tente de s'extraire de ces 659 romans (pour simplifier) de la rentrée littéraire, Septembre 2009.

Nouveaux Indiens : roman / Jocelyn Bonnerave. Seuil, 2009 (Fiction & Cie).170 pages
Nouveaux Indiens est une enquête qui change d'objet en cours de route.
Sur fond de campagne présidentielle, un anthropologue français venu aux Etats-Unis étudier la vie de quelques musiciens est conduit à sortir de sa réserve scientifique lorsqu'il met au jour les turpitudes d'une drôle de bande : de jeunes artistes, des intellectuels bien en place, un chirurgien, et une clocharde qui porte au cou de jolies pierres d'ambre. On croisera aussi une violoncelliste un peu magicienne, un vieux bouddhiste irrépressiblement gourmand.
Le Nouveau Monde a-t-il tant changé depuis les sauvages de la Renaissance ?

Le bref descriptif fait de Jocelyn Bonnerave en 4ème de couverture vous donnera une idée du contenu de son roman. Fourre tout pour certains, il n'en reste pas moins un Ovni, difficile à comprendre de prime abord. Il faut vous laisser happer par des passages qui semblent bien loin de l'idée que je m'étais faite de cet ouvrage que je percevais davantage comme un polar pourvu d'un soupçon d'anthropologie. J'en fus pour mes frais, car il ne répondait en rien à mes attentes. L'appréhension des différents groupes rencontrés par cet anthropologue débouche sur une étude de terrain variée et propice aux goûts de l'auteur. L'approche musical peut se voir comme la confrontation à un nouveau langage, un langage que bon nombre d'entre nous auront du mal à appréhender puisqu'il s'agit de musique contemporaine et d'improvisations que notre oreille fort classique a bien du mal à appréhender, tout comme ce "nouveau" langage écrit, cette manière de rédiger un roman / enquête / étude sociologique (où l'auteur s'arrête-t-il ? ) loin des stéréotypes que nous connaissons et qui fait que nous avons bien du mal à nous sentir captif de notre lecture - si j'en crois les différents avis émis sur la toile par différents bloggueurs -.
C'est donc un certain tour de force auquel s'essaie l'auteur et qui est parfois une réussite pour certains chapitres à mes yeux et, pour d'autres beaucoup plus difficiles.
Un roman original mais qui me laisse un petit goût d'amertume, tout comme la musique contemporaine lorsque j'oublie de la côotoyer pendant un long moment, qui fait que je ne suis pas aussi enthousiaste que Papillon* ou Cathulu, mais que je ne regrette en rien d'être allée au bout de ces 170 pages.

* qui donne réellement envie de découvrir ce livre par la justesse de ses propos ; ses dires, éloignés de mes réticences personnelles, vous aideront à voir l'ampleur du contenu en dépit d'un volume peu épais.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 20:35
La danse des illusions / Brigitte Aubert. 10/18, 2008 (Grands détectives). 401 pages
Lors de l'extraordinaire vague de froid qui s'abat sur Paris pendant l'hiver 1895, le jeune reporter Louis Denfert découvre le corps sans vie d'un petit ramoneur en bord de Seine.
L'enfant n'a pas succombé à une mort naturelle et Louis apprend bientôt qu'une rumeur enfle dans les bas-fonds de la capitale : un homme en frac et en haut-de-forme, surnommé le Vicomte, rôderait dans Paris, attirant les enfants des rues à bord de son fiacre sous prétexte de leur montrer un fabuleux jouet optique... Tandis que les inventeurs de tout poil se livrent une bataille acharnée pour mettre au point le cinématographe, l'intrépide reporter se lance dans une traque sans merci, du Moulin-Rouge aux ors délabrés du carnaval de Venise, à la recherche d'une mystérieuse caméra et d'un pervers assoiffé de sang.
Mais dans les brouillards métiphiques de la lagune, il s'avère plus insaisissable qu'un démon...

Un sentiment de lourdeur s'est dégagée de ma lecture. Pour preuve, alors qu'il me restait une 100aine de pages, un soir, je n'ai pas retardé pour ce roman l'heure de mon coucher. J'avais envie de comprendre les différentes imbrications, mais ne me faisais guère d'illusions. Le traitre était évident, le sujet, le lieu, un tantinet abscons donc rien ne me retenait vers cet ouvrage :((
De prime abord Brigitte Aubert nous entraîne dans le sillage de Louis, journaliste avide d'aventures. Sa compagne, Camille, lui permet de côtoyer le monde de la nuit et, là... tout ce qui compte de noms connus pour l'époque vous est répertorié. Vous êtes dans l'encyclopédie, pas possible !! J'admets qu'à cette époque les lieux de plaisirs étaient sans doute peu nombreux et que vous étiez susceptibles de tous les rencontrer, mais là, c'est le pompon.
Et rien n'arrête l'auteur. Elle veut nous entraîner à sa suite à Venise afin de mieux nous montrer la lagune, nous parler de cette Venise au tournant du siècle - plus des références historiques et d'histoire de l'art - et voici toute la petite troupe qui se retrouve en plein Carnaval, parvenant à élucider la série des crimes avec un jeune "guide" passionnée d'histoire et de chiffres. Aucun d'entre eux ne parlent l'italien ? Basta !! Aucun problème.
Bref les invraisemblances se téléscopent à la multiplication des détails, des personnages (plusieurs fois je me suis posée la question mais qui est-ce déjà celui là ?).
L'auteur semble avoir eu 50 idées à la seconde et souhaité les intégrer coûte que coûte. L'histoire du cinématographe est certes intéressante, mais nous énumérer tous les dépôts de brevets des uns et des autres était-ce vraiment nécessaire ? Lorsqu'un livre m'interpelle sur un point, je me jette sur Wikipedia a posteriori. Nul besoin de jeunes premiers pédants au fait de tout. L'union fait la force, c'est certain, mais vraiment ces personnages avides de leur présent, imaginant les inventions du futur (les portables ils les imaginaient déjà, c'est vous dire !!)..
Ce livre est la seconde aventure de Louis Denfert, et B. Aubert semble parfois prendre un malin plaisir à me dire "Normal que tu n'y comprennes rien, tu n'as pas lu le 1er".  Désolée cela ne donne pas pour autant envie de me jeter sur ce premier opus.
Bref une bien mauvaise pioche pour découvrir l'auteur.

Hydromielle a eu les mêmes impressions que moi :(,
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 06:45
Irénée : roman / Antoine Broto. La Table ronde, 2009. 185 pages
Dans les années 1930 à Saint-Bonnacin, au sud de la France, Irénée, un jeune luthier, coule des jours heureux auprès de Louise, écrivain public qui exerce son métier dans la gare du village.
Irénée voit passer les trains, mais n'en a jamais pris aucun. Son paysage familier et ses amis de toujours suffisent à son bonheur, jusqu'au jour où le médecin lui annonce qu'il est atteint d'une maladie incurable. Lorsque ce mal se confirme, Irénée prend la fuite. Le hasard le mène dans un gros bourg chinois. Il y passera de longs mois, entre une jeune fille très douce et un empereur de pacotille, le temps de se perdre, puis de s'accepter.
Irénée est un roman sensuel et sensible sur l'apprentissage de la différence.

Me tenant peu au fait de l'actualité littéraire (comme vous avez pu vous en rendre compte, j'ai parfois quelques trains de retard), lorsque j'ai lu une critique dans Les Echos (?), je me suis tournée vers quelques bloggueuses parisiennes afin de savoir si des rumeurs concernant ce roman étaient arrivées jusqu'à elles.
Caro[line] m'en a su gré et après sa lecture, me voici en possession de son exemplaire :)

C'est d'abord une couverture sobre, agrémentée d'un violon - il est question d'un luthier - , déjà ce premier contact me plait :)
Ne me reste plus qu'à tourner les pages. La magie opère. Le chant du Sud est là tout comme la vie des années 30 bercée par le passage des trains, le quotidien qui, pour Irénée, se traduit par son métier et sa passion dans la réalisation de ses violons, entrecoupé par les vendanges, une pause au café avec ses amis, aller chercher sa femme Louise et ses souvenirs...
Une vie simple, rythmée par les saisons.
Mais cette illusion d'harmonie qui s'installe au fil des chapitres, l'auteur a su, dès l'ouverture de son roman nous dire qu'elle n'était que façade. Le couperet est tombé : la maladie va bouleverser la vie d'Irénée, et s'il en est conscient, il préfère l'ignorer et nous entraîner dans son quotidien.
Se taire pour faire reculer cette maladie qui le ronge, qui va l'obliger à une quête de lui-même à laquelle il n'avait jamais songé. Changer son quotidien.
Une maladie qui tait longtemps son nom, et qui va le pousser plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer : en Chine.
A l'image de son quotidien, il doit tout réapprendre dans cet univers qui lui est totalement étranger et dans cette province où il est l'étranger.
De la même manière que son héros, Antoine Broto, nous fait basculer dans un espace quelque peu fantaisiste que tout oppose à l'espace très terrien de la partie se déroulant à Saint-Bonnacin : pour exemple cet empereur de pacotille, mais également la magie de la neige qui n'était pas tombée depuis des années sur ce village.
La Chine, la sensualité des corps dans la dernière partie de l'ouvrage m'ont évoqué Baricco et son roman Soie. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que Baricco est un auteur admiré par Antoine Broto.
J'ai dévoré cet ouvrage, cherchant semble-t-il de la musicalité là où l'auteur n'en a certainement pas mis ; ainsi, j'ai imaginé le retour du thème principal à la fin de l'ouvrage avec les dernières pages.
Bref je me suis laissée bercer par cette ballade, même si, comme Caro[line], la fin ouverte me gêne un peu.

Les impressions de Meria, des interviews sur Web TV culture,

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 21:00
Une gourmandise / Muriel Barbary. Gallimard éditions, 2009 (Folio). 166 pages
C'est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses.
Demain, il va mourir. Il le sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le coeur, une saveur d'enfance ou d'adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools...
Il se souvient et il ne trouve pas. Pas encore.
Prix du meilleur Livre de Littérature gourmande 2000

Vu les éloges reçus pour "L'élégance..." et ma "déception" initiale (je n'ai gardé que cela en tête, alors que l'écriture était, à mes yeux, plus que belle, et que j'ai été enchantée ensuite), je dois avouer que j'ai pris ce livre, prêt d'une collègue, par le bout des doigts.
Quelle imbécile ! Du coup, me préparant à tout, j'ai eu du mal à entrer dans ce roman, si court qu'évidemment je n'ai pu l'apprécier à sa juste valeur (sans aucun doute) et qu'il mériterait une seconde lecture.
Voilà comment avec de bêtes à priori, on manque de passer à côté d'un livre ! Et oui, je tournais les pages, cherchant l'erreur, essayant de comprendre les interventions de ce critique culinaire juxtaposées à celles de sa famille, de voisins, concierge (une Renée, d'où un redoublement de ma frayeur initiale).
Pour ceux qui, comme moi, serait enclin à la méfiance, il faut que vous sachiez que notre critique au cours de ces chapitres - prises de paroles, effectue parfois un retour en enfance (une de ses filles effectuant la même démarche, je me suis un peu perdue, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus).
Si vous deviez retrouver une saveur gourmande, êtes-vous certain de pouvoir la canaliser ?
- Savoir exactement de laquelle il s'agit ?
- Du contexte de cette découverte gustative ?
- De savoir pourquoi vous l'avez aimé ?
Muriel Barbery nous montre que, tout comme les souvenirs chéris, notre madeleine de Proust n'est pas forcément le souvenir le plus coûteux. Nombreuses sont ces réminiscences attachées souvent à l'enfance, à des moments particuliers de notre existence. Mais, en l'occurence, pour ce chef qui a tant vécu, tant goûté, la gourmandise est liée également à son appétit...
Mais je vous laisse découvrir par vous même de quoi il s'agit exactement ;-D

Les billets de Tamara, de Florinette,
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 23:00
De quoi vous hérisser les cheveux sur la tête, ne serait-ce qu'en lisant ce titre qui regroupe 3 "aventures" du détective Joshua Brolin, confronté à des serial killers tous plus machiavéliques les uns que les autres.
Maxime Chattam ne nous évite aucune description, qu'il s'agisse du processus des tueurs, de la découverte des cadavres ou de leur autopsie. Si vous avez une très haute imagination visuelle, et que vous craignez de faire des insomnies, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : passer votre chemin car l'accumulation des cadavres, des méthodes de meutre sont telles que vous risquez d'avoir du mal à vous en remettre.
J'ai la chance d'avoir une imagination fertile, mais de ne pas percevoir toute la monstruosité de ce que je lis, ma lecture me happe et m'empêche de trop penser-visualiser. Fort heureusement, car à la vue de mes réactions devant le petit et le grand écran je n'oserais plus ouvrir un livre de ce type et resterais enfermé chez moi (dans les meilleurs des cas).
Vous l'aurez compris cettre trilogie est prenante et joue sur de nombreux tableaux.
Joshua Brolin a été formé par le FBI et se révèle un profiler hors pair. Mais cette qualité, son efficacité en tant que flic, et un entourage hors professionnel au niveau de sa première enquête n'empêchera en rien le premier serial killer qu'il a tué de renaître de ses cendres, et de l'entraîner dans une tuerie qui va le mener bien plus loins qu'il ne l'imaginait.
Ses repères explosent et, il perd tout ce qu'il avait perdu d'humanité au cours de cette enquête.
Preuve s'il en est, que confronté à de tels monstres, aucun être humain ou groupe entrainé et prêt à tout ne peut échapper aux conséquences.

 "In Tenebris", second volet. C'est dans New York, avec en filigrane la disparition des tours du World Trade Center, que nous retrouvons Joshua devenu détective privé. Eprouvé par son enquête sur le Fantôme de Portland, il a rendu sa plaque et tente d'aider par sa perspicacité  les familles des personnes disparues. A force de s'immerger dans la peau des tueurs, que reste-t-il vraiment de l'homme ? Est-il encore capable de mener à bien une enquête contre des meutriers sans visage et inhumains qui le poussent toujours plus loin dans l'horreur, l'Enfer selon une "rescapée" avec laquelle toute l'histoire commence.
L'auteur ouvre une nouvelle brèche dans l'innommable, dans un interdit humain qui revient au cours des siècles (non je ne peux rien dire sans spoiler, désolée). Il sait habilement jouer sur les sujets actuels tels que la peur d'une nourriture malmenée par les manipulations génétiques, etc... , de la même manière qu'il cite le 11 septembre pour montrer que l'horreur est toujours présente, immuable...
C'est un volet très noir dans cette série et qui prend place durant l'hiver ainsi que l'auteur n'omet pas de le signaler.
 
Avec le dernier volet "Maléfices", nous retournons à Portland où tout avait commencé, et retrouvons l'ensemble des personnages importants vus au cours des deux premiers volumes.
Une nouvelle fois Joshua et Annabel font face à un monstre qui sort de l'ordinaire. Il aime manipuler les forces de l'ordre, et son intelligence entraîne toute l'équipe : légiste, policiers et leurs proches dans une traque et une folie sans limite.
Chattam nous montre combien l'être humain est fragile, et comment l'impact des événements de la vie peut transformer une personne. Nous rappelle de manière sous-jacente, que son héros reste avant tout un être fragile, et qu'il pourrait lui-même basculer dans cette démence contre laquelle il lutte !
Les araignées ont la part belle dans cette histoire et vous risquez fort de paniquer la prochaine fois que vous en verrez une si votre phobie est sous jacente.

Comme évoqué dans le billet précédent, le style de Maxime Chattam a effectivement évolué dans l'écriture de cette trilogie et cela se retrouve tout au long des 3 volumes.
Les phrases sont plus incisives, plus courtes (propres aux anglo-saxons). Il manie plusieurs personnages, des histoires / situations en parallèles qui lui permettent sur une pirouette, une phrase interrogative de nous laisser dans l'expectative de la suite, alors qu'il enchaîne sur un autre chapitre, un autre personnage ou autre lieu.
Il acquiert du métier, et a assimilé les traits qui font la force de l'écriture des polars américains.
Si les informations qu'il nous donne sont souvent "intéressantes" ou pertinentes (autopsie, relevé de preuves), il tombe parfois dans des excès qui deviennent un peu rébarbatif à force (oui je suis une lectrice attentive et j'ai bien compris la première fois, nul besoin de me le répêter une seconde ou troisième fois).
Nul doute que le métier et l'expérience ont dû résoudre ces défauts dans les derniers écrits qu'il a publié.

Bonne nuit... :s


L'âme du mal / Maxime Chattam. Pocket, 2003. 517 pages

Pas plus que sa jeune assistante, l'inspecteur-profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe.
Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit, identique : un même rituel horrible. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ? Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de le cerner et de prévoir ses crimes, devenir un monstre soi-même, tels sont les moindres risques de son métier.
On dit au FBI qu'il s'en faudrait d'un rien pour qu'un bon profiteur aille rejoindre la galerie de ses pires clients. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?

In tenebris / Maxime Chattam. Pocket , 2004 (Thriller). 596 pages

Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à NewYork dans des circonstances étranges.
La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, entre autres sévices, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait ces photos, toutes ces photos... Annabel O'Donnel jeune détective à Brooklyn prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville ? Et si Julia avait raison, si c'était le diable lui-même ? Ce mystère, ce rituel...
Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres.

Maléfices / Maxime Chattam. Pocket, 2005 (Thriller). 635 pages
Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon.
C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie.
Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Une nouvelle génération de tueur
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 06:39
"Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur, je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi, et quand elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée il ne restera plus rien que moi."
F. Herbert. Le cycle de Dune, Litanie contre la peur
.

Vous l'aviez reconnue, j'imagine ? Si vous ne connaissez pas, que faites-vous encore là ??? Précipitez-vous sur cette saga !!! Oui je sais, je ne suis guère objective.
Quelle plaisir de la retrouver, utilisée par Maxime Chattam, et lui donnant le même sens que celui que je lui avais attribué après avoir lu Dune. La faculté de "m'aider". En se consacrant à répêter cette litanie, vous oubliez votre peur, et je dois vous avouer qu'elles étaient bien moindres par rapport à ce qu'il fait vivre à ces personnages :)
A travers cette évocation de F. Hebert et autres références, je suis ravie de lire M. Chattam.

Le 5e règne / Maxime Chattam. Editions du Masque ; Pocket, 2006 (Thriller). 521 pages
Ils auraient dû se méfier.
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée. Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. Et surtout... ne pas en tourner les pages.À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition...
Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?
Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

L'auteur le rappelle dans sa Préface, ce roman est le "premier "gros" texte de fiction qu'[il ait] écrit".
Alors, sans doute avez-vous lu bon nombre de critiques à l'égard de ce livre, mais il n'en reste pas moins, pas si mal ficelé que cela.
Oui, on dénote certaines maladresses dans l'écriture, le style. Cela m'a beaucoup amusé de voir combien l'auteur parle inlassablement des conditions météorologiques. C'est bon j'ai bien compris qu'il s'agit d'un événement important et illustrant à merveilles l'opposition des forces du bien et du mal (oui, ce sont des clichés mais je vous rassure cela passe). Il faut bien que jeunesse se passe, et qu'il nous montre qu'il a assimilé les critères du genre. Je me moque, mais aurais été bien en peine de rédiger cet ouvrage (ou un autre :s d'ailleurs).
Oeuvre de jeunesse donc où l'auteur choisit de mêler thriller et imaginaire à une échelle assez importante -  ce qui lui a valu les remarques de ces détracteurs férus le plus souvent de science fiction, et qui n'y trouvent guère leur compte à de nombreux points de vues - .
M. Chattam explique très bien qu'avec cet ouvrage il a voulu rendre hommage à l'enfance, prendre du recul par rapport à l'adolescence et établir un premier bilan de sa vie de jeune adulte.
Effectivement, les personnages principaux de cette histoire sont des adolescents, qui en ont l'âge tout du moins ; ils sont à différents stades de cet état, et vont apprendre, avancer, en dépit de leurs forces et faiblesses. Aucun ne resortira indemne de cette aventure, confronté à la mort de leurs amis, au fantastique et à l'inimaginable. Il est certain que pour que cette histoire prenne place, le statut de ces jeunes était essentiel : vieille maison, désobéisance parentale, nuit, tempête, amours naissants et bévues qui font s'enchaîner les événements, le tout allié à un manque de réalisme, d'esprit trop terre à terre qui les font s'acheminer vers l'inconnu et permet à l'histoire de se construire :).
On retouve dans ce premier opus de nombreux éléments précurseurs des ouvrages de "La Trilogie du mal" de Chattam : serial killer, innocentes victimes, élément climatologique, araignées, amour et jeunesse perdue...
En dépit des erreurs de jeunesse, l'auteur sait faire monter la tension. Bien entendu cela est plus abouti dans "L'âme du mal" par exemple, mais je vous en reparle très bientôt ;-D.


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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 06:53
Le désespoir des singes... et autres bagatelles : récit / Françoise Hardy. Editions Robert Laffont, J'ai Lu, 2009. 435 pages
Dans cette autobiographie déjà culte, avec la grâce qui la caractérise, Françoise Hardy ne cache rien des épreuves qu'elle a su traverser, de ses amours avec Jean-Marie Périer, puis avec son mari, Jacques Dutronc.
Au fil des pages, on croise : Serge Gainsbourg, Salvador Dali, Michel Berger, Patrick Modiano, Etienne Daho, John Frankenheimer, France Gall, Michel Houellebecq et bien d'autres encore. Mieux qu'un récit de souvenirs, Le désespoir des singes et autres bagatelles est une traversée des apparences, servie par une écriture d'une justesse remarquable, au plus près des émotions.

Fin 2008 je lisais le billet de Cuné avec beaucoup d'intérêt tant cette biographie m'intriguait. Je me posais beaucoup de questions et Cuné était parvenue à diablement me tenter, sans néanmoins que je passe en caisse. Bien entendu dès que ma collègue m'a dit le lire et être disposée à me le prêter, j'ai dit banco !
Oui c'est agréable à lire, j'ai aimé la manière de F. Hardy de nous faire traverser le temps, de sa prime enfance aux années 2000, mais je ne sais pas, ... En refermant l'ouvrage je ne suis pas totalement satisfaite, à aucun moment je ne me suis cramponnée à ce livre, sans vouloir le lâcher.  Néanmoins elle a su donner de la vie à cette autobiographie, n'a pas rédigé pour autant, quelque chose de plan-plan. Cela grâce à ses anecdotes relatives à ses contemporains qui ne le sont pas tout à fait pour moi, mais pour mes parents, ce qui me fait les "connaître" néanmoins. Mais surtout, sans doute, sa franchise, sa lucidité y est pour beaucoup. Elle n'élude aucune question qu'il s'agisse de son héritage famiale - amour, désamour - et influences sur sa vie d'adulte, de ses souffrances amoureuses, des douleurs de la création, de l'incompréhension relative à une entente différente de sa musique par rapport aux professionnels qui l'entourent pour la réalisation de ses disques.
C'est avant tout un magnifique portrait de femmes, comme Cuné vous l'avait déjà dit. !
A découvrir en collection de poche puisque l'ouvrage y est désormais disponible. Cela vous permettra de vous faire votre propre opinion sans remords .


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