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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 07:02
Zelda est pour moi, avant tout, une chanson d'Yves Simon - chacun ses références ;-D, mais c'est bien de Zelda Zayre Fitzgerald dont il est question dans cet extrait musical comme dans ce roman.

[Source :
en:Image:Zeldaportrait.jpg, originally scanned from "Zelda" by Nancy Milford. Scanned by en:User:Pantherpuma]

 A la sortie de cet ouvrage et avant qu'il n'obtienne le Prix Goncourt 2007, l'envie de le lire me tenaillait. Comme bien souvent, ce prix a fait que j'ai préféré laisser passer le temps, et en rendant visite à Emeraude, ce démon m'ayant assuré qu'il ne m'était pas possible de sortir de "sa " librairie sans un livre, j'ai déambulé et suis retombée sur ce roman :)

Roman troublant tant la voix de Zelda se confond parfois avec celle de G. Leroy ; le lecteur ne sait parfois plus vraiment si l'auteur reprend des écrits ou s'il s'agit de son imaginaire (la note de l'auteur en fin d'ouvrage vous permettra de faire la distinction, et je n'ai pu m'empêcher d'aller la lire à mi-parcours). Un portrait de femme à la fois émouvant, brulant et emprunt de folie. Comment la petite sudiste gatée par la vie a suivi son époux, incarnant tous deux l'esprit des années 20 et couple en vogue dont les journaux usent, pour leur célébrité, beauté, excentricité.
On suit pas à pas la déchéance du couple au regard de Zelda. Les  rencontres avec les célébrités de l'époque, ou futur célébrité dont Lewis O'Connor - que l'on démasque sans peine sous ce nom d'empunt -, les voyages, les errances plutôt d'un endroit à un autre, tout est fluctuant et lié à l'argent, aux scandales...
Amour, folie, alcool, emprunt (plagiat) des écrits de sa femme par Francis Scott Rey Fitzgerald, tout est décrit dans ce roman. La fièvre destructrice de la création, de la jalousie. L'emprise de cet homme sur son épouse est-il seulement financier, une nécessité, un refus du bien pensant le divorce étant quasi impensable et l'idée a-t-elle seulement traversé l'esprit de l'un ou de l'autre ?
"Quelle a été la part de sa folie à elle dans l'écriture de l'homme célèbre ?
Comment a-t-elle vécu cette célébrité de l'autre", Y. Simon à propos de Zelda qui n'ignore pas que son mari utilise ses écrits, publie en son nom des nouvelles écrits par ses soins. Elle semble chercher sa propre voie : la danse (trop âgée et son mari n'apprécie pas), l'écriture (c'est lui le romancier dans le ménage), la peinture (il lui abandonne, mais...).
La chute et le mort de Goofo laisse apparaître l'amour que cette passion tourmentée a empêché au couple de vivre, au moins du point de vue de Zelda. Vérité ou romance ?

Un film relatant la vie Zelda Sayre va sortir au courant de 2010. Il sera réalisé par John Curran, Zelda sera interprété par Keira Knightley.

Alabama Song / Gilles Leroy. Gallimard Editions, 2009 (Folio). 218 pages. 4*.

Alabama, 1918.Quand Zelda, " Belle du Sud ", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout - New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines.
Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister.. . Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand " roman américain ".

Les avis de Jules, Emeraude, Fashion,

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 21:40
Un peu poussif dans les cotes, si vous me permettez ce vilain jeu de mots :s
Humour un peu facile puisque ce polar a pour cadre une petite bourgade qui se dévoue à la fée sportive ; non pas à sa sainteté le foot (comment cela vous sentez une pointe d'ironie dans mon propos ?) mais à la petite reine.
De prime abord ce livre avait tout pour me plaire et c'est pourquoi, en dépit des remarques (justifiées je le confirme aujourd'hui) de Yohan, je l'ai délesté de cet ouvrage qui l'encombrait. Polar, monde du vélo, fonds de dopage propre à notre monde moderne, j'étais plus que tentée :)
Mais...
Jamais je ne suis parvenue à éprouver un quelconque intérêt pour les personnages de J-F Fournel. J'ai trouvé l'action trop lente à mon goût, un endormissement propre sans doute à évoquer, aux yeux de l'auteur, la vie de ce petit (?) village. Comment un aussi obscur village peut-il alors posséder autant de forces de police, au moins 2 médecins, etc... ?
Les renvois incessants aux épisodes (= livres) qui se sont déroulés dans cette bourgade avec les mêmes protagonistes étaient tout aussi lancinants. J'ai bien compris qu'il existe d'autres ouvrages du même auteur, même collection, même etc... pas la peine de me le faire remarquer aussi souvent.
Bref j'ai trainé sur ce livre plusieurs jours, attendant néanmoins le dénouement afin d'essayer de comprendre mon manque d'enthousiasme, mais je l'ai refermé tout aussi désappointé.
Oui le traitement de l'enquête avec comme toile de fonds le dopage et  le fait de montrer que cela touche tout un chacun (toujours cette quête de l'heure de gloire et de l'argent, sans doute) ainsi que les conséquences directes et indirectes que cela peut avoir est intéressant, mais le ton m'a semblé manquer de tranchant, de motivation. Ce n'était qu'un prétexte à une enquête dont l'auteur ne nous laisse guère de mystère.

Désolée mais j'ai connu Le Masque plus inspiré :((


Dans la roue du tueur / Jean-François Fournel. Le Masque, 2008. 249 pages. 2,5*

Après Mortels enfantillages et Médecine dure, on retrouve la gendarmerie de Montfeurgny et son chef de brigade, Lenormant, qui se morfond dans un poste qui n'est pas à sa mesure.
Mais un militaire ne se plaint pas et ses subordonnés en savent quelque chose. Montfeurgny ronronne dans un calme apparent, mais la région va bientôt être bouleversée par des morts inexpliquées lors de courses cyclistes amateurs. Se pourrait-il que le dopage et ses excès ne concernent pas que les athlètes de haut vol ? Le club local serait-il contaminé ? Lenormant devra mener son enquête avec tact, car des intérêts politiques et économiques qui le dépassent sont en jeu...
Et lui-même pourrait bien être personnellement impliqué dans l'affaire. Au-delà du suspense de l'intrigue, une analyse documentée des dérives du sport et une peinture tendrement féroce de la vie en province aujourd'hui, loin des clichés de la littérature de terroir.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:41
Et oui, c'est une nouvelle fois d'Angélique dont je vais vous parler puique je viens de terminier les 2 volumes dans lesquels notre héroïne va connaître les bas-fonds de la capitale parisienne avant de s'élever, grâce à son hardiesse, sa volonté, son intelligence, son sens des affaires et la beauté que lui ont donné ses parents, (Anne & Serge Golon, vous les aurez reconnu sans peine ;-D) jusqu'au Roi Soleil.
Mais avant cela, notre dame du Poitou va devoir surmonter bien des travers et surtout apprendre à connaître la vie parisienne dans la puissance des miséreux qui, à cette époque est un contre pouvoir fort, qui règne la nuit sur la capitale.
En y réfléchissant, même si cet aspect de la Cour des miracles va permettre à notre héroïne de s'élever, d'échapper maintes fois à la mort (et de sauver celle de proches) grâce à cette partie de sa vie qu'elle préfère masquer dans le 3ème volume de notre saga pour bien des raisons, cette Angélique, Marquise des Anges qui vit sous la coupe de Calembredaine, donne l'opportunité à nos auteurs de décrire la frange des parias de notre capitale, de montrer le quotidien de ces personnages et la lutte sans merci que cette population mène pour sa survie et pour ses territoires.
Le côté rocambolesque fait oublier tous les détails qu'ils nous donnent, les faits historiques ne sont jamais loin et passent bien mieux que dans un livre d'histoire, trop occupés que nous sommes à suivre Angélique, tour à tour dominée, pauvresse, mais toujours vivante et donc déjà prête à se rebeller.
Elle est décrite sous bien des registres, mais la misère, la souffrance et l'état extrême d'abandon psychologique et matériel dans lequel la mort de Joffrey la amener sera sa force pour mieux rebondir. Ainsi dans Angélique, le chemin de Versailles la découvrirons nous morte de froid et de faim dès les premières lignes, pour la retrouver tout d'abord aubergiste puis commerçante bien installée et commençant à regagner ses galons vers les salons, avant qu'elle ne parvienne à ses fins et à épouser son cousin, le marquis de Plessis-Bellière.
Vous vous doutez bien que cela n'est pas la fin puisque ce mariage est présenté avant tout comme un mariage de raison : poison contre titre (et espoir de retour à la Cour pour Angélique), même si la "baronne de la Triste Robe" ne veut s'avouer son amour et que ce dernier semble rester insensible à celle qu'il a ainsi surnommé dix ans plus tôt. Mais Angélique sait faire tourner les têtes, et si le roi lui-même s'éprend d'elle, il ne peut qu'en être de même de son second époux !
Veuve par le fait des guerres, elle reste la bienvenue  à Versailles pour son sens commercial dont Colbert a su déceler la finesse, pour sa beauté également cela va sans dire. Et elle ne tarde pas à devenir la rivale de la favorite Mme de Montespan, qui n'est autre qu'une amie de province : Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart. L'affaire des poisons n'est pas loin car tout un chacun cherchant à s'attirer les bonnes grâces du Roi, d'amants, la recherche de l'argent et de la puissance, leur crédulité est intacte tout comme leur naïveté, exploitées par La Voisin et bien d'autres prophètes.
Alliant l'Histoire, la romance, les auteurs nous entraînent sans ennui dans le sillage toujours gracieux d'Angélique pour laquelle on tremble parfois mais que l'on suit avec passion.

Crédits photos : Caro[line]

Angélique, le chemin de Versailles / Anne et Serge Golon. J'ai Lu, 1988. 639 pages. 4,5*
Après la mort de son mari, le comte de Peyrac, Angélique se retrouve seule, reniée par les siens, condamnée à disparaître avec ses deux petits garçons.
Etrange revirement du destin : celle qui fut la femme la plus enviée de la cour de Louis XIV se réfugie dans les bas-fonds de Paris, parmi les parias de la Cour des miracles. Dérisoire marquise des Anges, protégée par le célèbre Calembredaine, tyran incontesté de ce peuple de gueux.
C'est pourtant dans ce royaume d'infamie qu'Angélique puise des forces nouvelles et décide de redonner aux fils du Comte de Peyrac la place qui leur est due... Et les portes de Versailles s'ouvriront devant une Angélique resplendissante, prête à rencontrer Louis XIV...


Angélique et le Roy / Anne et Serge Golon. J'ai Lu, 1988. 710 pages. 4,5*
Angélique devenue en secondes noce marquise de Plessis-Bellière, a retrouvé un amour d'adolescente. Mais le sort s'acharne contre elle, et veuve pour la seconde fois, elle plonge dans les fastes de Versailles, pour panser ses blessures.
Sous l'influence de madame de Montespan, maîtresse du roi, la cour est un enchantement. Et Angélique, admirée par les hommes pour sa beauté, respectée par les femmes pour son charme, appréciée par le roi pour sa sagesse politique, en est un des joyaux les plus resplendissants. Elle ne tarde pas à faire figure de rivale dangereuse pour la favorite, qui n'hésite pas à fomenter contre elle les crimes les plus odieux.
Angélique se bat bec et ongles jusqu'au jour où les révélations de Louis XIV sur l'exécution de son premier mari changent le cours de son destin.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 11:50
En guise de prologue, vous pourrez lire :

"(...) Je suis vieux et je suis en voie de décomposition.
Si vous souhaitez des joyeuseries, passez votre chemin. Si vous pensez sortir d'ici le ventre grouillant de bons sentiments, vous vous êtes trompés de porte.
Gens qui criez trop fort sans avoir rien à dire, écoutez-moi si vous le voulez ou bien foutez le camp.
Tout cela m'indiffère (...)"

Si vous croyez que l'auteur a mis cela juste comme cela  vous êtes bien loin du compte. Sacher que tout est vrai et que cette préparation à ce qui va suivre et un bon garde fou aux pensées qui vont vous agiter tout au long de cette lecture : empathie, répulsion, incompréhension, haine pour ce vieil homme et son entourage.
Comment un homme dévoué aux autres, respectueux de la vie humaine et prêt à courir au chevet de chacun peut il présenter une facette à l'inverse pour les siens ?
J'ai du mal à imaginer qu'il n'a agi tout au long de sa vie professionnelle que par avidité de la reconnaissance des autres. (Vi
siblement la seule fois où il connaitra la répulsion pour son métier et se comportera en ne respectant pas son serment, il le paiera au centuple).
Mais là n'est pas le seul paradoxe concernant "Dokter-Dieu".
Chaque page vous entraîne vers l'incompréhension de son comportement, l'incompréhension qui règne au sein de cette famille. Rien ne vous est épargné : ni la crudité des propos de cet homme envers sa femme, sa fille et petite fille. Il n'a eu de cesse de les rabaisser, de leur rappeler qui était le maître. Un vieil homme pour qui le patriarcat n'est pas un vain mot et qui n'aura de cesse jusqu'à son dernier souffle de rester l'homme, de manipuler verbalement, physiquement sa descendance, puisque sa femme n'est plus là pour endurer.
Une violence faîte aux femmes qui fait bondir le lecteur, qui lui fait frôler l'indigestion à la lecture de ces pages, mais dont le rendu incroyablement fort laisse pantois, et permet de toucher du doigt ces faits divers liés à la violence conjugale et familiale.
Chapeau bas à Ananda Devi pour être parvenue à se glisser dans ce corps égoïste, mauvais, à lui faire dire ses mots d'amour pour expliquer ses gestes (mais qui ne nous empêche pas de voir en lui un bourreau), d'être parvenue à montrer cette non communication qui se repête au fil des générations devant ce Dieu Docteur tout puissant.


(...) Pour avoir peur de toi, dis-je, encore faudrait-il que tu existes.
Raidissement de ses muscles, de ses parois, de ses parties intimes. J'ai visé juste, et ma bouche fait une petite danse de guerre. Je continue :
- Ma pauvre fille, tu sais bien que tu n'es rien. Qui es-tu ? Où es-tu ? Allô ? Allô ? il y a quelqu'un ? Qui en ce monde connaît Malika ? Reconnaît-on le visage d'un courant d'air ? (...)
Je vois les échardes de mes mots qui se fixent en elle, qui s'accrochent à sa chair, les barbelés qui arrachent de minuscules parcelles de sa dignité. Elle s'efforce de se reprendre, la pauvre, mais je ne lui en donne pas le temps. (...)
page 44

 Le sari vert / Ananda Devi. Gallimard, 2009. 214 pages. 4*

Dans une maison de Curepipe, sur l'île Maurice, un vieux médecin à l'agonie est veillé par sa fille et par sa petite-fille.
Entre elles et lui se tisse un dialogue d'une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l'épouse du " Dokter-Dieu", qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix.

Ecouter Ananda Devi parler de son livre.
Le blog de Laau,
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 12:56
Question de l'être et beauté féminine. Suivi de : Comment errez-vous ? / Jérémy Nabati. Aux forges de Vulcain, 2009. (Collection Littératures). 114 pages. 2,5*

"Aldo, en proie à une soudaine inspiration, osa alors lui demander si elle voudrait bien prendre un verre avec lui : - L'air que vous parfumez dans votre sillage et qui vous suit me subtilise et m'extasie - mon être tout entier est absorbé dans le reflet mouvant de vos cheveux.
Tout, autour de moi, s'évanouit - le temps même a cessé de battre. Vibration du possible, caractère brûlant de la passion, mise en suspens comme telle, aiguillon de l'action - je suis tenu en haleine, à la merci de vos moindres mouvements. Votre beauté n'a pas d'égal, ainsi soit-il - vous êtes la plus jolie, telle est mon unique certitude. Vous voir, c'est déjà - consentir à tomber sous le charme ; le reste, à côté, n'est que poésie.
Dormir un long sommeil - et n'être réveillé que par cette séduisante façon que vous avez, je n'en doute pas, de porter un verre à vos lèvres carminées..."

Je me méfie des philosophes qui s'essaie à la littérature. Comment cela je manque d'ouverture ?
Réflexe pavlovien d'une ancienne lycéenne, section lettres & arts qui se chamaillait avec son prof de philo qui se contentait de nous dicter des pages et des pages sans vouloir discuter, écouter notre point de vue. Oui nous n'étions que des lycéens mais nous avions envie de discuter, enfin certainement moi puisque l'on m'avait dit que ces cours seraient pour moi des moments d'échanges... Bref je fus bien marri des longues heures passées dans ce cours (je comptais les minutes, c'est vous dire :s) et dès que l'on me parle de philosophie, je commence à être sur la défensive.

Pour en revenir à ce livre - objet premier de ce billet lol - le court roman qui ouvre ce livre n'est pas désagréable, même si quelques tournures pompeuses à ma lecture m'ont freiné parfois. Enfin je pense a posteriori qu'il s'agit davantage de figures de style allant dans le sens du personnage principal, Aldo, en quête d'amour, que l'auteur a souhaité dépeindre avec un humour qui lui est propre. Je n'ai pas
toujours trouvé cela très réussi, mais J. Nabati a su ainsi signer son premier roman. Aldo est un personnage attachant dont les maladresses amoureuses et la quête nous rappelle le propre de l'être humain dans ses relations.

Les nouvelles sont plus disparates dans le style et elles m'ont plus ou moins attiré.
L'un L'autre : farce eschatologique est assez réussi à mes yeux. J'ai en tout cas pris du plaisir à la découvrir, au jeu d'écriture, de polices utilisés pour le rendu de cette nouvelle.
Dernier été également, et j'ai été frustrée qu'elle s'achève. J'attendais plus ! Mon imaginaire ne suffit pas. Je souhaitais que l'auteur me narre davantage l'histoire de ce jeune homme et de son vieil oncle.
Pour les autres, certains paragraphes m'ont charmé puis je fus destabilisée par le changement de rythme, de sujet. Je suis sans doute une lectrice trop classique qui a besoin que le sujet lui soit présenté avec une certaine rigueur :)
Tant pis ! Je sais que cet ouvrage a rencontré des lecteurs qui ont su l'apprécier beaucoup plus que moi et cela me ravie :)

Les avis positifs de Keisha, Antigone, Catherine,
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 22:15
L'oeil de Caine / Patrick Bauwen. [Albin Michel] Le Livre de Poche, 2009. 476 pages. 3,5 *
Tout le monde cache quelque chose. Votre voisin, votre femme, votre ami. Et si vous pouviez tout savoir ?
Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes ?. Comme dans " L'oeil de Caine ", un reality show qui fascine l'Amérique Dix candidats, dix secrets. Des gens comme vous et moi. Enfin comme vous surtout. Parce que moi, je ne suis pas au programme : je suis l'invité surprise Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n'est prévu. Dans mon jeu sanglant. Mon propre mystère

Ce livre a évoqué pour moi les différentes émissions de télé-réalité diffusées de par le monde - vous n'êtes pas surpris, j'imagine ! - .
Ne sachant plus quoi inventer, la réalisatrice - mais cela ressemble bien à ce que nous voyons tous les jours (ce n'est pas parce que je n'ai pas de télé que je ne sais pas de quoi il s'agit, non mais !!!) - opte pour une version toujours plus trash de ce type de programme.
La référence à Caïn m'a intriguée. Je n'ignore pas que Caïn a tué son frère Abel mais je cherchais davantage. Voilà ce que j'ai pu retrouver : "Caïn, par son meurtre, révèle la haine qui, dès la Genèse, habite le cœur de l'homme ; il est le type du mauvais, celui qui hait le juste, son frère" (source). L'amalgame est facile, mais revenons à notre roman.
Je m'égarais un peu dans les méandres des premiers chapitres, attendant avec impatience d'être plongée dans l'histoire puisque dès le début nous suivons cet enfant : Seth (noter le choix du prénom) devenu adulte, qui a su se construire un univers factice aux yeux du monde.
Qui est-il réellement ? Quels sont ses projets machiavéliques ?, car aucune illusion ne nous est laissée.
Patrick Bauwen lance ses 12 personnages (qui sont en fait 13) dans la bataille. Amusant toutes ses références sur lesquelles je n'avais pas tilter de prime abord prise par ma lecture, suivant le devenir de Thomas Lincoln qui semble bien, pour Patrick Bauwen, son personnage principal. Que lui est-il réellement arrivé à ce médecin, exclu de l'Ordre, quel est ce secret qui l'a plongé dans l'alcoolisme ? Beaucoup d'éléments semblent graviter autour de lui, et en dépit de son alcoolisme (enfin il ne semble pas si atteint que cela cf son attitude et son sens de l'action), ce personnage semble représenter
également quelque chose  pour le psychopate qui choisit de l'utiliser comme intermédiaire. Mais peut-être joue-t-il avec lui afin de voir jusqu'où ses comparses sont capables d'aller dans une situation extrême ? Alors, agneau ou bourreau ?
L'auteur ne nous fait pas de cadeau concernant les disparitions de ces personnages et même si je me laissais gagner par l'intrigue, je m'interrogeais sur la présence du jeune Peter DiMaggio. La chute s'avère assez machiavélique et aussi tordu que peuvent l'être, à mes yeux, certaines émissions de télé. Après tout si certains y trouvent leur compte et leur joie d'avoir leur 2 minutes de gloire avant de retomber dans l'anonymat, pourquoi pas...
Une double chute nous attend, plus intéressante à mes yeux même si certains points manquetn un peu de réalisme  a posteriori.
Je me suis laissée gagner par la lecture ainsi que je l'ai déjà indiqué et n'ai réalisé les références bibliques qu'une fois la dernière page tournée.
Après avoir relu l'avis d'Emeraude, je comprends néanmoins certaines de ses réticences. Comme d'habitude, une lecture dépend pour beaucoup de ce que vous en attendez, de votre état d'esprit et du livre qui l'a précédé :s, et ne peut faire l'unanimité.

Emeraude n'est pas entrée dans le livre et ne comprend pas qu'il ait reçu le Prix des lecteurs (2008), Brize,

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 07:29
J'aurais dû être plus méfiante en lisant cette 4ème qui me vantait des similitudes entre Joël Egloff et Kafka, mais voilà la LCA est faible et je me suis laissée tenter....
J'attendais je pense quelque chose de diférent de l'histoire de cet homme qui ressemble à quelqu'un que tout le monde connait dans son entourage. Je voyais une histoire burlesque peut être se dessiner et je me retrouve avec un personnage totalement soumis, manipulé par les autres du fait de sa faiblesse de caractère, trait qui m'insupporte comme je l'ai déjà dit dans les personnages romanesques.
Quant à cette histoire de tante qui entrecoupe ses rencontres abracadabrantes et qui somme toute est une femme victime d'Alzheimer (ou autre), vivant dans ses souvenirs de la guerre, je n'ai pas plus accroché. Que vient-elle faire là à part se faire l'écho de ce que la mémoire a de fragile et qui fait que tout un chacun peut voir ce/celui qu'il veut ?
Malheureusement j'ai ressenti que je ne parvenais pas à entrer dans ma lecture dès les premiers chapitres et cela ne m'a plus quitté. Du coup lorsque je lis que d'autres lecteurs évoquent la beauté de l'écriture de Joël Egloff, je me dis que je suis passée à côté de quelque chose, mais je suis bien incapable de m'en faire l'écho car, pour moi, seule l'histoire et la compréhension / incompréhension dominaient ma lecture. Jamais je ne suis parvenue à entrer dans ce livre et suis ravie qu'il est été si court car je ne suis pas certaine que je ne l'aurais pas abandonner en cours de route s'il avait fait plus.

L'avis de Valdebaz lu lors de sa sortie (et des commentateurs qui ne semblent guère adhérer au comique de répétition de l'auteur - merci je me sens moins seule), Xiane est dans le même état d'esprit que moi.
Vous avez aimé ? Manifestez-vous SVP, que je puisse contrebalancer un peu ces avis...

Merci à Blog-O-Book et aux Editions Pocket sans qui je n'aurais pas pris la peine de découvrir cet auteur et d'être intriguée par "L'étourdissement" abondamment cité par les lecteurs. Qui sait, la tentation n'est jamais très loin :s 

L'homme que l'on prenait pour un autre / Joël Egloff. Pocket, 2009. 154 pages
Avec un visage très commun, on court toujours le risque d'être confondu avec quelqu'un d'autre.
En général, la méprise apparaît rapidement et chacun s'excuse, penaud, de son erreur. Mais ce n'est pas le cas de cet homme qui finit par se laisser aller, résigné, à être ceux pour qui on le prend. Il est cependant très compliqué, voire épuisant, de vivre plusieurs existences à la fois... surtout quand ce ne sont pas les siennes !
 
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 08:00
La chambre mortuaire / Jean-Luc Bizien. 10/18, 2009 (Grands détectives). 429 pages. 4*
Etrange personnage que le docteur Simon Bloomberg ! Dans son hôtel particulier de la rue Mazarine à la façade presque aveugle, conçu comme une pyramide égyptienne, cet aliéniste au regard pénétrant et à la réputation sulfureuse traite ses patients selon des méthodes avant-gardistes qui font scandale.
Lorsque la jeune Anglaise Sarah Englewood entre à son service, elle tombe immédiatement sous le charme de ce scientifique hors du commun, fascinée par le mystère qui l'entoure. Pourquoi ne voit-on jamais sa femme, une archéologue de renom dont les trouvailles encombrent chaque recoin de la maison ? Et pourquoi une des pièces est-elle interdite d'accès ? Tandis qu'une série de meurtres inexpliqués défraient la chronique parisienne, une relation trouble se noue entre l'intrépide Anglaise et l'ombrageux médecin...

C'est à une enquête se déroulant à la fin du XIXème siècle que nous propose de participer Jean-Luc Bizien.
Une pincée d'égyptologie, du milieu des aliénistes et nous voici plongés à la suite de l'anglaise Sarah Englewood que le docteur Simon Bloomberg vient d'embaucher en tant que gouvernante.
Fragile, perdue, Sarah n'en est pas moins curieuse et avide de comprendre tous les mystères qui gravitent autour de son employeur, de cet hôtel particulier construit à l'image d'une pyramide, de cette Cour des miracles (non Caro[line], nous ne sommes pas dans Angélique ;-D) que sont La Salpêtrière et l'asile Sainte-Anne.
Habilement, l'auteur nous entraîne
à sa suite dans cette enquête et, parallèlement, de manière plus officielle, derrière celle des inspecteurs Léonce Demoyers et Raoul Mesnard - tout frais émoulu de l'école de police qui teste des techniques d'enquêtes plus modernes (les Brigades du Tigre ne sont pas loin)-. De cette manière, le lecteur voit les morceaux du puzzle s'assembler, des hypothèses réelles ou imaginaires se présentent à lui. Le tout est présenté en de courts chapitres qui donnent un élan à l'enquête résolue rapidement, et dont nous, lecteurs du XXIèmes siècle qui avons des connaissances concernant le monde égyptien, acquis étrangers à nos protagonistes, nous permettent de prendre au début de l'ouvrage un galop d'avance, bien vite rattrapé par les éléments annexes glissés par l'auteur : énigmes et histoires d'une tranche de la société qui s'intéresse tantôt au spiritisme, tantôt à l'égyptologie. Une bonne société avide de sensation forte et d'immortalité.
Un très agréable moment de lecture et une histoire bien menée.

Lu dans Les Echos, ActuSF,
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 17:20
Je reviens te chercher / Guillaume Musso. [Xo éditions] Pocket, 2009. 408 pages. 0,5*
Aujourd'hui est le jour le plus important de toute la vie d'Ethan.
Aujourd'hui, Céline, la femme qu'il a toujours aimée, se mariera avec un autre. Aujourd'hui, Jessie, sa fille dont il ignore l'existence, prendra contact avec lui. Ethan, Céline, Jessie. Un homme, une femme, une enfant, trois personnages au bord du gouffre qui vont se croiser, se détruire et s'aimer. C'est aujourd'hui leur deuxième chance. Il leur reste 24 heures pour tout changer.

J'avoue, je partais avec un a priori en ouvrant ce livre qui se trouvait dans ma PAL par hasard.
Les vacances à l'étranger me semblaient un contexte idéal à cette lecture et à l'abandon -physique- de l'ouvrage au bord d'une piscine ou de la plage. L'hôtel disposant d'une micro bibliothèque composée uniquement de romans en anglais, allemand, hollandais, mais point de français, vous avouerez que la tentation était belle ! (un peu honteuse cependant car j'espère qu'aucun étranger étudiant le français ne prendra cet ouvrage en livre de  chevet :s ).
Vous l'aurez compris, je n'ai pas accroché à Guillaume Musso que le marketing érige en "auteur". Je sais que G. Musso a un public qui lui est fidèle et que les avis sont, dans l'ensemble, assez extrêmes à son égard donc pas de surprise.
Que vous dire ? Je n'aime pas du tout sa manière de raconter les histoires et n'y ai pas cru une seule seconde.
A cela, esprit commercial oblige sans doute, s'ajoute sa manière d'utiliser des anglicismes ici et là ; oui l'histoire se déroule à New York mais cela crée un style par trop pédant à mon goût.
J'ai eu l'impression que par son écriture il enfonçait des portes ouvertes par son "habilité" à utiliser les faits de notre époque : la place donnée aux événements du 11 Septembre, la grippe aviaire, le "clin d'oeil" au Concorde, tout est là ! Mais pas un instant je n'y crois. Ajoutez-y une pincée d'occultisme, de spiritualité, de sagesse orientale, mettez le tout dans un shaker et le tour est joué ! Ah non ! J'oubliais ses valeurs fondamentales : l'amour et la mort qui, si j'en crois les résumés de ces autres ouvrages sont toujours là.
Bref je n'ai rien trouvé de novateur dans son livre qui m'a pris plusieurs jours et qui m'a fait ricaner ou agacer à maintes occasions.

Extrait choisi (qui en plus résume l'ouvrage) ; page 109
(...)"Mais Shino Mitsuki avait depuis longtemps renoncé à toute vie amoureuse. Il avait choise de vivre dans la paix intérieure, loin des tourments du désir et de la passion. Comme on ne récolte que ce que l'on a semé, il avait consacré son existence à purifier son karma.
Bien sûr, toutes ses actions bénéfiques ne trouveraient pas leur aboutissement dans cette vie, mais qu'importe : il attendrait la suivante et celle d'après. (...)"


Je fus fort amusée également de voir que l'auteur veut absolument démontrer à ses détracteurs l'étendu de sa culture cf en exergue de chaque chapitre une citation culturelle : littéraire, cinématographique, ...
Par contre je salue son honnêteté* dans la reprise de "phrases piochées au fil de [ses] lectures", qu'il réutilise ici.
(*ou la peur du procès, mais je suis mauvaise langue)

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 06:27
Je souhaitais partir en vous laissant avec un magnifique billet "Harlequinades" afin de finir le mois de septembre en beauté, mais je crains fort de ne pas avoir le temps.

A défaut, voici enfin mon billet sur, celle qui suscita les passions en son temps, et qui, grâce à un travail acharné sur la blogosphère de la part de Fashion (depuis a minima 3 ans) se voit découverte par bon nombre de bloggueuses.
Souvenez-vous....

* Cela commença avec Tamara qui écuma pour son challenge "Saga de l'été 2007"  bon nombre de bouquineries parisiennes,  en quête de cette série qui était devenue introuvable.
Ses billets sont , ici et . Comme vous pouvez voir, elle rechignait à les lire mais a bien avancé dans sa lecture.
* L'année 2009 est explosive puique bon nombre de bloggueuses reprennent le flambeau.
Caro[line] qui finit par écouter ce qu'on lui dit, et tombe direct en pamoison. Après Hugh, ce fut le tour des auteurs morts et enfin, dernièrement d'Angélique :))
(J'en profite puique je lui subtilise la série découvrant que je suis loin d'avoir lu tous les volumes :-D)
* Enfin, on ne peut passer à côté de l'engouement suscité au Québec avec :
Pimpi, qui avale à vitesse grand V la saga. Avant la fin de l'année, ne lui restera plus rien car livres, adaptations télévisées tout est là, à portée de sa main lol
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4
Karine dispose de moins de chance pour l'acquisition de cette série,
mais je suis certaine qu'elle va rapidement rattraper son handicap :))
B
êtise quand tu nous tiens je lui ai envoyé les volumes 7-8 ou quelque chose comme cela ; heureusement Fashion l'a aidée pour le 1er volume.
Reste à lui trouver du temps pour récupérer et lire la suite.

A tous ceux que j'oublie : Excellente saga, si vous êtes en cours de lecture.
Pour memo, la série est en cours de réédition avec ajouts, mais il ne faut pas être pressé...


Angélique, marquise des anges / Anne et Serge Golon. Editions J'ai Lu, 1988. 777 pages

Avec ses longs cheveux d'or bruni et ses yeux d'émeraude, Angélique de Sancé est si belle que les paysans la regardent comme la vivante incarnation des fées. Pourtant, élevée par une nourrice qui préférait les histoires de brigands aux berceuses, elle cache sous cette gracieuse apparence une âme passionnée et avide d'aventures.
Son père, ruiné, la marie à un riche seigneur toulousain, le comte de Peyrac. Défiguré, boiteux, il jouit auprès de la toute-puissance église langudocienne de l'inquiétante réputation de sorcier.  Malgré ses disgrâces, le comte est un être fascinant, un savant et un homme de coeur qui gagne le coeur d'Angélique. Aussi, lorsqu'il est enfermé à la Bastille et promis au bûcher, refusant de l'abandonner, elle vole à son secours...

Et déjà la 4ème est tout un poème... lol
Que puis-je ajouter aux différents billets de ces désormais inconditionnelles d'Angélique ? Fort peu de choses ma foi.

J'ai redécouvert avec bonheur cette histoire que j'ai visualisé un grand nombre de fois adolescente, et il est certain, ainsi que le souligne Pimpi, que tout n'y est pas, mais cela reste un bon souvenir.
Je me suis laissée entraîner dans l'enfance, la pauvreté de cette famille de noble lignée qui ne se laisse pas aller, accepte le travail manuel au détriment des rentes et accepte de discuter avec les familles établies autour d'elle.
C'est une enfance sauvageonne, la présentation de ses frères et soeurs et des caractères des uns et des autres qui sont décrits dans cette longue première partie, qui décrit 11 années de la vie d'Angélique ; elle n'est alors que "marquise des Anges", avant de n'être qu' Angélique de Sancé lorsqu'elle est envoyée au pensionnat.
Sa sortie, elle la doit à son "Mariage toulousain", 1656-1660, seconde partie de cet ouvrage. Elle y rencontre Joffrey, l'amour bien entendu, et le bonheur dans le faste que lui procure cette union.
Mais ces rebellions enfantines ont un prix et son mariage a un caractère aussi entier que celui du Comte de Peyrac suscitent, comme vous le savez (à part si vous venez d'une autre planète), jalousie, et peur.
C'est ainsi qu'elle va se retrouver à Paris, et que les auteurs peuvent poursuivre la description de la Cour, de ces moeurs comme de la vie parisienne avec "Les couloirs du Louvre," Mai 1660 - Février 1661. C'est la force de cette saga de lier les événements historiques, la description du quotidien des grands comme des humbles en utilisant une héroïne confrontée aux uns et aux autres par les modifications de sa condition. L'ultime chapitre "Le supplicié de Notre-Dame" Septembre 1660 - Février 1661, est comme vous l'imaginez la fin tragique de Joffrey et des conditions du rendu de la justice en cette période.
Mention spéciale à François Desgrez et à son interprête Jean Rochefort qui lui donnait vie dans la série. Au cours de ma lecture, en le suivant avec son chien je le revoyais. Certains acteurs sont vraiment grands, et Amanda ne devrait pas me contredire le concernant ;-D

 

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