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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 20:54

Le passage des ombres / Isabelle Hausser. Le Livre de poche, 2008. 441 pages. 4,5*

 

A Malemort, petit bourg méridional chargé d'histoire, une femme et deux hommes essaient, chacun à sa manière, de surmonter leurs deuils.
Leurs égarements intérieurs les mènent sur la piste de deux meurtres non identifiés. L'un bien réel, que Guillaume, le magistrat, est obligé d'instruire, l'autre, incertain et commis à une époque antérieure, qui suscite la curiosité de William, l'historien, tandis qu'Élise, le médecin du bourg, est confrontée à des morts moins inattendues parmi ses patients. A ces trois voix alternées se mêle, comme un écho assourdi, un quatrième timbre surgi des failles du temps.
Ce roman a obtenu le prix Vivre Plus 2007.

 

Grâce à une ancienne blogueuse volontairement disparue de l'internet (Florence), j'avais il y a presque 10 ans découvert Isabelle Hausser et le magnifique "La table des enfants". On aime, on déteste... Pour ma part, j'ai retrouvé dans ce texte une sensibilité telle que celle que j'avais gardé en mémoire.

 

Finesse de l'écriture, thématiques similaires : la mort, la musique, l'Allemagne me reviennent en écho (peut-être, sans doute, j'en oublie). Bref c'est une nouvelle fois un texte d'une extrême sensibilité qu'elle nous propose.

L'auteur joue avec la musique : ces titres de chapitre reprennent la terminologie des pièces musicales, entrecoupent le roman, la souffrance intérieure de ces personnages par cette musique qui leur permet de partager, non pas oublier mais se concentrer sur autre chose que la peine qu'ils ressentent tous 3, le cliché vous semblera facile, mais la musique se fait consolatrice.

Aux ombres des vivants, des morts, de la lumière de ce Sud, viennent répondre des jeux de miroirs forts intéressants : les personnages se répondent à l'image de leurs instruments, similitudes et différences par le nom de famille fort proches, de Guillaume et William, (leurs prénoms également), la perte d'un être cher, son fils pour l'un, sa compagne pour l'autre, un violoniste et un violoncelliste. Entre les deux Elise, à la fois béquille et elle-même à la recherche d'un appui ; une nouvelle image s'impose par l'instrument dont elle joue : le piano qui tour à tour peut accompagner, chanter à l'unisson avec les instruments ou à l'image des pièces religieuses du passé, donner les harmoniques. A mon tour, j'utilise une référence facile à la religion, car ce village de Malemort fut un fief du protestantisme et vit son existence bouleversée par la lutte et le rejet de l'Edit de Nantes. 

Effectivement si vous vous référez à la quatrième de couverture, vous verrez qu'il est également question d'enquête(s) et peut être prendrez-vous peur devant ce melting pot ! Je n'ai qu'un mot à vous dire : NON.

Laissez-vous gagner par la mélodie et la fluidité quasi permanente de cette histoire simple qui vous parle, c'est vrai, de la séparation, de la mort mais avec justesse et une infinie douceur, et dont l'ambiance musicale et le climat se font complices..

Dédicace de l'ouvrage : "A mes parents séparés par la mort".

 

Merci à Xiane pour le prêt. :)

Sandrine a aimé ;-D

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 23:00
http://www.decitre.fr/gi/54/9782742787654FS.gifSaltarello / Matthieu Dhennin. Actes Sud, 2009 (Histoire). 422 pages. 4*
Paris, XIV siècle.
En pleine guerre de Cent Ans, le royaume de France est aux abois. Les Anglais sont aux portes de Paris. Le roi de France, Jean II, est retenu prisonnier à Londres. Un vent de révolte souffle avec violence dans les villes comme dans les campagnes, alors que la population se remet difficilement de la grande peste de 1348. Pendant ce temps, deux papes se querellent et s'excommunient mutuellement entre Rome et Avignon.
Pourtant, dans ces circonstances douloureuses, la vie continue. Les arts renaissent, les sciences progressent, la prospérité revient. Alix Rougemont, jeune clerc mandaté pour le service funéraire de Nicole Oresme, s'aperçoit que le cercueil qu'il transporte au cimetière est vide. Soupçonnant un meurtre couvert par sa hiérarchie, il se lance, seul, dans une enquête qui nous plonge dans un Paris haut en couleur où se côtoient personnages fictifs et historiques.
On découvre les fastes du duc de Berry, flamboyant mécène et protecteur des artistes. On croise Charles V au hasard d'un couloir du donjon de Vincennes ou de l'hôtel Saint-Paul. On entend, à la Sorbonne, les brillantes théories de Nicole Oresme, sans doute le plus grand penseur du Moyen Age. On fréquente la délicieuse poétesse Christine de Pizan. On hume les plats du célèbre cuisinier Taillevent, auteur du premier recueil de recettes.
On suit les traces de l'intrigant Nicolas Flamel, le libraire soupçonné de pratiques alchimiques. Un saltarello jubilatoire et truculent qui entraîne le lecteur dans les rues boueuses de Paris à la recherche d'un mystérieux coupable...

Argh ! Une nouvelle fois je maudis les 4ème de couverture. M'imaginant une enquête pendant le Moyen Age (style que nous connaissons bien au travers de différents personnages) récurrents et connus notamment grâce à des séries) j'ai été totalement désarçonnée par la forme proposée par l'auteur. J'attendais dans ma grande crédulité une enquête linéaire, se pliant aux faits historiques, agrémentée de rencontres avec les personnages cités et quelques disgressions musicales, littéraires etc. Et bien non.
Une forme originale que le lecteur doit connaître afin de ne pas se sentir destabilisé par un Prologue qui narre l'évènement qui va servir de fil rouge (même si ce n'est pas tout à fait lui comme le découvrira le lecteur pugnace) avant de basculer 30 ans avant ledit Prologue ! Procédé relativement courant me direz-vous ? Oui, mais si vous y ajoutez que l'auteur vous laisse seul avec les protagonistes pour faire avancer l'action, là ce n'est pas si courant ! D'habitude les écrivains aiment nous donner force détails afin de nous faciliter la tâche, de faire avancer l'action - surtout lorsqu'il s'agit, comme il nous a été suggéré d'une enquête -, mais là, rien du tout.
Mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Avec aisance M. Dhennin intègre à son récit vie, humeur et humour des personnages (ce fameux Aubry Haussecul va rester dans les mémoires :o) ) ainsi que des débats propres à la période sans vous laisser une impression de leçon de choses : la visite de l'atelier de Nicolas Flamel vous apprend la magie des couleurs et les difficultés matérielles, géographiques, chimiques qu'elles demandent. La présence de Christine de Pizan est l'occasion d'évoquer la condition féminine etc... On découvre le quartier des bouchers, tanneurs, ... les odeurs se mêlent à la vision et aux conditions de vie des uns et des autres.
Foison de personnages, de faits et d'informations : le tout vous semble effrayant ? Et bien vous avez tort, car la plume m'a paru légère, même si j'ai moins apprécié 2-3 chapitres plus laborieux à la lecture alors que d'autres furent courts, les pages tournaient toutes seules.
C'est avant tout un ouvrage qui doit se lire comme un tout et dont la chute vous surprendra. Plus vous avancez vers la fin du roman, plus la présence d'Alix de Rougemont s'intensifie et là, j'ai pensé que ce personnage était un fieffé crétin, que la religion et l'époque avait fait de lui un nigaud. Nigaud, oui si on veut.... mais ....

Un ouvrage dense qui agacera certains mais qui réserve beaucoup de surprises.
Alors, ce Nicolas Flamel : alchimiste ou pas ?

Merci Caro[line] pour le présent et la dédicace.
Les avis de Yueyin et de Pimpi qui ont eu des sentiments distincts.
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:32
http://www.decitre.fr/gi/22/9782253123422FS.gifIntrigue à l'anglaise / Adrien Goetz. Le Livre de Poche, 2008. 314 pages

Trois mètres de toile manquent à la fameuse tapisserie de Bayeux, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant.
Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. patrimoine, Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, s'ennuie au musée de Bayeux, jusqu'au jour où la directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'une tentative de meurtre ! Entre-temps, des fragments de tapisserie ont été mis aux enchères à Drouot. Pénélope, chargée par le directeur du Louvre de mener discrètement une enquête, va jouer les détectives et reconstituer l'histoire millénaire de la tapisserie, de 1066 à la mort tragique de Lady Diana sous le pont de l'Alma...

Un roman sympathique, mais qui me laisse totalement sur ma faim tant, une nouvelle fois, je ne suis pas parvenue à entrer totalement dans l'histoire. Tout m'a semblé décousu au niveau de l'écriture, tant et si bien que parfois je me demandais si l'ouvrage n'était pas écrit à plusieurs mains. De plus, même si cela n'est qu'anecdotique, je n'ai pas du tout apprécié cette référence à l'accident du Pont de l'Alma - je ne suis absolument pas une accroc de Lady Diana, mais je pense que cela est dû à un accident trop repris par les médias et qui m'est contemporain. Je ne parviens pas à trouver la distance nécessaire pour laisser mon imagination s'imprégner du roman qui colle à des faits réels. Les connaissances d'Adrien Goetz sont beaucoup plus vastes que les miennes et je pense que parfois elles sont par trop éloignées du lecteur lambda, ce qui fait que la lecture se fait mais sans imprégnation.
Le côté fort intéressant est le détail qu'il fait de la tapisserie de Bayeux, la rendant à la fois vivace à notre esprit (cela donne effectivement envie de l'avoir sous les yeux), mais également - et une nouvelle fois en raison d'un trop plein - il l'éloigne de nous : trop de détails tue la description et l'on ne parvient plus à visualiser la toile. Un travers dont Tracy Chevalier dans "La dame à la licorne" avait su s'éloigner (Adrien Goetz fait référence à ces tapisseries dans cet ouvrage, rappelant la découverte dû au hasard, faite par Prosper Mérimée).
Quant aux héros : gentils, mais cela s'arrête là pour moi.
J'ai vu qu'une seconde aventure de Pénélope était parue et je me demande si mes sentiments seraient similaires ? Vous vous en doutez, ma PAL étant ce qu'elle est et ,vu cette once de déception à la lecture de cet opus, je ne vais pas me précipiter dans ma librairie.

Un roman lu en partenariat avec Le Livre de Poche.

Les avis de Bernard, Bérénice qui divergent.
Un détail de la Tapisserie de Bayeux en gros plan.
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 23:36
http://www.decitre.fr/gi/40/9782715228740FS.gifZola Jackson / Gilles Leroy. Mercure de France, 2009. 140 pages. 4,5*
Août 2005, delta du Mississippi : l'ouragan Katrina s'abat sur La Nouvelle-Orléans.
Les digues cèdent sur le lac Pontchartrain et les quartiers modestes sont engloutis. La catastrophe touche de plein fouet la communauté noire. Tandis que ses voisins attendent des secours qui mettront des jours à arriver, l'institutrice Zola Jackson s'organise chez elle pour sa survie. L'eau continue de monter, inexorablement. Du ciel, les hélicoptères des télévisions filment la mort en direct. Réfugiée dans le grenier avec sa chienne Lady, Zola n'a peut-être pas dit son dernier mot.
Sous la plume de Gilles Leroy, Zola Jackson, femme de trempe et mère émouvante, rejoint le cercle des grandes héroïnes romanesques.

Les premières pages me replongent dans la moiteur de la Nouvelle Orléans, les odeurs d'épices et la délicieuse cuisine née de toutes les influences gustatives liées au métissage qui ont bercé cet état, puis... tout diffère...
La Louisiane n'est pas un prétexte à la narration, mais le lieu joue un rôle primordial par rapport aux événements météréologiques, à la situation géographique de la ville, à la culture de cet état. Mais tout cela peut passer totalement inaperçu tant la figure de Zola Jackson domine cet ouvrage qui retrace en une centaine de pages les conditions de sa prime jeunesse, celle de son état de fille-mère, ses relations avec son fils et son mari jusqu'à ce jour où Katrina dévaste tout, balayant ses souvenirs, mais nous permettant de suivre Zola dans ses souvenirs et réflexions intimes.
Zola c'est le portrait d'une mère avant tout, qui veut tout pour son fils qui, nous allons rapidement le découvrir est décédé 10 ans avant cet évènement. Un portrait de femme moderne et volontaire prête à tout, sauf à accepter de perdre l'espoir et la reconnaissance dû à son fils, Caryl. Mère toujours pour qui le compagnon de son fils n'est pas assez bien pour lui : trop blanc, trop lisse, d'une famille trop riche, mais avant tout obstacle entre eux, entre l'avenir qu'il pourrait se construire....
C'est à doses homéopathiques que Gilles Leroy nous replonge dans le passé de Zola Jackson ; de la même manière il nous donne des informations concernant le climat social, les événements qu'elle a connu et la situation actuelle. Grâce à son regard, il donne le point de vu de ce qui sera un échec politique pour Bush après le passage de Katrina, revient sur les conditions d'évacuations différentes selon votre couleur de peau et surtout votre condition sociale. N'oublie pas de rappeler l'omniprésence des média friands d'images à sensation et de moments héroïques grâce à la présence de people qu'il dénigre d'une pichenette mais sans
grande méchanceté, toujours à l'image de son héroïne.
On s'accroche à cette femme et à sa chienne Lady, toutes deux attachantes dès les premières pages de lecture. On espère que la chute sera positive tant nous nous attachons à elles.
Un très beau moment de lecture qui m'a également permis de me replonger vers la Nouvelle Orléans et ce que devient aujourd'hui cette ville et ses habitants les plus pauvres.

Un grand merci à Fashion qui m'a mis ce livre entre les mains :-D
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 05:35
Comment bien commencer l'année et souligner la sortie d'une nouvelle adaption ?

 
http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/67/70/22/19227477.jpgEt bien en commençant par réviser ses connaissances du personnage qu'est Sherlock Holmes et de tout ce qui l'entoure.
"Elémentaire mon cher Watson !"
Que ceux qui ne connaissent pas cette expression passée dans notre langage courant, se manifestent ? Personne ? Bien, je vais pouvoir continuer à discourir sans interruption :-D
Si je vous dis Watson, vous me répondez Sherlock Holmes ; à la limite, les chauvins que nous sommes feront écho par Herlock Sholmes, faisant référence à Maurice Blanc et à notre gentleman cambrioleur Arsène Lupin.
Je dois vous avouer que je me suis interrogée si j'avais ou non lu les aventures du personnage d'Arthur Conan Doyle (pas de soucis j'y remédie) en lisant cet ouvrage :

http://www.decitre.fr/gi/83/9782070396283FS.gifEnquête sur Sherlock Holmes / Bernard Oudin. Découvertes Gallimard, 1997 (Littérature). 95 pages. 4,5*
Sherlock Holmes, création du romancier britannique Arthur Conan Doyle, est à coup sûr un des personnages les plus célèbres de toute l'histoire.
Mais, au-delà de son succès proprement littéraire, il existe un " phénomène " Holmes, vieux maintenant d'un siècle et qui ne donne aucun signe de déclin. Il a été le héros le plus souvent porté à l'écran et des dizaines d'écrivains ont voulu donner une suite à ses aventures. Mieux encore, dès la parution des premières oeuvres, des milliers de gens ont cru à l'existence réelle du détective. Aujourd'hui encore, du courrier arrive à son domicile supposé de Baker Street.
Plusieurs centaines de clubs holmésiens dans le monde, jusqu'en Amérique et au Japon, perpétuent son culte. Bernard Oudin, spécialiste de Sherlock Holmes, démêle les fils de cet étonnant sortilège qui a amené un personnage de fiction aux frontières de la réalité et du fantasme.

A force de voir en ces personnages des classiques, le doute subsiste. Mais me voici entre de bonnes mains pour palier mes lacunes et revoir mes classiques.
En quelques courts chapitres, toujours abondamment illustrés dans ces petits opus qui font la part belle à la partie graphique, j'ai appris beaucoup sur l'auteur et son personnage qui l'a totalement canibalisé sur bien des points.
Ainsi pour répondre (enfin ! ) au titre choisi j'ai appris que dans aucun des 4 romans et  56 nouvelles qui composent la "biographie" officielle de notre personnage, jamais Sherlock n'utilise l'espression "Elémentaire mon cher Watson". Vous trouverez le "Elémentaire" mais cela s'arrête là.
De même jamais il n'est question de la casquette à double visière (deerstalker) : notre personnage est un gentleman anglais alors comment peut-on l'imaginer avec son inséparable couvre-chef ? Et bien, tout est lié (pour cet attribut tout du moins) au support de publication qui permis à Conan Doyle de faire connaître son personnage : la publication dans le mensuel illustré "The Strand magazine" et par la plume de Sidney Paget qui donna sa vision de Sherlock & Watson.
Mais là ne s'arrête pas la mise en scène ; en effet le personnage de Sherlock est devenu si populaire qu'il a, d'une part totalement empiété sur son créateur et lui a échappé d'une certaine manière par les différentes adaptatons théâtrales et surtout cinématographiques qui lui ont été dédiées (et cela continue en 2010). Voilà comment notre personnage se trouva affublé d'une pipe recourbée qui facilitait la vie à William Gillette lorsqu'il devait donner la réplique à ses partenaires.
Entre grande et petite histoire les anecdotes ne manquent pas. Et tout en découvrant quelques éléments de la vie de Sir Conan Doyle vous apprendrez beaucoup sur celui qui fait partie de la fine fleur des policiers, le père de tous les détectives et maître de l'investigation par le raisonnement.
Vous comprendrez mieux les qualités et défauts du personnage, ainsi que la présence de son faire valoir Watson permettant au lecteur de se trouver à la jonction des deux intelligences. Vous ne pouvez pas être Sherlock mais êtes plus futés que Watson tout au long de votre lecture, cela semble évident et bon pour le lectorat. Preuve s'il en est du génie du père du roman policier qui sut créer un genre et trouver son public.
Si vous lisez (relisez) les aventures de notre Hercule Poirot anglais, vous sourirez parfois, vous, lecteurs et télespectateurs du XXIème siècle, mais ces ouvrages conservent néanmoins un charme évident que tous les fans s'empressent de reconstituer au travers de soirées, clubs etc...
Un court ouvrage mais grâce auquel vous deviendrez quasi incollable avant de faire vos propres fiches sur les enquêtes de Sherlock et de vous joindrent à une confrérie afin de répondre aux questions demeurant sans réponses... pour le moment.

Connaissez-vous tous ces personnages, lieux ou termes ? Si oui, vous êtes un spécialiste. S'il vous manque une réponse, reportez-vous à la fin de l'ouvrage si vous n'avez pas le temps de relire tout C. Doyle.

* Adler (Irène)
* Baker Street
* "Baker Street Irregulars"
* "Canon"
* Gregson (Inspecteur Tobias)
* Holmes (Sherlock)
* Holmes (Mycroft)
* Mrs Hudson
* Lestrade (Inspecteur)
* Moriarty (Professeur James)
* "Untold stories"
* Watson (Docteur John H.)

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:47
http://www.decitre.fr/gi/19/9782020997119FS.gifBW / Lydie Salvayre. Seuil, 2009 (Fiction & Cie). 205 pages. 2*
Le 15 mai 2008, celui que dans le livre j'appelle BW perd brutalement l'usage de ses yeux.
Dans l'urgence de parler pour tenir tête au désarroi, BW me livre alors tout ce qu'il a gardé secret durant nos années de vie commune : ses fugues, ses frasques, ses trekkings dans l'Himalaya, sa fulgurante carrière de coureur à pied, les souvenirs obsédants d'un Liban déchiré par la guerre, autant d'expériences, autant de détours qui l'ont conduit, il y a trente ans, à travailler dans l'édition. Car BW est éditeur, et la littérature, sa vie.
Avec une ironie désenchantée, il me parle, le jour, de ses quinze existences passées, de son métier déraisonnablement aimé et de sa décision, mûrie dans le noir, de tirer sa révérence devant des moeurs éditoriales qui lui sont peu à peu devenues étrangères. Je compose, la nuit, le texte dont il est le centre, avec le sentiment que son geste de quitter ce que d'autres s'acharnent à rejoindre revêt aujourd'hui un sens qu'il faut, à tout prix, soutenir.
Tous deux nous nous sentons poussés comme jamais par une nécessité impérieuse. Pour lui, celle de dire ou de sombrer. Pour moi, celle d'écrire ces mots-là, et aucun autre. Ce livre, écrit à vif, est le roman de cette traversée.

Différents titres de la rentrée littéraire de Septembre 2009 m'avaient fait de l'oeil (dont celui-ci) et vu les plus ou moins grandes déceptions des achats effectués, je n'ai guère hésité lorsque j'ai vu ce titre en allant rendre une petite visite à Dame Chiffonnette en son second antre :)
Verdict pastiche : Mais que diable suis-je allée faire dans cette galère ?
J'exagère un tantinet, il est vrai (sans être marseillais mon père et moi-même avons une tendance à bloquer l'entrée du port de Marseille grâce à nos propos (bah oui il ne s'agit pas de sardine cette fois, vous vous en doutez un tantinet ;-D)). Bref je ne suis jamais parvenue à entrer dans ce roman, à y trouver un réel intérêt autre qu'un aspect condensé de biographie de Lydie Salvayre à l'égard de BW (Bernard Wallet, fondateur des Editions Verticales).
La forme se veut originale en étant la restranscription de leurs conversations durant la cécité ponctuelle de BW qui cherche un échappatoire à la peur de tout lecteur. Même si certains des propos-histoires sont touchants, les faits qui montrent les qualités d'âmes de BW, ses illusions perdues au cours de ses voyages, ses déplacements professionnelles et la création puis la perte de sa maison d'édition risquent de ne me laisser aucun souvenir positif au lendemain de ma lecture. J'ai tourné les pages, lu sans plaisir, sans aucun attachement aux personnages : les faits relatés sont-ils par trop personnels et trop succints pour que je ne m'y sois pas attaché en dépit des "récits de guerre" forts et marquants ? Je ne sais pas mais il est certain que si ce livre n'avait pas été si court, sans doute l'aurais-je abandonner...

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 20:30
http://www.decitre.fr/gi/90/9782253122890FS.gifLe grand soir / François Dupeyron. Le Livre de Poche, 2009. 312 pages. 4*
Au crépuscule de sa vie, Gustave Courbet rencontre une jeune prostituée dans un bouge de Genève.
Mona ressemble à s'y méprendre à Jo, la belle Irlandaise, le mobile de sa vie, la femme de ses rêves, celle qui donna naissance à L'Origine du monde. Le temps d'une nuit, Courbet se confie à cette inconnue : les amours, les rencontres qui ont marqué sa vie mais aussi son procès, son emprisonnement et son exil en Suisse pour fuir la répression qui suivit la Commune. Avec une force d'évocation flamboyante et enfiévrée, le romancier et cinéaste François Dupeyron entre de plain-pied dans la vie et le siècle de Gustave Courbet, personnage superbe et dévasté, dont il célèbre, corps et âme, l'amour de l'insurrection.

Si le nom de Gustave Courbet ne vous évoque rien, ses oeuvres ou l'histoire de la colonne Vendôme (merci les cours d'histoire et d'histoire de l'art), ne vous sont pourtant pas inconnus.
L'origine du monde, Un enterrement à Ornans ou L'atelier du peintre, voici quelques unes des oeuvres ayant suscitées émois en leur temps et que l'on retrouve dans ce roman. Roman car telle est bien la forme de ce livre, même si le style choisi par F. Dupeyron suggère la biographie. Mais devant cette figure de la peinture et de la commune il brode (rien de péjoratif dans la formulation) ainsi qu'il le rappelle dans sa "postface".
L'auteur met en scène G. Courbet en Suisse quelques années avant son décès, mais le montrant déjà quasi perdu, conscient de son état et faisant le point sur son existence, sur ses amours, ses relations avec le monde politique, durant la nuit qu'il passe avec Mona, la femme en qui il aspire à retrouver Joe, la femme trop aimée. Avec un plume fort descriptive, sans doute liée au monde cinématographique auquel il appartient (Merci à lui pour le magnifique film La chambre des officiers !), F. Dupeyron nous entraîne dans la vie de Gustave Courbet, l'homme épris de réalisme, celui qui voulait entreprendre dans sa peinture et sa vie sans s'en laisser compter par les biens pensants ou les médisants devant la crudité de sa peinture, vivante et novatrice. Si ces deux hommes nous parlent de peinture, l'amour reste au premier plan de ce roman. Courbet est un homme aimant la vie, les femmes, les plaisirs de l'existence auxquels il s'adonne avec une ferveur égale à celle qu'il a devant un chevalet. Homme sensible au quotidien, au monde ouvrier, il ne peut s'empêcher de laisser son coeur et son esprit parler lors des bouleversements historiques qui secouent la France durant son existence et d'y prendre part.
Si l'auteur revendique qu'il ne s'agit pas d'une biographie, n'aller pas imaginer qu'il s'agit d'une apologie du peintre, de l'homme : il nous montre les faiblesses, bassesses parfois de l'être humain, sa crédulité. Même si on le sent passionné, avide de démontrer l'aide apporté aux musées durant la Commune, par exemple, c'est avant tout un magnifique portrait qui se dessine sous nos yeux. En tournant les pages, nul doute que beaucoup retiendront nombre d'éléments sur Courbet l'artiste, son travail et sa manière de composer ses oeuvres autant que le formidable appétit de vie qui lui est donné.
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 07:19
A trop vouloir regarder par dessus les épaules des voisins, on finit par se faire avoir . Et bien c'est un peu ce qui m'est arrivée dernièrement... A traîner sur les blogs, à regarder les listes des uns et des autres, à me promener dans des rayons bien garnis, je me suis laissée plus que tenter alors que ma PAL n'en demandait pas temps
Mais comme je sais que vous souffrez de maux similaires aux miens je vois bien que cet apitoiement minute vous fera sourire et vous sentir bien entourer .

Allez j'avoue tout et vous propose une de mes tentations de lundi dernier ; un coup de coeur pour le titre avant tout, car je ne me souvenais pas des échos lus sur la blogosphère....

http://www.decitre.fr/gi/49/9782290324349FS.gifAutobiographie d'une courgette / Gilles Paris. J'ai Lu, 2003. 255 pages. 4*
Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts.
Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman". Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle.
Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...

Le contenu est beaucoup plus grave que le titre ne le laisse imaginer. Gilles Paris se glisse dans la peau d'Icare dit Courgette afin de dire  avec un vocabulaire enfantin, les souffrances de ces enfants malmenés par leurs parents (qu'ils aiments en dépit de tout), par la vie tout simplement. Enfant battu, abusé, orphelins, parents en prison, aucun d'entre eux n'a été épargné en dépit de leur jeune âge.
Ils découvrent dans ce foyer des habitudes alimentaires, une hygiène de vie et une atmosphère différente de celle qu'ils ont connu jusqu'alors. Tous ne réagissent pas de la même façon : Jujube dévore tout et a toujours mal quelque part, Ahmed se raccroche à son lapin doudou et a peur de tout, Béatrice garde les doigts dans le nez ou dans la bouche, Alice cache ses yeux et son absence de sourire derrière ses cheveux, Simon fait front  de toute part, Boris et Antoine les deux frères se raccrochent l'un à l'autre... et Courgette découvre la complicité et l'amour de Camille.
En leur compagnie et avec le personnel encadrant, les "zéducateurs", la directrice, le cuisinier, l'instituteur etc... Courgette découvre que la vie ne se cantonne pas à la télévision, que les personnes peuvent s'adresser à lui en le regardant, en le touchant, en l'embrassant. Ce qui est vrai pour lui l'est également pour ses camarades.
Si le style pourra pertuber certains, il rend au plus juste les instants vécus par Courgette et ses amis, nous permet par les échanges entre eux avec "leurs mots" de mettre le doigt sur la violence subie (physique ou morale) avec des termes parfois plus agréables à lire qu'à comprendre. Ainsi Camille dont la maman couturière le jour, recoud les coeurs "de ces messieurs qui venaient les mains vides" le soir venu. (...)"Elle ne travaillait plus avec un dé, une aiguille, ou sa machine, juste avec sa langue(...)". Parfois Courgette vous semblera utiliser un vocabulaire plus proche de 7 ans que des 10, mais comme lui dit son copain Simon, il a de la peluche dans la tête, liée à son éducation passée.
J'ai alterné les sourires et la gorge serrée, et j'ai eu du mal à me détacher de ce livre. La première partie parce que je souhaitais connaître le secret de Simon. La seconde parce que je me demandais comment l'auteur allait poursuivre encore sur une 100aine de pages sans m'ennuyer, sans se répêter. Opération réussie.


Les avis de Tamara (tiens elle avait le même surnom que moi, sûrement lié à notre taille), Pom,
 
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 20:00
Indomptable Angélique / Anne et Serge Golon. J'ai Lu, 1988. 718 Pages
Alors qu'elle allait rejoindre son mari, le comte Joffrey de Peyrac, le mystérieux ressuscité échappé aux flammes du bûcher, Angélique a été capturée par les Barbaresques.
Devenue la propriété de Moulay Ismaël, elle connaît l'esclavage le plus odieux dans le harem de ce jeune souverain musulman, contemporain de Louis XIV, prince cruel et raffiné, ivre d'orgueil et de puissance. Chez les belles captives qui vivent dans l'attente des caresses de leur maître et la crainte de ses colères, le goût de la volupté et celui du sang mêlés créent d'étranges langueurs..
Angélique, éternelle insoumise, décide de s'échapper de ce sérail d'où jamais une femme n'est sortie et d'affronter les pièges brûlants du désert pour recouvrer sa liberté perdue à la recherche de l'amour.


Devant mon impatience, Caro[line] a eu la gentillesse de me prêter son livre avant d'entreprendre sa propre lecture. Guère récompensée par cette initiative, car j'ai un peu traîné cette fois ...
Si vous lisez la 4ème de couverture, il faut d'abord que vous sachiez que ce résumé (harem et évasion) ne concerne à peine que la moitié de l'ouvrage. Il est certain que de voir notre héroïne aux prises avec un sultan est plus tentateur pour une suite lol.
Dans les premières pages nous découvrons Angélique à Paris, isolée, surveillée par la police du roi devant lequel elle ne souhaite plus paraître, toute accaparée de découvrir ce qu'il est advenu de son mari "le grand boiteux du Languedoc". Elle essaie de discerner comment il a réussi à s'échapper et de découvrir où il réside.
Bien entendu, cette quête l'amène à aller contre la volonté du Roi et, mystérieusement aidée par son fils, elle fuit Paris pour se rendre à Marseille. Elle y retrouve Savary et sa moumie qui sera tout au long de ces aventures un précieux allié.
Si dans le volume précédent, les auteurs nous donnaient une leçon d'histoire concernant la Cour de Louis XIV, c'est dans le domaine maritime que se porte notre première leçon.
Vous saurez tout de la constitution des équipages militaires ou plus généralement rencontrés en Méditerranée en cette période.
Cette partie en compagnie du frère de la Montespan m'a parue un peu longuette, mais naufrages, galériens, trahisons de toute nature ont vite repris le dessus et j'ai retrouvé mon enthousiasme de lecture.
Que d'aventures !!! Rien n'est épargnée à cette femme qui, il est vrai, aime se confronter au danger, avide de retrouver son balafré. Néanmoins, elle n'en reste pas moins femme et les soupirants ou soudards s'accrochent à elle.
Vendue une première fois au marché de Candie (la Crète et le marché d'Héraklion si j'en crois Wikipédia (quand je vous répète que ces romans sont des pages d'histoire !)), elle échappe au harem grâce au Rescator, mais toujours entreprenante, elle prend la fuite. Après un détour auprès des chevaliers de Malte, un nouvel épisode la conduit au marché d'Alger  et, après sa rencontre avec le Grand Eunuque Osman Ferradji, esprit éclairé qui aide son maître à gouverner, dans le harem de Moulay Ismaël qu'elle n'aura à coeur que de fuir. Ces pages sont l'occasion pour les auteurs de montrer la confrontation religieuse entre maîtres et esclaves et les conditions de vie des uns et des autres ainsi que la position hasardeuse des juifs.
Grâce à ces derniers, à son ami Savary et à un nouveau personnage masculin, Colin Paturel qui devrait permettre à la gente féminine (le lectorat de ces romans, ;-D) de se pâmer devant tant de force et d'abnégation, Angélique va tenter et réussir - vous vous en doutez, ce n'est pas vraiment un spoiler, sinon adieu la suite de la saga romanesque -, mais cette fuite sera une étape plus difficile que ce qu'elle a connu jusqu'alor : elle va perdre certains compagnons de voyage, connaître la faim, la soif et des blessures tant physiques que morales.
Voilà, après plus de 700 pages Angélique a décidé de tourner la page et de rentrer chez elle. Ses expériences en Méditerranée et particulièrement par rapport à la vie féminine dans le monde maritime et musulman lui font aspirer à une vie synonyme de liberté, mais Louis XIV en a décidé autrement....

Nos amies québecoises poursuivent leur lecture et me précèdent : Pimpi, Karine ;-D
Ce livre retourne chez sa propriétaire qui s'impatiente, tout comme Tamara.
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 07:28
"Quarante-cinq tableaux sur la gêne qui agissent à la façon d'un souvenir personnel."
Voici l'avertissement qui prélude à cet opuscule et qui en résume le contenu. Vous voici prévenu !
Sous le générique de tableaux se cachent quelques pages dédiées à des situations où le regard d'autrui vous plonge dans le malaise, ou ne fait que constater la situation périlleuse dans laquelle "vous" vous trouvez. Eh oui, bon nombre de ces situations sont de celles qui vous arrivent un jour (ou presque, car par exemple, tout le monde n'aspire pas à être un voleur par effraction ;-D). Bref on se retrouve parfois dans ces courtes anecdotes, au charme caustique qui comme à l'exemple des blagues ne vont pas plaire à tout le monde et c'est compréhensible.
Certaines sont infiniment mieux troussées que d'autres ou répondent davantage à du vécu, ce qui fait que je me suis repue à leur lecture.
Ceux qui n'aiment pas les recueils de nouvelles passeront leur chemin, car même s'il ne s'agit pas de cela, et que l'on pourrait d'une certaine manière, prêter bon nombre de ces épisodes à un seul et même quidam, son absence de nom et de références fait qu'on les lit de manière détachée.
Ce manque de personnage récurrent fait que je ne suis pas totalement satisfaite de ma lecture, car j'aime m'attacher à un personnage et ainsi que je l'ai signalé tous les chapitres ne furent pas agaux à mes yeux. Mais cette lecture est néanmoins facile et rapide.

Merci Meria :-D

Situations délicates / Serge Joncour. J'ai Lu, 2003. 155 pages. 3*
" Le plus incongru c'est qu'ils te le fassent en anglais.
Tu n'as rien d'anglais, à part les chaussettes peut-être, et pourtant c'est en anglais qu'ils te célèbrent, à croire qu'Happy soit plus festif que Joyeux, et que le Birthday sonne mieux. " C'est un ami de vingt ans. Il est face à vous, son sourire béat vous avait inquiété : il vous annonce qu'il vient de rencontrer Dieu. Vous vous retrouvez dans l'espace exigu d'un ascenseur face à une parfaite inconnue.
Vous égrenez alors les secondes, ébauchant un sourire gêné et des mouvements gauches. Vous adorez les échecs et vous acceptez de jouer avec ce gamin de neuf ans, qui vous bat en beauté. Vous essuyez les commentaires de la belle-famille, vous enragez... En quarante-cinq tableaux précis et impitoyables, et sans jamais se départir d'un humour caustique, Serge Joncour débusque ces moments de gêne qui paralysent le quotidien.

Les avis de Caro[line],
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