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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:08

Meurtres en copropriété/ Deborah Crombie. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Crichton. Le Livre de Poche, 2007. 318 pages
Quoi de plus paisible que le Yorkshire en automne ? C'est ce que s'imagine le superintendant Duncan Kincaid, ' fraîchement promu et déjà surchargé de travail.
Et donc, quand son neveu lui propose de profiter d'une semaine dans une résidence en copropriété, il accepte ; pensant se reposer et lire quelques bons livres. Alors qu'il vient de faire la connaissance de ceux que le hasard a réunis dans la maison pour quelques jours, Duncan découvre le corps de Sebastian, le sous-directeur de l'établissement, flottant dans la piscine du manoir. Peu après, c'est Penny MacKenzie, une vieille demoiselle écossaise, qu'on retrouve sur le court de tennis, le crâne défoncé. Puis c'est Hannah Alcock, une scientifique, qui est victime d'une tentative de meurtre. Avec l'aide de sa jeune collaboratrice, Gemma James, le superintendant prend alors la direction des opérations...
Premier roman de Deborah Crombie c'est aussi la première affaire du duo Kincaid-James.

Un sympathique polar qui se laisse lire sans déplaisir. Sans doute les épisodes suivants ont-ils plus de force que ce premier volet mais rare sont les premiers volumes d'une série (qu'il s'agisse de romans ou de BDs) qui soient immédiatement au top.
Cet ouvrage a les qualités et les défauts d'un galop d'essai mais ainsi que je l'ai déjà mentionné, les pages, pour moi, se tournaient facilement et sans lassitude.
Bien entendu une fois le livre refermé il est facile de faire un point sur ses petits travers : l'assassin est odieux, mais certainement plus proche de la folie qu'autre chose ; ainsi que le signale "en passant" un des personnages de cette histoire, son état mental peut avoir quelques hérédités et il est de toutes façons un être "prétentieux et incapable". Il présente donc tous les travers pour être le méchant de service, prêt à tuer des innocents afin de parvenir à ses fins.
Les personnages semblent parfois un peu caricatural mais, on découvre bien souvent  que l'on retrouve réellement, tous les types de personnalité dans un petit groupe, réduit ici à cette copropriété et aux enquêteurs + équipe technique liée aux meurtres.
Notre personnage principal Duncan Kincaid semble le beau gosse de service, et cela en est parfois risible. De 15 à 65 ans toutes les femmes semblent prêtes à lui sauter au cou :))
Par contre je n'ai pas vraiment saisi ce qu'apporte à l'histoire sa pseudo relation avec le médecin.
Je me suis rendue compte que l'éditeur avait réédité cette aventure en modifiant la couverture ; cela lui donne un côté plus anglais (cup of tea, décor, couleurs un peu surannées,..) rappelle davantage les Agatha Christie à qui faisait référence les anciennes 4ème de couverture. Du charme mais la comparaison s'arrête là car l'époque a changé.

Merci au Livre de Poche.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:30
Merci à Babelio et Gallimard.
livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com
Les enfants de l'empereur / Claire Messud. Gallimard, 2009 (Folio). 715 pages.
Manhattan, début 2001.
Trois jeunes trentenaires, amis depuis l'université, se retrouvent déchirés entre leurs rêves et les exigences du réel : Marina, apprentie journaliste, écrasée par son père Murray, qui règne en maître sur l'intelligentsia new-yorkaise ; Danielle, en quête de l'âme soeur et de reconnaissance professionnelle ; Julius, pigiste gay et sans le sou, n'aspirant qu'à se ranger sans pouvoir s'y résoudre. Leurs rapports se compliquent dangereusement avec l'arrivée du séduisant Ludovic et surtout avec celle de Bootie, vingt ans, idéaliste et provincial, dont l'éducation reste à faire.
Cette double irruption déclenche une série de rapports de force et de chassés-croisés sentimentaux, un jeu de séduction et de faux-semblants à l'issue duquel les masques vont tomber. Et Murray, " l'empereur ", entraînera dans sa chute tous ces grands enfants, dans une comédie de l'innocence perdue qui culminera un certain 11 septembre. Par son jeu virtuose sur les points de vue, son habileté à relier chaque trajectoire individuelle à la trame de l'Histoire, Claire Messud nous offre un portrait aussi féroce que réjouissant d'une métropole narcissique, et recrée toute une époque, si proche et déjà si lointaine.

Je reste un peu sur ma faim en refermant ce livre, ne comprenant pas vraiment en quoi réside ce manque d'équilibre une fois la dernière page tournée. Après avoir survolé le billet d'Ardok, sa conclusion et mes impressions me semblent beaucoup plus limpides. Je vous laisse le lire si vous le souhaitez et vais essayer de vous donner mon ressenti.
Je crois que ce livre parlera à beaucoup de ceux qui étaient trentenaires en cette veille de 11 septembre 2001. Deux différences essentielles entre moi et ces trois neww-yorkais :
- Leur lieu de vie tout d'abord car si cette date reste en mémoire de chacun, seuls ceux qui ont vécu dans leur chair cet événement peuvent sans doute exprimer les changements que cette date a entraîné.
- Mon style de vie à l'opposé de la leur en 2001. Ma vie professionnelle était sans aucune mesure beaucoup plus harmonieuse que la leur :) ; un an plus tôt j'étais parvenue à avoir un poste intéressant et ma vie avait changé, et je glissais en souriant vers mes 30 ans. Mais ce livre ne raconte pas ma vie et je ne suis pas là pour vous la narrer .

Cet ouvrage retrace les espérances de 3 amis, dont la rencontre universitaire a plus tenu du hasard qu'autre chose, tant leurs univers étaient différents. Ici ou là quelques points communs qui les ont fait se rapprocher sans doute, et en cette année 2001, l'espoir professionnel prédomine, même si la quête amoureuse n'est jamais loin. Mais ils semblent avant tout vivre par et pour leurs illusions. Manipulations, faux semblants... chacun est pourtant certain qu'il est maître de son destin, qu'il détient la (sa) part de vérité, qu'il sait ce qu'il veut. Les regards amicales ne semblent plus suffire à Marina, Danielle et Julius, leurs chemins prennent des routes distinctes et devant le temps qui s'écoule chacun décide d'agir autrement.
Oui l'histoire de ces personnages se lit, mais nul attachement à leur égard. On n'espère rien pour eux. J'ai eu l'impression que chacun avait eu à un moment ou à un autre sa chance, et qu'ils l'avaient laissé filer volontairement, involontairement je ne sais pas. Et ce 11 septembre, même s'il va les bousculer, les bouleverser, ne semble pas propice à une réelle remise en question des uns ou des autres. Cette date ne les rend pas meilleurs ou pires qu'ils ne le furent avant.
Consciemment ou pas Claire Messud ne  souhaite pas que l'on s'attache à ses personnages principaux, elle ne m'offre pas l'envie de faire d'eux mes amis. Nul envie de m'apitoyer sur le sort de cette pauvre petite fille riche, Marina, de son amie Danielle qui se cherche encore amoureusement comme professionnellement tout comme Julius dont les qualités semblent sans contexte mais qui ne parvient pas pour autant à trouver un équilibre. Aucune pitié pour Bootie qui semble bien parti pour prendre le même chemin qu'eux : sûr de son fait avec une grande ambition mais trop perclus d'idéalismes et d'illusions sans doute. Ludovic semble être la tête à claques par excellence, avide de pouvoir et prêt à tout pour réussir, mais l'auteur ne nous donne pas assez d'éléments, ne nous permet pas assez de pénétrer dans ses pensées pour que je puisse réellement en parler. Il est juste plus qu'antipathique.
Celui, non pas le plus attachant, mais qui dégage "une réelle carrure" est sans contexte Murray : au moins j'ai eu de la matière pour ne pas l'aimer jusqu'à la dernière page tant son égoïsme est fort bien mis en avant. Il donne réellement envie de le détester tant il est perclu de sa vision des choses, de sa pensée et de son savoir.
Un immense coup de chapeau à l'auteur pour avoir su habilement utiliser les attentats du 11 septembre, non pas pour nous arracher des larmes mais en en faisant un intervenant extérieur et en montrant son impact dans la vie de cette génération. Remise en question de notre univers, même si pour d'autres le krach économique puis l'affaire Madoff laissera un autre impact.

L'avis d'Ardok, Télérama, Brize,



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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 06:58
J'étais tombée sous le charme des affiches dans le métro et de la phrase de Baricco mise en avant par un bandeau par Actes Sud : "Si lire est ton plaisir et ton destin, ce livre a été écrit pour toi." Alessandro Baricco.
D'un autre côté je me raisonnais, pensant que souvent les livres les plus tentateurs, notamment lorsqu'ils parlent de notre passion de la lecture s'avèrent parfois décevant.
Mais lorsque ce livre m'est passé sous le nez, je n'ai pas résisté plus longtemps et remercie Tamara pour ce prêt :)
La lecture s'est avérée savoureuse et j'ai pris grand plaisir à goûter les titres et références dont Firmin, le rat héros de ce roman, nous gratifie.

N'ayant rien imaginé de précis, à peine lu la quatrième, j'ai cheminé derrière Firmin, découvrant sa naissance, sa fratrie et comment son côté malingre lui permet de sauver sa peau. Tout n'est pas crédible, loin de là, mais je me suis laissée porter par son existence, ses découvertes, les nombreuses invraisemblances qui permettent certainement à l'auteur d'exprimer beaucoup de lui-même et de l'être humain de manière générale. 
L'ouvrage est agrémenté d'illustrations qui m'ont amusé, et l'ouvrage étant relativement court, j'y ai trouvé mon content.
Comme quoi l'être humain n'est pas le seul à se nourrir de lectures spirituelles
.

Allez découvrir l'avis et les photos de Serial Lecteur, celui de Tamara ;-D, Fashion -dont je viens de relire la critique et qui m'a fait rire -, Les Echos.

Firmin : autobiographie d'un grignoteur de livres / Sam Savage. Traduit de l'américian par Céline Leroy. Illustrations de Fernando Krahn. Actes Sud, 2009. 199 pages. 4,5*

Autobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour clans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960.
Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de coeur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 21:43
La saga du Roi Dragon. I, Le château du Roi Dragon. II, Les seigneurs de guerre de Nin. III, Le glaive et la flamme / Stephen Lawhead. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marianne Saint Amand. Pocket, 2006. 441 + 469 + 404 pages. 2,5*


I. Un chevalier mortellement blessé, porteur d'un message d'une extrême importance, s'écroule sur le seuil du temple d'Ariel.
Le paisible temple se retrouve en pleine effervescence ! Prêtre novice, Quentin se porte volontaire pour prévenir la Reine Alinea. Ce faisant, il s'attire l'inimitié du redoutable sorcier Nimrood et de Jaspin l'usurpateur, et plonge au c?ur d'un conflit dont va dépendre le sort du Roi - et du Royaume tout entier...
II. Mensandor est de nouveau en danger ! Quentin est rappelé d'urgence à Askelon : il trouve le roi Dragon à l'agonie, rongé par un mal inconnu.
L'Etoile du Loup a projeté un immense voile de terreur sur le royaume. Seul un glaive magique - Zhaligkeer, celui qui brille - peut encore le sauver...
III. Quentin, jeune novice puis chevalier, est devenu le nouveau Roi Dragon.
Mais le voici terrassé par le désespoir : son fils a été enlevé, son plus fidèle conseiller a été tué. Pis encore, le cruel nécromancien Nimrood est de retour alors que tout le monde le croyait mort. Quentin doit affronter la plus redoutable des épreuves. Sa foi, son épée, tout ce à quoi il tient est désormais menacé. Et c'est bien plus que le seul destin du royaume qui va se jouer ici... Périls, faits d'armes, trahisons et combats épiques : le dernier volet d'une trilogie inoubliable.

Heu, inoubliable ! Le marketing s'emballe un peu.
Pour quiconque n'a jamais lu de saga épique, vu Le Seigneur des anneaux et d'autres ouvrages du même genre, je veux bien que ce quidam se laisse gagner, mais encore devra-t-il franchir l'envie de commencer cette série.
En effet, j'ai trouvé les premières pages  de cette série quelque peu poussive.s.. Mais allez savoir, comme je le dis souvent au fil de ces pages, si ce n'était pas mon état d'esprit qui n'était pas d'humeur ? Une fois rentrée dans cette aventure, en dépit de son manque d'originalité et de personnages qui manquent pour beaucoup d'envergure, particulièrement les femmes (j'y reviens dans quelques instants), la lecture se fait tranquillement mais sans un élan d'enthousiasme prompt à vous enlever quelques heures de sommeil.
Pourquoi me direz-vous, ai-je poursuivi ma lecture sur trois volumes ? Parce que je me demandais jusqu'où S. Lawhead allait nous emmener, quels faits d'armes il allait restranscrire, s'il allait développer plus avant son idée de cité perdue et merveilleuse (Dekra) et je m'interrogeais s'il allait poursuivre dans la "vision" religieuse qui domine dès le premier volume - à moins d'être aveugle, je pense que tout le monde en prend conscience immédiatement -.
Pour en revenir aux personnages et notamment les femmes se sont de jolies fantoches d'opéra, même si l'auteur nous affirme le contraire de temps en temps et se contredit la ligne suivante ; je n'ai plus la citation exacte en tête mais il fait néanmoins dire à Brea ou à sa mère Alinéa (qui semblait pourtant partir avec un excellent potentiel dans le volume 1) que les reines de ce royaume sont là pour attendre le retour de leur roi. Je vous rassure elles sont superbes, ont des voix enchanteresses et sont des femmes merveilleuses, mais que ce soit Alinéa ou la princesse Esme (autre potentiel dans le 2nd volume), elles sont fort discrètes et ne discutent pas l'ordre établi. Pour un peu, on ne se croirait pas dans de la Fantasy mais bel et bien au Moyen Age :)
De belles idées demeurent telles que la cité de Deskra citée précédemment, des peuples magiques ou sanguinaires, quelques personnages attachants, mais l'auteur n'a pas suivi la voie que je le voyais prendre et, la lecture terminée, aucune envie de relecture ne me guette.
Ne me reste plus qu'à tenter une autre de ces saga si d'aventure je croise leur route. 

Des avis intéressants ici et qui confirment mon idée sur Le Roi Dragon.



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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 07:14
A moi pour toujours / Laura Kasischke. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Wicke. [Christian Bourgeois éditeur] Le Livre de Poche, 2008. 377 pages. 2,5*
" A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin.
Elle est d'abord flattée par ce message qui tombe à point nommé dans son existence un peu morne. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie, dont l'équilibre n'était qu'apparent, et la tension monte jusqu'à l'irréparable... Laura Kasischke peint avec talent une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné.

Sherry Seymour, petite quarantaine, femme qui prend soin d'elle, heureuse dans son travail, dans son ménage, mais...
Tout d'abord je crus qu'il s'agissait d'un roman concernant la remise en question d'une femme dont l'enfant vient de partir pour l'université, qui le voit s'éloigner, la sensation de la perte alors qu'il reste son petit, mais Laura Kasischke ne développe pas cette thématique de manière aussi linéaire que je l'aurais pensé de prime abord. Elle incruste d'autres éléments par petites touches soigneuses, tout en les rattachant à son personnage principal.
La crise de la quarantaine semble l'élément qui lui sert de base : crainte de ne plus plaire, de voir son couple, sa vie s'étioler.
L'admirateur anonyme va être la foudre qui fera naître le feu, en laissant quelques braises qui n'attendent qu'un souffle pour prendre. Ce sera l'amant de Sherry qui va la projeter beaucoup plus loin qu'elle ne pouvait l'imaginer, entraînant dans sa chute son mari Jon, son fils Chad dont elle croyait pour l'un comme pour l'autre, tout savoir, tout connaître. Mais à son image, tous deux ont leurs secrets plus ou moins avouables, et toute sa vie familiale, amicale en ressortira bouleversée.
Le style de Laura Kasischke est toujours  aussi a
gréable à lire, son réalisme du quotidien intéressant, bien que le rendu des scènes d'amour me lassent : j'ai l'impression de les retrouver à l'identique d'un livre à un autre et, leurs redites au fil des "chapitres" dans ce roman ne m'apportent pas grand chose. A cela je dois ajouter son héroïne qui m'a particulièrement agacée dans de nombreux passages  en raison de son aveuglement sur bien des situations. Mais sans doute est-ce, en partie, le but recherché. Comment cette Madame tout le monde se voit dépasser par le cours des choses, son manque de discernement, son passé qui la rattrape : - le suicide de son frère, - la situation de son père et leurs relations, - les travers amoureux de son couple, - son fils. Cela ne lui est pas propre, car cela concerne tous ceux de son entourage.
Une chute attendue mais un livre qui se laisse parcourir.
Néanmoins, je ne peux pas dire que ce deuxième essai soit tranformé. Je n'éprouve pas pour cet auteur autant d'intérêt que Papillon par exemple.

PS : Ce livre fut abandonné dans la bibliothèque de mon lieu de villégiature. J'espère qu'il y trouvera un lecteur plus intéressé.
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 19:15

Mercy Thompson. Tome 3 : Le baiser du fer / Patricia Briggs. Traduit par Lorène Lenoir. Milady, 2009. 410 pages
"Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J'avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j'étais néanmoins un prédateur..."
La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n'est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l'innocenter, qu'il le veuille ou non.
Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l'image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s'en chargeront peut-être pour elle...

Si dans le premier volume des ses aventures, Mercy sollicitait l'aide de son ami vampire Stefan, dette qu'elle allait rembourser dans le second en étant aider par les Faes. Qui paie ses dettes s'enrichit, dit l'adage, mais en remboursant Zee et Oncle Mike, Mercy se trouve entraîner dans une nouvelle aventure qui, si elle nous permet d'explorer davantage la communauté des Faes et notamment les réserves créées à leur demande (vous saurez, en partie, pouquoi...), va la mener bien loin des mondes qu'elle maîtrise (loups-garous & humains), la jetant entre les pattes d'un monsieur tout le monde qui se voudrait le maître des pouvoirs des faes (oui c'est un peu plus original que maître de l'univers, il a dû se rendre compte que tout ceux qui ont essayé ont échoué :-D), d'un fae particulièrement repoussant  mais très affamé de chair humaine (un kelpie) ainsi que des Seigneurs gris. Comme vous pouvez le voir, comme à son habitude, Mercedes attire les découvertes et les ennuis. Effectivement elle apprend beaucoup, tout comme nous, du monde de ces personnages si énigmatiques et silencieux, mais à quel prix ! Si la communauté est cette fois redevable envers Mercy à la fin de ce volume, c'est bien grâce à sa ténacité, sa volonté d'aider ses amis mais au péril de sa vie.
Heureusement les loups-garous gravitent toujours autour d'elle, et vous retrouverez au cours de cette histoire les 2 Ranger & Morelli de la série : Adam et Samuel et découvrirez que l'un d'entre eux ne s'avoue non pas vaincu, mais qu'il ne l'aime plus.
Enfin tous les protagonistes de cette série vous le diront : relisez donc les histoires de Grimm et vous découvrirez une partie de la vie / vérité de tous les héros de Patricia Briggs.

A déplorer : une couverture vraiment peu agréable visuellement parlant, bien entendu.

 

Comme vous vous en doutez, j'attends la suite de la traduction et des épisodes avec quelque impatience. Mais que font l'auteur et sa traductrice ????

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 17:45
Je ne résiste pas à vous remettre en mémoire "the Mystery machine" de Scooby-doo et de son équipe (d'autres images ici avec notamment un Scoubidou (vf) grandeur nature comme passager :-D).
Je vois déjà quelques sourcils interrogatifs :). Vous n'avez pas lu la série, avouez !!!! Imaginez-vous un vampire fan de Scooby qui a peint son minibus Volskswagen aux couleurs de cette mécanique. Entre le type de véhicule et les couleurs choisi, il y a de quoi avouer que le rictus du rire n'est pas loin. Gardez-vous en bien car le second volume consacré à Stefan(o) vous passera rapidement cette idée. Mais nous n'en sommes pas encore là.
L'appel de la lune est dédié aux loups-garous, clan que notre héroïne connaît bien puisqu'elle a été élevée par eux. Ce premier volume permet à P. Briggs de poser ses personnages  que nous aurons, au cours des volumes futurs (la série est prévue pour comporter 7 épisodes) et de nous présenter la complexité du clan et des relations dans la meute. C'est aussi l'occasion de rapporter les relations que Mercy a entretenu avec certains d'entre eux, de nous expliquer ce qu'elle ait et en quoi elle est différente. Partagée entre Samuel et Adam, amour de jeunesse et Alpha voisin, la situation de Mercy n'est pas sans rappeler celle de de l'héroïne de  Linda Evanovich avec Stéphanie Plum, mais dans un monde plus fantastique, et avec une héroïne moins caricaturale sous bien des aspects.
Comme pour la série Plum, ce premier épisode assez bien troussé nous laisse néanmoins sur notre faim devant le mélange des genres : informations, enquête, sentiments amoureux, histoires magiques.
Le second volet Les liens du sang fait la part belle aux vampires
Patricia Briggs a le mérite de ne pas toujours être tendre avec ses personnages principaux ou secondaires, ce qui permet de ne pas y voir qu'une gentille fiction à l'eau de rose. Les coups pleuvent, les morts sont bien présents et la violence de la  (des) situation(s) fort explicite (d'après les spoilers que j'ai lu concernant le 3ème volume, cet épisode n'est que de la gnognotte par rapport à ce qui suit). Bref elle nous immerge au coeur de l'histoire et de la vie de son héroïne, toujours coincée entre ses deux beaux gosses, lol - la vie est difficile pour les héroïnes, changeuse de leur état - qui lui mênent la vie dure. Ce n'est rien par rapport à ce qu'elle va endurer dans cet épisode, alors que ses amis-ennemis se retrouvent entre les pattes/ bras / cerveaux (on ne sait plus à quels saints se vouaient ou vers quels faes se tournaient c'est vous dire. * Un indice ? Vous voulez un petit spoil ? Pfft je vois Stéphanie faire les yeux ronds. OK, je me tais*) d'un vampire-démon.
Vous les connaissiez ceux là ? De toutes façons ce livre, qui se lit d'une traite, va vous donner moult détails, et en passant, comme Mercedes, vous commencerez à mieux connaître les vampires (il n'y a pas que Buffy dans la vie ;-D). Mercy est peut être un coyote mais elle est avant tout une femme sensée et réfléchie, qualités qui vont lui permettre d'aider la communauté humaine et féérique des Tri-Cities qui se trouvent dans une bien mauvaise posture devant ce démon avide pouvoir et de sang.

Plus que quelques jours avant septembre pour lire la traduction du Tome 3 : "Le baiser du fer"!!!

Mercy Thompson. Tome 1, L'appel de la lune. Tome 2 : Les liens du sang
/ Patricia Briggs. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lorène Lenoir. Milady, 2008, 2009.  374 pages & 402 pages

" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin.
Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. " En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage.
Au coeur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

"Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé.
En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n'a pas à s'inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l'un de ces citoyens modèles..." La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout... y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l'un d'entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant.
Mais ce vampire inconnu est loin d'être ordinaire... tout comme le démon qui le possède.


L'avis de Karine,





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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 13:00
Si loin de vous / Nina Revoyr. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Bruno Boudard. Phébus, 2009. 374 pages
1964 : Au crépuscule de sa vie.
Jun Nakavarna, qui fut au début du XV siècle fine star du muet, est tiré de sa retraite par un jeune scénariste. Premier acteur japonais à se produire à Hollywood, il connut l'excitation des débuts du 7ème art, les fêtes fastueuses sur Sunset Boulevard, la passion de quelques comédiennes et l'hystérie des fans... avant d'être confronté à la montée du racisme et à la fin des films muets. Est-ce pour ces deux raisons que sa carrière fulgurante s'arrêta brutalement en 1922 ? Le scénariste aimerait faire tourner Jun de nouveau, mais celui-ci se montre très réticent, redoutant que son retour à la lumière ne remue la boue du passé.
Car le nom de Jun est associé au meurtre jamais élucidé d'un grand réalisateur, qui avait choqué l'opinion dans les années 1920. L'heure semble venue pour Jun d'affronter les fantômes d'hier. Si loin de vous réouvre les pages les plus éblouissantes et les plus troubles de l'histoire de Hollywood. Etourdissant, mystérieux, il offre une méditation poignante sur le passage des ans et les occasions manquées - au cinéma comme en amour.

Une histoire sous jacente d'enquête policière nous entraîne à la suite de Jun Nakavarna sur les traces de son passé.
Comédien du muet, la réminiscence de ses souvenirs nous ramène vers ce Hollywood lointain, à une époque où les studios étaient en devenir mais l'argent déjà gage de fêtes, avantages en tout genre, bien loin de la version idéale (c'était mieux avant) que certains pourraient s'imaginer. Le 7ème art s'ébrouait, poursuivait sa construction.
A ces faits viennent s'ajouter un soupçon de racisme, puis les lois anti-Japon qui vont aller en s'amplifiant ainsi que l'histoire nous le rappelle, tout comme l'auteur.
Nina Revoyr décrit avec tant de minutie la carrière, les faits et gestes de ses personnages principaux (titres des films, références de dictionnaire), saupoudrant le tout de noms connus d'acteurs, réalisateurs etc, que vous ne pouvez vous empêcher de vous demander si Jun ou Hanoko, Elisabeth et consorts n'ont pas eu effectivement la carrière qu'elle décrit et jouaient dans les films cités. Vous vous laissez prendre au jeu.
Et puis brusquement elle tombe dans des travers un peu bavard qui sans être inintéressant, vous mène un peu loin du but présenté comme premier : l'enquête.
Bien entendu tout est utile pour la bonne compréhension, loin d'être sans fondement, mais ... elle risque de perdre quelques lecteurs en route.
Pour ma part, l'intérêt fut plus fort et j'ai apprécié cette lecture en dépit de ces longueurs centrales.
J'ai aimé me plonger dans la folie de la construction des grands studios, dans les faits divers, l'influence des média, le jeu accepté des acteurs, que l'on retrouve comme un jeu de miroir lorsque le petit fils du studio de cinéma, fait sa proposition à Jun dans les années 60. Rien ne semble avoir changé, il souhaite jouer sur le scandale, les imbroglios du passé afin de mieux vendre son film, bon ou mauvais peu importe, la publicité aidera.

Merci à Suzanne de Chezlesfilles
et aux éditions Phébus.
Lu également par Amanda, Sylire,

Les personnages de Nina Revoyr sont des "gens biens" ;-D cf page 153 :
"Après avoir chacun lu plusieurs passages de nos textes favoris, pour les voir aussitôt rejeter par l'autre, nous finîmes par nous accorder sur des oeuvres de Dickens* et de Flaubert que nous admirions tous deux"
*Les grandes espérances, of course.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 06:44

Le livre de Joe / Jonathan Tropper. Traduit de l'américain par Nathalie Peronny. Editions France Loisirs (Piment), 2009.469 pages
Tout au bonheur du succès obtenu avec son premier roman, Joe est loin d'imaginer qu'il derva le payer très cher. Le portrait au vitriol, très cru - et sans même changer les noms - qu'il a brossé des habitants de sa ville natale lui vaudra, à son retour, quelques années plus tard, un accueil qu'il n'est pas près d'oublier. Furieux d'avoir été ridiculisés, ils lui feront regretter ses écarts autobiographiques. Joe aurait dû le savoir, il n'est jamais bon de réveiller les fantômes du passé... Entre autodérision, humour et nostalgie, une prouesse rare.

Bush Falls, et son équipe de basket.

Monde sportif autour duquel toute cette petite ville tourne en plus de son usine qui fait vivre ses habitants. Chacun connaît tout sur tout le monde et l'ordre et le ballon prédomine la tranquillité de la bourgarde aux deux cascades auprès desquelles les adolescents se retrouvent, attendant la chute mortelle ou non du fou qui s'élancera de là-haut.
Mais un enfant du pays n'a pas assimiler de la même manière les moeurs de la bourgade : Joe.
Obligé de revenir dans cette ville, il sait qu'il n'y sera pas accueilli avec les honneurs dû à sa notoriété. En retournant vers son passé, il va devoir revenir en arrière, faire les deuils de son enfance et adolescence, s'ouvrir au monde des adultes, même si lui-même est sensée en faire partie. Il va progressivement conprendre la peine de son père, par exemple,  confronté au suicide de sa mère ; une souffrance qu'il a ignoré, confronté à sa propre peine et aux difficultés liées à son âge, à sa manière d'être différent, tout comme ses amis.
Les premières pages se dévorent tant je me demandais comment ce retour à l'enfance-adolescence, à la vie "provinciale"  allait se dérouler. Parallèlement, Jonathan Tropper nous fait revivre les événements de la vie de cet adolescent dans les années 86 qui l'ont poussé à quitter sa région d'origine et à ne plus y revenir.
C'est parfois drôle, parfois un peu pesant, mais les questions et les réponses de cet ex grand enfant trouvent leur place.
Certaines situations m'ont semblé un peu téléguidé, mais le tout se laisse lire non sans déplaisir. Par contre c'est réellement la vie d'une ville américaine, et le succès fut peut être moins au rendez-vous en France pour ce roman de ce fait, même si j'ai lu que beaucoup de bloggueurs avaient accroché.


Les avis de
Jules, d'Emma

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 10:00
Et oui c'est une nouvelle fois en compagnie du rabbin que je vous propose de poursuivre cette période estivale :))
Une lecture toujours agréable et plaisante que vous soyez sur la plage, dans un moyen de transport à destination de votre prochain lieu de villégiature, ou simplement faisant une pause....


Un beau jour, le rabbin a acheté une croix
/ Harry Kemelman. Traduit de l'américaine par Lazare Rabineau. 10/18 (Grands Détectives), 1996. 319 pages


David Small, lui aussi, est à l'approche des congés d'été, et son épouse, fine mouche, lui propose de se rendre en Israël.
Parallèlement un de ces concitoyens lui proposait la même destination mais pour une durée moindre et, simplement parce qu'il était intéressé à la présence de notre "représentant de la synagogue" (je reprends là une expression catho, j'espère ne pas offenser les différentes confessions qui pourraient passer sur ce blog).

Notre rabbin préféré a vieilli mais continue de ne pas plier au moindre desiderata des membres de sa communauté.
Son caractère et opinions affirmés continuent d'une certaine manière à créer autour de lui des inimitiés, qui vont prendre un tournant dangereux pour lui quant à sa situation professionnelle.
Mais avant d'en arriver là, vous aurez découvert Jérusalem et un rapide cours d'histoire concernant le Liban et les luttes intestines pour le pouvoir vous auront été rappelé. Rien n'est jamais si simple qu'il n'y parait dans les romans de Kemelman et je comprends que ces ouvrages aient rencontré le succès à leur parution, même si, comme je l'avais déjà dit, le genre peut sembler avoir vieilli, vu le grand nombre d'auteurs à succès des policiers que nous avons eu la chance de lire depuis.
Un classique à lire ou à découvrir. Et pour ceux qui s'interrogent sur cette croix : cette acquisition fait suite à la requête de la femme de son grand ami irlandais le commissaire Hugh Larrigan.

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