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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 22:19

http://www.decitre.fr/gi/28/9782253160328FS.gifLove Medecine / Louise Erdrich. Roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Reinharez. Le Livre de Poche, 2011. 509 pages. 4*

De 1934 à nos jours, les destins entrelacés de deux familles indiennes, isolées dans leur réserve du Dakota, à qui les Blancs ont non seulement volé leur terre mais aussi tenté de voler leur âme.

 

S'il s'agit bien du premier livre écrit par Louise Erdrich, il est indéniable que son style a évolué. Je ne pense pas avoir lu ces ouvrages dans l'ordre de leur écriture (et de toutes façons, faut-il vraiment s'attarder à l'ordre d'apparition des ouvrages d'un auteur lorsque l'on sait que certains se penchent depuis des années sur les histoires qui leur tiennent à coeur ?*) et pourtant il est indéniable que j'ai réellement l'impression que le style de Louise Erdrich est différent tout en ayant retrouver dans la formulation de ce roman, une structure rappelant "Ce qui a dévoré  nos coeurs".

Alors oui, n'en déplaise à ceux qui n'aiment pas cette auteur, elle s'attache à relater l'existence de familles aux liens familiaux épars et pourtant si proches de par leur vécu, leur univers et plus encore par leurs liens familiaux qui se créent au gré des mariages ou des liaisons.

A plusieurs voix, allant de 1934 jusqu'à 1985 (date de l'écriture du roman), les fils de cette broderie se tissent sous nos yeux. Elle raconte la vie, les souffrances de cette réserve à travers le regard de quelques uns. L'arrivée de l'église, l'abandon de la langue maternelle, l'obligation pour les enfants de se retrouver enfermé afin d'étudier etc... Rien de nouveau pourriez-vous me dire ? Si, car tout cela n'est pas aussi clairement dit que dans d'autres romans, c'est par petites touches légères que nous sont glissées ces thèmes propres à Louise Erdrich et qu'elle a depuis repris dans d'autres romans. 

Si cela apparait tout en nuances c'est afin de mieux suivre les personnages, d'expliquer parfois leur comportement, leur rebellion. L'auteur cherche avant tout à narrer le quotidien bousculé entre les traditions et la vie quotidienne. L'impact de l'arrivée de l'homme blanc à travers les épidémies, le cantonnement dans des réserves, la séparation des familles, l'arrivée de l'alcool, l'abandon de la langue maternelle et comment ces êtres perdent pieds, cherchant à se raccrocher à l'amour d'un homme, d'un enfant, de la vie tout simplement. C'est avant tout de très beaux portraits de femmes qui mènent le monde  et leurs hommes, portant à la fois la vie et l'espoir insensé des lendemains. Parfois des hommes semblent apparaître sur le devant de la scène, mais l'espoir réside avant tout sur les nouvelles générations et paradoxalement sur des enfants illégitimes : la force des ses graçons résideraient-elles dans leur statut et dans l'amour que leur porte leurs mères ?

Oui parfois la lecture n'est pas aisée entre ses différentes voix, mais les cartes sont entre nos mains dès la première page, et il faut simplement voir un texte attachant et dur qui débute par un lien que l'on coupe : la mort de June Kapshaw.

 

Clin d'oeil à une blogeuse avec qui j'avais eu la chance d'aller au Festival America écouter la traductrice de Louise Erdrich malheureusement retenue pour des affaires familiales.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:05

http://www.livrenpoche.com/thumb/Le_glaive_de_Shannara/200/28709-0.jpgLe glaive de Shannara. Les pierres des Elfes de Shannara. L'enchantement de Shannara / Terry Brooks. Traduit de l'américain par Bernadette Emerich. J'ai Lu, 1992-1994 (S-F Fantasy). 574 + 501 + 541 pages. 3*

Les quatre terres, longtemps après la dernière - Guerre des Races... A grand-peine, hommes du Val, highlanders, trolls, nains, gnomes, elfes et frontaliers ont rétabli les frontières et reconstruit une civilisation pacifique.
Mais les forces du mal veillent, tapies dans des forêts impénétrables, des marais pestilentiels ou des déserts calcinés aux confins des mondes habités. La menace rôde, imprévisible, sous la forme de créatures monstrueuses et sanguinaires.
Seul Shea a le pouvoir de mettre un terme à la toute-puissance de Brona, le Maître de l'Obscur, qui a juré de détruire les quatre terres. Mais pour cela, il doit d'abord s'emparer du glaive de Shannara. Ce glaive magique que l'on conservait pieusement dans la cité de Paranor, et Oui fut repris par l'ennemi...

 

Je découvre que ce cycle est composé de 8 titres. Pour ma part, je n'en possède que trois, les primes ouvrages écrits par Terry Brooks.

Alors les grands fans de Tolkien doivent connaître cet auteur abondement décrié par bon nombre car perçu comme un "mauvais imitateur/copieur" etc.... Alors oui Terry Brooks ne s'est jamais caché qu'il avait lu et avait été fortement inspiré par la manière de Tolkien et notamment de mettre un personnage ordinaire au centre de son histoire qui devient le héros du récit. Il est vrai qu'une comparaison attentive a été réalisée entre ses personnages et ceux de la quête de l'anneau, mais une fois ces rappels faits, je ne me lancerais pas dans ce débat.

Ces trois ouvrages peuvent se lire les uns sans les autres mais on retrouve des références aux précédents volumes d'où l'intérêt de les enchainer. Dans les trois volumes, on retrouve le druide Allanon qui revient  vers les humains à chaque fois que la sorcellerie / les forces du mal deviennent une menace pour l'équilibre de la Terre. Une Terre qui a subi de nombreux bouleversements, fruit des guerres des hommes (une destruction atomique qui a perturbé l'équilibre et fait perdre aux races leurs connaissances ancestrales et les plongent dans une époque similaire à l'ère médiévale).

A chaque épisode Allanon se tourne vers un descendant de Shannara (Jerle Shannara, roi des Elfes qui a aidé à la destruction d'un druide avide de puissance et qui s'est penché vers la magie noire)  : c'est tout d'abord la quête de Shea Omshford, mi-homme mi-elfe et ultime descendant de Jerle Shannara qui entreprend de retrouver le glaive donné à son ancêtre.

Le second volume / la seconde aventure verra son petit fils Wil Omshford aidé les Elfes mais aussi tous les habitants à vaincre les démons libérés par la mort de l'Ellcrys, arbre magique protecteur des Elfes.

Le dernier volume est consacré aux enfants de Wil ; ce dernier en utilisant les pierres des Elfes a transmis à sa descendance un pouvoir ultime. Sa fille, Brin semble être à même de pouvoir détruire l'Ildatch, le fabuleux grimoire de toute sorcellerie.

Chacun des volumes représente une quête. Chacun de ces êtres ordinaires se voit confier une mission et progressivement, s'attache à leur pas un petit groupe représentant les  races vivants en cette nouvelle ère : Elfe, nain, frontalier, être venant du Southland par opposition du Northland d'où en général viennent les forces du mal qui s'allient aux gnomes et trolls etc... Mu par la seule force de leur volonté ces petits groupes de 5-6 personnes menés par le druide poursuivent leur quête en dépit des embuches, des forces du mal qui leur sont envoyés ou doivent parfois simplement prouver la force de leur carcatère ou trouver au fonds d'eux-mêmes la détermination d'aller au-delà de leur force. Tous savent que s'ils échouent, la mort et la nuit seront les vainqueurs de ces épreuves. Même s'ils mettent tous en doute le savoir et la confiance qu'Allanon a en eux, ils découvrent progressivement des sentiments divergents à son égard et parviennent à trouver la force d'accomplir des miracles.

L'utime ouvrage va bien au-delà de la confiance en soi précédemment décrite puisqu'à l'image de l'héroïne, le lecteur découvrira que la force de la magie ne fait pas tout, mais que l'amour de la vie, des gens qui participent à ces croisades ou simplement de sa famille sont les plus ardentes défenses pour vaincre le "côté obscur" () des forces maléfiques. Oui, la saga peut parfois sembler simplette par ses bons sentiments, par la chance des nos héros à trouver sur leur chemin des personnages emblématiques et à même de les aider, néanmoins ce sont des ouvrages de Fantasy honnêtes et qui eurent le mérite en leur temps de montrer qu'il existait un public pour ce type lecture après le succès de Tolkien. Il est à noter que l'imagination de l'auteur pour les monstres est réellement intéressant et se joue de toutes nos peurs primaires. Ainsi dans "Les pierres des elfes de Shannara" retrouve-t-on La faucheuse (la mort bien entendu, heureuse d'être libre de traquer des mortels et de pouvoir s'adonner à son plaisir) ainsi qu'un être caméléon félon et magique. Dans "L'enchantement..." le chat géant Whisper est un également un très bel exemple de sa créativité. 

 

Je ne résiste pas à vous mettre un extrait de la défense de Brooks faite par Frank Herbert, dans The New York Times Book Review :

"Ne blâmez pas Brooks pour être entré dans le monde des lettres à travers la porte de Tolkien. Chaque écrivain a une dette semblable envers ses prédécesseurs. Certains l'admettront. La dette de Tolkien était tout aussi évidente. La structure mythologique classique est profondément implantée dans la société occidentale."

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:22

http://www.decitre.fr/gi/98/9782757824498FS.gifLa défense Lincoln / Michael Connelly. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin. Points, 2011. 535 pages.. 4*

Défenseur attitré des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire mais méprisé par le barreau de Californie.
Il passe sa vie dans sa Lincoln à traquer les petites affaires. Un jour, pourtant, il décroche le gros lot: un riche fils de famille fait appel à ses services. Mais l'excitation des débuts cède bientôt la place à l'inquiétude. Haller s'aperçoit que cette "aubaine" pourrait bien lui coûter la vie...

 

Je viens de découvrir que ce livre a été adapté au cinéma et, très honnêtement, j'avoue fréquenter régulièrement les salles obscures mais ne me souviens absolument pas de la bande annonce. Je n'ai pas l'impression que ce film ait eu beaucoup de succès.

Quant au llivre. Et bien, et bien si j'ai lu un ouvrage de cet auteur, je ne m'en souviens absolument pas. Mais bon, la mémoire de poisson rouge est mon  fort et ce blog reste là pour m'aider à me souvenir desdites lectures :)

D'après ce que j'ai lu, c'est la première fois qu'apparaît le personnage de Mickey Haller sous la plume de Michael Connelly. Vu les images que nous, français, des avocats américains, cela fait toujours sourire de voir que l'auteur s'est engouffrer dans la brèche. Non son personnage n'en est pas à racoler près des hôpitaux ou des accidents de la circulation, mais son créneau, il l'a compris est celui d'une franche de laisser pour compte : drogue, agressions mineures sont dans l'ensemble son l'eau quotidien. Il connait ses clients et sait comment travailler avec eux, même si parfois, ces affaires ont bien du mal à lui permettre de payer tous les frais de son quotidien.

D'un avocat un peu banal au premier abord, Connelly fait un être finalement original : son bureau est sa Lincoln, son assistante une de ses ex, ses clients un peu limite, mais le tout avec une excellente connaissance des droits, tout en le manipulant avec adresse en sa faveur, afin de remporter la mise. Un bon avocat dans l'ensemble qui ne fait pas, bien entendu, l'unanimité pour la partie adverse qui le trouve bien souvent borderline avec tous les malfrats qu'il défend.

La force de Connelly est de nous montrer les faiblesses de son pseudo héros : sa tendresse pour ses ex, sa fille, ses amitiés et le respect dans son travail qu'il éprouve pour ceux qui l'entourent. Doté d'une intelligence et d'une bonne connaissance de son métier, il traine son fardeau en la personne de Jesus (oui elle pourrait être facile) qui a été condamné à la perpétuité grâce à lui au lieu de la peine de mort.

Mais ce fardeau, il va en reprendre rapidement conscience grâce à la nouvelle affaire qui lui tombe du ciel : un richard, Louis Ross Roulet,  a entendu parler de lui grâce à cette affaire et, accusé d'avoir sauvagement agressé une prostituée et de l'avoir menacé de mort, il se retrouve au box des accusés, lui, qui ne connait que les fauteuils en cuir et les bons restau. Même s'il ne la sent pas vraiment cette affaire, Michael y voit là de l'argent facilement gagné. Mais de vieux démons ressurgissent dont celui de son père tôt disparu dans sa vie et pointure de la défense : les plus difficile à défendre semblent être les innocents. Et au prix de sa vie, de celle de ses amis et de sa famille, notre sympathique (sic) avocat va rapidement se rendre compte que son père était vraiment l'homme doué décrit dans les ouvrages.

Un bon polar qui se lit facilement. Nul besoin de grandes connaissances du droit américain, le tout est décrit simplement pour un lecteur lambda. L'ensemble s'imbrique bien, même si la "postface" s'avère un peu rapide".

J'ai donc découvert que Michael Haller était désormais un personnage récurrent et sans doute, ne fais-je pas dédaigner de lire d'autres aventures du personnage.

 

Quelques avis, pro ou pas

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 23:02

http://www.decitre.fr/gi/97/9782743622497FS.gifLe kiosque / Olga Grushin. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Alain Defossé. Rivages, 2011. 398 pages. 4*

En Union Soviétique, à une époque non déterminée (l’auteur joue avec les dates), une file d’attente commence à se former devant un kiosque, suite à une rumeur selon laquelle un célèbre compositeur en exil volontaire, considéré comme dissident, revient à Moscou pour un dernier concert.
Le nombre de billets sera limité, et il n’y en aura qu’un par personne. Peu à peu, des gens qui ne se connaissent pas se retrouvent, chaque jour, pendant un an. Et, au fil du temps et des saisons qui passent, alors que le kiosque reste fermé, ces « silhouettes » anonymes prennent corps. Des amitiés improbables se nouent, des souvenirs enfouis refont surface, des événements inattendus les aident à dépasser les frustrations quotidiennes.Au cœur de cette histoire se trouve la famille de Sergueï, un musicien dont le rêve était de devenir violoniste mais qui est devenu joueur de tuba dans une fanfare nationale.
Pour autant, il ne veut pas abandonner son idéal. Et, peu à peu, chaque membre de la famille, sa femme, sa belle-mère, et son fils, investit le célèbre compositeur d’un pouvoir magique et mystérieux et espère que ce concert changera sa vie.Comme le précise Olga Grushin à la fin de son roman, elle s’est inspirée d’une histoire vraie. En 1962, le célèbre compositeur Igor Fiodorovitch Stravinski est invité par le régime soviétique à venir orchestrer un concert à Moscou ; ce sera son premier voyage de retour dans son pays natal après presque 50 ans d’absence.

 

C'est dans une folle sarabande que nous entraîne Olga Krushin (enfin la Symphonie ou la musique de ballet correspondrait sans doute mieux à la musique entendue dans ce roman) au travers de ces personnages et plus particulièrement d'Anna et de Sergueï, de leur fils et de la mère d'Anna.

L'attente au kiosque commençé par hasard va se transformer progressivement en un intérêt fervent de la part de toute la famille lorsque l'on apprend que la vente sera celle de billets pour un dissident venant faire un concert unique. Même si initialement le but de chacun n'est pas le même, l'hypothétique vente de ce billet (un seul sera vendu par personne) devient à la fois source de conflits, d'envies et de rêves avant de permettre à cette famille de se retrouver.

Mais tout ne tourne pas seulement autour des membres de cette famille, car c'est avant tout le quotidien et l'histoire des  moscovites (ville jamais citée en tant que telle) qui est narrée ici au travers des 4 personnes citées précédemment mais également dans les rencontres qui vont se faire grâce / à cause de la file d'attente au kiosque. La vente pouvant se réaliser à n'importe quel moment de la journée ou de la nuit, c'est tout un système d'entraide, de partenariat qui se crée pour LE billet unique que chaque "famille" pourra obtenir, et on découvre progressivement le pourquoi de l'attente de chacun ou à qui ce billet est destiné. Tous perpétuent un espoir fou dans le retour de ce musicien, chacun crée sa propre rencontre ou se berce d'espoirs face à l'aide que pourrait leur apporter cette personnalité, physiquement, moralement ou psychologiquement.

L'ouvrage  à l'image parfois des personnages s'emballe, disgresse mais la fièvre de chacun comme celle du lecteur est difficile à amenuir, en dépit de quelques faiblesses narratives, d'évidences qui n'en sont pas pour les personnages. Parfois à la manière de la musique, les voix des uns et des autres se mêlent obligeant le lecteur à relire le passage afin de comprendre quel(s) thème(s) est/sont réapparu(s), mais l'attente, la perspective de la chute demeure.

Ce n'est nullement sur un monde parfait que le roman s'achève, mais après une année écoulée les choses ont changé même si la vie reste identique à celle de l'année que chacun a vécu. Cette famille se redécouvre, même si elle sera désormais confrontée à de nouveaux obstacles. 

 

Xiane l'a lu,

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:15

http://www.decitre.fr/gi/35/9782752904935FS.gifSur l'autre rive du Jourdain / Monte Schulz.Traduit de l'anglais par Marie-Odile Fortier-Mazek. Phébus, 2011 (Littérature étrangère). 354 pages. 4, 5*

1929, à la veille du fameux crack boursier.
Une Dodge roule en pleine campagne, sur une route poussiéreuse du Middlewest. Au volant, Chester Burke, gangster et psychopathe. Sur le siège arrière se tient coi un fils de fermier, Alvin Pendergast, rongé par la tuberculose, sentimental, ironique et désespéré, au côté de Rascal, un nain qui ne cesse de raconter des histoires abracadabrantes. Braquages de banques et meurtres atroces se succèdent à travers l’Illinois, le Mississipi, le Kansas et le Nebraska, jusqu’à ce que les trois compères échouent à Icaria, Missouri.
Là, ils se lieront avec les artistes d’un cirque. Rascal tombera amoureux, Alvin jouera à cache-cache avec la maladie et paiera cher une soirée verte d’absinthe. Livre lyrique, noir comme l’enfer et infiniment drôle, Sur l’autre rive du Jourdain dresse le portrait d’une Amérique au bord du gouffre. Avec ses trois personnages en quête d’identité, Monte Schulz pose le regard le plus lucide qui soit sur le monde d’hier, mais aussi d’aujourd’hui et sans doute de demain.

 

Attention ce roman s'annonce comme le premier volume d'une trilogie, mais à mon sens il peut se lire sans aucun problème sans attendre la publication des prochains volumes. Le fait de le savoir n'a fait qu'attiser ma curiosité quant à savoir si nous retrouverons un ou plusieurs de ces personnages dans les volumes à venir ou est-ce que le sujet de la période de la grande dépression suffira à l'auteur pour la suite de ces écrits. Et si je vous dit que je suis dès à présent, prête à lire les prochains volumes, vous aurez compris que ce livre m'a plu !

Avec une grande habilité, sans misérabilisme, Monte Schulz nous plonge dans le quotidien de 3 personnages que tout oppose et qui n'auraient jamais dû se croiser. Le premier est un paysan, adolescent, malade, qui a connu le sanatorium, la mort de ses voisins de chambrés et n'a qu'une envie Vivre ! C'est ce même verbe qui gouverne l'existence de ses comparses,  Chester et Rascal, mais chacun a une vision de la vie totalement différente et un parcours radicalement étranger aux uns et aux autres. En dépit du fruit du hasard, les voici lancés tous trois sur les routes, dans un macabre itinéraire dont ignorent tout Alvin et Rascal. Chester, manipulateur avec ses deux semi-complices comme avec toutes les personnes qu'il rencontre sait y faire, embobinant une jolie fille aussi bien qu'un banquier ou un prêtre pour mieux les détrousser et les tuer. Car oui, c'est bien la figure d'un desperado que nous suivons qui s'il charme ou manipule tout ceux qui l'entourent représentant fort bien la figure sombre de l'ouvrage, il est l'homme que le lecteur ne peut que détester. Quant aux deux comparses, ils sont parfois atttachants, parfois énervants avec leurs petits et grands travers, leur manque de réaction face à cette suite d'actes sauvages. Cet enchainement d'attaque, de meurtres, permettent de découvrir cet état du Middlewest, la vie au quotidien, mais le lecteur reste en suspens dans l'attente d'une réaction des deux suiveurs. Comment va-t-elle prendre forme ? Quand ?

Les histoires de Rascal sont-elles uniquement le fruit de son imaginaire ou une part de vérité ou la totalité de ces dires sont-ils réels ? Alvin va-t-il enfin parvenir à surmonter sa timidité, apprendre à réagir ? La poursuite d'un cirque puis l'intrusion de ces  hommes dans l'enceinte du cirque nous entraîne dans la couleur, l'effervescence, et une incrudélité face aux personnages présents, qui se prête bien aux histoires de Rascal.

Bref un roman manipulateur, bien troussé dont j'attends la suite. Une très belle découverte !


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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 05:58

http://www.decitre.fr/gi/73/9782264029973FS.gifhttp://www.decitre.fr/gi/80/9782264029980FS.gif

 

Le conte de la novice - Le conte de la servante / Margaret Frazer. Traduit de l'américain par Christian Fournier. 10/18 (Grands Détectives). 318 + 319 pages. 4*

Le conte de la novice - L'Angleterre des années 1430 voit les débuts du règne du roi-enfant Henri VI, fils d'Henri V et de Catherine de Valois.
Minorité lourde de menaces pour le pays : le royaume perd ses conquêtes françaises, la Pucelle d'Orléans sera bientôt brûlée à Rouen, la guerre des Deux-Roses pointe à l'horizon. Dans cette époque incertaine, la figure de mère Frevisse tranche, et le prieuré de Sainte-Frideswide qui l'abrite apparaît comme le refuge d'un certain ordre.

Le conte de la servante - Barnaby, le mari de Meg, une employée du couvent de Sainte-Frideswide, est trouvé moribond dans un fossé par une troupe de comédiens ambulants.
Mais alors que son état semblait s'améliorer, il succombe à ses blessures dans la nuit. Peu après l'enterrement de son père, Sym, le fils aîné, revient blessé de la taverne où il s'est disputé avec l'un des acteurs et meurt subitement. Mère Frevisse, découvrant qu'un coup mortel en plein cœur lui a été porté après l'algarade, s'interroge sur le lien éventuel entre ces décès. Les nonnes demandent l'ouverture d'une enquête, mais avant même l'arrivée du coroner, une religieuse décède à son tour.
Frevisse, convaincue de l'innocence des comédiens que pourtant tout accable, mettra toute son énergie au service de la vérité. L'atmosphère froide, humide, rocailleuse du Moyen Age plane sur ce roman de la première à la dernière page.

 

Bon comme je fais les choses un peu à l'envers en ce moment,  etalors que j'avais les deux volumes entre les mains j'ai commencé par le second. Au demeurant ce n'est pas gênant, les allusions à l'épisode précédent peu fournis, mais la logique aurait voulu... et cela m'aurait permis de rencontrer l'héroîne de cette série écrite à 4 mains d'une autre manière.

Alors oui je connaissais le héros d'Ellis Peters, mais les références s'arrêtent là. Oui les auteurs allient aspect policier et côté historique, ainsi que le retirement religieux, mais le quasi huit clos n'est que plus déterminant pour l'enquête. En effet, les cadavres et bon nombres de personnages ne font pas parti du couvent, et c'est davantage dans le fait que l'enquêtrice principale, elle, ne peut séloigner de l'enceinte du couvent que de manière restreinte, puisqu'elle est l'hôtelière du couvent, qui permet que l'enquête se déroule certainement plus lentement que dans un autre contexte. Le lieu, le voeu de silence à l'intérieur de la clôture, et sa vie régit par les prières ne sont pas, il est vrai, faîts pour lui faciliter les choses - sans compter sur sa condition de femme -.

Il est astucieux de la part des auteurs de montrer des éléments historiques pas forcément connu des non-férus d'histoires : ainsi, j'ignorais la symbolique de l'engagement oral valant parole même entre deux jeunes tourtereaux, comme je ne connais pas toutes les véléités concernant le passage de la charge ou les manières de devenir prêtre pour un manant ou les différents statuts pour les comédiens à cette époque.

Je suis également surprise par l'emploi de morts violentes, bien entendu la période est ainsi perçue, mais néanmoins les assasins ne reculent devant rien et l'approche de la mort ne leur fait guère peur.  Enfin, !!!!!!!! spoilers !!!! le fait d'user des femmes en tant qu'enquêtrices et assassins est bien pensé. Alors oui les auteurs sont des femmes et elles montrent la puissance et l'impuissance de la gente féminine à cette période, mais elles savent avant tout montrer que leur intelligence et la justesse de leur raisonnement , tout comme leur duplicité  est réelle. Et oui les choses n'ont guère changé, mais l'ensemble est plaisant à lire alors pourquoi gâcher son plaisir. 

Après je ne garantis pas que la lassitude ne me gagnerait pas car j'ai du mal à imaginer le renouvellement réelle d'une série dans ce cloître, mais c'est, dans l'immédiat, réussi.

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 21:10

http://www.decitre.fr/gi/23/9782266115223FS.gifPrisonniers du temps / Michael Crichton. Traduit de l'américain par Patrick Berthon. Pocket, 2002. 600 pages. 4* 143,5*
Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets...
Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris sous la direction du professeur Johnston de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère du XIVème siècle ? Pour éclaircir la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...
Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de six cent cinquante ans est mis au jour. Son message : "A l'aide" est signé du professeur Johnston...

Un roman toujours bien documenté où j'ai eu le loisir de découvrir nombre de faits historiques se déroulant en Dordogne. Même si je ne pourrais pas vous confirmer l'exactitude des faits relatés (n'ayant pas effectué les recherches suffisantes), je dois avouer que l'envie d'aller visiter les lieux, et simplement les quelques lignes consacrées à Sarlat m'ont convaincues.
Michael Crichton mêle habilement les faits historiques et un soupçon d'anticipation ; il n'omet pas les détails de physiques quantiques qui m'ont semblé beaucoup moins aisés à suivre et, je l'avoue, m'ont parfois un peu noyé - mais mon ignorance criante est sans doute la cause et le résultat de cette absence d'intérêt - .
Bref l'auteur joue avec son lecteur et m'a de prime abord quelque peu noyé dans le foisonnement des personnages : qu'ils soient principaux ou secondaires, tous nous sont présentés de la même manière et je commençais déjà à tricoter l'histoire que déjà il se tournait vers d'autres, d'autres lieux. Cela est particulièrement vraie avec le médecin et le shérif de la petite ville où l'on rencontre l'homme apparu de nul part. Mais,  dès que les personnages sont lancés dans la période médiévale qui les concerne, l'intérêt s'accélère au gré de la suite des événements qu'ils suscitent volontairement ou non. Alors oui ils bénéficient de quelques innovations technologiques fort discrètes et tenues de demeurer secrètes, mais bien vite ils comprennent que bien des choses ne se passent pas comme eilles auraient dû ! Et oui, un traitre se trouve parmi eux !

A force de secrets, silences et complicités de toutes sortes, leur retour semble compromis en dépit de leurs forces, connaissances de la période ou hasard de l'existence.

On se doute bien, - encore plus à la lecture de la 4ème de couverture - que les choses vont finalement se terminer de manière moins dramatiques qu'elles n'ont commencé et que les personnalités font se révéler (sinon pourquoi l'auteur aurait-il choisi tel personnage plutôt qu'un autre ?), mais l'intrigue reste présente et la chute se laisse attendre sans déplaisir.

Michael Crichton était décidemment un bon ficeleur d'histoires, même si parfois toute non pas la même tension.


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 10:47

http://www.decitre.fr/gi/18/9782290357118FS.gifLe goût mortel de la pluie / Michael Prescott. Traduit de l'américian par Sophie Dalle. J'ai Lu, 2007 (Thriller). 405 pages. 3*
Janvier. C'est la saison des pluies à Los Angeles. Pour l'inconnu qui sévit depuis plusieurs semaines dans la ville, cela fait partie du jeu. Il enlève ses victimes, leur fait écrire une demande de rançon adressée aux autorités municipales, les tue, puis dépose leurs cadavres dans les tunnels destinés à évacuer les eaux de pluie.
On le surnomme Rain Man. Deux jeunes femmes ont juré de l'arrêter. La première Tess McCallum, est agent du FBI. La seconde Abby Sinclair, "consultante en sécurité", est hébituée à travailler en solitaire.
Pour mener à bien leur enquête, elles vont devoir collaborer. A leurs risques et périls.

Un thriller de bonne facture où selon la postface l'auteur a intégré deux héroïnes présentes indépendemment dans des ouvrages précédents.
Le jeu repose avant tout sur le fait qu'il s'agit de femmes indépendantes et opiniatres, l'une faisant partie du FBI, la seconde exerçant en libérale, mais elle est la première présentant une force de caractère propre à parvenir à se faire écouter de Tess McCallum, l'agent du FBI. Cette dernière reste néanmoins assez indépendante et butte avec sa hiérarchie, les méthodes de communications, d'ascension sociale via la flagornerie ou le bonheur de ramener la couverture à soi. Cette image de tête de mule si elle lui joue des tours en interne, lui permet d'entrer dans le bulle d'Abby Sinclair.
En plus de leurs ressemblances de caractère, elles vont découvrir qu'elles ont des liens directes/indirectes au tueur en série "Rain Man".

Cet homme, l'auteur nous le montre dès les premières pages, nous le fait suivre. Là où il joue son va tout et son tour de passe passe, c'est davantage vers un complice, qui semble pouvoir être plusieurs personnes fort proches de l'affaire et qui gravitent autour de Tess. Michael Prescott s'amuse avec nous, laisse des indices évidents afin de mieux nous égarer vers ce second rôle, qui essaie de prendre sa place et qui reste l'interrogation du roman. Mais cette petite intrigue secondaire ne suffit pas totalement, et l'ouvrage est avant tout porté par les deux personnages féminins avec lesquelles ils s'amusent, qu'ils confrontent inlassablement à William Kolb, le tueur. Il joue avec son lecteur, en mettant en évidence que tôt ou tard, à force d'espionner le tueur, l'une ou l'autre va finir par se faire démasquer ou simplement se faire tuer.
Bien entendu cette histoire ne trouverait pas sa force, sans les éléments naturels : la pluie et surtout l'acteur majeur qu'est le labyrinthe des tunnels d'évacuation des eaux de pluie sous Los Angeles.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 06:44

 La malédiction de l’ombre / Laura Anne Gilman. Traduit de l’américain par Pierre Vandeplanque. Luna, 2007. 473 pages. 2,5*
Geneviève Valère - alias Wren - est une détective bien particulière, spécialiste de la "récupération" des objets perdus ou voés, et dotée de pouvoirs magiques exceptionnels qui puisent leur source dans le courant électrique.
Farouchement indépendante et en rupture avec le pouvoir officiel du Conseil des Mages, elle travaillle à son compte, mais jamais sans son associé Sergueï. Il négocie les contrats, elle mène les enquêtes ; il sait se battre, elle use de sa magie. Et, de dix ans son aîné, il veille sur elle jour et nuit... ce qui est loin de lui déplaire. Mais jamais elle ne le reconnaîtra, car elle s'est toujours refusé à mêler sentiments et travail. D'autant plus que tous deux viennent d'accepter une nouvelle mission : retrouver un manuscrit volé dans un monastère italien. Un manuscrit peu ordinaire et mal connu, car tous ceux qui l'ont lu ont mystérieusement disparu...

Pour changer des lectures harlequinesques des étés précédents, me voici (par hasard) découvrant une collection des éditions Harlequins, via Luna.
Mon premier sourire : le nom du traducteur, et je m'en excuse s'il s'agit réellement de son patronyme, mais accolé aux collections Harlequins, je n'ai pu m'empêcher de m'interroger.
Le style du roman reprend un genre que nous connaissons bien à présent, de l'héroïne pourvue de pouvoirs et dont l'origine, du côté de son père, reste inexpliquée. Elle est ce que l'auteur appelle une Solitaire qui se nourrit de l'énergie électrique afin de lutter contre des forces obscures.
Le monde de Laura Anne Gilman est sans doute intéressant, mais replié sur un seul ouvrage, il en devient presque indigeste, à force de souhaiter nous donner le plus de détails possibles. On retrouve ici le monde des Fatae - contre Fae chez Patricia Briggs- , les humains sont là eux aussi au fait de l'existence de ces êtres physiquement humains dotés de pouvoirs et de ceux type salamandre, dauphin, ours ou serpent qui se glissent dans cette société. Mais en dépit de ces personnages qui aideront l'héroïne à lutter contre les forces du mal et donnent à l'ouvrage des perspectives de suite ou d'histoires parallèles, l'aventure est centrée, bien entendu autour de Wren et de Sergueï, de leur travail comme de leur relation amoureuse.
L'histoire pas inintéressante manque néanmoins parfois de souffle et de fluidité tant dans l'écriture que dans l'évolution elle-même. L'auteur parfois s'égare, nous lance sur des pistes mais le tout manque quelque peu d'élan, ce qui fait que je ne suis jamais restée scotchée au roman.
Alors peut-être est ce du à mes lectures antérieures et à des univers plus riches, d'autres styles d'écritures, d'autres traducteurs auxquels je suis habituée et qui ne m'ont pas permis de suivre avec le même élan d'enthousiasme les aventures de Geneviève Valère.
J'ignore où en est cette collection, si l'auteur a écrit d'autres épisodes et si son univers est antérieur ou pas à ceux de Mercy Thompson ou d'autres personnages que nous lisons depuis quelques années, mais j'en reste là pour l'immédiat. L'ouvrage est arrivé à moi par hasard, et rien ne m'incite à me précipiter pour savoir s'il existe une suite.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 22:06

http://www.decitre.fr/gi/75/9782351780275FS.gifComme la grenouille sur son nénuphar / Tom Robbins. Traduit de l'américain par François Happe. Gallmeister, 2009. 418 pages.2*

 Gwendolyn est une jeune trader de Seattle dont les ambitions d'ascension sociale s'écroulent avec les marchés financiers la veille de Pâques.
Pour Gwen commence le pire week-end de son existence : alors qu'elle se voit privée d'avenir, le singe kleptomane de son petit ami s'enfuit, un ancien broker de retour d'un voyage à Tombouctou - où il a appris pourquoi les grenouilles disparaissent de la surface de la Terre - s'insinue dans sa vie, sa meilleure amie se volatilise à son tour, tandis qu'un étrange médecin japonais présente un remède miracle au cancer.
Au milieu de tout ce désordre, Gwen devra peu à peu choisir entre la poursuite du rêve américain et l'aventure de la liberté. Vilipendant le consumérisme de l'Amérique et ses rêves de gloire, Comme la grenouille sur son nénuphar est le nouveau chef-d'oeuvre de Tom Robbins, qui s'en donne à coeur joie dans ce roman aussi drôle que subversif.

 

En poussant l'absurbe à son comble, en se complaisant parfois dans le côté scatologique et dans un certain humour de répétition, Tom Robbins doit trouver son public. Malheureusement je n'en fais pas partie.

Je me suis souvent ennuyée à suivre les aventures de Gwendolyn, personnage assez drôle, représentant le système américain sur bien des plans : elle est devenue trader pour le FRIC, un point c'est tout ! Un des côtés néanmoins intéressant à mes yeux et de découvrir que l'ouvrage se trouve au coeur de l'actualité récente (l'ouvrage a été publié en 1994) : crise de la bourse liée aux malversations des traders (Gwendolyn est vraiment prête à tout pour gagner de l'argent et est la première à vendre des actions pourries ou à user de son discours commercial pour placer tout et rien). En pleine discussion de discrimanilité positive en France - nos politiques disant prendre exemple sur les US notamment -, on voit que l'héroïne issue de minorité culturelle, use de cet atout pour parvenir à ses fins dans certaines situations. Il faut ajouter la découverte fondamentale d'un traitement du cancer au grand désarroi des firmes médicales.

Ces éléments et sa "folle", obèse, diseuse de bonne aventure (entre autre) copine Q-Jo Huffington et plus particulièrement sa disparition inexplicable pour Gwen comme pour son nouveau chevalier servant m'ont poussé à continuer ma lecture, en quête de ce personnage fantasque. Mauvaise idée que j'ai eu là, car elle n'est, aux yeux de Tom Robbins qu'un personnage accessoire et les pages ont défilé jusqu'à l'avant dernière avant d'avoir un clin d'oeil de Q-Jo. Tout ça pour ça, me suis-je dit ?

Et malheureusement ce n'est pas le singe kleptomane qui m'a déridé, je l'avoue.

Bref je me suis ennuuyée assez souvent dans ce bouquin où le cynisme prédomine, mais avec humour je le rappelle qui, une nouvelle fois, n'a pas eu d'effet sur ma lecture. 

 

Papillon a aimé, Amanda fut beaucoup plus partagé.

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