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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 22:30

Mystic River / Denis Lehane. Traduit de l'anglais par Isabelle Maillet. Rivages Noir, 2004. 584 pages
Une nouvelle fois je vais encenser cet auteur :) au cas où vous seriez  las de mes propos, autant vous prévenir tout de suite....
Comme je vous l'avais dit, j'ai vu l'adaptation réalisée par Clint Eastwood au moment de sa sortie, et j'en gardais un excellent souvenir. J'ai toujours une appréhension à lire une adaptation (l'inverse est également vrai), mais là je dois avouer que je n'ai pas du tout été déçue. La trame est bien conservée et le jeu des acteurs, Sean Penn notamment, résonnait en moi à la lecture de ce roman. Clint Eastwood a réellement su choisir ses personnages. Bien entendu, cela ne suffit pas toujours et le fonds de l'histoire - des histoires qui s'imbriquent les unes dans les autres - est saisissant.
4ème de couv : Ce jour de 1975, Sean, Jimmy et Dave sont loin de se douter que leur destin va basculer de façon irrémédiable. Une voiture s’arrête, deux hommes qui se prétendent de la police font monter Dave avec eux sous prétexte de le ramener chez lui. Il ne reparaîtra que quatre jours plus tard. On ne saura jamais ce qui s’est passé pendant ce temps.
Vingt-cinq ans après les faits, les trois garçons ont fondé des familles. Comme un écho au kidnapping de Dave, l’assassinat de Katie, la fille de Jimmy, va les mettre de nouveau en présence. A mesure que Sean, qui est devenu flic, mène l’enquête, ce sont autant de voiles qui se lèvent sur des vérités aussi troubles que les eaux de la Mystic River, dont les profondeurs recèlent bien des secrets inavouables. Roman très noir, mais aussi hymne à la vie, Mystic River nous touche droit au coeur.
Pas d'incessants flashback ici, mais juste un état des faits, de ce qui s'est passé ce jour là et comment ces enfants ont poursuivi leurs chemins avec leurs questions et leurs doutes. Cette tragédie de la perte violente d'une enfant, assassinat que nul ne sait expliquer et qui lance cette histoire n'est pas gratuite, elle se penche sur la confrontation de la perte d'un être cher, montre en quoi, nul ne peut sortir indemne de son histoire, de ses choix de vie et des regrets avec lesquels on doit vivre et avancer. Aucun des personnages de Lehane n'est innocent à ses yeux, comme vous pourrez le découvrir par vous même en lisant ce livre (ou en visionnant son adaptation).
Evidemment la gaieté n'est pas criante dans ce roman, mais tous les bons moments de la vie sur lesquels se penche Jimmy, par exemple, en songeant à sa fille vous rappellent que la vie est ainsi faite.
Page 202 (...) Et souvent, le plus insoutenable, ce n'étaient pas les victimes -elles étaient mortes, après tout, et au-delà de toute souffrance. Le plus insoutenable, c'étaient ceux qui les aimaient, qui leur survivaient et devenaient souvent des morts-vivants - des êtres brisés, en état de choc, le coeur déchiré, titubant à travers les vestiges de leur existence dans un corps vidé de tout sauf de son sang et de ses organes, imperméables à la douleur, qui n'avaient rien appris sinon que le pire survenait bel et bien parfois." (...)

Si vous cherchez à lire ce qui est écrit sur l'affiche :
"On enterre nos péchés on ne les efface pas".


Merci à Fashion pour ce prêt !!
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 06:30
Après avoir découvert D. Lehane, je ne pouvais m'arrêter en si bon chemin. Encore moins après la proposition de Fashion de me prêter les autres écrits de ce romancier hors pair.
Partant pour un célèbrissime pique-nique et devant emprunter les transports en commun je glisse dans mon sac la suite de mes détectives préférés. Bien installée je déguste les premiers chapitres et ... toujours aussi étourdie j'avais pris la 3ème aventure eu lieu de poursuivre avec la seconde. Qu'à cela ne tienne, j'ai poursuivi ma lecture le temps de mon trajet et ai entamé le bon volume dès que je suis rentrée.
Est-ce vraiment important me direz-vous, de les lire dans l'ordre ? Je vais vous faire une réponse de normande (;-D) :
- oui pour les petits détails et références aux autres épisodes,
[et cela est encore plus vraie lorsque Fashion vous les prête dans l'ordre (pfffft)]
- non, car vous pouvez les lire séparément, chaque livre ayant une histoire = une enquête.
Alors, dans l'ordre (ou presque), j'ai découvert :
Ténèbres, prenez-moi la main / Dennis Lehane. Traduit de l'anglais par Isabelle Maillet.  Payot & Rivages, 2002 (Rivages/Noir). 489 pages.
Une nuit, la psychiatre Diandra Warren reçoit un appel anonyme et menaçant qu'elle croit lié à l'une de ses patientes. Quand arrive au courrier une photo de son fils Jason sans aucune mention d'expéditeur, elle prend peur et demande de l'aide à Patrick Kenzie et Angela Gennaro. C'est pour les deux détectives le début d'une affaire bouleversante qui va les confronter à l'inacceptable, jusqu'à l'imprévisible dénouement.
La peur, la compassion, la répulsion, l'amour, toutes ces émotions sont remarquablement mises en scène par Dennis Lehane dans un livre qu'on ne lâche pas avant la dernière page et dont les échos résonnent bien après qu'on l'a refermé.
Très dense, très noir, mais totalement prenant il est vrai. Nos 2 "héros" sont confrontés à un tueur en série et des histoires datant de leur enfance refont surface. Les meurtres y sont fort gore et les âmes sensibles doivent être prévenus.
Une nouvelle fois leur personnalité, leurs relations personnelles tout comme leur vie trouvent une imbrication dans ce nouvel opus, et l'auteur s'y appuie d'autant plus que leurs proches comme leurs propres vies sont menacés par ce Serial killer que la police ne parvient pas à identifier. Faisant équipe avec le FBI, ainsi qu'avec les 2 flics Oscar et Devin, c'est une affaire résolue mais au fort goût d'amertume sur lequel commence et se termine cette affaire dérangante et prenante.
[3ème page du prologue (p. 15 dans l'édition que j'ai sous les yeux) donc ce n'est pas un spam :]
(...) "Le bureau -Kenzi & Gennaro, Enquêtes et Filatures- est fermé, et sans doute transformé en nid à poussières ; il y a peut être déjà une toile d'araignée dans un coin derrière ma table de travail, peut-être aussi derrière celle d'Angie. Angie, partie depuis fin novembre, et à qui j'essaie de ne pas penser." (...)

Sacré
/ Dennis Lehane. Traduit de l'anglais par Isabelle Maillet. Payot & Rivages, 2003 (Rivages/ Noir). 411 pages
Patrick Kenzie et Angela Gennaro ont affaire à un client hors du commun. Pour s'assurer leurs services, le milliardaire Trevor Stone ne trouve rien de mieux que de les kidnapper en pleine rue. Il faut dire qu'il est aux abois : son épouse est morte dans un terrible accident de voiture, il est atteint d'un cancer incurable et sa fille Désirée a disparu.
Fait troublant, l'enquêteur chargé de retrouver la jeune fille a également disparu. Patrick et Angie se laissent convaincre d'accepter l'affaire et la partie de cache-cache commence. Des bureaux de l'organisation SOS détresse jusqu'à Tampa en Floride, le tandem suit une piste où ne manquent ni les rebondissements, ni les cadavres. Au bout du voyage, ils attendent quelques révélations saisissantes.
Les deux héros de Dennis Lehane (Un dernier verre avant la guerre et Ténèbres, prenez-moi la main) reprennent du service dans une aventure à la tonalité moins sombre que les précédentes, mais au suspense tout aussi intense. Ils n'ont perdu ni leur flair, ni leur humour caustique, armes non négligeables pour survivre dans le monde pervers des milliardaires qui pratiquent l'art de la fugue et de la manipulation.
Pour une fois je vous invite à lire le dernier paragraphe de la 4ème de couverture, tant elle s'avère un assez bon résumé de ce livre.
Je suis ravie de les avoir enchaîné, car comme je l'évoquais le volume précédent était violent, et laissait nos 2 personnages dans un fort mauvais état, physique et psychologique.
Sans être de l'eau de rose ce 3ème volume nous aide, tout comme eux, à retomber sur nos pieds en dépit de personnages faisant appel à leurs services, fort peu recommandables et ... diabolique, arriviste - et j'en passe... :o) -.
Nous retrouvons avec plaisir les personnages secondaires de ces romans et poursuivons notre découverte du passé de nos héros toujours avec de petites touches qui nous permettent de mieux les cerner.
L'histoire ne se situe pas uniquement à Boston, nos protagonistes se retrouvent provisoirement à Tampa en Floride pour les besoins de leur enquête. Loin de leurs amis et soutiens ils vont devoir ne compter que l'un sur l'autre.


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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 07:30

Peut être que, comme moi,  vous êtes  allés voir Gone, Baby gone sorti voici quelques mois !
Je viens de découvrir (oui comme d'habitude j'étais sur une autre planète) que ce film est l'adaptation du roman de D. Lehane. Un autre de ces titres Mystic River a également été adapté. J'ai vu et aimé ces 2 films alors que j'ignorais totalement en achetant ce livre qu'il existait un lien - primo, entre les deux films ; - secondo, entre eux et ce livre.
 
Un dernier verre avant la guerre / Denis Lehane. Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal. Payot, 1999 (Rivages/Noir). 344 pages
Amis depuis l'enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d'une église de Boston. Un jour, deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire qui a disparu en emportant des documents confidentiels.
Ce que Patrick et Angela vont découvrir, c'est un feu qui couve " en attendant le jet d'essence qui arrosera les braises ". En attendant la guerre des gangs, des races, des couples, des familles.
Thriller urbain, roman engagé, un dernier verre avant la guerre est la première enquête du couple Kenzie-Gennaro, les deux héros meurtris de Dennis Lehane.
Mais pourquoi ne m'a-t-on pas forcé à lire ce livre avant ce mois d'août ? Il est, de mon point de vue, excellent. Je signe tout de suite pour lire la suite et me précipiterais bien sur Gone, baby gone, afin de voir les différences entre le livre et l'adaptation, mais Flo qui fut mon conseil sur cet achat, m'a indiquée que le mieux était de les lire dans l'ordre.
Patrick & Angela ne sont pas des héros mais nos voisins de tous les jours, confrontés à leur passé, à leurs démons et au quotidien. D. Lehane sait néanmoins nous les rendre attachants. Nous suivons leur enquête et leur vie en parallèle sans aucun temps mort. La violence ordinaire est à l'ordre du jour, mais la remise en question de ces personnages principaux, leurs doutes, blessures, comme leurs interrogations sur le racisme, leur vision de la société lorsqu'ils y sont confrontés dans leur vie de tous les jours nous laissent à la fois groggy, horrifié mais toujours en attente de la suite de leurs enquêtes et de leurs vies.
Auteur sensible à cette violence ordinaire, aux problèmes raciaux, à l'évolution de la vie des quartiers (nos personnages principaux sont des irlandais qui voient les évolutions économiques, le chômage et
leur quartier changer), Lehane  analyse  et pointe pour nous  les problèmes de la société américaine.
A la fin de cette lecture, j'ai
lu sur Internet qu'il avait été éducateur et travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée (cet éclairage vous apportera très certainement un point de vue sur ces histoires - je ne peux en dire plus -).
Bref un excellent bouquin si vous n'avez pas peur de la violence non pas gratuite, mais réelle.

Les avis de
Yohan, de Tamara et de Tom.



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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 22:30
American Gods / Neil Gaiman. Traduit de l'anglais par Michel Pagel. Au diable Vauvert, 2002 (J'ai lu). 604 pages.
Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...
De nombreuses critiques élogieuses et l'attrait des supers héros issus des comics suggérés par la couverture m'ont poussé à quémander cet ouvrage alors que ma PAL est amplement suffisante : ( mais, bon personne n'est parfait : )
Autant je me suis facilement glissée dans cette histoire pour les raisons évoquées ci-dessus, autant je ne m'attendais pas à ce que j'ai considéré, de prime abord, comme des disgressions de l'auteur qui m'ont fait un peu perdre le rythme de l'histoire ; en fait ces parenthèses montrent comment les dieux sont parvenus en Amérique, d'où certains sont issus.
Le second élément "perturbateur" est le nombre de Dieux cités. Honte à moi je ne connaissais pas la moitié des ces dieux ou mes références mythologiques ne sont pas suffisantes, ce qui fait que j'ai commencé à les noter sur un papier afin de pouvoir combler mes lacunes  : merci Internet,
Wikipédia* & Google, les meilleurs amis de l'homme du XXIème siècle et nos dieux actuels comme le souligne si bien cet ouvrage.
En effet, c'est à une bataille rangée entre Dieux du passé - et s'ils sont si nombreux c'est bien au melting pot américain que nous le devons - et Dieux présents, j'ai nommé : voiture, internet,  télévision, média etc... que nous assistons.
L'ouvrage est entièrement partagé entre la société de consommation et l'oubli progressif des anciennes croyances (donc des dieux) et la vitesse à laquelle nous les oublions (un peu comme nous oublions rapidement nos vedettes un temps médiatique).
Pas de crainte si, comme moi, vous n'êtes pas assez férus de mythologie, vous vous laisserez prendre au jeu, cherchant dans votre mémoire à quoi/ qui peut se rattacher tel ou tel personnage (vos connaissances cinématographiques, BDs et lectures vous aideront ou sinon vous laisserez à N. Gaiman et à ses personnages le fin mot de l'explication).
L'histoire est suffisamment prenante dans son ensemble pour que vous n'ayez pas à craindre de vous ennuyer si vous ne vous intéressez pas à l'histoire, aux Dieux ou si vous n'êtes pas fan de SF. Vous vous laisserez prendre au jeu et aurez une bonne vision de l'Amérique, de son histoire, de son présent.


Merci
Fashion ;-D


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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:30
Après Juste un regard et Ne le dis à personne, voici le 3ème Coben que je lis.
Innocent / Harlan Coben. Traduit par Roxanne Azimi. Belfond, 2006 (Pocket) 516 pages.
Un ami en danger. Une bagarre qui dégénère. Un accident. A vingt ans, Matt Hunter est devenu un assassin. Treize ans plus tard, il mène enfin une vie paisible avec la femme qu'il aime, Olivia, enceinte de leur premier enfant. Et puis, un jour, sur son portable, une vidéo d'Olivia dans une chambre d'hôtel en compagnie d'un inconnu. Le cauchemar recommence.

Voici un polar de très honnête facture comme les deux autres titres cités. Pour le moment je n'ai pas encore été déçu par Harlan Coben. Je ne dis pas que ,comme pour certains auteurs j'enchainerais tous ses romans, mais pour le moment chaque lecture fut un bon moment. Comme je l'ai déjà écrit, j'aime essayer de résoudre les énigmes et, elles me semblent bien souvent évidentes, mais la profusion des personnages chez Coben - du moins est-ce selon moi une des raisons de mon échec - m'empêchent d'y voir clair.
La seconde raison est sans doute, qu'il a tendance à conserver, et c'est tout à son honneur de narrateur, une pirouette ultime. L'exemple le plus flagrant dans mon expérience de lectrice, peut être parce que c'était le premier roman que je lisais de lui, est dans Juste un regard où la dernière page est véritablement l'occasion de nous interpeller une dernière fois.
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 07:01
(Je vous confirme qu'en dépit de mon titre, je ne viens pas vous parler de la saga Star Wars !)
Ecoutant les sages conseils de Carolyn, et puisque j'étais dans un lieu de perdition qui vous est désormais habituel, je me suis innocemment dirigée vers les rayons.
Résultat des courses, après passage en caisse :
Ce cher Dexter / Jeff Lindsay. Traduit de l'anglais par Sylvie Lucas. Seuil, 2005 (Points) 309 pages.

Et oui la recommandation était excellente !!
Ce thriller est d'excellente facture. Je ne vous représente pas Dexter (pour ceux qui sont en retard : ici et ), mais ce 1er volume est réellement à lire en premier car il vous présente des éléments du personnage dont vous retrouverez ensuite des allusions mais sans avoir tous les éléments en mains.
Ajoutons à cela que l'histoire est intéressante car Dexter se trouve confronté à ce qui ressemble fortement à un jumeau par les actes commis, exception faite que ce serial attaque des protistués alors que nous savons tous que Dexter ne s'en prend qu'à des personnes coupables mais échappant à la justice - sorte de super héros dans sa dextermobile, si vous voyez ce que je veux dire -.
Bref je vous invite à vous jeter sur ce livre de toute urgence si vous appréciez le genre.
Une toute petite nuance : déception du dernier chapitre (je vous conseille d'enchainer avec  Dexter revient !, vous aurez toutes les réponses sans ce sentiment d'insatisfaction....
Il est lui-même serial-killer quand il ne s'emploie pas à les traquer. Lui, c'est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral : il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux : il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps... Un jour, il est appelé sur les lieux d'un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-t-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui... Impossible...


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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 23:00
Si comme moi vous n'avez pas de téléviseur, si vous avez une mémoire de poisson rouge (car oui vous en avez entendu parlé au détour d'un blog, d'un programme télé, de la lecture de votre canard habituel - bah oui, même Télérama en a parlé-), voici de quoi pouvoir entretenir vos méninges :
* Tout d'abord en consultant le blog de Carolyn Grey, qui semble accroc à la série :))
* En lisant les lignes qui vont suivre mais qui ne concernent que le second ouvrage que consacre Jeff Lindsay à  Dexter !
Dexter revient / Jeff Lindsay. Traduit de l'anglais par Sylvie Lucas. Points, 2007 (Points Thriller). 316 pages

Le dernier Club des théières étant consacré aux Créatures de la nuit, au risque d'en faire hurler plus d'un (de rire sans le moindre doute), j'ai décidé que ce livre s'adaptait parfaitement bien au thème.
En effet, si j'avais vu les vidées sur le blog de Carolyn, je ne savais pas à quoi m'attendre lorsque j'ai commencé ce livre (c'est un prêt au milieu d'une 10aine de bouquins que l'on m'a fait voici 6 mois), et j'ai cru qu'il s'agissait de l'histoire d'un vampire lorsque j'ai commencé le 1er chapitre.
Je vous vois ricaner derrière vos ordinateurs, mais bon lorsque vous débarquez de la lune (c'est moi !) et que les premières lignes que vous lisez sont :
(...)" Cette lune vaurienne (...) qui, à travers le ciel vide, interpelle les coeurs sombres des monstres nocturnes du dessous, qui les somme de regagner leurs joyeuses aire de jeux. Qui hèle, à cet instant précis, le monstre embusqué juste là, derrière le laurier-rose, tigre rayé par le feuillage au clair de lune, attendant, tous ses sens aiguisés, le bon moment pour surgir de l'ombre. (...) Mon cher et sombre second moi me pousse à attaquer - maintenant -, à enfoncer mes crocs éclairés par la lune dans cette chair si vulnérable, (...)
bref mon imagination a démarré à toute vitesse, mais oui bien sûr, j'étais en retard, mais je l'avais mon livre pour dimanche dernier.

Rassurez-vous je me suis rapidement rendue compte de mon erreur et ai poursuivi avec entrain ma lecture.
J'ai vraiment beaucoup aimé le style de l'auteur, l'humour et l'ironie qu'il attribue à Dexter et à sa relation avec son Passager Noir. Dédoublement de personnalité me direz-vous ? Si l'on veut..., mais attention Dexter n'est pas Docteur Jekyll & Mister Hyde. Il est parfaitement conscient de ce Double, sait pourquoi il existe et ce qu'il lui doit (son incapacité à ressentir toute émotion).
Son aptitude, ses manières d'adopter un air naturel, d'essayer de se noyer dans le Monsieur tout le monde sont des moments délectables ; elles l'entrainent dans des situations qu'il ne peut, ne sait pas toujours maîtriser.
N'oublions pas qu'il s'agit d'un thriller, que lui-même est un tueur en série, mais pas n'importe lequel : éduqué par Harry, officier de police et père adoptif, il suit la ligne que ce dernier lui a tracé : tuer les meurtriers qui échappent à la justice. Dexter se voit en tant que Zorro des temps modernes (costume qu'il adopte pour les soirées déguisées), défenseur
des innocents. Des cadavres, des scènes peu ragoutantes sont présents. Bref du glauque et un côté immoral mais avec un humour pince sans rire qui vous font avaler la pilule sans que vous conserviez un soupçon d'amertume.
A découvrir si vous êtes amateur du genre :)



Voici notre cher Dexter - expert judiciaire de la police de Miami le jour, tueur en série la nuit - doublement menacé. D'un côté le sergent Doakes, insensible à son apparence de gentleman, traque le "Passager Noir", l'autre moi sanguinaire et justicier de Dexter. De l'autre, un psychopathe particulièrement pervers laisse Dexter sans voix alors que son appétit meurtrier se réveille. Lequel de ces monstres rattrapera l'autre le premier?
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 20:30
Voilà, une nouvelle fois, je n'ai pas été très courageuse pendant mes congés et j'ai privilégié des lectures faciles (canard, revues etc...) plutôt que de me plonger dans les titres planqués chez mes parents ou dans ma propre PAL.
Bref un seul livre à mon actif ... et bon, ... je reste encore dubitative une fois la dernière page lue et espère que vous pourrez m'éclairer de vos commentaires ou impressions de lecture.
Oui je suis certaine que ce livre a été lu par bon nombre d'entre vous car il a fait pas mal parler de lui, et moi-même, je l'avais au chaud depuis plus d'un an.
Je veux parler de :
Moi, Charlotte Simmons / Tom Wolfe. Traduit de l'anglais par Bernard Cohen. Robert Laffont, 2007 (Pocket). 1007 pages.
Élève brillante issue d'une famille modeste aux principes rigoureux, Charlotte Simmons est la première lycéenne de son comté rural à être admise à la prestigieuse Dupont University. Depuis des décennies, cette vénérable institution, l'égale de Harvard ou de Yale, façonne l'élite de l'Amérique. Pourtant, à sa grande surprise, Charlotte va bientôt découvrir que derrière les antiques façades du campus la quête du plaisir est plus en vogue que celle du savoir et que le prestige individuel se mesure moins au tableau d'honneur qu'au tableau de chasse.
Livrée à elle-même dans ce monde clos aux règles impitoyables, la jolie et naïve Charlotte saura-t-elle résister à la tentation de devenir elle aussi une des reines de la fête ?

Pour ceux qui l'ont lu tout d'abord, voici la raison principale de ma réaction finale : j'ai eu l'impression en refermant ce livre qu'elle n'avait rien appris, que sa seule attitude était de se comporter exactement comme toute ces filles qu'elle avait juger de prime abord. Seule sa notoriété, mobile même des étudiants de ce campus, lui importe. Est-ce une mauvaise interprétation du roman ?

L'histoire en elle même est assez usée : une jeune oie blanche, pauvre mais méritante, débarquant de sa province dans une université sélecte. Et là elle découvre (horreur !), luxure, cohabitation, ...
Bref l'ouvrage nous narre l'inadaptation de cette jeune fille brillante face à ces "années d'expériences" dixit sa meilleure amie d'enfance, étudiante pour sa part dans une autre université :
(...)" les études : quatre ans pendant lesquels tu peux tout faire, tout essayer, sans qu'il y ait... de conséquences ? Pas de trace, pas de dossier, pas de blâme. Des trucs que si tu avais risqué ça avant, tes parents se seraient arraché les cheveux et t'auraient traitée comme une fille perdue ? (...) Et si c'est après la fac, si tu te permets ça, ton patron pétera un putain de plomb, ou ton supérieur, ou... " (...)
Bref ceux qui ne l'ont pas lu l'auront compris, la bonne attitude dans cette université est de se montrer cool, faire la fiesta etc... de faire non seulement parti de l'élite mais surtout des personnes en vues - quelqu'en soit les moyens - . Les quelques réalistes qui gardent néanmoins un regard sur leurs résultats scolaires ne l'affichent pas si leur statut est en jeu : basketteur, figure de l'élite, membre d'une vieille confrérie ; tous sont logés à la même enseigne. A savoir ne pas parler de ses notes, et étudier sans que les autres n'en soient conscients. C'est là la forme d'intelligence la plus flagrante et peu semble l'avoir compris.
Parallèlement à Charlotte nous suivons différents prototypes de cette université, et découvrons donc cet univers avec les yeux de l'héroïne. Si de prime abord elle s'offusque, est horrifiée par le comportement de ses camarades, Charlotte s'imagine pouvoir, par son intelligence et sa beauté, rivaliser, dominer ce qu'elle abomine. Bref elle va s'approcher au plus près de la flamme et finir par se brûler les ailes, elle qui se croyait, se voyait bien au-dessus de toute cette boue tout en voulant tout à la fois être enfin celle vers qui tous les regards se tournent.
- Sans vous raconter la fin, je vous rassure cette petite fille modèle va finalement s'en sortir -
Comme pour Le bûcher des vanités, j'ai eu parfois de violents moments de rejets vis à vis de ma lecture. Il faut ajouter à cela un vocabulaire très djeuns qui ne m'a guère emballé, et me donnerait envie de lire la version anglaise afin d'être certaine de la traduction -malheureusement je suis quasi certaine que la traduction est bonne :( -.
Bref je ne suis que très moyennement satisfaite de cette lecture.
Je vais, moi aussi, faire mon oie blanche : Je sais que les jeunes américains du fait des lois contre la vente d'alcool au moins de 21 ans ont quelque peu tendance à se laisser aller dès qu'ils en ont l'occasion, que l'image des friqués people transmise par la presse trash est assez similaire à celle transmise par Wolfe dans ce roman, mais la description des riches universités américaines est-elle, selon vous (ou à votre connaissance) si réaliste ?

J'arrête là mes questions et vais enchaîner avec un autre livre :))

Ajout du 21 mai, 14H00 : je viens de lire les commentaires laissés et je ne souhaite pas vous détourner d'une lecture juste sur mon opinion. Je viens de prendre quelques minutes et ai pris quelques avis sur l'ouvrage :
Tom, Flo,
(Je fais d'autres recherches dès que possible sur les blogs)
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 20:30
J'avoue, j'avoue. J'avais rendez-vous la semaine passée dans un restau non loin du Boul. Mich. Ni vu, ni connu, me suis-je dit, je suis en avance, un petit tour chez G. - personne n'en saura rien ! - A peine eu le temps de me jeter sur un bouquin que, pour une fois, je me suis rendue compte que j'étais appelée. "T'es où ?", me demande mon interlocutrice (dépositaire de la chouchou attitude). Damned, j'étais faite, je dus avouer et me diriger fissa vers la caisse, non sans un dernier coup d'oeil aux manga et après avoir réussi à localiser un magazine spécialisé dans les BDs.
Voici l'unique objet de mon égarement ... Ta dam (je suis faible, comme beaucoup ...)
                                     
     Le croque-mort a la vie dure / Tim Cockey. Traduit de l'anglais par Claire Breton. Seuil, 2005 (Points Policier). 402 pages.
Un petit boulot tranquille, croque-mort. Une ville banale, Baltimore. Une vie rêvée. C'est bien ainsi que l'entendait Hitchcock Sewell avant que ne débarque, au beau milieu d'une veillée mortuaire, une charmante demoiselle qui lui demande comment organiser un enterrement. Le sien. Et voilà ce pauvre Hitch entraîné malgré lui dans une sombre affaire de chantage. Entre son extravagante ex-femme, un vieux camarade de collège, une séduisante détective et quelques politiciens véreux, Hitchcock a fort à faire pour ne pas se retrouver lui-même six pieds sous terre. Première enquête d'une série funèbre et irrésistiblement drôle.
Comme je vous le disais je m'en voulais d'avoir débuté cette série par le second.
Bon honnêtement, j'ai préféré ma première lecture que j'ai trouvé plus drôle, davantage pince sans rire que ce volume qui est néanmoins d'un très bon niveau, mais voilà... les errances de la lecture ont fait que je n'ai pas commencé par le bon volume.
Cet épisode est un grand jeu de bluffes, les magouilles politiques sont largement mises en avant tout comme les errements liés à l'argent et au pouvoir. Le décor est planté, nous rencontrons à la fois notre personnage principal (le beau gosse ;-D) ses travers et des éléments et personnages de son passé. Le tout est agréable à lire, l'enquête bien ficelée et sujette à quelques rebondissements.



Vous l'aurez compris puisque je vous l'annonçais tout de go : Il faut commencer par celui-ci. Et si vous n'accrochez pas trop, viiiiiite, dénicher "Le croque mort préfère la bière" afin de mieux comprendre mon intérêt pour Hitchcock.


                     
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 09:35

Le croque-mort préfère la bière / Tim Cockey. Traduit de l'anglais par Claire Breton. Seuil, 2005 (Points Policier). 431 pages.
Tandis que le blizzard fait rage sur Baltimore, la veillée mortuaire d'un cardiologue réputé se déroule paisiblement chez " Sewell & Fils ". Jusqu'à ce que le cadavre d'une jeune femme apparaisse à l'impromptu, déposé sur le pas de la porte. Avec un petit coup de pouce des dieux espiègles, Hitchcock, le fringant croque-mort, va devoir se remettre à jouer au fin limier. Slalomant entre les bas-fonds de la ville et ses quartiers chics, Hitchcock trébuche, patauge et s'interroge quel drôle de mystère entoure ce macabre cadeau de Noël ?! Après Le Croque-mort a la vie dure, revoici Hitchcock Sewell, détective de circonstance, aux prises avec une nouvelle enquête.

Achat effectué en septembre dernier, voici enfin une bonne nouvelle pour ma PAL :))
Bon j'ai commencé par le 2nd épisode de la série, mais cela n'est pas bien grave. Comme avec Erlendur, des éléments personnels sont glissés ici et là mais, dans l'immédiat, l'impact semble moindre par rapport à la psychologie du personnage.
Dans cette série nous suivons les aventures d'un croque-mort, pas bégueule, charmeur et aimant l'humour (noir aussi, vu les remarques relatives à sa profession qu'il encourt), accompagné à l'occasion de son ex, Julia (peintre reconnue, disposant à l'image des anciens marins, d'un homme dans chaque coin de l'Europe du Nord : un suédois, un finlandais etc... et qui déniche ses modèles (masculins, bien entendu) à l'ambassade de Suède ;-D), de sa copine : Bonnie, miss météo à la télévision (grand beau temps cette nuit = blizzard), de sa tante qui lui a appris le métier et travaille toujours avec lui (ils jouent au cribbage afin de savoir lequel des deux va s'occuper de la dépouille), et j'allais l'oublier : l'avocate de son divorce. Bref vous l'aurez compris notre croque-déctective aime la gent féminine, mais d'autres personnages masculins gravitent autour de lui ainsi qu'Alcazar... son chien.
Ajoutons donc un détective qui n'apprécie guère que Hitch se promène sur ses plates bandes, un journaliste, quelques morts, des danseuses-entraineuses, et un temps exécrable en cette fin d'année.
C'est un humour pince sans rire qui se dégage de ce roman - qui m'a donné envie d'aller jeter un coup d'oeil sur le 1er volume et de poursuivre ma découverte -. Les personnages ont des trognes, l'ensemble est bien rendu, sans longueur excessive, l'histoire aussi sympathique qu'elle puisse l'être dans des histoires de meutres. Des morts qui semblent affectionner Hitch non seulement à son travail, mais qu'il semble attirer comme un aimant parfois.
A aucun moment les épisodes, réflexions, ne sont glauques et l'humour distillé y est pour beaucoup, tout comme l'humanité des personnages.
J'avais compris les différents fils de l'intrigue bien avant notre héros (ouf l'honneur est sauf, ma réputation de Sherlock n'est pas remise
en question cette fois, ;-D), mais T. Cockey m'avait réservé 2 petits points que je ne pouvais pas deviner, d'où des rebondissements de dernière minute -non négligeable- afin de faire perdurer le plaisir de la lecture.
Bonne lecture et découverte à ceux qui n'ont pas encore eu les bouquins de Cockey entre leurs mains.


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