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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:11

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/6/1/9782266194006FS.gif Les âmes brûlées / Andrew Davidson. Traduit de l'anglais (Canada) par Natalie Zimmerman. Pocket, 2010. 663 pages. 4*

La route, la nuit. Un accident de voiture. Et le feu, dévorant... Au service des grands brûlés, un homme contemple son corps calciné. Les cendres d'une vie dissolue. L'Enfer lui a ouvert ses portes - plus rien ne le retient chez les vivants, sinon les visites régulières de Marianne Engel, schizophrène reconnue. Et celle-ci de lui raconter une bien étrange histoire. Une histoire d'amour fou qui débute à l'ombre d'un monastère, au XIVe siècle. Une histoire où grimacent les gargouilles, brûlent les damnés, planent les fantômes de Dante et des mystiques allemands. Leur histoire. Leur amour. Ce qui est né par le feu renaîtra par le feu. Pour une ultime fois, les amants maudits traverseront chaque cercle de l'Enfer. Pour leur délivrance. Et leur rédemption...

 

Immense coup de coeur de mon amie Abeille qui m'a offert cet exemplaire.

Je dois avouer que j'ai eu très peur après quelques chapitres de cet ouvrage. Je m'y perdais, ne comprenant pas en quoi la description des souffrances et des traitements d'un grand brulé avait provoqué chez elle cet engouement ? Comment cet homme narcissique, responsable en partie de ses souffrances, devenu un monstre, proche de la folie, et aspirant à la mort (qu'il pré-programme), allait parvenir à m'intéresser ?

Et puis, Marianne Engel est entrée tout à la fois dans sa chambre de souffrance et dans le cours de ma lecture ; même si initialement je n'ai vu en elle, qu'une folie  supplémentaire dans cet ouvrage. Folie ? Peut-être car Marianne est connue dans cet hôpital comme schizophrène, mais c'est cette folie que met Andrew Davidson en avant qui la rend intrigante, au même titre que les histoires qu'elle raconte à cet homme dont nous ne serons jamais le nom, mais qui en a eu bien d'autres par le passé si l'on en croit Marianne. Car c'est leur histoire d'amour que Marianne va finir par raconter, une histoire qui débute au XIVème siècle. Mais, pour en connaître tous les éléments, il vous faudra comme pour les "Contes des mille et une nuits" être patient... Mais la patience, vous n'en aurez guère besoin, car au même titre que cet homme brulé, Marianne fascine et on attend son retour, ses "inventions", et ses histoires en tournant les pages de plus en plus vite.

L'histoire d'amour est là, le questionnement sur la folie, la souffrance et les addictions également... des questionnements, des incompréhensions, mais avant tout une fabuleuse fresque qui demeure en parallèle si proche du quotidien lorsque vous raconte le service des grands brulés, les coûts que les traitements entraînent et l'aspect psychologique de la reconstruction face au regard des autres.

Alors oui cet ouvrage est vraiment différent, même s'il faut lui laisser le temps de vous apprivoiser à l'image de Marianne qui progressivement va réussir à susciter la curiosité et retrouver le chemin du coeur de cet homme détruit bien en amont de son accident.

 

Mais aussi, le très beau billet de Karine qui doit sa lecture à Book Lady.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:10

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/6/1/9782266134378FS.gifLe maître et Marguerite / Mikhaïl Boulgakov.Traduit du Russe par Claude Ligny. Révisé par Marianne Gourg. Pocket, 2009. 529 pages. 3, 5*

Ecrit sous la terreur par un homme malade et désespéré, " Le Maître et Marguerite " a mis vingt-cinq ans pour s'imposer comme l'un des chefs-d'œuvre de la littérature russe et devenir un livre culte dont la construction diabolique n'a pas fini d'enchanter les lecteurs. Comment définir un mythe ? Les personnages de ce roman fantastique sont le diable, un écrivain suicidaire, un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde... On y trouve des meurtres atroces et des crucifixions. C'est une satire acerbe, une comédie burlesque, une parodie politique, un poème philosophique dévastateur avec des fantômes et des transformations magiques. Mais cette fantasmagorie baroque, ce film noir, cette vision d'apocalypse est aussi l'une des plus belles histoires d'amour jamais écrites.

 

Ce billet aurait également pu s'intituler : Comment découvrir l'étendue de son absence de culture

Car oui je ne connaissais absolument pas cette oeuvre, pas plus que les oeuvres de Gogol dont Mikhaïl Boulgakov était, si j'en crois les notes de cet ouvrage, un admirateur. Ajoutez à cela qu'heureusement que les notes existent, car sans cela, bon nombre de passages, références seraient restés lettre morte à l'ignare que je suis. Bon je me suis rassurée comme je pouvais, via mes connaissances à toutes les références musicales mais, c'est parfois un peu court. Preuve qu'en dépit de l'âge, on peut encore apprendre, découvrir etc...

J'ai failli oublier de mentionner que la Russie reste, en dehors des notions scolaires un pays dont j'ignore tout ! Cet ouvrage fut, comme vous pouvez l'imaginer, un quasi challenge à lui seul.

Merci à Titine et Cryssilda, avec  "Un hiver en Russie" je sors un peu de mes sentiers battus, et dans les méandres de ma bibliothèque, je lis des auteurs dont je ne connaissais que le nom (et quelques titres) sans jamais avoir ouvert un seul livre.

C'est avec beaucoup de perplexité que j'ai lu les premiers chapitres de cet ouvrage. Au vu des références à Gounod, Berlioz et tant d'autres je cherchais où était Marguerite et quand elle allait rencontrer le diable. Car oui le diable était là mais apparaissant sous un jour bien différent de celui des histoires lues jusqu'à aujourd'hui ! Et que signifiait donc cette intrusion de Ponce Pilate et des dernières heures de Jésus dans cette histoire ? J'étais perplexe. Oui, bien entendu, l'entame de l'ouvrage débutait sur l'existence ou non de Dieu entre Berlioz et Ivan, mais pourquoi insérer des chapitres aussi précis dans la narration faite par Woland (le diable) ? Oui je sais que la religion a été remise en question par la Révolution russe, néanmoins....

Un peu obstinée, j'ai poursuivi ma narration et peux conclure aujourd'hui .

Bien entendu, comme je le disais toute ma lecture ne fut pas limpide de par les références ou par certains passages que j'ai trouvé un peu long, mais tout me semble à présent beaucoup plus clair et cette imbrication de 3 actions en une histoire, force l'admiration. Surtout lorsque l'on prend conscience à la fois de tous les thèmes abordés dans cet ouvrage, des styles disparates : conte fantastique, histoire d'amour, critique politique et de la société de cette période, comédie... Grâce aux notes déjà abondemment citées, on prend conscience (même en ayant lu l'introduction cela n'était pas si évident à quelqu'un ayant une absence de connaissance de cet auteur) que Mikhaël Boulgakov rend énormément de son vécu à travers l'ouvrage et retranscrit le quotidien des moscovites de cette période.

C'est donc un ouvrage ambitieux qui, grâce à l'humour /et des personnages hétéroclites qui accompagnent notre professeur / magicien étranger  : - un ancien chef de choeur, Fagotto qui fera bénéficier de ses services toute une administration que ne fait plus que chanter, - un chat non pas botté mais aux vies multiples, bavard et quelque peu pyromane : Béhémoth, - un tueur Azazello, et, - la sorcière Hella nous entraînent dans une folle sarabande, comme tous ceux qui croisent leur chemin qui se retrouvent bientôt soigner dans un hôpital psychiatrique.

Ce même hôpital où le Maître est soigné, auteur aigri, dénigré par les critiques suite à son ouvrage sur Ponce Pilate.

Quant à Marguerite, vous l'aurez deviné, il s'agit de la femme aimée par le Maître qui est prête à sacrifier son existence en devenant une sorcière afin de permettre à celui qu'elle aime de revenir ... d'où ? elle l'ignore. Tout ce qu'elle sait c'est que depuis 6 mois il a disparu et lorsqu'Azazello lui propose de le sauver, elle n'hésite guère.

Si vous avez du mal à poursuivre votre lecture, je ne peux que vous invitez à tenir, lire ... pour arriver tout d'abord à Marguerite et à sa transformation, sa vengeance envers un critique (en dire plus, je ne peux), à ce grand bal chez Satan (oui, vous aurez lu quasi la moitié de l'ouvrage, et tant mieux). Un bal où tous les personnages les plus tristement célèbres apparaissent pour saluer leurs hôtes, flux intarissable, sortant de leurs cercueils et reprenant forme humaine pour l'occasion. La folie de cette nuit gagne Marguerite, les participants et le lecteur s'interroge juqu'où l'auteur va aller.

Oui certaines pages sont plus folles (la soirée du magicien et les conséquences sur le public en plus de ce bal, les allers retours, la surveillance de cet appartement où la folie est partout alors qu'il semble vide), mais il faut se laisser emporter par ce roman puis, une fois la dernière page tournée, prendre conscience (ou non, selon vos besoins d'appréhender votre lecture) de tout ce que l'auteur aborde.

 

Nous n'avons pas le même niveau de lecture :0)

 


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:28

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51W2BNcQ6nL._SL160_.jpgL'arbre d'ébène / Fadéla Hebbadj. Buchet Chastel, 2008.171 pages. 2,5*

C'est Nasser, un enfant malien, qui raconte. Sans papiers, il débarque en France : Paris, les squats, les marabouts, la police, la peur. Il erre sans fin dans un monde hostile, celui des Blancs, le nôtre.

 

En dépit d'un sujet touchant et d'une actualité toujours aussi présente quelques années après sa parution, je ne peux pas dire que ce roman soit pour moi un coup de coeur, ou l'inverse...

Si certaines de ces pages sont bouleversantes de sincérité, d'une vision sans pareille de notre quotidien et de notre ville, le style n'est pas parvenu à me plonger dans la lecture d'un bout à l'autre de ce très court roman. Et pourtant on trouve de fort belles pages mais elles sont restées pour moi anecdotiques et l'histoire en elle-même, si forte soit-elle, de par la construction de cet enfant étranger grâce à la lecture -  à son identification parfois avec le roman d'Emile Ajar et de Momo si pleine de tendresse pour moi au rappel de cette lecture -, à quelques rares et belles rencontres, à ses luttes face à l'adversité, ne me permettent pas de vous donner plus l'envie de le découvrir que cela.

Certaines pages semblent redondantes dans les idées notamment et je m'interroge si l'auteur a voulu en cela montrer le cercle répétitif du quotidien de Nasser et de Mama : trouvé un lieu où s'abriter, où se cacher de la police ?

J'ai lu ici et là que la naïveté de Nasser avait été une gêne dans la lecture. Elle m'a semblé normale dans le déracinement de cet enfant qui suit sa mère dans la recherche d'un abri et d'un travail, qui découvre la ville, la France et les différences culturelles. Là où sa naïveté peut sembler étrange, c'est que cet enfant lit et s'imprègne tellement de ses lectures que l'on attend sans doute une plus grande maturité de sa part alors qu'il n'a pas 10 ans. Paradoxe de vouloir concilier les faits racontés par la bouche d'un enfant. 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:30

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/5/8/9782355840487FS.gifPar un matin d'automne / Robert Goddard. Traduit de l'anglais par Marie-José Astre-Démoulin. Sonatine, 2010.  453 pages. 4*

Fin des années 1990. Leonora Galloway entreprend un voyage en France avec sa fille. Toutes deux ont décidé d'aller à Thiepval, près d'Amiens, au Mémorial franco-britannique des soldats décédés durant la bataille de la Somme. Le père de Leonora est tombé au combat durant la Première Guerre mondiale, mais la date de sa mort gravée sur les murs du mémorial, le 30 avril 1916, pose problème. Leonora est en effet née près d'un an plus tard. Ce qu'on pourrait prendre pour un banal adultère de temps de guerre cache en fait une étrange histoire, faite de secrets de famille sur lesquels plane l'ombre d'un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre. Le lecteur est alors transporté en 1914 dans une grande demeure anglaise où va se jouer un drame dont les répercussions marqueront trois générations. Dans ce livre envoûtant à l'épaisseur romanesque exceptionnelle, Robert Goddard allie le cadre et l'atmosphère des plus grands romans anglais, ceux d'Elizabeth George ou de Ruth Rendell, à un sens du suspense et de la réalité historique remarquables.

 

J'ai démarré au quart de tour à la lecture des premières pages de ce roman. J'étais enthousiaste, le style me semblait d'une clarté et d'une telle fluidité.... Je pensais que j'allais avoir bien du mal à me sortir de ma lecture qui résonnait un peu en écho au visionnage d'épisodes de Downton Abbey. Je retrouvais le manoir, le majordome attachait à la famille, mais bien moins de domestiques, durant l'enfance de Leonora. Le cadre était lui-aussi moins idyllique en raison non pas d'une marâtre en guise de belle-mère mais tout comme, car la seconde femme de son grand-père avait tout pour plaire dans le rôle de la vilaine de service.

Bien sur, à la lecture de ces dernières phrases, et si vous avez lu la quatrième de couverture, vos yeux s'agrandissent et l'incompréhension s'installe, mais rassurez-vous, tout est lié.

L'ouvrage se découpe en 3 parties. La première, qui a donc suscité mon intérêt se situe de nos jours, en France, sur les traces du père de Léonora, mort durant la première Guerre Mondiale. Léonora commence à raconter ses origines à sa fille et les batailles qui se sont déroulées avant sa naissance puis durant sa jeunesse. La dernière partie du livre sera consacrée à ses découvertes durant sa vie de femme et jusqu'à une période fort récente, des derniers éléments liés à son histoire et à celle de ses parents. Ainsi que je le disais la construction ne me dérangeait pas et j'étais porté par cette histoire dont les événements historiques et le quotidien apportaient une flamme et une vie sans pareille.

Brusquement, vers la 150ème page, j'étais certaine d'avoir élucidé un des mystères de cette histoire, ayant lu une histoire similaire avec *attention risque de spoiler pour certains * La mariée de l'ombre (qui date du début des années 90). Pour moi, un pan entier de l'intérêt pour cet ouvrage s'évanouissait, même si ma curiosité me poussait à poursuivre ma lecture afin d'être sûr que mes suppositions étaient exactes. Est-ce la raison pour laquelle j'ai perdu de l'intérêt pour la plume de Robert Goddard où son style est-il réellement différent dans cette seconde partie ? Je ne sais.

La dernière partie a su aux travers des dernières révélations, des événements me permettrent de continuer ce roman, dont les idées et le traitement sont fort agréables. Néanmoins, je ne parviens pas à savoir si le style de l'auteur change au cours des pages qui se tournent (de manière volontaire ou non) ou s'il s'agit simplement d'un état d'esprit.

Bref, Robert Goddard sait au travers de l'existence de cette femme narrer les lieux comme les situations, des personnages fort différents. L'ensemble est excellent et j'espère seulement que vous saurez mieux que moi, faire abstraction de toutes les idées qui vous traversent l'esprit lorsque vous lisez (trop de polars sans doute) et vous poussent à résoudre ou à essayer de comprendre les énigmes qui se posent à cette héroïne.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 06:27

http://www.babelio.com/users/AVT_Leon-Tolstoi_6424.jpegIdylles paysannes / Léon Tolstoï. Traduction d'Emmanule Bove et Georges d'Ostoya. La Castor Astral, 1995.140 pages. 4*

Le Père Serge / Léon Tolstoï. Traduit du russe par J.-W. Bienstock. Le temps qu'il fait, 1992.100 pages. 3 *

Ces contes de Tolstoï posent un regard aigu sur la société paysanne russe au tournant du XXème siècle. Tolstoï s'intéresse particulièrement à la représentation de femmes redoutables et volontiers diaboliques. Placés dans un contexte passionné, ses personnages sont confrontés à des situations extrêmes dues le plus souvent aux frasques féminines.

Le Père Serge est l'histoire d'un jeune prince comblé qui quittera le monde pour devenir moine. S'infligeant les plus dures épreuves afin de taire en lui l'ambition et le désir de gloire, il se fera ermite, sera tenté plus rudement encore, péchera et combattra au point que sa sainteté sera connue dans toute la Russie. Il lui faudra, pour retrouver le chemin qui mène à Dieu, devenir errant et se perdre dans l'anonymat.

 

Des trois contes c'est le premier et le plus long qui m'a davantage plu : "Une idylle". Sans doute sa longueur m'a-t-elle permis de rester dans le texte et de suivre le personnage de Mélanie et ses histoires amoureuses qui semblent prétexte à montrer la condition féminine, les harcèlements (le mot n'existait pas, selon va sans dire) que les femmes vivent, qu'elles soient mariées ou non, leur quotidien de tous les jours et les travaux auxquels elles participent dans les campagnes. Sans être un portrait totalement détaillé  de cette jeune femme, on s'attache à ses tours d'esprits, son adresse et sa chance à échapper à tous ces hommes qui la convoitent. Elle n'est pas la plus aimable et la meilleure lorsque l'on voit son comportement avec le valet mais il semble qu'elle profite de la jeunesse, de la naïveté de ce jeune homme pour lui faire endurer les railleries de certaines.

Ainsi que je le mentionnais tout est scrupuleusement détaillé et le texte se lit d'un bout à l'autre avec attention. Même chose pour les deux contes qui suivent. "Les deux retours" voit un homme dont le passé n'est pas exempt d'erreur revenir pour la dernière fois sans son village. Quant à "Le père et la fille" il narre de manière abouti (car moins tardive) de la réconciliation après la maternité de sa fille.

Le Père Serge nous montre tous les tourments de l'homme quant à sa volonté de devenir le meilleur dans tout ce qu'il fait et souligne ses faiblesses. Au seuil de sa vie, alors qu'il avait fini par la consacrer à Dieu, il prend conscience *spoilers* que sa cousine a sans doute répandu davantage à la Foi que lui qui s'y est consacré pendant toutes ces années.

Je connais mal l'oeuvre de Tolstoï, mais la femme au travers de ses contes, quelque soit sa condition ou sa vie semble plus à même de montrer une figure humaine même si des exceptions persistent. Le texte du Père Serge, écrit un an avant sa mort met en exergue l'aspect religieux qui a régenté la fin de la vie de l'auteur.

Des textes qui m'ont permis de découvir le style de Léon Tolstoï avant de me plonger dans des oeuvres plus longues.

 

 

Hiver russe

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 06:22

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/6/1/9782226193414FS.gifPeter Pan et le voleur d'ombres / Dave Barry & Ridley Pearson. Traduit de l'anglais (américain) par Raphaële Eschenbrenner. Albin Michel, 2010. 467 pages. 3*

Un très grand danger menace Peter et ses amis. Le seigneur Ombra a juré de voler la poussière d'étoiles pour accroître son pouvoir. Peter entreprend alors un périlleux voyage à Londres avec sa fidèle fée Clochette. Il doit absolument prévenir Molly car la poudre magique est cachée chez elle. Mais loin de l'île des enfants perdus, Peter est vulnérable et son adversaire bien plus cruel que ceux qu'il a déjà combattus...

 

Et oui je cherchais Peter Pan, la version d'origine et me suis arrêtée devant cette version moderne de l'enfant qui vole et ne veut pas grandir. Il s'agit là du second volume de l'histoire de Peter Pan et Molly (Wendy), mais l'absence de lecture du 1er volume n'est pas un manque réel [il semble narrer leur rencontre et comment Peter va pouvoir voler : "Orphelin des rues de Londres, Peter est embarqué de force sur le Never Land, un navire miteux convoité par le cruel pirate Black Statche. A bord, la jolie Molly lui confie le secret du Never Lands : dans un coffre gardé jour et nuit repose un merveilleux pouvoir, la poussière d'étoiles, qui permet de voler. Fasciné par ce mystère, Peter ne sait pas encore qu'il deviendra grâce à elle le plus grand héros du Pays imaginaire..."]. 

Cette version nous entraîne à la fois au pays imaginaire et dans le monde des Intercepteurs qui luttent contre les Autres. La mission des Intercepteurs est de récupérer la poussière d'étoiles et de lui faire effectuer le Retour vers le ciel. Mais cette poussière  a bien des capacités dont celle de faire voler les gens et l'avidité des Autres est sans pareil. Ils viennent de s'allier avec le Seigneur Ombra qui vole les ombres comme la volonté et les souvenirs de ses victimes faisant d'eux des pantins à son service.

Si l'histoire débute dans l'île imaginaire où Peter est aux prises avec le Capitaine Crochet, l'arrivée d'Ombra et d'un équipage de pirates à la recherche du coffre de poussières d'or nous entraîne rapidement à Londres et différents lieux réputés puis s'en éloigne vers des lieux mythiques (vous en dire plus, gacherait le plaisir de votre lecture). Au péril de sa vie, Peter toujours accompagné d'une clochette plus jalouse que jamais tente de prévenir son amie Molly dont le père fait partie des Intercepteurs. Lui comme Clochette ont déjà pris conscience de la malveillance d'Ombra, comme tout ceux qui s'approche d'un peu trop près de cette ombre malveillante.

Cette aventure nous permet de retrouver le Londres du XIXème siècle, la misère de la rue, une rencontre avec le vieux Fagin, les arrestations des petits mais également de croiser le chemin de James M. Barrie accompagné de son saint-bernard, Porthos ; les clins d'oeils ne manquent pas.

Bien écrit et bien rythmé, l'ouvrage est plaisant à lire et permet de retrouver dans une version moderne et différente le personnage qui a enchanté notre enfance.

 

Le billet de Jean Rébillat.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 06:41

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/9/0/3/9782290333266FS.gifPeter Pan / James M. Barrie. Traduit de l'anglais par Yvette Métral. Librio, 2003.140 pages. 4,5*

Peter Pan est un petit garçon bien étrange. Il est vêtu de feuilles, ne connaît pas son âge, et ignore ce qu'est un baiser. Wendy est intriguée par ce petit bonhomme qui lui rend visite la nuit, accompagné d'une lumière tintinnabulante nommée Clochette. D'où vient-il donc ? Je me suis enfui le jour de ma naissance, répond Peter Pan. " Je ne veux pas devenir un adulte, alors depuis, je vis au pays des fées. Sais-tu d'où viennent les fées ? Lorsque le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en milliers de morceaux, et chaque morceau devint une fée. " Wendy et ses deux frères, John et Michael, n'hésiteront pas bien longtemps à suivre Peter Pan et Clochette sur l'Ile merveilleuse, au pays de l'Imaginaire.

 

Qui peut encore ignorer Peter Pan après l'adaptation de Disney ? Tant et si bien que beaucoup ignore qu'il s'agit à l'origine d'un livre écrit par James M. Barrie dont on retouve en partie l'origine dans le film Neverland, même s'il s'agit de dialogues imaginaires entre lui et les enfants Llewelyn Davies.

J'avoue que je n'avais jamais lu cette version d'origine et qu'elle fut pour moi une très agréable surprise.

Oui Disney (comment ne pas comparer) s'en est inspiré mais a su jouer sur un imaginaire déjà fort fertile : oui, Nana la chienne nounou est déjà présente, les parents de Wendy, John et Michael ont de l'imagination a revendre, et le crocodile préféré du Capitaine Crochet est un crocodile volant (est-ce ou non un problème de traduction ?) qui lui a bien mangé une main, ainsi qu'un réveil qui démasque tout ses tentatives d'approche pour finir Crochet dont il semble avoir apprécier le goût.

Je ne vais pas vous faire de grandes révélations sur le contenu de l'histoire, mais simplement vous dire que l'on découvre un enfant qui ne veut pas grandir, souhaite être le chef de sa petite tribu. Un enfant comme les autres à qui rien ni personne ne peut imposer sa volonté, qui oublie tout avec une facilité sans précédent ce qui lui permet de vivre au jour le jour, de ne pas se rendre compte que le temps tourne pour tout le monde sauf pour lui qui est bien le seul enfant du pays perdu à pouvoir voler, communiquer avec Clochette comme avec les sirènes, mais surtout à ne pas pouvoir grandir. Vous l'aurez compris, le personnage est à la fois attachant et serait sans doute détestable, un peu comme un enfant capricieux si l'histoire s'éternisait mais elle est courte, pleine de vie et de saveur.

On y retrouve tous les personnages qui ont bercé notre enfance et comblera petits et  grands dans cette vision de l'enfance, des jeux / de batailles réelles avec les pirates et les indiens qui peuplent l'île.

Une lecture agréable dont la longueur est parfaitement adapté au texte.

 

Frogs - VFAL

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 09:30

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/0/9782221081747FS.gifLa Trilogie de Barrytown : The snapper, The van / Roddy Doyle. Traduit de l'anglais (Irlande) par Bernard Cohen  et par Isabelle Py Balibar. Robert Laffont, 1996 (Pavillons). 248 + 344 pages. 3,5*

L'ennemi contre lequel Sharon devait se battre, c'était le sens de l'humour de Barrytown. Elle n'arrêtait pas de dire que le père était un marin espagnol et ils voulaient bien la croire, mais chaque fois qu'ils imaginaient Mr Burgess avec le froc baissé, ils oubliaient le navigateur espagnol. Il y a enfin de quoi rire à Barrytown : Sharon, la fille Rabbitte, attend un enfant et refuse de révéler le nom du père. Les suppositions vont bon train. La plus drôle : prétendre qu'il s'agit de George Burgess, père de famille, pas de première jeunesse et totalement dépourvu de charme. Trois comédies composent LA TRILOGIE DE BARRYTOWN. Elles mettent en scène les membres de la famille Rabbitte dans un quartier ouvrier des faubourgs de Dublin : Barrytown. The Commitments a été adapté au cinéma par Alan Parker, The Snapper et The Van par Stephen Frears.

 

Il y a quelques années je découvrais Roddy Doyle grâce à l'adaption au cinéma de "The snapper". En déambulant dans les allées d'une librairie, j'étais décidé à le lire mais avais pris deux autres titres ce jour là.

Dernièrement l'envie était là et je n'ai pu m'empêcher de prendre les deux derniers volumes de cette Trilogie de Barrytown.


Le propre de l'écriture de Roddy Doyle est d"écrire des dialogues, pas de description longuette, vous êtes au coeur de l'action. D'où la sensation de retrouver le film car la transposition semble plus aisée car nul besoin d'essayer de rendre l'imagination de l'auteur mais de donner vie aux dialogues.

Et il faut avouer que ces dialogues, parfois, ne sont pas piqués des hannetons, très vivants, du fait de cette grande famille et de leurs amis. Nous les suivons tous mais plus particulièrement Jimmy Sr, le père de cette tribu et son ainée, Sharon a qui ce volume est consacré. Car Sharon est enceinte. Et si la famille Rabitte n'en fait pas un drame, la question qui demeure est qui est le père ? La question perturbe un peu l'équilibre mais n'empêche nullement le père et la fille de retrouver leur bande au pub du coin à se moquer les uns des autres, à s'entraider en tournant en dérision les problèmes qu'ils rencontrent. Une tranche de vie drôle et attachante avec des dialogues parfois mordants.

Alors oui on peut trouver le tout un peu trop stéréotypé, mais peu importe puisque la joie de vivre, les portes qui claquent et les éclats de voix permettent au lecteur de tomber sous le charme de cette famille attachante et dont l'humanité n'est pas en reste.

Un ensemble d'élements que l'on retouve dans "The Van". C'est Jimmy Sr qui est au centre de ce roman. Il est au chômage et ne sais plus très bien comment sa vie doit se dérouler puisque s'il continue de se lever comme avant, ces journées lui semblent bien vides et l'absence d'argent se fait sentir au quotidien, pas seulement au moment de Noël. Parallèlement, ses enfants ont grandi et sont plus indépendants. Quant à Véronica elle a décidé de reprendre des études en cours du soir. Heureusement sa petite fille est là pour l'accaparer un peu même si tout cela ne suffit pas à remplir le vide créé par la perte de son emploi.

Mais son copain Bimbo perd à son tour son emploi. Jimmy revit en aidant son ami à remplir ses journées, en se sentant moins seul dans sa vision de ne plus avoir sa place dans leur micro société. Mais tout cela ne peut pas durer....

Paradoxalement c'est Bimbo, le crédule, qui va réagir le plus rapidement. Dans sa volonté de retrouver un travail, il va créer sa propre activité entraînant son meilleur ami dans ce nouveau challenge.

Alors bien entendu, tout ne sera pas rose et sans la femme de Bimbo, les problèmes administratifs comme l'approvisionnement et la comptabilité ne seraient pas une réussite, mais la petite affaire semble démarrer.

Les épouses, la jalousie, l'amitié, les bons mots et la famille sont une nouvelle fois au rendez-vous de cet opus de Roddy Doyle, toujours plus proche de nous, avec cette remise ne question des hommes  qui perdent leur travail, perdant leur raison d'être, leur fierté et leurs difficultés à  rebondir.  Du fait de son actualité, et de la sensibilité qui se cachent dans tous les personnages, c'est peut être le volume que j'ai préféré dans cette trilogie.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 06:42

 

Sur une idée de Chiffonnette ;-D

 

 

 « Rien en ce monde n’est certain, à part la mort et les impôts ». 

Benjamin Franklin


 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:11

Sur une idée de Chiffonnette ;-D

 

« Chaque fois qu'un enfant dit : « Je ne crois pas aux fées », il y a quelque part une petite fée qui meurt. »

Sir James Matthew Barrie

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