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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:39

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/9/9/9782749914138FS.gifLes vestiges de l'aube / David S. Khara. Michel Lafon, 2011. 246 pages. 2,5*

Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n'est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral. Son seul réconfort ? Les conversations qu'il entretient chaque soir sur Internet avec un certain Werner Von Lowinsky, un aristocrate cultivé et plein d'humour. Peu à peu, sans s'être jamais rencontrés, ils deviennent amis.
Mais Barry ignore encore que Werner n'est pas un homme comme les autres... Des collines de Virginie au cœur de Manhattan, de la guerre de Sécession au XXIe siècle, des flics aux vampires, David S Khara impose un nouveau style et s'inscrit dans la lignée des grands auteurs de thrillers français.

 

Si j'ai lu ce roman d''une traite, preuve que l'auteur a su titiller ma curiosité en mêlant des événements du 11 septembre, le quotidien de flics new yorkais, des assassinats répondant au même mode opératoire et un vampire, je ne l'ai pourtant pas refermer de manière satisfaite.

Oui la résolution de l'enquête est donnée, Barry et Werner se sont rencontrés, *je ne vais pas non plus vous raconter l'histoire *...., mais.... voilà ce roman se termine comme bon nombre de blockbusters américains où l'on découvre sur les dernières images, des personnages non rencontrés au fil de ces pages et on peut en déduire qu'une suite nous attend, que nous n'avons pas encore tout appris sur nos deux héros.

Oui, mais non ai-je envie de dire ! David S. Khara nous a donné de nombreuses informations sur la nature et l'histoire tant de Barry que de Werner mais la rédaction de son ouvrage à l'image d'un pilote me laisse sur ma faim. Très sincèrement j'aurais préféré que l'ouvrage soit plus long, plus consistant et de ne pas avoir la désagréable impression qu'il ne s'agit pas d'autre chose que d'un roman promotionnel*. En effet, l'enquête quant à elle, ne semble servir que de faire valoir aux personnages et aux histoires parallèles qui gravitent ou non autour d'elle.

Bref, je reste très partagée quant à ce roman.

 

Stéphie en parle ici. 

 

* J'avais écrit ces lignes avant de lire, concernant l'auteur qu'il avait travaillé dans la pub.


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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:10

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/1/2/9782811208745FS.gifDoctor Who : Les voleurs de rêves / Steve Lyons. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Pierre Level. Milady, 2012.277 pages. 3*

Une nouvelle aventure fascinante du Docteur, de Rose et du capitaine Jack, interprétés par Christopher Eccleston, Billie Piper et John Barrowman dans la spectaculaire série télévisée de la BBC. Dans un futur lointain, le Docteur, Rose et le capitaine Jack découvrent un monde où toute forme de fiction est prohibée. Raconter des histoires, mentir, espérer et rêver sont autant de crimes sévèrement punis par la loi.
Mais une chaîne de télévision pirate exhorte le peuple à l'insurrection. Le Docteur et ses compagnons se rallient à la cause des rebelles avant de prendre conscience, à leurs risques et périls, que les rêves ont tôt fait de tourner au cauchemar.

 

J'avoue que j'ai un peu craqué alors que jusqu'à présent, j'avais su résister. Mais bon, retrouver les personnages qui m'avaient fait découvrir le Doctor Who, c'était tentant.

Que feriez-vous si vous n'aviez plus le droit de penser par vous-même ? Plus de rêves, plus d'imaginaire, plus de fiction, plus de jouets bien entendu, des habits uniformes sans couleurs et juste des écrans vous parlant du quotidien, de votre quotidien avec des informations à haute teneur ? Mme Machin a mis 20 min au lieu de 25 min pour rentrer chez elle aujourd'hui car elle a eu tous les feux verts. So exciting, no ?

Eh oui c'est ce monde incolore mais pas inodore sur lequel viennent de débarquer nos trois amis : le Doctor, Rose et le Captain Jack. Ce dernier est bien mal inspiré de vouloir raconter sa vie et ses épopées car il est rapidement pris pour un rebelle. Mais avant de se rendre compte de tout cela, comme à l'habitude notre trio fait sensation.

La thématique et les 100-150 premières pages sur le thème de la place de la fiction et de nos rêves sont juste excellentes. Il manque bien entendu l'image, mais n'étant pas dépourvu de nos souvenirs, ni d'imagination, le cerveau du lecteur fait le reste.

Puis, un je ne sais quoi, fait que l'on s'attarde moins, que l'évidence de la victoire du Docteur sera là. Bref l'épisode ne m'a pas tenu assez en haleine aussi bien que la série télévisée sait le faire.

Bien entendu il y aura quelques retournements de situation et Rose comme le Captain Jack vont se retrouver dans des situations quelque peu précaires embarquant le Doctor avec eux, mais cela n'a pas suffit à mon bonheur.

Ainsi que mentionné les points positifs sont cette longue réfléxion sur la place de l'imaginaire et la place omniprésente de la TV qui, chacun le sait se nourrit de notre temps.

Bon, comme ce billet (ne va pas s'autodétruire) est pré-programmé, je n'ai plus qu'à attendre quelques heures pour retrouver un épisode du Doctor Who but the 11th, en espérant que l'épisode réponde à mes attentes :).

 

Dans le même état d'esprit que moi quant à ce volume, mais avec des références ;0)

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 06:44

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/1/2/9782811207571FS.gifMercy Thompson, Tome 6 : La marque du fleuve / Patricia Briggs. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Lorène Lenoir. Milady, 2012. 377 pages. 5*

Mercy et Adam passent leur lune de miel au bord de la Columbia. Tout devrait être parfait, mais une présence maléfique hante les eaux, emportant des vies innocentes. Mercy est une marcheuse: elle peut voir les fantômes. Et voilà que l'esprit de son père, mort avant sa naissance, décide de lui rendre visite. Il est temps pour elle de renouer avec son héritage pour affronter la diablesse de la rivière.

 

Oui je sais que ce 6ème volume est sorti depuis un moment, mais voilà j'ai eu une absence :s

Mais Hydromielle l'avait signalé et il ne me restait plus qu'à en faire l'acquisition, le lire et espérer qu'aucune déception ne vienne entâcher cette lecture !

Oui je vais me répêter, mais voici une des rares séries de Bit Lit qui ne me déçoit absolument pas au fil des épisodes. Bien sûr, notre héroïne gagne toujours, mais néanmoins ses rencontres et les événements demeurent distincts à chaque fois. Son histoire personnelle, actuelle comme ses origines sont toujours là pour lui exploser à la figure et l'entraîner dans des situations qu'elle ne maîtrise absolument pas.

A mes yeux, Patricia Briggs sait mêler avec adresse son imaginaire, celui qui nous berce actuellement, les mystères Faes et, dans cette aventure, quelques sources indiennes dont son héroïne est l'héritière sans pour autant en avoir à la fois conscience et connaissance.

Elle projette ses personnages dans un quotidien moderne, avec tous les éléments électroniques ou autres s'y référant tout en y insérant féérie, et histoire d'amour.

Et oui, cet épisode débute avant tout dans un quotidien plus que banal car Mercy et Adam doivent se marier et, quant les membres de votre famille souhaite s'en mêler, et plus particulièrement votre mère, la panique peut vous gagner et l'idée de fuir à Vegas sembler la meilleure opportunité. Vous l'aurez compris l'humour reste au rendez-vous de cet épisode.

Même si cette histoire est centrée en dehors de la meute et des amis habituels de Mercy acr se déroulant pendant leur voyage de noce, les clins d'oeils aux personnages usuels de cette série (qu'est devenu le vampire préféré de Mercy et sa Mystery Machine après le combat mené dans l'épisode précédent ? Les relations entre Mercy et la meute ou les relations de la fille d' Adam... etc...) sont là et nous permettent de poursuivre notre saga et d'attendre les prochains volumes avec toujours plus d'impatience.

Tous ces éléments, le style et la maîtrise de l'histoire entrecoupée de meurtres, de clins d'oeils donnent vie à cette série et à chacun de ces épisodes sans jamais lasser. 

Bon, pour les curieux qui, comme moi, jettent un coup d'oeil, en plein milieu de votre lecture, au dernier chapitre, passez votre chemin, cela ne vous donnera que de fausses pistes.

 

Et tous mes billets concernant cette série sont ici, et puis ici.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:12

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/8/0/9782268068015FS.gifDarling Jim / Christian Mörk. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Agnès Jaubert. Le serpent à plumes, 2009 (Serpent Noir). 382 pages. 3*

Castlebownbere - Irlande - " Il n'y a pas si longtemps ". Lorsqu'on retrouve Moira Hegarty et ses deux nièces, Fiona et Roisin, assassinées sauvagement, les habitants sont sous le choc. Ces meurtres demeurent un mystère jusqu'au jour où Niall, le jeune postier du village, récupère une enveloppe contenant le journal intime de Fiona. C'est en lisant son histoire qu'il découvre l'existence de Jim Quick : un seanchai, conteur de légendes irlandaises. Il comprend vite que Jim, au charme vénéneux, sème la mort sur sa route. Mais y aurait-il un lien entre son passage dans les villes et la disparition de jeunes filles ? Quel est cet homme-loup dont il narre les méfaits, le soir, dans les pubs enfumés ? Thriller sensuel aux accents gothiques, Darling Jim emmène le lecteur aux confins du fantastique dans un récit haletant.
Voilà bien des semaines que j'ai terminé ce roman et même si les fils s'y emmêlent elle reste néanmoins "simple", une fois la lecture achevée et que tous les événements sont connus ; néanmoins, du fait de cet écheveau, j'espère ne rien omettre qui pourait paraître essentiel au yeux d'un lecteur achevant tout jute sa lecture.
C'est à la fois, un thriller parfois fascinant et parfois pesant.
Immanquablement on s'attache à Niall ce jeune postier dont le rêve est de vivre de sa passion pour la fantasy et l'univers de la BD. Et lorsqu'il découvre le premier journal, s'immisce dans cette quête qui semble parfois irréelle au vu de la folie provoquée par Jim, on cherche parfois à comprendre si quelqu'un ne se joue pas de son imaginaire et/ou de sa vie.
Mais les faits sont là, âpres et cruels : 3 corps ont bien été retrouvés dans la maison de ce village dont deux empoisonnés et séquestrés. Que s'est-il passé exactement ?
Oui, comme Niail nous avons ce journal intime d'une des victimes, mais quels ont été les événements qui ont pu amener à autant de violence ?
C'est cette histoire, la fascination d'un seanchai, bel homme et raconteur hors pair que nous narre ce roman, mais avant les journaux intimes. Mais ce jeune homme trop beau pour être honnête, va très vite révéler ses facettes qui vont dans tous les extrêmes.
Il a jeté son dévolu sur 3 soeurs si distinctes les unes des autres et leur tante dévote et déjà proche de la folie, mais la folie n'est rien par rapport aux événements qui vont s'enchaîner et monter crescendo.

Oui on s'attache aux destins des ces 3 soeurs et de Moïra, mais c'est bien davantage le devenir de Niall qui m'a intéressé, savoir comment de ce fait divers, il allait parvenir à rebondir à vivre de sa passion.
La mort est présente dès les premières pages et le lecteur est rapidement avide de connaître tous les tenants et aboutissants mais les journaux de ces jeunes femmes vont s'avérer incomplets et l'imagination, l'enquête des Niall comme du lecteur va parfois vous laisser sur votre faim. L'ensemble est d'un rendu parfois sordide et la destruction et la mort attendent au coin de la rue. 
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:18

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/4/8/9782354881634FS.gifLes pierres qui brûlent, qui brillent, qui bavardent / Martial Caroff. Illustrations de Marion Montaigne et Matthieu Rotteleur. Gukf Stream Edition, 2012 (Dame Nature). 83 pages. 4*

Une pierre brillante tellement dure qu'elle ne peut être rayée que par elle-même. Un sol qui garde les traces d'une averse vieille de plusieurs millions d'années. Une météorite qui fait fondre des roches. Ce n'est pas possible ? Mais si ! Les pierres sont des bavardes qui racontent des histoires incroyables : celles qu'a connues notre planète depuis sa naissance. Grâce au livre que tu as entre les mains, tu apprendras à reconnaître les cailloux tout simples qui se trouvent près de chez toi, tu t'émerveilleras en découvrant des pierres extraordinaires et tu t'amuseras en lisant d'étonnantes anecdotes.
Suis le guide et ouvre les yeux en grand !

 

Et oui, j'aime toujours autant crtte collection dont je vous ai déjà parlé ici et . (Les illustrations ayant quelque peu disparu, vous pouvez en retrouver sur le site officiel).

Le sujet peut paraître plus pointu que ceux traités jusqu'alors mais connaissant la curiosité des enfants, je suis certaine que ce grand format peut répondre à une foule de questions, à différents âges. 

L'ouvrage a conservé la forme propre à cette collection, en classant les pierres dans des rubriques puis, chacune (ou chaque famille) fait l'objet d'une double page. A droite, une image en 3D et/ou une photo avec en dessous, un bref historique et les lieux où on peut les découvrir. La page en image vous propose 3 dessins humoristiques et 3 mini rubriques : "Un peu de science", "La petite histoire" et " Le saviez-vous ?" On passe d'un texte assez académique à une narration plus récréative qui permet à la fois d'apprendre et de s'amuser. Ainsi j'ai découvert que la Luftwaffe a volé grâce au charbon de la Ruhr (cf le blocus d'approvisionnement en pétrole). J'aime particulièrement les nombreuses références faites par cette collection : aussi bien à des faits plus ou moins récents, qu'à des personnages mythologiques ... Tout est là pour provoquer la curiosité et poursuivre les découvertes dans d'autres publications.

Ce livre vous parlera des pierres précieuses, de l'amiante et de ces méfaits connus dès Pline l'ancien, du pétrole, de l'uranium comme des mouvements de notre vieille terre. Et si vous entendez vos enfants vous parler des sédiments, vouloir devenir vulcanologue ou simplement se mettre a rechercher des fossiles, vous saurez qu'il n'a pas perdu son temps en feuilletant ou lisant cet ouvrage.

Toujours instructif et plaisant ! Il me tarde de découvrir les 2 prochains titres annoncés pour la prochaine rentrée scolaire.

Je vais de ce pas tester cet ouvrage auprès de cette jeune enfant à qui j'avais offert mon premier achat chez cet éditeur et si, elle l'a déjà, je suis certaine qu'il fera le bonheur d'un autre ;0).

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 19:17

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/6/9/5/9782869593121FS.gifTrois hommes sur un vélo / Jérôme K. Jérôme. Traduit de l'anglais par Claude Pinganaud. Arléa, 1997.300 pages. 4*

C'est à vélo que, cette fois, nous retrouvons les " Trois Hommes " qui, dans un bateau, ont amusé des générations de lecteurs. Parcourant la Forêt-Noire, la Rhénanie et les Vosges, ils observent, ils s'étonnent, ils s'amusent et, surtout, pour notre plus grand plaisir, ils nous livrent leurs réflexions sur les mœurs des Allemands, des Français et même, parfois, des Anglais qu'ils rencontrent. Dans une traduction nouvelle, voici la suite d'un classique de la littérature britannique, qui fut aussi un best-seller mondial.

Journal d'un touriste / Jérôme K. Jérôme. Traduit de l'anglais par Christophe Claro. Arléa, 1997. 176 pages. 2*

J. K. J. nous aide à réfléchir sur le tourisme qui fait de nous, périodiquement, un ignorant qui va son chemin. Touriste impénitent lui-même, il relève les travers auxquels nous cédons en vacances.

 

Ne riez pas ! Lorsque pour la première fois j'ai entendu parler de Jérôme K. Jérôme, mes méninges ont travaillé à plein régime. Et oui, pour moi, ce nom était assimilé à une bande dessinée : Jérôme K. Jérôme Bloche. Quel soulagement lorsque j'ai appris que l'auteur de cette BD s'était inspiré, entre autre, de cet auteur anglais ; je n'étais pas totalement hors sujet.

J'ai commencé la découverte de Jérôme K. Jérôme par le "Journal d'un touriste". Ce court roman me semblait avoir tout pour plaire, mais ses petits travers m'ont plus que laissé sur ma faim. J'attendais davantage d'ironie, de moqueries etc.et la forme condensée n'est pas parvenue à retenir mon attention. J'avais hâte de le terminer, je dois l'avouer.

Néanmoins, j'ai voulu donner une seconde chance à l'auteur, via un autre titre dans lequel j'ai trouvé bien plus mon content. Est-ce le fait que l'auteur ne soit pas seul et que lui et ses amis accumulent les travers et les erreurs des touristes à l'étranger tout en se décriant du manque de respect des us et coutumes de certains voyageurs ? Sans doute, même si on retrouve le style pince sans rire, déjà présent dans le premier ouvrage lu, je pense que le fait de nous présenter ses 3 personnages initialement dans leur contexte familial, et une expédition (presque) réfléchie n' y est pas étranger, tout comme un développement plus long qui permet plus de disgressions.

Me laissant aller à ma lecture, j'ai brusquement réagi que cette écriture était somme toute fort moderne pour un écrivain né au milieu du XIXème siècle ! Cet ouvrage a été écrit en 1900, et le sujet donne un esprit résolument moderne si je le compare aux ouvrages de certains de ces contemporains.

Le style absurbe domine, un certain comique de répétition dans les aventures de son personnage qui n'hésite pas à se moquer de lui-même comme de ses amis ou rencontres, tout en conservant un air des plus sérieux, en prenant le lecteur à témoin et en l'immiscant dans les aventures de ses personnages. 

Tout au long de ces pages faites pour faire sourire, il n'hésite pas à émettre des jugements sur l'éducation, les us et coutumes allemandes, et à se moquer de ces voyageurs ignorant le moindre idiome de langue étrangère et s'attendant à être traiter en seigneur conquérant ou bien ayant appris une langue si peu naturelle pour l'autochtone qu'elle en devient incompréhensible. Au fil des pages évoquant ce sujet, j'ai cru lire des critiques modernes de ces pauvres français qui n'apprennent que de vieilles tournures et ne savent pas s'exprimer à l'oral.

NB : il n'est aucunement fait mention de français mais bien d'anglais dans cet ouvrage.


Un avis sur l'ouvrage qui a précédé ce roman "Trois hommes sur un bateau", à l'origine de cette suite et qui semble contenir l'ensemble du style de Jérôme K. Jérôme. (billet plus explicite que le mien en tout cas ;0) )


 

 

Frogs - VFAL

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:53

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/0/2/0/9782302020092FS.gifLes carnets de Cerise. Tome 1, Le zoo pétrifié / Joris Chamblain & Aurélie Neyret.Soleil, 2012 (Métamorphose). 70 pages. 5*

"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois... ben moi, Cerise ! J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Ion truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes...
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."

 

Une BD présentée comme un carnet rédigé par Cerise, où la jeune héroïne mêle ses états d'âmes, ses idées, quelques croquis et les photos prises par une de ses amie. Au fil des pages, l'histoire que nous raconte Cerise se dessine sous nos yeux et prend une dimension plus réelle. Cela, tout simplement. ! Car nous la découvrons dans son univers familier, dans son quotidien et auprès du village qui constitue son univers.

Le grand mystère de Cerise est à l'image de son âge, mais reste tendre et émouvant. Le sujet n'est pas si novateur puisqu'il m'a immanquablement fait songer au "Zoo" de Frank - Bonifay (série plus adulte, mais où la thématique de la mort du zoo, sa tentative de le sauver, et le rendu par un artiste).

Néanmoins l'originalité du traitement, le charme des traits des personnages comme du scénario m'ont permis de poursuivre cette lecture avec un plaisir évident. Il va sans dire que les auteurs ont su, dès à présent, susciter la curiosité pour les futurs tomes grâce à l'étrangeté de certains personnages du quotidien de Cerise, mais peut être est-ce seulement un piège car après tout ce "Monsieur Mystère" ne présentait pas si mal, nonobstant le fait de se promener avec des pots de peinture en forêt et parfois accompagné d'un perroquet.

Vous l'aurez compris, je suis restée sous le charme et vous invite à découvrir par vous-même ce bel album qui va, je l'espère plaire à l'enfant de presque 10 ans à qui je le destine. Verdict très bientôt !

 

Le blog de l'illustratrice

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:48

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/2/9/9782752901439FS.gifUne famille et une  fortune / Ivy Compton-Burnett. Traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc. Phebus, 2008.344 pages. 2,5 *

Edgar et Blanche Gaveston mènent une existence paisible entourés de leurs enfants, Justine, Mark, Clement et Aubrey, et du frère célibataire d'Edgar, Dudley. Un équilibre familial bientôt mis à mal par une succession d'événements imprévus : l'arrivée impromptue de Matty, la tyrannique sœur de Blanche, la visite inopinée de Maria Sloane, une amie de la famille, et surtout l'héritage inattendu reçu par Dudley. Une nouvelle donne qui ne manque pas de bouleverser ce monde feutré fait de conventions et d'apparences. Dans ce huis clos familial, tout est rapport de force, tout est question d'argent. Ivy Compton-Burnett scrute ses personnages avec une férocité teintée de drôlerie et de cynisme, dans un dialogue qui ne sert qu'à masquer la cruauté derrière la banalité de la vie quotidienne. Publié en 1939, ce roman, proposé ici dans une nouvelle traduction, permet de redécouvrir l'univers d'une romancière discrète dont les thèmes - argent, pouvoir, statut social, meurtre. inceste - demeurent d'une implacable modernité.

 

Encore une auteur inconnue, découverte par hasard, et pour une fois, pas par le biais des Frogs.

L'intrigue est simple mais pas inintéressante. Le verbe haut de la part de tous les protagonistes, mais si tout se joue dans les propos, les petites piques, les plus ou moins messes basses de la part de chacun, les bons mots sont à la fois la force et la faiblesse de ce roman.

En effet, je qualifierais cet ouvrage de bavard !  A force de jouer avec les mots, je me suis assez vite lassée de ces phrases qui s'entrecoupent mais parfois sans réellement se suivre. Cela ressemble davantage à un jeu (amer) / concours afin de savoir qui aura le dernier mot et cela, au détriment de l'action. Dès qu'Ivy Compton-Burnett, reprend la plume pour faire avancer la narration le lecteur respire normalement, peut reprendre son souffle et la suivre dans son  histoire.

Ai-je finalement pris le dessus sur cet aspect négatif, les propos furent-ils moins lourds ou l'action s'est-elle suffisamment intensifiée, mais j'ai trouvé la 2nde partie du roman plus digeste. Bien entendu ce que j'ai perçu comme bavardages est avant tout une façade pour le cynisme des personnages. Des propos banals en apparence qui sont bien entendu à double tranchant et aucun des membres de cette famille n'est dupe.

Et sous les apparences de la famille unie, les rapports de force et mesquineries sont pléthores, confirmé par la prose de l'auteur.

Même si le style de l'auteur ne m'a pas convaincu, j'ignore si tous ces ouvrages sont construits de la même manière ? A voir, au hasard de mes rencontres (ou pas) de ses ouvrages.

 

Un clin d'oeil aux copines et à leur mois anglais

mois anglais, angleterre

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:45

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/8/0/7/9782080704955FS.gifAnna Karénine / Léon Tolstoï. Traduit du russe par . Flammarion, 2010. 571 + 476 pages. 4*

" Quand Tolstoï a esquissé la première variante d'Anna Karénine, Anna était une femme très antipathique et sa fin tragique n'était que justifiée et méritée. La version définitive du roman est bien différente, mais je ne crois pas que Tolstoï ait changé entre-temps ses idées morales, je dirais plutôt que, pendant l'écriture, il écoutait une autre voix que celle de sa conviction morale personnelle. Il écoutait ce que j'aimerais appeler la sagesse du roman. Tous les vrais romanciers sont à l'écoute de cette sagesse suprapersonnelle, ce qui explique que les grands romans sont toujours plus intelligents que leurs auteurs. Les romanciers qui sont plus intelligents que leurs œuvres devraient changer de métier. "

 

Encore un grand classique que je n'avais jamais ouvert mais qui m'a bien moins déçu que le "Lolita" de Nabokov.

Même si j'en connaissais la trame et la chute tragique, j'ignorais que sa taille était due en grande partie aux intrigues annexes. C'est volontairement que j'utilise le terme annexe et non secondaire car les amours de Levine et Kitty m'ont bien plus intéressés que ceux d'Anna et de Vronski, non seulement parce que l'on sait leur couple voué à l'échec mais simplement par le caractère de ces deux personnages qui, à l'image de bon nombre de couples que j'ai connu, en refaisant leur vie - enfin c'est le cas d'Anna - n'en reste pas moins insatisfaite ; une déception que connaît également Vronski qui n'attend qu'un signe d'elle pour la rendre à son mari. Tout deux restent dans un état permanent d'amertume, de passion assouvie mais somme toute amère, par rapport à leurs vies passées. Tolstoï sait admirablement rendre ces sentiments, la souffrance de chacun jusqu'à une lassitude de ces personnages de la part de la lectrice que je suis. Je ne dis pas qu'il a trouvé La solution pour mettre un terme aux souffrances de ces personnages, mais aucune n'aurait pu être adéquate pour conclure ce roman.

Ainsi que je le disais, le personnage de Levine m'a davantage intéressé car, même si avec Vronski nous suivons "la vie" d'un militaire, la vie à la campagne en laquelle Tolstoï semble avoir donné énormément de lui-même, donne un rendu si véridique que j'attendais avec impatience, le retour aux expériences et à la vie de Levine. Confronté aux changements de mentalité des anciens serfs, aux méthodes modernes qui effraient les paysans, aux expériences participatives pronées par d'autres. Et, parallèlement on le suit en ville, se renseignant sur ce qui se déroule dans les autres pays européens. Oui cela semble moins tenir du roman que du livre d'histoire, mais l'ensemble de ces détails, de cette vision des changements donnent une tout autre tournure à l'ouvrage, nous le rend plus vivant.

Bien entendu, les trois visions du couple que donnent Tolstoï (plus celles qui gravitent autour des personnages croisés) sont un rendu de la société. La mort d'Anna n'est pas à mes yeux la punition divine des amours coupables d'Anna et Vronski mais seulement l'échec dans la construction de leur couple.Ce n'est certainement pas la vision voulue par l'auteur qui oppose les couples Anna-Vronski et Levine-Kitty comme il oppose la vie ville / campagne et la vie militaire-administrative (noblesse russe) / à celle de celui qui vit de son travail physique au contact de la terre et des autres. Ces aspects positifs n'empêchent en rien Levine de s'interroger sur son existence et d'avoir des pensées aussi fatales que celles d'Anna.

Pour avoir lu, une brève biographie de Tolstoï, j'ai réellement l'impression qu'il a beaucoup transposé de lui-même dans ces personnages, bien entendu dans celui de Levine mais pas seulement.

Un roman fait de paradoxe et d'opposition mais une oeuvre magnifique.

 



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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 15:29

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/7/9782070757237FS.gifLolita / Vladimir Nabokov. Traduit de l'anglais par Maurice Couturier. Gallimard, 2001. 470 pages. 1,5*

" Ainsi donc, aucun de nous deux n'est en vie au moment où le lecteur ouvre ce livre. Mais tant que le sang continue de battre dans cette main qui tient la plume, tu appartiens autant que moi à la bienheureuse matière, et je puis encore t'interpeller d'ici jusqu'en Alaska. Sois fidèle à ton Dick. Ne laisse aucun autre type te toucher. N'adresse pas la parole aux inconnus. J'espère que tu aimeras ton bébé. J'espère que ce sera un garçon. J'espère que ton mari d'opérette te traitera toujours bien, parce que autrement mon spectre viendra s'en prendre à lui, comme une fumée noire, comme un colosse dément, pour le déchiqueter jusqu'au moindre nerf. Et ne prends pas C. Q. en pitié. Il fallait choisir entre lui et H. H., et il était indispensable que H. H. survive au moins quelques mois de plus pour te faire vivre à jamais dans l'esprit des générations futures. Je pense aux aurochs et aux anges, au secret des pigments immuables, aux sonnets prophétiques, au refuge de l'art. Telle est la seule immortalité que toi et moi puissions partager, ma Lolita"

 

Disons le tout net, au risque de me prendre des commentaires dithyrambiques et de toutes sortes, mais j'ai DE-TES-TE ce livre ! M'imaginant que quelque chose pouvait le racheter, nonobstant parfois quelques belles pages décritures*, la chute n'a absolument pas tenu mes espoirs dans cet ouvrage et je regrette amèrement de m'être contrainte à le terminer !

Le côté positif est que, désormais, je l'ai lu et puis donner mon opinion si l'on en parle devant moi.

Vous allez me demander pourquoi je l'ai lu ? Dans le cadre de notre Hiver Russe, car depuis le temps que j'en entendais parler, je me disais que c'était là l'occasion de le lire. Je croyais connaître le sujet et cela ne me dérangeait guère. Enfin je croyais... car dans mon innocente compréhension, cette relation était basée sur le désir mutuel des 2 protagonistes. C'est là où je me trompais. Oui, Lolita est une jeune ado quelque peu provocante, jouant de ses charmes et loin d'être innocente comme le découvrira Humbert Humbert. Mais leur prime relation sexuelle est avant tout un viol car, il espère abuser d'elle grâce à des narcotiques.

En sus de cet aspect, le personnage de Lolita m'a fortement déplu. Je croyais lire l'histoire d'une adolescente mûre pour son âge, mais il ne s'agit que d'une gamine qui se soumet au désir de son compagnon pour des bonbons ou quelques menus privilèges. La relation est avant tout basée sur l'achat de faveurs de part et d'autre, une relation monnayée. Sans doute, mon imaginaire avait-il idéalisé cette relation, et c'est certainement cela qui m'a le plus désappointée.

L'histoire pourtant me semblait porteuse et le personnage d'Humbert Humbert n'était en rien inintéressant. Ses manières et ses charmes envers les femmes et notamment sa relation avec la mère de Lolita m'ont parfois fait sourire ou agacé. 

Enfin j'ai réellement aimé cette comparaison Europe / Etats-Unis, le décalage suscité par cet homme vieil Europe, ses manières qui semblent si distingué (si l'on omet ses désirs) et ces villes et personnages si moyens : l'archétype, la mère de Lolita, et quelques voisins tout comme bon nombre des personnages qu'ils vont rencontrer au cours de leur périple.

La succession des hôtels, motels, autres lieux d'hébergements ou de repos au cours de leurs road trips reste une image involontairement intéressante des années 50.

En dépit de cela, je ne conseille cet ouvrage à personne.

 



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