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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:31

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/6/1/9782266152693FS.gifChic et choc à New York / Carrie Karasyov et Jill Kargman.Traduit de l'américain par  Christine Barbaste. Pocket, 2008. 446 pages. 1*

Park Avenue, la plus chic et la plus chère de New York. En un mot, le paradis. Sauf pour la ravissante Melanie Korn, récemment mariée à un milliardaire. A chaque fois que la jeune femme tente une percée dans la haute société, ce petit cercle de privilégiés se charge de lui rappeler son passé d'hôtesse de l'air. Comment s'habiller avec goût? Quels amis fréquenter? A quels clubs adhérer? Melanie n'en a pas la moindre idée. Mais elle dispose d'un atout maître : un majordome anglais bien décidé à transformer Cendrillon en une authentique princesse. Sauront-ils, à eux deux, forcer les portes des associations caritatives les plus en vue et des réceptions les plus huppées? Une chose est sûre : Melanie ne reculera devant rien pour mettre à ses pieds Park Avenue, ses hommes d'affaires influents et ses jolies héritières...

 

J'aime à l'occasion lire de  la Chick Lit mais là vraiment, ce bouquin est mauvais au possible. Rien n'est crédible ! Bon je sais dans ce style de roman ce n'est pas ce que l'on demande. Mais au moins, une héroïne attachante, non ? Mélanie semble plus bête que ses pieds. A force de vouloir absolument s'intégrer, elle ne fait que faute sur faute. Pour une jeune femme si intelligente -le fait d'avoir été élevée dans une caravane n'a jamais empêché l'intellect de s'épanouir-, comment peut-elle ne pas prendre elle-même un livre de bonnes manières ou après les premiers faux pas, comprendre qu'un autre chemin peut être envisageable !

C'est creux, pesant et ne montre à l'envie que l'argent ne fait pas le bonheur et ne rend pas plus intelligent ceux qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche ou ceux qui sont arrivés par mariage ou par la sueur de leur front.

Les magazines people se faisaient déjà l'écho que les femmes riches n'étaient là que pour conserver leur ligne, se montrer dans des vêtements griffés et se rendre à des banquets pour les bonnes causes, mais il n'était vraiment pas nécessaire d'en faire plus de 300 pages pour le démontrer (disons que les 146 autres pages "parlent" d'autre chose).

Franchement d'autres ouvrages se voulant de la même littérature sont beaucoup mieux construits et plus agréable à lire donc, n'hésitez pas : PASSER VOTRE CHEMIN !

Vous noterez le peu d'intérêt pour cet ouvrage et ses auteurs dont le prénom est mal orthographié sur la page de titre : Carrie devient Corrie :s

 

Bérénice est d'accord avec moi, et elle n'est pas la seule

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 21:05

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/7/8/9782757835012FS.gifLes amoureux de Sylvia / Elizabeth Gaskell. Traduit de l'anglais par Françoise du Sorbier. Points, 2013. 684 pages. 4*

En 1796, le Royaume-Uni lutte contre les armées révolutionnaires françaises. Sylvia Robson, seize ans, fille unique de fermiers locaux, est une jolie sauvageonne, follement aimée par son terne cousin, Philip Hepburn. Arrive un pêcheur audacieux et généreux, qui tombe amoureux d'elle et fait chavirer son cœur. Mais il est bientôt enlevé par les recruteurs sous les yeux de Philip, alors chargé de prévenir Sylvia.

 

C'est grâce à un concours chez Titine, que je poursuis ma découverte de l'oeuvre d'Elizabeth Gaskell. Tout me tentait : la forme du jeu, le titre non lu et cette superbe couverture :0), alors je n'ai pas résisté et ai eu la chance de recevoir cet ouvrage chez moi, puis de le dévorer.

Autre climat que celui évoqué dans "Nord et Sud" puisque c'est au bord de la mer que nous emmène Elizabeth Gaskell, une ville d'où partent les baleiniers. Le climat social reste au coeur des préoccupations de l'auteur, et la politique d'"enlèvement" des marins (la guerre France-Angleterre fait rage) est exposée clairement dès les premiers chapitres. Un contexte social qui va à plus d'un titre bouleverser la vie de Sylvia et sera la cause de quasi tous les rebondissements de ce roman.

Si j'ai trouvé la première partie un peu statique : présentation du lieu, faits géographique et historique, sans oublier les différents protagonistes, je me suis ensuite laisser entraîner par l'histoire.

Dans le roman précédemment évoqué, j'avais été sensible à ces descriptions si vraisemblables de l'industrialisation : brouillard, pollution, vie quotidienne des ouvriers dépendant uniquement des revenus de leur travail car vivant en ville, opposée aux souvenirs de la campagne et de vie idyllique aux yeux de Margaret Hale. Ici, c'est sans contexte un grand chant d'amour pour les paysages marins, même si la vie quotidienne est largement décrite et avec beaucoup de minutie là-aussi. Rien ne semble lui échapper. E. Gaskell a réellement su trouver les mots pour laisser notre imaginaire se représenter la vie de tous les jours comme le cadre de vie de ses personnages.

Sylvia, que dire de Sylvia comme de l'ensemble des protagonistes ? E. Gaskell les manipule, leur donne vraisemblance et caractère qu'elle sait faire évoluer en fonction des événements qui "forgent" la vie de ces héros. Sylvia m'a semblé à la fois agaçante et attachante. Jeune fille en fleur qui devient femme. Bien entendu, l'évolution de ses sentiments comme de son état d'esprit semble sous  l'impact de la religion et de la pensée de l'époque. Cela semble assez insolite lorsqu'on lit le peu d'importance qu'à la religion sur la vie de Sylvia et de ses parents contrairement à son cousin ou à Hester.

Néanmoins, et je ne peux que me répéter, le tout semble si vraisemblable que le mérite en revient à la plume de l'auteur. A découvrir sans hésitation (même si je garde une légère préférence pour "Nord et Sud") ne serait-ce que pour la beauté des paysages : des peintures dans l'ouvrage !

 

Billets d'Audouchoc, du Chat du Cheshire, La petite biblioggeuse,



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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 05:17

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/7/3/9782277301134FS.gifLe cas étrange du Dr Jekyll et de M. Hyde / Robert Louis Stevenson. Traduit de l'anglais par Théo Varlet. Librio, 1996.92 pages. 4*

La ruelle est sombre, la silhouette furtive, l'homme pressé. Une enfant s'avance, le heurte. Voilà qu'il la jette à terre...La piétine ! Elle hurle ! Cris affreux ! L'homme, en accomplissant son immonde besogne, n'a cessé de sourire... Hélas, on ne compte plus à Londres les épouvantables crimes de l'étrange Mister Hyde. Etrange ? Oh ! non. Il y a bien plus, réfléchit plein d'effroi le brave notaire Utterson...Mais quoi ? Un air...Des expressions à peine humaines. L'émotion putride d'une âme corrompue... Et quel sinistre lien unit son ami, le pauvre Dr Jekyll, jà cet individu dont la seule vue fait frémir ? Oh ! tremblez, braves gens. Car le secret est terrifiant : Et si jamais visage a porté l'empreinte de Satan, c'est bien celui de Mister Hyde.

 

Un classique que tout un chacun connait (ou croit connaitre). Et pourtant l'avez-vous lu ? Pour moi, l'erreur est réparée.

J'ai découvert un texte court, habilement mené où le fantastique côtoie le quotidien victorien, et au-delà du Dr Jekyll, les personnes qui l'entourent : ses amis et ses domestiques.

Le dédoublement de la personnalité est montré avec habileté et si, nous, lecteurs contemporains, au fait de cette histoire ne sommes pas surpris par la chute de cette nouvelle, j'imagine qu'il en fut tout à fait différemment pour les premiers lecteurs du texte. En effet, Robert Louis Stevenson, insuffle progressivement des indices concernant le mystérieux et machiavélique M. Hyde : une silhouette esquissée, une brute capable de frapper un enfant, un être dont l'essence même inspire l'horreur et la haine. Tout cela à travers le récit de l'ami de M. Utterson, le notaire du Dr Jekyll.

En revisitant ce thème de dédoublement de la personnalité, l'auteur y apporte la modernité de la science, des recherches entreprises par les médecins et de l'intérêt porté sur l'étude des comportements... Le Dr Jekyll étant un bel homme épris de justice et de bonté, son double ne peut être que totalement opposé. 

Le jeu du roman repose également sur les forces en présence des deux personnalités, sur la religion et le combat entre le bien et le mal. Sous une forme moderne : enquête dans un climat fantastique, Robert Louis Stevenson revisite le schéma traditionnel de l'éducation et de la bienséance.

En peu de pages, il suscite l'intérêt et déclencher quelques frissons à ses lecteurs.

 

Et pour moi Hyde, c'est aussi la chanson de  Philippe Chatel

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 17:07

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/1/1/0/9782211079488FS.gifL'orpheline dans un arbre / Susie Morgenstern. L'Ecole des Loisirs, 2005. 209 pages. 2,5*

" Décrivez la vie d'une famille californienne en trois cents mots ". Avec un intitulé pareil, Clara-Camille Caramel avait peu de chances de gagner le concours d'écriture. La Californie, c'est loin, très loin de la Côte d'Azur. Et la vie de famille, elle ignore ce que c'est. Ses parents se sont tués en avion quand elle avait deux ans et demi, sa grand-mère est morte quatre ans plus tard. Mais l'écriture, c'est sa passion. L'imagination aussi. Et qu'imaginer, sinon ce qui vous manque ? Elle a gagné. Le gros lot consiste en un séjour dans une famille californienne. Une vraie. Avec un jeune homme charmant dedans. Il s'appelle Jeremiah et il écrit des lettres drôles, enjôleuses et poétiques à Clara-Camille. Le problème, c'est qu'arrivée à San Francisco elle tombe sur un Jeremiah de soixante-quinze ans qui vit seul avec un chien géant et fabrique des maisons dans les arbres. Clara-Camille a quinze jours pour se résigner. Mais si elle en profitait pour découvrir bien plus qu'une famille ?

 

De la magie, de la fantaisie dans ce monde où évolue Clara-Camille, pour échapper à la mort des parents et de ses proches. Lot commun à ses camarades du quotidien qui ne manquent de rien dans leur orphelinat de luxe, où pas un seul instant de calme ne leur accordé. Pour ne pas penser, pour ne pas s'isoler ? Tellement trop de tout que, même si l'ouvrage s'adresse au jeune public, le lecteur reste incrédule tout au long du roman qui, s'il reste original et insolite nous plonge dans 1 000 questions d'adultes et, quand trop de coïncidences brisent quelque peu la féérie de Noël.

Tout est trop évident, trop ..., trop riche en événements à la fois attendus et espérés par Clara-Camille comme par le lecteur qui, s'il se complait dans cette scénette aimerait tellement en savoir plus sur son quotidien, les espoirs de ces enfants riches comme crésus et pauvres dans leurs relations familiales alors qu'ils essaient de recréer un simulacre de famille entre eux et à l'extérieur. Beaucoup de pistes lancés par l'auteur ; trop ? Et du coup, en dépit d'un plaisir de lecture, des attentes trop nombreuses à des questions restées sans réponses, à des histoires sans suite.

L'histoire est belle mais sans lendemain à l'image de cette relation avec Jeremiah que l'on a du mal  à imaginer perdurer tant la mort semble se trouver, une nouvelle fois, au bout de la rencontre avec Clara-Camille.

Légère déception donc en dépit de cette écriture enlevée et féérique où tout semblait possible.

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 21:31

http://auteurs.contemporain.info/docs/83_GaetanSoucy.jpgLa petite fille qui aimait trop les allumettes / Gaétan Soucy. Points, 2000. 180 pages

Deux enfants sont livrés à eux-mêmes après le suicide de leur père. La Loi paternelle disparue, ils vont découvrir le monde et chercher à forger leur identité. Mais cette liberté nouvelle est une épreuve qu'il n'est pas toujours facile de négocier quand le réel côtoie chaque jour l'imaginaire et que le monde " civilisé " se comporte de bien étrange manière... Récit impossible à raconter, à la fois désopilant et grandiose, plein de surprises et d'enchantements, La Petite Fille qui aimait trop les allumettes est porté de bout en bout par une langue tout ensemble farfelue et éclatante. Ce qui prouve bien deux choses, si besoin était : à savoir que la littérature est d'abord une fête du langage, et que Gaétan Soucy occupe une place aussi unique qu'incontestable.

 

Un texte qui ne peut laisser le lecteur indifférent, par sa composition, son écriture étrange et pittoresque, mot utilisé pour un autre, vocabulaire parfois inventé, parfois hors d'âge, en un seul mot : étrange !

Etrange et parfois dérangeant à l'image de cette histoire dans laquelle le lecteur se trouve plongé, mené il ne sait où, attendant des explications que le narrateur semble bien en peine de lui donner, qui lui échappe au détour des événements mais dont on ne connait jamais  les méandres de la pensée. Des informations distillées qui laissent bien des interrogations au lecteur et qui ne font qu'augmenter au fil de la lecture. Et même si je les ai un tantinet oubliées en achevant ma lecture, un goût d'inachevé a pointé son nez. Pas seulement en raison de tout ce que nous ne savons pas mais surtout par rapport au devenir de ces enfants perdus. La folie semble guetter chaque page, chaque mot utilisé, mais la douleur, l'incompréhension persiste.

On comprend au fil des pages l'influence de la religion, dans une éducation hors d'âge et l'influence dans le vocabulaire, mais cela reste une grande claque et la confrontation avec l'extérieur, leur quasi absence de relation avec ce monde apparait comme irréel. Chaque page, chaque phrase donne un peu plus de sens à l'existence de cette famille, tout en nous renvoyant à une intrigue toujours plus grande.

Il est étonnant qu'un aussi court ouvrage puisse poser autant de questions, tout en jouant avec le lecteur comme avec le vocabulaire.

Une découverte tardive, liée au décès de Gaétan Soucy. Merci à Cryssilda de l'avoir suscitée.   

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 06:27

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/2/8/9782352870180FS.gifLa dernière valse de Mathilda / Tamara McKinley. Traduit de l'anglais par Catherine Ludet. Archipoche, 2007. 566 pages. 2,5*

Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse. Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant... Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ?

 

Un roman gentil, pétri de bons sentiments. Un mélange d'"Australia" et de quelques bonnes idées. Car oui, je vais me contredire car j'ai vraiment attendu avec impatience tous les passages concernant le journal de Mathilda, mais s'ils sont nombreux par endroit, la bluette l'accompagnant reprend fréquemment ces droits. Pseudo intrigues que le lecteur sera beaucoup plus prompt que les protagonistes à deviner. Quant à la chute du journal de Mathilda, il était cousu de fils blancs lui-aussi, mais il fallait bien dénouer tout cela :0)

L'avantage de ces journaux c'est que nous les découvrons au fil de la lecture de Jenny, alors qu'elle-même découvre les lieux où se sont déroulés les premiers chapitres de ce roman, de l'histoire de Mathilda.

Grâce au regard de Jenny et à l'exploration de la ferme d'élevage; nous pouvons voir les évolutions, ce qu'il est advenu de la propriété sans avoir néanmoins toutes les informations. Que s'est-il passé ? Pourquoi l'exploitation n'est-elle pas encore entre les mains de ce voisin irascible, prêt à tout pour s'en accaparer et que fut la vie de Mathilda jusqu'à sa mort ? 

Si le bush et l'existence semble fidèlement décrits, il est étrange que Jenny ayant elle-même vécue dans une ferme ne soit pas au fait de quelques unes des interdictions de ce type d'élevage : jouer avec les animaux destinés à l'exploitation, entrer dans des lieux où les femmes ne sont pas les bienvenues etc...

Bref pas mal d'invraisemblances, un roman à l'eau de rose mais qui se lit tranquillement, les élans n'allant pas dans de le devenir de Jenny mais bien dans le passé de Mathilda. Comme quoi la lecture reste le plus bel allié de l'homme.

Une lecture de vacances !

 

Une lectrice sur laquelle cette prose n'a pas eu l'effet escompté (j'en ris encore), Jules en parle également.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 06:14

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/2/9782070235810FS.gifLe Lion / Joseph Kessel. Gallimard, 1958. 320 pages. 4*

Au terme d'un long voyage en Afrique Orientale, l'auteur s'arrête dans un Parc Royal du Kenya où les animaux vivent en liberté et sécurité absolues sous la protection de quelques hommes. Le directeur du Parc est John Bullit, géant roux, grand chasseur repenti. Cette visite, qui devait durer 48 heures, se prolonge, car l'auteur se trouve pris dès son arrivée dans un drame étrange où s'affrontent les Blancs, les Noirs et une bête royale. Les personnages de ce drame sont Bullit lui-même, sa femme Sybil, leur fille de dix ans Patricia, un jeune guerrier Masaï, beau comme un demi-dieu : Oriounga, et le vieux pisteur borgne Kihoro. Le héros est le lion King. Patricia aime passionnément le lion qu'elle a recueilli et élevé lorsqu'il n'était qu'un nouveau-né aveugle et sans force. Et King lui a rendu cette tendresse comme l'eût fait un être humain.

 

Souvenirs d'enfance, du primaire me semble-t-il, mais peut-être étais-je déjà au collège ?  Bref, je voulais lire "Le Lion", mais nous ne l'avions pas à la maison et j'avais l'impression à force d'en entendre parler, d'en étudier des passages que je savais tout. Enfin, surtout, je connaissais la chute du roman, donc je n'ai plus guère eu envie de le lire et le temps a passé.

Le voici chez mes parents où les livres apparaissent et parfois disparaissent au gré de nos dépôts ou des distributions....

Si je n'avais pas lu "Le Lion" de Kessel, j'ai vu "Out of Africa" et la chaleur des images m'est revenue immédiatement à la lecture des visions de l'auteur. Le sens de la description de Joseph Kessel rend la nature : faune comme flore, mais aussi les êtres humains vivants et à portée de votre main. Le temps a passé, les documentaires, reportages se sont multipliés, mais sa plume conserve cette force et cette sensation de vivre l'instant.

Il nous immerge dans ce Parc Royal et nous donne tout : le quotidien des animaux, un aperçu du colonialisme, la vie des africains vivants sur ce territoire et, au détour de l'histoire nous en apprend plus sur les différentes tribus qu'un livre d'histoire, les antagonismes comme le quotidien de cette tribu qui poursuit sa vie comme si de rien n'était : les Massaï ; un monde à part dans un univers à part. La magie semble bien proche et quand l'auteur découvre cette petite fille entre les pattes de King, il n'est pas loin de vouloir croire à tous ses racontars entendus au cours de son périple.

Le changement, le passage de l'enfance à l'âge adulte, la peur de la mort, tant de thèmes sont abordés dans cet ouvrage (dont les chapitres m'ont paru bien courts) que je comprends mieux aujourd'hui pourquoi des extraits nous été donnés au cours de ma scolarité.

Ce livre reste un bijou, une souffrance à fleur de peau pour les protagonistes.

 

Choco en parle.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:15

 

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/9/0/3/9782290332221FS.gifCes extravagantes soeurs Mitford. Une famille dans la tourmente de l'histoire / Annick Le Floc'hmoan. J'ai Lu, 2003. 476 pages. 3,5*

Au début du XXe siècle, dans la noblesse anglaise encore flamboyante, naissent les célèbres sœurs Mitford. Leur destin sera hors du commun. Nancy, amoureuse de la France et de Gaston Palewski, gaulliste historique, devient une romancière célèbre. Diana brûle pour le fascisme anglais naissant et se compromet auprès de son chef de file ; Unity devient une proche amie de Hitler ; tandis que Jessica, l'avant-dernière de la fratrie, s'engage auprès des jeunes républicains espagnols avant de rejoindre le parti communiste. Seules Pamela et Déborah suivent la voie rêvée par leurs parents, et se marient dans le luxe et le conservatisme. A travers le portrait étonnant de ces femmes passionnées, prises dans les tourments de la crise économique et des deux guerres mondiales, ce document présente une vibrante traversée du siècle.

 

"Grandeur et décadence d'une famille de la noblesse anglaise" ;0) c'est très tiré par les cheveux, mais c'est un peu la sensation ressentie à la lecture de cette biographie consacrée à une famille : les Mitford. Et, plus particulièrement, les 6 filles nées en ce début de XXème siècle et qui vont connaître les bouleversements inhérents à l'aristocratie durant ce siècle.

Elevées dans la tradition, avec gouvernantes à la maison pour les filles et public school pour le seul héritier mâle de la fratrie, ces jeunes femmes voient leurs convictions bousculées par les changements précédemment évoqués, mais ils sont loin d'être les seuls car ce siècle verra également 2 Guerres Mondiales, l'avènement du fascisme, la mort du Tsar et la naissance du communisme.

Comment parvenir à s'épanouir, à se montrer lorsque l'on nait au sein d'une famille ou l'argent ne tarde guère à manquer et que l'on souhaite se démarquer les unes des autres ? -(leur frère, même s'il est un complice pour les unes et les autres, ne semble pas avoir marqué les esprits de la même manière que ses soeurs et sa disparition empêche de connaître les opinions qu'il aurait tenu à long terme)-

Nancy, l'ainée, cherche l'amour, se complaisant dans les duos voués à l'échec auprès d'hommes ne niant pas leur penchant pour les hommes et/ ou alcooliques, dépensiers, vivant aux crochets des uns et des autres ou plus simplement ayant besoin de plaire à toute belle femme croisant son chemin. Sa plume, sa vivacité d'esprit semble l'avoir aidé à traverser l'existence, mais ses opinions et ses tergiversations montrent l'inconstance qui semble la caractériser. Elle revendique ses origines sociales, et son indépendance est fortement mise à mal lorsque l'on sait qu'elle ne sait vivre sans une domestique. Si le portrait qui est fait d'elle, nous la rend parfois antipathique, que doit-on ressentir lorsque l'on découvre la passion d'Unity pour  Hitler "son grand homme" et le fanatisme qu'il déclenche chez elle. Alors, même si l'auteur nous démontre que son attitude est parfois extrême afin d'obtenir les feux de la presse, il est encore plus difficile de lui trouver des excuses et l'on comprend davantage le rejet / la violence dont elle fera l'objet à son retour en Angleterre. Mais Unity comme Diane, dont le second mari est l'homme fort du facisme en Angleterre, nous permettent de mieux comprendre les relations ambivalentes, que l'on se réfère à Edouard VIII et son épouse. En effet, au travers de cette famille, ce sont des pans entiers de l'histoire qui nous sont racontés par Annick Le Floc'hmoan. Elle nous rend cette lecture facile et intéressante grâce à ses femmes dont le destin se mêle et s'emmêle au fil de l'histoire, car si Unity et Diane sont proches du facisme, Jessica va connaître un tout autre destin de passionaria également : toujours dans le désir de fuir, celle qui réclamait d'aller à l'Université, verse dans le bord extrême, s'intéressant au socialisme, avant de devenir communisme aux Etats-Unis. Son univers semble celui qui semble le plus pertinent car elle connaîtra l'exil volontaire, une véritable fracture avec sa famille, même si au fond d'elle-même elle reste une Mitford, se débattant avec les tâches ménagères. Mais loin de son pays, elle saura se construire une vie telle qu'elle l'aspirait enfant : différente, même si ses origines sociales et son accent reviendront toujours.

Pamela et Deborah auront une vie distincte, plus conforme avec la tradition mais sauront à certains moments de leur existence ramener la couverture des magazines à elles.

Des parents conformismes, parfois extravagants à leur manière, des enfants dotées d'un héritage social et de convictions qui les mènent vers des extrêmes mais c'est avant tout par leur nom et leur naissance qu'elles accèdent à cette forme de reconnaissance, à laquelle toute aspirent avec des moyens différents.Une biographie fort intéressante qui permet de revisiter l'histoire et la vie en Angleterre, avec des escapades en France et en Allemagne au cours de la montée du nazisme. 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 13:09

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/165x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/6/6/9782846667708FS.gifLa vérité sur l'affaire Harry Quebert /  Joël Dicker. Editions de Fallois, 2012. 670 pages.4*

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

C'est Abeille qui, la première, m'avait parlée de ce livre, me communiquant l'envie de le lire.

Le jour où j'ai souhaité l'acheter, rupture de stock et, sur le chemin qui m'emmenait quelques jours plus tard en congés, une jeune femme le dévorait. Echanges de menus propos et elle me confirme son enthousiasme pour sa lecture. De quoi confirmer mon envie et l'achat de l'ouvrage . Chose faite et ... roman lu.

Je sais que cet ouvrage a fait l'objet de nombreux billets et critiques car il fut en lice pour le Goncourt et qu'il a reçu 2 autres prix à défaut de ce dernier. Alors que vous dire que vous n'avez pas encore lu. Je ne sais ayant évité de lire les avis, sachant que je voulais le lire, mais je me lance...

Une construction originale a différents niveaux : ce départ au présent avant de nous faire revivre les événements qui ont anticipé l'ouvrage avant que l'auteur ne retombe sur ses pieds dans les dernières pages et ne nous donne la conclusion de cette histoire, de son histoire.

Un ouvrage où s'égrène un compte à rebours et des conseils sur la construction d'un roman dont nous connaîtrons la chute également en fin d'ouvrage.

Des périodes qui s'entremêlent pour mieux nous faire suivre les événements de cet été 75 mais pas seulement, car l'auteur ne nous donne pas seulement à vivre l'enquête policière, à la base de son roman et les éléments qui vont lui permettre de démontrer que son ami Harry Quebert n'est pas coupable de la disparition de Nola, mais nous raconte qui est Marcus Goldman. Comment il s'est construit et comment sa recontre avec Harry Quebert fut déterminante pour la suite de son existence. Mentor, père de substitution, entraîneur,... nombreux sont les qualificatifs qui expliquent cette relation dont Marcus a cru pouvoir oublier en devenant lui-même un écraivain publié et reconnu.

Mais l'angoisse de la page blanche, des délais à respecter, le font revenir vers Harry quelques mois seulement avant que n'éclate l'affaire.

S'il s'agit avant tout d'une enquête policière, via la disparition de Nola, qui nous plonge dans ce roman et nous tient en haleine afin de savoir qui est le coupable, bien d'autres sujets sont soulevés dans ces 600 pages. Des thématiques qui nous intriguent tout autant car l'enquête si intéressante soit-elle, permet avant tout de faire avancer l'intrigue, de découvrir la psychologie des personnages, le monde littéraire et l'influence des média, ainsi que la vie des habitants d'Aurora. Une ville et son environnement décrite avec tant de grâce que l'envie de tout un chacun serait de la découvrir. Ne cherchez pas, la ville décrite est une autre ville qu'Aurora (cf l'interview de Joël Dicker). Joël Dicker a su écrire un bon roman en imbriquant tout cela. Même si en lisant ces lignes, vous vous dites que cela fait beaucoup, beaucoup trop pour un policier, soyez sûr que c'est réellement réalisé à la manière d'un orfèvre, et qu'aucun des sujets ne m'a semblé déplacé ou inapproprié à l'histoire. Tout s'embrique avec naturel et c'est certainement là sa plus grande force.   

Concernant l'enquête elle-même, même si 2 éléments qui vont s'avérer plus ou moins déterminants m'ont sauté aux yeux, je n'avais pas trouvé la réponse à la question du nom du meurtrier. Roman policier, oui, mais avant tout un roman d'amour car se référant sans cesse à un roman d'amour salué par la critique et les lecteurs puis, qui sera décrié par l'Amérique bien pensante lorsque son auteur sera mis en état d'arrestation.

 

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Published by Uncoindeblog - dans Auteurs suisse
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:23

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/2/9/9782752905444FS.gifLe Vent dans les saules / Kenneth Grahame. Traduit de l'anglais par Gérard Joulié. Phébus, 2011 (Libretto). 215 pages. 4*

Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards et ordinaires du monde animal à vivre l'aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l'entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là s'émerveillent, suivent les saisons, le cours de l'eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l'existence : peur, amitié, désir d'ailleurs, perte, abandon, espoir...

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/6/0/9782756025384FS.gifLe Vent dans les saules. Tome 1. Le bois sauvage / Michel Plessix. D'après le roman de Kenneth Grahame. Delcourt. (4 tomes). 5*

 

C'est grâce à Michel Plessix que je me suis  réellement mise à la lecture du "Vent dans les saules". J'ai tout d'abord dévoré les 4 volumes de BD d'après l'oeuvre de Grahame, me régalant tout à la fois de l'histoire et du foisonnement des détails en matière d'illustrations. En plus de l'histoire, Michel Plessix nous racontait des micro histoires au détour de chaque case, tant et si bien qu'il a su donner "une suite" "Le vent dans les sables". La couleur, les textes et le dessin, tout était là pour me plaire... Et volume après volume, je m'interrogeais sur son respect du texte dont j'avais lu quelques extraits dans ma prime jeunesse mais dont j'étais bien incapable de me souvenir des termes exacts.

Je souhaitais donc acquérir et lire l'original afin de voir toutes les facettes de cette oeuvre !

Quel plaisir de retrouver ses 4 inséparables amis que je découvrais à la fois sous un jour nouveau et tellement connu ayant lu et relu mes BDs plusieurs fois et, profitant de la lecture de l'original pour les juxtaposer.

J'ai découvert que ce texte avait été écrit par Grahame pour son fils, composé d'une première histoire puis de lettres. Le tout fut retravaillé par la suite.

On comprend mieux sous cet aspect la place occupée par les animaux dans ces scénettes, et même si tout peut se lit sans arrière-pensée, les caractères si distincts des personnages comme les thématiques évoquées sont effectivement celles que l'on peut souhaiter aborder avec des enfants.

Tout est abordé : le changement des saisons, la vie quotidienne sous un aspect des plus terre à terre comme le rêve et la féérie avec Pan au cours de la disparition du petit Loutron. L'histoire des hommes avec la demeure de Blaireau. La folie douce et la folie des grandeurs de Sieur Crapaud, qui devient bien vite plus qu'insupportable.

Et oui, au risque de me répéter  cet ouvrage est un enchantement et peut se lire à plusieurs niveaux ce qui permet de le redécouvrir en le reprenant  au fil du temps.

Le lieu semble intemporel, de même que les courts chapitres évoquant la vie et l'amitié de Taupe, Rat, Blaireau et Crapaud.



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