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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 22:50

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/1/2/9782811207229FS.gifSuccubus Blues,Succubus Nights, Succubus Dreams / Richelle Mead. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Benoît Domis. Bragelonne, 2009 ( L'Ombre de Bragelonne). 379 +376 + 359 pages. 3*

C'est la vie de Georgina Kincaid, un démon dans un corps de femme. A priori, un destin plutôt sympa : la jeunesse éternelle, la séduction absolue… mais impossible de décrocher un rencard sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement que son travail de libraire la passionne… Et son activité nocturne la tient bien occupée aussi : quelqu'un s'est mis à jouer les justiciers parmi les anges et les démons, et Georgina est jetée au coeur de la tourmente. Ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue lui permettront-ils de s'en sortir ?

 

3 volumes pour une série : "Georgina Kincaid" qui en compte 6. Quand je commence une série, d'autrres blogeuses la finisse ;0) Karine :)

Notre héroïne, Succube de son état et également co-gérante d'une librairie. Si son charme est indéniable du fait de sa nature elle-même, ses compagnons sont sans doute un point fort dans cette série. Démons, Vampires, Incubes, Anges etc, tout comme les humains.... se mêlent à sa vie et font que notre héroïne s'emmêle quelque peu les pinceaux, le coeur également d'ailleurs, puisqu'elle va tomber amoureuse de son auteur préféré dans le premier volume. L'ensemble m'a paru sympathique, bien mené, avec son enquête parallèle à la vie personnelle, mais je n'ai pas autant accroché que pour d'autres séries. Le second volume m'a encore plus déçu, non pas au niveau de sa relation avec ses différents amis et dans ses efforts désespérés de mener à bien une relation avec un humain mais, particulièrement au niveau de l'intrigue elle-même. Sympa de découvrir son incube préféré et de nous faire partager quelques pages du passé de Georgina, mais la mission de Bastien et sa résolution m'ont paru tellement évidente dès leurs premiers pas avec leurs voisins/ voisines que c'est réellement tombé à plat. Idem concernant Doug et son groupe ! Mais oui c'est bien sur, si tu te sens si mal Georgina, c'est forcément qu'un immortel est dans le coin. Fort heureusement cette partie "intrigue" se solde par un "mini-rebondissement" qui permet de revenir à de nouveaux personnages.

"Succubus Dreams" m'a davantage fait rire avec ce pseudo Succube nul de chez nul, de la présence du démon à l'origine de l'état de Georgina. Mais, une nouvelle fois, certains éléments sont tellement évidents que je trouve parfois que l'histoire est un peu étirée au maximum. Néanmoins je ne m'attendais pas au rebondissement des derniers chapitres et je me dis que notre Succube pourrait un peu plus user de ses charmes auprès de Carter (pour lequel je ne semble pas être la seule à avoir un léger faible). Bref, après avoir tourné la dernière page et lu le billet de Karine concernant le sixième volume, je n'ai qu'une envie, poursuivre la série, même si elle présente, à mes yeux, des défauts

 

Hydromielle dévore les volumes. Son billet sur le second volume est ici.

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 21:20

http://pmcdn.priceminister.com/photo/Renault-Murielle-Enfin-La-Verite-Sur-Les-Contes-De-Fees-Livre-763228808_ML.jpgEnfin la vérité sur les contes de fées / Murielle Renault. Editions France Loisirs, 2007(Piment).157 pages. 2,5*

Pour Marion,  il y a le travail, les fêtes et les amis. Il ya aussi Antoine et Simon, ses deux candidats au titre de prince charmant. Mais Marion ne veut plus coire aux contes de fées, les princes charmants lui en ont fait trop baver...

 

"Enfin la vérité sur les contes de fées" ressemble davantage à une nouvelle que l'auteur aurait étirée un peu plus. Ni trop peu, ni pas assez, juste ce qu'il faut pour construire un ouvrage dans l'air du temps. Qui nous parle du quotidien, de ces amours que l'on cherche, de ces expériences que l'on tente parfois, sans vraiment savoir où on va, en poursuivant un travail choisi et assumé qui nous met à l'abri du besoin. Et de temps en temps, pffft une étincelle et nous partons dans tous les sens, que ce soit dans un extrême ou un autre : un côté fort sage ou l'aspect frippon, un peu démon de notre personnalité qui déborde, qui fait du bien mais n'est pas toujours compris ou entendu par tout ceux qui nous entourent à ce moment là, qui ne nous connaissent sans doute pas vraiment.

Bref, Marion a un boulot stable, un amoureux transi sage et convenable qui aimerait bien lui faire suivre la vie de Madame Tout le Monde, mais Marion a également dans sa vie des colocataires dont Simon, un peu canaille, un peu style mauvais garçon dont les deux "accolytes" sont des clichés qui permettent à l'histoire et à la romancière de nous emmener et d'entrainer Marion vers de petites folies.

Marion hésite encore et toujours et ses choix, s'ils ne sont pas forcément les plus pertinents lui semblent logiques et lui permettent d'avancer. Jusqu'au jour où Antoine estimera que son choix n'est pas forcément celui qui lui convient à lui, où Simon ne sera plus là, lui non plus, car la vie n'est pas faite d'Happy End. 

Un style enlevé, des chapitres qui s'enchaînent bien, mais le format fait qu'il nous manque forcément des éléments.

Bref je n'ai pas été totalement conquise. Une lecture "en passant" en ce qui me concerne.

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 23:35

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/4/2/7/9782742765102FS.gifMeurtres à Pékin / Peter May. Roman traduit de l'anglais par Arianne Bataille. Babel, 2007.498 pages. 4,5*

Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste. Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans le parce. Le même jour, deux autres corps sans vie sont trouvés à deux endroits différents de la ville. Pour seul indice, un mégot de cigarette à côté de chacun des trois corps, comme une signature. Margaret Campbell, médecin légiste aux Etats-Unis, spécialisée dans les brûlés, qui se trouve à Pékin pour une série de conférences, va se voir embarquée malgré elle dans l'enquête de Li Yan, fraîchement promu commissaire. L'Américaine rigoureuse et le policier chinois, ironique et énigmatique, choisissent deux approches totalement différentes d'un même objectif. Deux mondes s'affrontent, mais devant la complexité d'une affaire qui cache un secret monstrueux, les deux investigateurs vont devoir taire leurs oppositions et unir leurs talents pour découvrir la vérité, fût-ce au péril de leur vie. Car si les lieux sont exotiques et chargés de traditions, les dangers, eux, sont bien du XXIe siècle menace des OGM et remous dans les milieux politiques. 


Si l'histoire de cette première aventure (qui en compte 6) de Margaret Campbell et Li Yan se déroule sur une semaine, il m'a fallu bien moins de temps que cela pour ouvrir et refermer ce roman. Une fois la première page lue, j'ai quasi poursuivi ma lecture non stop et, en moins de 24H l'ouvrage était refermé et rendu à sa propriétaire avec une idée fixe (ma maladie lorsque je lis des séries) : me ruer en bibliothèque pour tous les attraper et découvrir rapidement ce qu'il va advenir des personnages de Peter May :)

Vous l'aurez compris, j'ai énormément apprécié ma lecture que j'ai trouvé très intéressante à plus d'un titre.

En immergeant une parfaite néophyte de la culture chinoise, dans ce pays, Peter May la fait se confronter à bon nombre de faits et, plonge, du même coup, son lecteur avec elle : que vous ayez des connaissances mineures ou pas, le tout s'intègre parfaitement au roman, sans crainte de lire des appartés historiques ou autres. En suivant son arrivée, ses erreurs de comportement, de savoir vivre, il nous montre une ville et ses habitants, leur manière d'être mais également leur Histoire.

Face aux idées préconçues de son héroïne et grâce à la relation qu'elle crée, bien involontairement de prime abord, avec le commissaire Li Yan, les échanges et la vie en Chine se tisse par bribes sous nos yeux, sans voyeurisme, ni pathos. Oui les stigmates de la Révolution Culturelle sont présents, au quotidien, mais nul ne se plaint, la vie doit continuer et ainsi que l'expliquera l'oncle de Li Yan, de tous maux ou vie, il faut apprendre, en tirer de la sagesse et vivre. Modernité et tradition se confrontent autant aux yeux de Margaret qu'à ceux du lecteur. La société évolue en temps réel sous nos yeux, préparant la modernité, l'arrivée des Jeux Olympiques, me semble-t-il. Détruisant les anciens quartiers pour moderniser. S'opposant au Feng Shui, au nom d'une pensée moderne, mais cet art reste néanmoins omniprésent dans le quotidien.

N'oublions pas l'enquête policière, car c'est le but premier de cette série. A l'image de la Chine qui se jette dans la modernité l'enquête nous entraîne là-aussi dans le réel et le monde contemporain en utilisant des techniques dernier cri pour les autopsies, en parlant de manipulation génétique des aliments.

L'Asie fascinante et mystérieuse confrontée à la modernité et à la capacité de tout pays à avancer à marche rapide tout en souhaitant conserver sa part d'identité. Si tout cela vous semble bien ambitieux, vous avez en partie raison, mais la dextérité de l'écriture de Peter May, les rebondissements de cette enquête font vous paraître évidents et vous plonger dans une histoire passionnante.

 

A propos de la série, Annabelle

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 21:30

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/1/9782221102091FS.gifLe maître / Colm Toibin. Traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson. Robert Laffont, 2008 (Pavillons). 425 pages. 4,5*

"A un moment, je me suis aperçu qu'un certain Henry James me trottait dans la tête et j'ai eu envie d'ajouter un peu de fiction à la vie de ce grand homme. " C. T.

En 1895, à Londres, Henry James présente sa pièce Guy Domville. C'est un échec retentissant. Hué par le public, blessé, il se réfugie en Irlande pour se consacrer au roman... l'histoire racontée ici commence le jour de ce fiasco et explore les cinq années qui ont suivi, cinq années vouées à l'art, durant lesquelles James a écrit ses derniers chefs-d'œuvre. Mais à quel prix ? Le procès d'Oscar Wilde, la mort de sa sœur et, surtout, le suicide de son amie, la romancière Constance Fenimore, lui rappellent avec cruauté l'aridité de sa vie privée et son incapacité à aimer, hormis ses personnages. Pour devenir un tel génie, James devait-il refuser tout engagement amoureux et censurer ses sentiments? Y a-t-il vraiment dans l'art, comme le pensait le romancier, quelque chose que jamais une émotion réelle ne saurait atteindre? Biographie littéraire audacieuse, bouleversant hommage au grand écrivain, Le Maître est aussi un roman qui s'interroge sur les conflits entre création et vie quotidienne.

 

Comme je le disais dans mon billet précédent, j'enchaîne les ouvrages de Colm Toibin et, ai, sans le savoir, pris 3 ouvrages totalement distincts.

Que dire concernant Colm Toibin, que je n'ai pas encore écrit ? Il n'y a, pas grand chose à ajouter à mes précédents billets, si ce n'est que je suis totalement admirative par la manière dont il reprend les éléments de la vie d'Henry James, qu'il se glisse au plus près de lui, sorte de secrétaire-confident, double écrivain en nous rendant au mieux ces quelques années qui marquent cet auteur, dont j'ai découvert l'ampleur du travail, ses doutes, une partie de son existence tout en plongeant à ses côtés au tournant du XXème siècle, croisant les artistes, parfois leurs mécènes, le suivant de Londres à Venise ou à Rome, revenant sur ses jeunes années.

En effet bien qu'il ne parle que de 4 années (fort courtes) cela n'empêche pas Colm Toibin au travers des "souvenirs" d'Henry James de nous replonger dans sa jeunesse américaine, comme à ses premiers pas londonniens, d'abord en tant qu'enfant puis en ayant fait le choix de s'y installer.

Le tout montre la fragilité de l'homme, son travail d'écriture, ses sources d'inspiration réelles ou imaginaires, les réactions tant de son entourage que de lui même confronté au regard porté sur son travail mais également à ses tourments intérieurs comme à ceux plus terre à terre du quotidien : ses réactions confrontés au problème de sa cuisinière et de son époux. Un ensemble d'éléments qui, sans doute, nous permettent encore plus de nous imaginer lisant l'autobiographie d'Henry James ou de suivre des yeux son quotidien ou mieux de nous trouver plonger dans son esprit, particulièrement lorsqu'il se remémore, ses relations avec sa mère, ses souffrances personnelles liées aux personnalités de son père et frère ainé notamment.

Les femmes et leurs conditions sont loin d'être oubliées et c'est un véritable travail d'orfèvre qui montre au travers de différents personnages féminins qu'il ne fait pas bon de naître femme, d'avoir un minimum d'intelligence et de vouloir parler. Là n'est pas la place de la femme à qui on demande simplement de veiller sur la maisonnée et non pas de s'exprimer ou de vouloir argumenter : sa soeur, sa cousine et son amie Constance Fennimore notamment sont les exemples qui le marquent et ont certainement influencé ses "portraits de femme".

A découvrir pour Henry James lui-même, pour Colm Toibin ou simplement pour lire une sorte de page d'histoire.

 

 

Le billet d'Enora,

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 22:50

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/1/9782221108789FS.gifL'épaisseur des âmes / Colm Toibin. Traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson. Robert Laffont, 2008 (Pavillons). 292 pages. 4*

Dans un pub, Noel écoute sa mère chanter une ballade qui parle d'amour et de trahison. Il est convaincu que ce chant désespéré lui est destiné... En exhumant de vieux 33-tours, Luke oblige sa mère à se remémorer un passé mortifère qu'elle préfère oublier... Miquel parcourt la montagne, à la recherche de sa mère disparue. Mais dans la solitude de ces journées de quête, ce sont ses propres mensonges qu'il veut affronter... Dans chacune de ces neuf nouvelles, un événement oblige mère et fils à se confronter à leurs vérités. Ils s'épient, s'évitent, et tentent de s'expliquer dans un dialogue muet d'une intensité à la fois dévastatrice et salvatrice. D'une écriture envoûtante, traversée par les silences, CoIm Toibin explore l'obsession de la dissimulation qui hante ses personnages, les séparant inexorablement de leurs proches. Il pose ainsi l'universelle question des dévoilements et des secrets dont sont constitués les liens mystérieux unissant mères et fils.

 

9 nouvelles inégales tant par la longueur que par l'impression et le ressenti qu'elles m'ont donné à leur lecture.

La relation mère-fils est avant tout mise en avant ainsi que le titre anglais le dit, mais si elles sont basées sur leurs histoires, présentes, passées, se mélangeant parfois bien d'autres thèmes se trouvent juxtaposés tout au long de ces pages avec l'Irlande en toile de fond (8 nouvelles sur 9), des périodes différentes, des lieux et des événements qui créent l'histoire, qui montrent le pendant de ces relations. Y sont retracées des situations conflictuelles, malheureuses, de non dits, simplement maladroites ou juste le moment de dire adieu à l'un ou l'autre, l'occasion de tourner une page du passé.

Mère et fils qui parfois furent fusionnels, parfois indifférents et qui se découvrent ou se rendent compte qu'ils ne savent rien l'un de l'autre, qu'ils se sont perdus ou jamais trouvés.

Des situations simples, d'autres complexes qui se perdent en quelques pages ou prennent davantage d'espace mais le plus souvent avec un choix des mots rares, le tout habilement présenté.

Une relation où on ressent la souffrance d'un côté comme de l'autre devant le manque de communication, la perte de la confiance, la peur des souvenirs, la perte de l'indépendance ou simplement de cette filiation de ce lien unique avec la famille.

Bien entendu, je suis passée à côté de certaines, les 3 dernières principalement. Même si l'ultime nouvelle se démarque de ce trio, je n'y ai pas trouvé,en dépit de sa longueur, tout ce que j'attendais : une explication à la situation de la mère ? Bien qu'elle soit l'élément qui bouleverse et entraîne le fils dans ses réflexions, elle n'est que le déclencheur, mais sans doute aurais je aimé en savoir davantage sur elle, sur ses faiblesse...

Après un roman et des nouvelles, je poursuis ce "cycle" Toibin et j'ai enchainé avec "Le maître", totalement différent, dont je vous parle très bientôt.

Cet auteur semble réellement avoir tous les talents au vu de la différence dans ces 3 ouvrages.

 

J'ai aimé les impressions de lectures de Fahrenheit451 ; tout est dit dans ce billet.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 06:47

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/5/3/1/9782253162490FS.gifSorry / Zoran Drvenkar. Traduit de l'allemand par Corinna Gepner. Le Livre de Poche, 2012. 496 pages

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, ils ont l’idée de monter une agence, nommée Sorry, chargée de s'excuser à la place des autres. Le succès est immédiat, ils aident des hommes d'affaires qui estiment s'être mal comportés, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords à l’égard de leurs victimes… Jusqu'au jour où un mystérieux assassin désireux de soulager sa conscience recourt aux services du quatuor. Ce sera le début d'une longue descente aux enfers. Pris au piège, les quatre amis n'auront d'autre solution que de découvrir au plus vite l'identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître. 

 

Ce livre m'a terriblement dérangé dès les premiers chapitres, dès la scène d'exécution. J'ai beau lire pas mal de polar, thriller de toute facture,cette scène couplée à un style tantôt indirect, tantôt direct, des têtes de chapites intitulé "avant", "après" furent sans doute un tout pour faire que je ne parvenais guère à accrocher. Ce sentiment s'est rapidement confirmé avec des scènes de pédophilie qui m'ont fait irrémédiablement dire que ce livre n'était vraiment pas pour moi.

Comme je suis curieuse, que j'avais initialement trouvé la thématique intéressante et cette construction d'écriture étrange, j'ai néanmoins poursuivi ma lecture.

Alors, oui ce roman est pétri d'idées, d'un style à part, et d'embroglios qui ne m'ont pas empêché de deviner qui était au volant du dernier véhicule que nous suivrons, dès la disparition d'un des membres du quatuor, mais vraiment le sujet de la pédophilie me gêne tellement que je ne peux recommander cet ouvrage en dépit de ses qualités. Pourtant il aborde de nombreux thèmes en parallèle de ce thriller de manière posée et intelligente, relatifs justement aux dérives sexuelles, à ce qu'endure les enfants et à leurs souffrances psychologiques, mais lorsque l'on me parlera de ce livre, je ne penserais qu'à une seule chose qui joue au détriment de ces qualités, qui peuvent, elles aussi, perdrent certains lecteurs.

 

Quelques avis : Virginie, Biblioblog,

 


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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:33

http://storage.canalblog.com/14/52/341021/75851969_p.jpgUn Mois de Juin.... en Irlande !

 

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/1/9782221113493FS.gifBrooklyn / Colm Toibin. Traduit de l'anglais (Iralnde) par Anna Gibson. Robert Laffont, 2011. 314 pages. 4,

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 50. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa soeur Rose obtient pour elle un emploi aux Etats-Unis. Poussée par sa famille, Eilis s'exile à contrecoeur. Au début, le mal du pays la submerge. Mais comment résister aux plaisirs de l'anonymat, à l'excitation de la nouveauté ? Loin du regard de ceux qui la connaissent depuis toujours, Eilis goûte une sensation de liberté proche du bonheur. Puis un drame familial l'oblige à retraverser l'Atlantique. Au pays, Brooklyn se voile de l'irréalité des rêves. Eilis ne sait plus à quel monde elle appartient, quel homme elle aime, quelle vie elle souhaite. Elle voudrait ne pas devoir choisir, ne pas devoir trahir.

 

Confronté aux conventions, à un climat familial qui la rassure et la porte, Eilis ne s'imaginait pas que sa vie puisse changer du jour au lendemain. Mais sa soeur, Rose, prend son destin en mains et lui permet d'obtenir une place aux Etats-Unis, à Brooklyn.

Pour Eilis, ce sera le grand plongeon vers l'inconnu. Mais, grâce à l'image permanente de sa soeur, à son éducation aux dernières heures passées en compagnie d'un de ses frères eux-mêmes exilés en Grande Bretagne afin de gagner leur vie et, enfin d'une rencontre sur le bateau qui l'emmène bien loin de ces habitudes et de sa famille, elle semble prendre le bon chemin.

Avec des mots simples, le tout finement amené, on sent très vite les émotions diverses qui entraînent notre jeune héroine, ballotée dans un monde inconnu, dans une terre étrangère, qui se raccroche à tout ce qu'elle peut afin de réussir et de tracer le chemin que sa soeur lui a montré, afin d'échapper à sans doute beaucoup plus qu'elle n'imaginait, dans sa vie pauvre mais entourée des habitants de sa ville d'origine.

Tout est admirablement retranscrit et Colm Toibin n'oublie pas de nous montrer les changements notables que Brooklyn subit. Les modifications des différentes vagues d'émigrations, le racisme sous-jacent que ce soit envers les italiens, ou les noirs. Chaque communauté se reconstruit dans cette terre d'exil et se raccroche à sa culture et fait face à ses peurs.

Mais là n'est pas l'objectif final de Colm Toibin qui va, une fois Eilis "adaptée" et adoptée à sa nouvelle ville, la refaire basculer vers son pays d'origine et son lieu de naissance suite à une tragédie familiale. Si nous avions eu l'occasion d'apercevoir la jeune Eilis, la rupture est encore plus flagrante après l'avoir vu se construire, s'adapter, aller de l'avant dans une terre inconnue. Elle semble redevenir par bien des côtés la jeune fille qu'elle fut. Néanmoins son aura d'américaine la suit et lui donne une assurance plus marquée par certains aspects. Elle n'en reste pas moins attaché à ses origines et le savoir faire de l'auteur est de la nous montrer se débattant entre ce "confort" de vie et celui qui l'attend si elle retourne aux Etats-Unis. 

L'ouvrage se lit d'une traite, sans temps mort. Il ne se veut pas historique à proprement parler, mais montre un instant T de l'histoire dans ces villes et la condition de la femme. C'est à la fois un cris de féminisme et parallèlement un constat sur la vie des femmes ; Eilin sait parfaitement qu'elle ne pourra plus travailler une fois mariée et mère de famille. Néanmoins elle ambitionne de faire quelque chose de ces études et de sa vie en sus de son état de mère de famille.

Le tout est de savoir faire le choix, le bon ? Nul ne le saura.

 

5*

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 18:50

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/5/9782841569342FS.gifLes déferlantes / Claudie Gallay. Editions du Rouergue, 2008(La Brune). 525 pages. 5*

La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

 

Dès les premières pages, j'ai été happée par ce roman qui m'a entraîné vers les côtes de mon enfance, m'a rappelé les jours de grandes marées, les taiseux devant les étrangers narrés par ma mère, la vie rude de ces lieux isolés où ne semblent plus survivre que les anciens et quelques personnages issus de romans eux-mêmes. C'est réellement un immense coup de coeur pour ces solitudes et ces souffrances des vivants qui grâce à ce minuscule îlot se raccrochent à leur existence même si, le rythme de leurs chagrins et de leurs bonheurs sont à l'image de ce ressac, des embruns, des pierres qui roulent sous les pieds où de cette mer parfois démontée qui, garde les corps au détriment des âmes de ceux qui restent.

Bien entendu, au vu des billets lus ici et là, on peut comprendre que le style, les personnages puissent déplaire parfois, mais, à mes yeux, tout cela forme un tout que l'on ressent, que l'on vit au même rythme de tous ces êtres auxquels on s'attache plus ou moins. Si l'histoire principale domine, bon nombre de personnages secondaires restent intrigants et fascinants ; typiquement, Raphaël et la vie qu'il sait donner à ses sculptures, son envie, ses peurs de rendre les êtres croisés, de pouvoir un jour couler ses plâatres en bronze afin de leur donner une pérennité que leur état présent ne permet pas. A cette image de lutte permanente pour la création, mais également pour la conservation vient en écho le quotidien de tous.

L'entrelacs des histoires est flagrant, même si celle de Lambert et de la narratrice prédomine. Oui la chute ne m'a guère surprise car cela m'a semblé évident, rapidement, que ces enfants perdus pouvaient un jour voir leurs destins se croisaient.

Quelle tristesse, quelle joie que ces vies, cette amertume qui a pourri la vie de certains d'entre eux et quelle joie de vivre de la part de Max porté par sa volonté de naviguer.

Claudie Gallay fait vivre la pointe de La Hague, évoque le quotidien et le présent confronté à l'usine de retraitement, mais rend avant tout un formidable hommage à la beauté de la nature de cette région.

Si vous ne connaissez pas le Nez de Jobourg, vous ne pourrez que tomber sous le charme par les différentes randonnées qui sont proposées ou par de simples balades - l'usine est là, mais les embruns, la mer et la nature vous laisseront davantage de souvenirs que cette verrue.

 

Le Blog des livres n'a pas aimé, mais Les facéties de Lucie n'est pas du tout du même avis :0).L'ouvrage existe en poche et doit se trouver très facilement en bibliothèque si vous souhaitez vous faire votre propre avis. 

Pour ma part, je ne peux que remercier le couple d'amis, tous deux fort heureux de leur lecture qui ont glissé cet ouvrage dans ma valise.



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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 06:05

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/5/3/1/9782253127765FS.gifUne vie / Simone Veil. Le Livre de Poche, 2009. 343 pages.4,5*

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Perconnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont lé légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

 

C'est une superbe autobiographie que Simone Veil nous donne à lire. Si vous le croisez chez vos amis, en bibliothèque etc, n'hésitez surtout pas. Quelles que soient vos convictions politiques, je pense que vous risquez d'être agréablement surpris par un texte très franc, une écriture habile tout en restant accessible au plus grand nombre, quels que soient les termes abordés par l'auteur.

La première partie est, comme il se doit pour toute biographie qui se respecte, consacrée à sa prime enfance. Simone Veil revient donc sur ses jeunes années et n'omet pas de nous parler des convictions politiques familiales qui, si elles semblent peu affiché par ses parents seront néanmoins le terreau des idées de leurs enfants. Mais c'est avant tout leur éducation et le contexte professionnel de son père et la présence de son entourage qui feront d'elle ce qu'elle deviendra. Bien entendu elle ne passe nullement sous silence sa déportation comme celles des membres de sa famille mais le tout est dit, une nouvelle fois avec beaucoup de simplicité, sans pathos excessif, et laisse une part aux "rencontres" liées aux camps, à la solidarité et à la présence de sa sœur ainée comme à celle de sa mère qui vont leur permettre d'endurer le tout. 

La seconde partie est, bien entendu, consacré davantage à sa vie professionnelle et à celle de son époux, à leurs rencontres politiques. Sans être une fana de politique, j'ai trouvé très intéressant son point de vue sur cette Vème République, même si bien entendu c'est à partir du mandat de Valéry Giscard d'Estaing que l'histoire nous est davantage narrée. Ses rencontres, son point de vue sur les décisions politiques comme sur les hommes : elle revient sur tout.

Même si je ne suis pas toujours en accord avec elle, sa vie reste une existence fort intéressante ; elle incarne pour moi une page historique et permet une rétrospective fine et bien menée. Parue en 2007 après l'élection de Nicolas Sarkozy à qui elle avait apporté son soutien, et terminé au moment où Rachida Dati entamait la réforme de la carte judiciaire, je serais aujourd’hui curieuse de connaître son point de vue sur cette réforme de la justice ; elle qui en parle au cours de ses stages et de sa vie professionnelles, comment la voit-elle, les mesures apportées sont-elles satisfaisantes à ses yeux ? .

Les dernières pages m'ont laissé une impression un peu plus mitigé - moins d'allant dans la forme et le texte - , mais, réellement, plus de 90% de cette autobiographie se lit d'une traite.

 

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:00

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/6/6/1/9782266139113FS.gifLe cercle magique / Katherine Neville. Traduction de Gilles Morris-Dumoullin. Pocket, 2005. 765 pages. 1,5*

Jérusalem, an IX du règne de Tibère. Condamné oar pilate, Jésus de Nazareth meurt sur la croix. En Italie, l'empereur est dévoré d'inquiétude : selon de mystérieux textes antiques, ce Messie, annonçant une ère nouvelle, pourrait précipiter le déclin de Rome....

Idaho, 1989. Arielle Behn hérite de sa grand-mère des mnuscrits précieux. Rédigés en Orient il ya deux mille ans ils sont apparemment indéchiffrables. Déjà convoités par Hitler, ils détiendraient la clé pour agir sur le cours de l'histoire. Un secret jadis percé par Pilate qui, en décrétant la mort de Jésus, savait qu'il changerait à jamais la face du monde.

Gardienne des écritures, Arielle Behn va devoir se méfier de tout le monde - d'abord de sa propre famille - , pour réussir à contrôler cette force et échapper à des poursuivants qui ne reculeront devant rine pour détenir cette incroyable source de pouvoir.

 

Programme alléchant à la lecture de cette 4ème de couverture, même si, une fois la dernière page tournée, je constate une nouvelle fois que les inexactitudes pour attirer le lecteur sont là. Mais cette accroche n'est pas la seule à faire défaut, ces 800 pages sont avant tout un vaste fourre tout. En voulant créer un ouvrage complexe, documenté (?), fouillé, Katherine Neville rédige en fait un roman indigeste et fastidieux pour le lecteur.

L'idée de base semblait pourtant intéressante, mais en nous promenant entre les derniers jours de Jésus de Nazareth, puis la vie de quelques uns de ses anciens disciples, la vie des maîtres de Rome, et de leurs plus sombres travers, le tout juxtaposé à une histoire contemporaine qui elle-même ne cesse de se reférer aux ascendants de l'héroîne Arielle qui au fur et à mesure découvre que sa famille qu'elle trouvait déjà plus que bizarre et également un vaste panier de crabes avec relations quasi incestueuses, père qui n'est pas le père, mère idem.... Le tout avec une pointe de nazisme, de relations plus que douteuses, mais tout en pronant a minima une certaine forme d'écologisme via le métier de ladite héroïne qui traite les déchets nucléaires. Et encore là, je vous avoue que je vous l'a fait courte.

Bref c'est une vraie galère que cet ouvrage, avec de temps en temps des sursauts qui vous font essayer de tenir et vous laissent à penser que, forcément cela va déboucher sur quelque chose de passionnant mais pffft à chaque fois le soufflé se dégonfle.

Tout est absolument incroyable (et le mot est faible) et si vous pouvez éviter de perdre votre temps sur ce bouquin, grand bien vous fasse, car je ne pense pas qu'il vous permette d'apprendre quoique ce soit, si ce n'est un rappel des différents empereurs qui se sont succédés.

A fuir, à moins que vous n'ayez vraiment rien d'autre sur votre île déserte, que vous l'ayez commencé et ne soyez aussi têtu que moi.

 

Avis chez Biblioblog,

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