Traduit du suédois

Mercredi 15 avril 2009
Le prédicateur / Camilla Läckberg. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus. Actes Sud, 2009 (Actes noirs), 376 pages
Dans les rochers proches de Fjàllbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans La Princesse des glaces, on découvre le cadavre d'une femme.
L'affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes. L'inspecteur Patrik Hedstrôm est chargé de l'enquête en cette période estivale où l'incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d'Erica Falck, sa compagne. Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt.
Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent. Alors que Patrik assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s'allonge.

Si la 4ème de couverture du premier opus nous présentait Erica Falck comme l'héroïne, ce volume précise que les romans de C. Läckberg mettent en scène Erica. Ah tout s'explique !! Et oui, ce volume est centré sur l'enquête menée par celui qui est devenu son compagnon, l'inspecteur Patrik Hedström ; de quoi nous réjouir, notamment par rapport à une approche plus réelle des scènes de crime et des éléments propres à l"investigation. Néanmoins Erica n'est pas absente de cette histoire et permet à l'auteur de nous accorder de petites bouffées d'air, loin de cette enquête vieille de 25 ans, qui renaît aujourd'hui, peuplée de querelles et rancunes, de personnages parfois plus âpres au gain qu'à pleurer leurs disparus.
Grâce à ces minutes loin de l'enquête, quelques sourires nous échappent devant ces piques assiettes qui profitent du beau temps et d'une maison agréablement bien située pour se la couler douce (cela me rappelle certains squatteurs de la vie réelle lol), de continuer à suivre la vie de la soeur d'Erika, femme battue et ne parvenant pas à échapper à la coupe de son mari.
Mais le fond et la forme dans ce deuxième tome, me direz-vous ?  
Et bien j'ai l'impression que l'éditeur semble avoir trouvé un duo de traductrices qui correspond mieux à ma manière d'appréhender un ouvrage (la traduction stricto sensu, je ne peux dire, vu mon ignorance totale de la langue suédoise).
L'histoire est rédigée de manière plaisante, les enchaînements strictement polar et vie quotidienne se démarquent mais tout en se fondant bien.
Quant à l'enquête elle-même, si elle est bien amenée, les réponses me sont apparues de manière évidente très rapidement ; il me manquait un élément mais néanmoins toutes les autres explications étaient bien là sous mes yeux ou sous jacentes. Néanmoins, pas de déception.
J'avoue que si j'ai apprécié cette lecture, je n'attends pas avec impatience la suite de ces traductions. Je les lirai, mais lorsque l'occasion se présentera.

L'avis de Cuné prise au jeu. Je me permets de vous signaler le commentaire de Jo
(29/03/2009) que j'ai trouvé très fin. [Je pensais initialement le reprendre ici, mais ne connaissant pas cet(te) internaute, cela eut été maladroit de ma part].
Par Uncoindeblog
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Mardi 14 avril 2009
La princesse des glaces / Camilla Läckberg. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain. Actes Sud, 2008 (Actes noirs), 382 pages
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Comparaison facile (cf mon accroche), et un créneau sur lequel Actes Sud semble avoir joué pour lancer cette série en France. Vous avez adoré Millénium ? Attention, malgré ce qui est dit sur la 4ème de couverture, les deux auteurs, styles ne sont pas comparables et certains lecteurs risquent d'être fort déçus. Oui il s'agit dans les deux cas d'auteurs suédois, d'investigations policières, mais le style narratif, vocabulaire, lieu de l'action sont différents.
Si cet ouvrage aborde des sujets tels la pédophilie au cours de certains chapitres, il n'en reste pas moins relativement soft si on le compare avec les deux premiers volumes de la trilogie de Stieg Larsson. Je vais essayer d'arrêter la comparaison car, en dépit de certaines faiblesses, ce livre a droit à son public.
D'un point de vu négatif, je ne vais pas reprendre les points les plus évidents car Amanda a fait cela très bien, mettant en avant des faits qui m'ont parfois gêner dans ma lecture. Sans aller aussi loin qu'elle, je pense que cet ouvrage pose des jalons fort nombreux au niveau des personnages qui fait que, pour certains d'entre nous, le mélange des genres semble être au rendez-vous. En voulant dès ce premier volume, nous présenter les acteurs récurrents de sa série de polars ayant pour héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg nous égare vers des voies transversales, qui si elles nous aident à mieux cerner son personnage principale, détonne lorsque l'on découvre tous les membres du commissariat.
S'il est vrai que certaines tournures de phrases sont maladroites (une traduction un peu hâtive ?), néanmoins le scénario à la base de l'enquête est originale, même si un des secret d'Alexandra m'a paru très rapidement évident. Le dénouement final s'est avéré beaucoup plus complexe que ce que j'avais imaginé.
J'ai donc accroché à ce volume faisant abstraction des "erreurs de jeunesse". Je termine le second volume afin de vous faire part de mes impressions rapidement, et pour savoir si la poursuite de la lecture de cette série fera partie de mes priorités :-D.
 
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Mardi 30 septembre 2008
Oui je me suis laissée tenter et n'ai pas pu résister à les enchainer ! Et je pense avoir bien fait car, autant le premier volume est une enquête à lui tout seul, autant les volumes 2 et 3 sont complémentaires, tout en étant différent.
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette s'attache davantage au personnage de Lisbeth, à son histoire personnelle passée et présente. Elle peut énerver, agacer, captiver... le lecteur - comme les autres intervenants de cette histoire - mais elle ne laisse personne indifférent et sa personnalité en fait réellement la clé de voute de cette trilogie.
Bien entendu, comme pour le volume précédent, ce n'est pas l'histoire linéaire de Lisbeth que nous suivons - quoique à certains moments, oui *;-D - mais également la vie d'un journal, la rédaction d'une thèse et d'un "reportage" sur la prostitution des femmes venant de l'Est. Stieg Larsson peut lui ausi énerver avec les gueules incroyables de ces gentils comme de ces méchants, de gens qui nous ressemblent ou pourraient notre voisin, mais cette galerie de portraits, de faits qui nous semblent plus qu'improbables après réflexion, font également tout le charme
de ce second volume. Vous l'avez compris, je me suis trouvée totalement emporté par ce livre et ai poursuivi ma lecture avec :
La reine dans le palais des courants d'air. Je suis plus partagée en ce qui concerne ce volume car l'implication politique, historique de la Suède m'a fait grandement défaut. Du coup je me suis sentie beaucoup moins impliquée au cours des passages qui me semblèrent fatalement longs retraçant la vie politique ainsi que ceux propres à la Säpo, la police de sûreté. Si je fais abstraction de cette méconnaissance, ce volume est particulièrement fourni en références politiques (oui je sais je me contredis) qui furent des éléments fondamentaux pour S. Larsson ; idéaux, convictions, qu'il a su, à mon sens,  transcrire au travers de sa trilogie, mais plus particulièrement dans ce troisième tome. Parallèlement nous suivons l'implication morale, dans leur vie quotidienne des différents protagonistes principaux ou secondaires. Quant à Lisbeth elle est toujours aussi originale à mon sens...
En dépit des réserves émis quelques lignes plus haut, je peux vous certifier que je n'ai pas lâché ce bouquin avant la dernière ligne, le trainant même au boulot afin de l'avancer pendant mon heure de déjeuner :))

*L'avis mitigé de Valdebaz concernant le 2nd volume et, une opinion fort différente de la part de Karine (Lien vers les trois volumes, Littérature scandinave).


La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette : Millénium 2 / Stieg Larsson. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain. Actes Sud, 2006. 653 pages.
Tandis que Lisbeth Salander coule  des jours supposés paisibles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, et victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens hauts placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pa vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas recommandé à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de rueuse en série au passé psychologique lourdement chargé...

La reine dans le palais des courants d'air : Millénium 3 / Stieg Larsson. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain. Actes Sud, 2007. 711 pages.
Lisbeth sort d'une situation dramatique, elle a bien failli y laisser sa peau. Elle est vivante, mais à l'hôpital et dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle...
Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.
Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.
Par Uncoindeblog
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