Pour les grands et les petits

Samedi 22 août 2009
La Légende du Changeling. Tome 1 : Le mal-venu. Tome 2 : Le croque-mitaine / Scénario de Pierre Dubois, Dessins de Xavier Fourquemin. Le Lombard, 2008, 2009. 54 pages & 56 pages
Au creux des arbres, au fond des forêts, dans chaque pierre, dans les champs et les plaines.
Partout l'esprit de la nature est vivant. La légende dit que, tous les cent ans, un jeune garçon sera enlevé à ses parents par les fées et qu'il en reviendra transformé. Il pourra désormais communiquer avec la nature et ses forces magiques. Il est dit que ce jeune garçon combattra les êtres maléfiques voués au Seigneur du Chaos. Il est dit que de son combat dépendra l'avenir des êtres de Lumière. Et c'est le soir où une étoile s'émiettant des infinis viendra au milieu d'un cercle de pierres que la quête du Changeling commencera.

Un peu de féerie que diable !
Et oui, lorque l'on parle du petit peuple, le mal n'est jamais très loin....
 Alors que les légendes se perdent, que l'homme grignote l'espace de la lande et de l'imaginaire, que le monde moderne gagne chaque jour, drainant peu à peu les hommes vers la ville et la révolution industrielle, nous suivons la vie de Scrubby. Est-ce à cause de lui ou grâce à lui que les choses se déroulent ? Je n'ai pas encore la réponse au vu des 2 tomes parus, mais vous imaginez sans peine que si les fées ont procédé à un échange, cela n'est pas pour rien.
Le premier épisode nous met en présence de tous les personnages visibles et invisibles même si nous manquons parfois d'informations les concernant, ce n'est qu'une première approche. Ce volume vaut davantage pour son évocation de la lande, forêt, personnages magiques et naturelles que l'on peut opposer aisément au Londres du XIXème siècle que tout oppose : misère, proximité, noirceur des paysages et des personnages, peur...  dans le second volume. Cela nous permet de mieux saisir les changements dans la vie de Scrubby, Sheila et leurs anciens voisins du Dartmoore lorsqu'ils sont obligés de se rendre à Londres pour vivre, ou plus exactement survivre pour ces anciens paysans qui se retrouvent sous terre, un univers inconnu au niveau de leur travail comme dans leur quotidien.

Les contrastes s'enchaînent tout au long des aventures de Screemy, nous faisant passer du chaos au monde magique. C. Dickens et JM Barrie avec Peter Pan nous semblent bien proches. Confiant dans le scénariste, nous suivons les drames de notre jeune héros en conservant l'espoir sous jacent. Le mal ne peut l'emporter, même si la mort est bien souvent au rendez-vous, si affaibli que soit le monde des fairies, l'espoir n'est pas perdu.
La poésie reste présente à chaque page même dans Le croque-mitaine, beaucoup plus sombre où le "diable" (l'homme étrange à l'allure inquiétante, maître de la chute de Dartmoore, selon toute vraisemblance) prend davantage d'ampleur. Le travail dans les mines est l'occasion de rencontrer d'autres personnages humains et magiques.
J'attends la suite ....

Une mise en images de quelques pages du 1er volume.
Quelques avis glanés ici et .

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Samedi 25 juillet 2009
A l'heure du goûter, je n'ai pas eu d'autres idées que de vous parler de ce livre déjà évoqué et que je me suis procurée (j'aime lorsque ma carte de fidélité tilte chez mon libraire ; en général mes achats sont, ce jour là, quasi indolores :-D).

Rue des caries / Anna Russelmalnn. Adapté par Géraldine Elschner. NordSud, 2009. 44 pages
Dans la rue des Caries habitent deux compères : Goulu et Glouton. Au fond de deux dents, ils ont creusé leur repaire. Mais cela ne leur suffit pas, ils veulent aussi des maisons de campagne, des garde-manger où entasser leurs provisions de sucreries et une piscine dans la dernière molaire !
La rue des Caries devient un gigantesque chantier !
Mais on ne va pas les laisser faire ...

J'ai opté pour l'ancienne couverture de ce livre, pour le simple fait que cela me permettait de vous présenter Goulu et Glouton. Deux diablotins symbolisant les caries, qui ont des ambitions immobilières bien plus hautes qu'eux, sont les meilleurs amis du monde, mais ont eu la mauvaise idée de vouloir résister à l'hygiène et aux Casques verts et costumes blancs (le dentifrice, vous l'avez reconnu) et finiront, comme leur hôte, chez le dentiste.
Alimentation et soins dentaires sont présentés avec humour et comme il se doit, illustrations à l'appui. Rien de bien méchant et c'est sans doute une bonne approche pour les plus petits.
Reste à savoir s'ils accepteront de laisser Goulu et Glouton partirent en vacances. Mais, l'auteur sait que la douleur peut parfois nous laisser conduire chez le médecin (en l'occurence le dentiste ici) et accepter les soins prodigués.
Le type d'illustrations n'est pas dans mes préférés, mais je dois avouer que je suis sur le sujet plus que classique (la ligne claire est en générale mon amie). Néanmoins cela ne dénature en rien l'histoire et elles se laissent regarder sans problème.

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Lundi 30 mars 2009
Les plantes qui puent, qui pètent, qui piquent / Lionel Hignard et Alain Pontoppidan. Illustrations de Yann Le Bris. Gulf Stream (Dame nature), 2008. 83 pages
Introduction :
Les plantes ne bougent pas ne parlent pas et pourtant elles s'expriment. Leur mode d'expression très particulier est incompréhensible pour nous. Pourquoi certaines d'entre elles répandent une odeur effroyable, d'autres griffent ou bien crachent sur les passants ? Tous ces comportements bizarres ont un sens que ce livre va dévoiler. (...)
La plupart des plantes [présentées] sont assez communes, si bien que nous n'y prêtons pas attention. Ce sont souvent des mauvaises herbes que nous avons tendance à piétiner ou arracher parce qu'elles piquent, sentent mauvais ou s'accrochent à nos vêtements. Pourtant ces discrètes compagnes, aux noms populaires imagés presque oubliés aujourd'hui, ont nourri bien des légendes. Après avoir lu ce livre, vous ne pourrez plus regarder de la même façon la ronce, le pissenlit ou les chardons !

Comment apprivoiser les chères têtes blondes (et les plus âgées ;-D) à découvrir la nature sous toutes ces formes, même celles qui nous semblent les moins sympathiques ?
Un titre accrocheur, non seulement aux yeux des plus jeunes mais aux notres également. (Non ? Si c'est le cas, merci de vous dénoncer). En jouant avec l'humour, en illustrant le propos à l'aide de dessins précis sans être techniques permettant d'identifier la plante dont il est question ; ajoutez un zeste d'explications, d'histoires, des textes ni trop longs, ni trop courts
(les inconditionnels pourront ensuite vous réclamer une encyclopédie :s), agrémentés d'illustrations faites pour sourire. Bref de quoi satisfaire le plus grand nombre.
Planche de présentation trouvée sur le site de l'éditeur
- c'est toujours beaucoup plus parlant même si pue lisible ici -.


Je n'ai plus huit ans depuis longtemps, mais l'esprit doit demeurer car je me suis plongée avec joie dans cette série documentaire sur les plantes ordinaires.
Regroupée par 3, sous 9 grandes classes :
- Les plantes qui saignent et qui coulent,
- Les plantes qui puent
- Les plantes qui collent et qui poissent
- Les plantes qui pètent
- Les plantes qui crachent et qui pleurent
- Les plantes qui se cramponnent
- Les plantes qui piquent et qui brulent
- Les plantes qui griffent
- Les plantes qui griffent

Le dernier chapitre intitulé Les autres plantes présentent 9 autres plantes et nous invitent à regarder autour de nous toutes celles qui nous entourent.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir La grande éclaire (j'adore les noms même si les noms régionaux, communs et latins sont également donnés pour chacune*) que je connaissais par expérience personnelle : hé oui les croyances populaires s'avèrent parfois véridiques, car enfant, ma mère avait utilisée cette plante pour m'aider à me débarasser des verrues que je refusais de confier à un dermatologue, trop effrayée par les expériences réelles ou imaginaires racontées par mes camarades de classe.
*Connaissez-vous le Cornichon d'âne ? Non ! Vite pages 46-47, vous apprendrez que les fruits de cette plante ressemblent un peu à des cornichons ventrus. Et l'âne me direz-vous ? Et bien je vous laisse découvrir la suite de l'histoire :))

Un livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvir, que je vais continuer à regarder en me promenant à la campagne, soumettre également à de plus jeunes ou plus anciens lecteurs que moi même.
Le catalogue de l'éditeur comporte bien d'autres trésors. J'ai hâte d'être au mois de mai afin d'acquérir : "Les bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent à la mer" et je sais déjà vers quelles petites mains avides il va se retrouver.

Par Uncoindeblog
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