Mercredi 18 novembre 2009
"Quarante-cinq tableaux sur la gêne qui agissent à la façon d'un souvenir personnel."
Voici l'avertissement qui prélude à cet opuscule et qui en résume le contenu. Vous voici prévenu !
Sous le générique de tableaux se cachent quelques pages dédiées à des situations où le regard d'autrui vous plonge dans le malaise, ou ne fait que constater la situation périlleuse dans
laquelle "vous" vous trouvez. Eh oui, bon nombre de ces situations sont de celles qui vous arrivent un jour (ou presque, car par exemple, tout le monde n'aspire pas à être un voleur par
effraction ;-D). Bref on se retrouve parfois dans ces courtes anecdotes, au charme caustique qui comme à l'exemple des blagues ne vont pas plaire à tout le monde et c'est compréhensible.
Certaines sont infiniment mieux troussées que d'autres ou répondent davantage à du vécu, ce qui fait que je me suis repue à leur lecture.
Ceux qui n'aiment pas les recueils de nouvelles passeront leur chemin, car même s'il ne s'agit pas de cela, et que l'on pourrait d'une certaine manière, prêter bon nombre de ces épisodes à un
seul et même quidam, son absence de nom et de références fait qu'on les lit de manière détachée.
Ce manque de personnage récurrent fait que je ne suis pas totalement satisfaite de ma lecture, car j'aime m'attacher à un personnage et ainsi que je l'ai signalé tous les chapitres ne furent pas
agaux à mes yeux. Mais cette lecture est néanmoins facile et rapide.
Merci Meria :-D
Situations délicates / Serge Joncour. J'ai Lu, 2003. 155
pages. 3*
" Le plus incongru c'est qu'ils te le fassent en anglais.
Tu n'as rien d'anglais, à part les chaussettes peut-être, et pourtant c'est en anglais qu'ils te célèbrent, à croire qu'Happy soit plus festif que Joyeux, et que le Birthday sonne mieux. " C'est un
ami de vingt ans. Il est face à vous, son sourire béat vous avait inquiété : il vous annonce qu'il vient de rencontrer Dieu. Vous vous retrouvez dans l'espace exigu d'un ascenseur face à une
parfaite inconnue.
Vous égrenez alors les secondes, ébauchant un sourire gêné et des mouvements gauches. Vous adorez les échecs et vous acceptez de jouer avec ce gamin de neuf ans, qui vous bat en beauté. Vous
essuyez les commentaires de la belle-famille, vous enragez... En quarante-cinq tableaux précis et impitoyables, et sans jamais se départir d'un humour caustique, Serge Joncour débusque ces moments
de gêne qui paralysent le quotidien.
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Zelda est pour moi, avant tout, une chanson d'Yves Simon -
chacun ses références ;-D, mais c'est bien de Zelda Zayre Fitzgerald dont il est question dans cet extrait musical comme dans ce roman.

[Source : en:Image:Zeldaportrait.jpg, originally scanned from "Zelda" by Nancy Milford. Scanned by en:User:Pantherpuma]
A la sortie de cet ouvrage et avant qu'il n'obtienne le Prix Goncourt 2007, l'envie de le lire me tenaillait. Comme bien
souvent, ce prix a fait que j'ai préféré laisser passer le temps, et en rendant visite à Emeraude, ce démon
m'ayant
assuré qu'il ne m'était pas possible de sortir de "sa " librairie sans un livre, j'ai déambulé et suis retombée sur ce roman :)
Roman troublant tant la voix de Zelda se confond parfois avec celle de G. Leroy ; le lecteur ne sait parfois plus vraiment si
l'auteur reprend des écrits ou s'il s'agit de son imaginaire (la note de l'auteur en fin d'ouvrage vous permettra de faire la distinction, et je n'ai pu m'empêcher d'aller la lire à
mi-parcours). Un portrait de femme à la fois émouvant, brulant et emprunt de folie. Comment la petite sudiste gatée par la vie a suivi son époux, incarnant tous deux l'esprit des années 20 et
couple en vogue dont les journaux usent, pour leur célébrité, beauté, excentricité.
On suit pas à pas la déchéance du couple au regard de Zelda. Les rencontres avec les célébrités de l'époque, ou futur
célébrité dont Lewis O'Connor - que l'on démasque sans peine sous ce nom d'empunt -, les voyages, les errances plutôt d'un endroit à un autre, tout est fluctuant et lié à l'argent, aux
scandales...
Amour, folie, alcool, emprunt (plagiat) des écrits de sa femme par Francis Scott Rey Fitzgerald, tout est décrit dans ce roman. La
fièvre destructrice de la création, de la jalousie. L'emprise de cet homme sur son épouse est-il seulement financier, une nécessité, un refus du bien pensant le divorce étant quasi impensable
et l'idée a-t-elle seulement traversé l'esprit de l'un ou de l'autre ?
"Quelle a été la part de sa folie à elle dans l'écriture de l'homme célèbre ?
Comment a-t-elle vécu cette célébrité de l'autre", Y. Simon à propos de Zelda qui
n'ignore pas que son mari utilise ses écrits, publie en son nom des nouvelles écrits par ses soins. Elle semble chercher sa propre voie : la danse (trop âgée et son mari n'apprécie pas),
l'écriture (c'est lui le romancier dans le ménage), la peinture (il lui abandonne, mais...).
La chute et le mort de Goofo laisse apparaître l'amour que cette passion tourmentée a empêché au couple de vivre, au moins du point
de vue de Zelda. Vérité ou romance ?
Un film relatant la vie Zelda Sayre va sortir au courant de 2010. Il sera réalisé par John Curran, Zelda sera interprété par Keira
Knightley.
Alabama Song / Gilles Leroy. Gallimard Editions, 2009
(Folio). 218 pages. 4*.
Alabama, 1918.Quand Zelda, " Belle du Sud ", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier
roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout - New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se
brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines.
Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister.. . Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles
Leroy signe ici son grand " roman américain ".
Les avis de Jules, Emeraude, Fashion,
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Un peu poussif dans les cotes, si vous me permettez ce vilain jeu de mots :s
Humour un peu facile puisque ce polar a pour cadre une petite bourgade qui se dévoue à la fée sportive ; non pas à sa sainteté le foot (comment cela vous sentez une
pointe d'ironie dans mon propos ?) mais à la petite reine.
De prime abord ce livre avait tout pour me plaire et c'est pourquoi, en dépit des remarques (justifiées je le confirme aujourd'hui) de Yohan, je l'ai délesté de cet ouvrage qui l'encombrait. Polar, monde du vélo, fonds de dopage propre à notre monde moderne, j'étais
plus que tentée :)
Mais...
Jamais je ne suis parvenue à éprouver un quelconque intérêt pour les personnages de J-F Fournel. J'ai trouvé l'action trop lente à mon goût, un endormissement propre sans doute à évoquer, aux
yeux de l'auteur, la vie de ce petit (?) village. Comment un aussi obscur village peut-il alors posséder autant de forces de police, au moins 2 médecins, etc... ?
Les renvois incessants aux épisodes (= livres) qui se sont déroulés dans cette bourgade avec les mêmes protagonistes étaient tout aussi lancinants. J'ai bien compris qu'il existe d'autres
ouvrages du même auteur, même collection, même etc... pas la peine de me le faire remarquer aussi souvent.
Bref j'ai trainé sur ce livre plusieurs jours, attendant néanmoins le dénouement afin d'essayer de comprendre mon manque d'enthousiasme, mais je l'ai refermé tout aussi désappointé.
Oui le traitement de l'enquête avec comme toile de fonds le dopage et le fait de montrer que cela touche tout un chacun (toujours cette quête de l'heure de gloire et de l'argent, sans
doute) ainsi que les conséquences directes et indirectes que cela peut avoir est intéressant, mais le ton m'a semblé manquer de tranchant, de motivation. Ce n'était qu'un prétexte à une enquête
dont l'auteur ne nous laisse guère de mystère.
Désolée mais j'ai connu Le Masque plus inspiré :((
Dans la roue du tueur / Jean-François Fournel. Le Masque,
2008. 249 pages.
2,5*
Après Mortels enfantillages et Médecine dure, on retrouve la gendarmerie de Montfeurgny et son chef de brigade, Lenormant, qui se morfond dans un poste qui n'est pas à sa mesure.
Mais un militaire ne se plaint pas et ses subordonnés en savent quelque chose. Montfeurgny ronronne dans un calme apparent, mais la région va bientôt être bouleversée par des morts inexpliquées
lors de courses cyclistes amateurs. Se pourrait-il que le dopage et ses excès ne concernent pas que les athlètes de haut vol ? Le club local serait-il contaminé ? Lenormant devra mener son enquête
avec tact, car des intérêts politiques et économiques qui le dépassent sont en jeu...
Et lui-même pourrait bien être personnellement impliqué dans l'affaire. Au-delà du suspense de l'intrigue, une analyse documentée des dérives du sport et une peinture tendrement féroce de la vie en
province aujourd'hui, loin des clichés de la littérature de terroir.
Par Uncoindeblog
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