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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 12:50
http://www.decitre.fr/gi/61/9782253125761FS.gifUn monde sans fin / Ken Follett.Roman traduit de l'anglais par Viviane Mikhalkov, Leslie Boitelle et Hannah Pascal. Le Livre de Poche, 2009. 1337 pages.
1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts...
L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l'ambition : mû par la foi ou la soif de vengeance, chacun d'eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation - secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire.

D'une plume plus qu'expérimentée, Ken Follett nous trousse un roman dans lequel on se laisse prendre. Si le synopsis se base sur cette lettre mystérieue, bien vite notre attention s'en trouve détournée ; si elle restera un fil conducteur sous-jacent,  la vie mouvementée des 4 enfants qui se sont croisés ce jour de 1327 va porter ce roman.
Au travers des figures de Caris, Merthin, Gwenda et Ralph l'auteur nous plonge dans les us et travers de la vie en Angleterre au XIVème siècle. Il utilise la vie d'une "petite" ville pour nous montrer le quotidien d'une cité soumise au prieuré et au Roi. La sempiternelle lutte entre les pouvoirs de l'Etat et du Clergé, entre les Seigneurs et leurs vassaux, entre confréries ou plus simplement entre serfs, hommes sans terre... Les  manoeuvres politiques tiennent une place importante à grande ou petite échelle, mais ruses, intelligences, tractations diverses se retrouvent à égalité devant les épidémies telle celle de la Peste noire qui ravage villages et chateaux. Cette image d'équité est bien vite balayée par la volonté des uns et des autres de poursuivre leur vie, leur ascension sociale ou d'obtenir des conditions de vie, de travail plus clémentes.
Alternant les situations des personnages principaux de conditions variées et aux aspirations et intelligences diverses, K. Follet nous conduit là ou il veut, insufflant vie à son roman, créant des situations souvent inattendues grâce à des personnages "secondaires" dont les figures sont parfois presque des caricatures, mais que l'on adore détester tels Philémon, les prieurs qui se succèdent, le maître d'apprentissage de Merthin ou Annet que l'on ne voit qu'au travers des yeux de Gwenda. Grâce à l'esprit d'entreprise qu'il a su donner aux 4, Ken Follett nous entraîne dans leurs sillages en France (batailles, pillages...), à Florence ou à la découverte de l'architecture connue en cette période. L'esprit novateur de Caris va lui permettre de nous montrer avec attention le côté médical de cette période, comment les études sont conçues, et à quoi tient la vie d'une femme en ce siècle.
J'ignore si tous les éléments contenus dans ce roman sont crédibles aux yeux des historiens, mais le fait est là, je me suis laissée entraîner dans cette aventure sans aucun regret. Si à la base je me demandais ce que K. Follet pouvait nous raconter sur autant de pages, je conçois à présent qu'il lui ait fallu ce nombre pour mener à bien son histoire ; après tout 1330 pages sont bien peu pour raconter l'existence entre 1327 et 1361 de personnages si riches. Toutes les chapitres n'ont pas eu, à mes yeux, la même force ou débouché sur le même plaisir de lecture ou de crédulité aveugle, mais ce livre se lit avec plaisir. Si vous avez un peu de temps ou de patience, ce livre devrait être pour vous.

Livre lu en partenariat ave Le Livre de Poche.

Quelques avis : ravi + commentaire 20 de Nicole qui n'accroche pas, abandon, Pimpi adore,

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Published by Uncoindeblog - dans Traduit de l'anglais
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commentaires

Luna 29/07/2011 19:35



J'ai beaucoup apprécié ce livre : il change totalement des autres livres du genre et en bien ! L'histoire n'est ni simple ni compliquée, mais totalement originale...


Par contre, quel pavé ! Autant je lis quasiment que des livres de 400 pages, que celui-ci qui en fait le triple, je ne voyais pas la fin arriver ! J'ai eu peur de finir dégoutée de cette jolie
histoire...


 


Si jamais ça t'intéresse, tu trouveras mon avis sur ce livre sur mon blog...


Joli article, je reviendrais ;)


Bonne continuation !!



Uncoindeblog 06/08/2011 11:48



C'est plus une question de tenir le bouquin (bonjour les crampes dans les longs parcours en métro, plus facile à la maison en l'adossant au dossier du canapé).
Quant à l'état en fin de lecture puis après qques prêts. Oups !!



hydromiel 10/01/2010 11:12


J'ai vu qu'il était sorti en poche, je pense que je ne vais pas résister longtemps


Uncoindeblog 10/01/2010 11:33


Je crois que c'est le but. Dès qu'il sorte dans ce format, notre bonne conscience prend le dessus


Meria 08/01/2010 09:51


Je butine beaucoup chez les copines


Uncoindeblog 10/01/2010 11:33


Je crois que c'est notre lot à toutes. Maladie contagieuse s'il en est :))


yueyin 08/01/2010 07:49


décidément il est tentant celui-là !!!


Uncoindeblog 10/01/2010 11:32


Il est chez ma soeur, mais il pourrait me suivre au cours d'une visite chez mes parents :)


Stéphanie 07/01/2010 21:19


je peux te prêter les piliers si tu veux
c'est génial :)


Uncoindeblog 10/01/2010 11:30


Je veux bien le croire, mais là tu risques de le récupérer à la st Glinglin, vu le nombre d'emprunts que j'ai en ce moment + mes bouquins :s