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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 12:56
Question de l'être et beauté féminine. Suivi de : Comment errez-vous ? / Jérémy Nabati. Aux forges de Vulcain, 2009. (Collection Littératures). 114 pages. 2,5*

"Aldo, en proie à une soudaine inspiration, osa alors lui demander si elle voudrait bien prendre un verre avec lui : - L'air que vous parfumez dans votre sillage et qui vous suit me subtilise et m'extasie - mon être tout entier est absorbé dans le reflet mouvant de vos cheveux.
Tout, autour de moi, s'évanouit - le temps même a cessé de battre. Vibration du possible, caractère brûlant de la passion, mise en suspens comme telle, aiguillon de l'action - je suis tenu en haleine, à la merci de vos moindres mouvements. Votre beauté n'a pas d'égal, ainsi soit-il - vous êtes la plus jolie, telle est mon unique certitude. Vous voir, c'est déjà - consentir à tomber sous le charme ; le reste, à côté, n'est que poésie.
Dormir un long sommeil - et n'être réveillé que par cette séduisante façon que vous avez, je n'en doute pas, de porter un verre à vos lèvres carminées..."

Je me méfie des philosophes qui s'essaie à la littérature. Comment cela je manque d'ouverture ?
Réflexe pavlovien d'une ancienne lycéenne, section lettres & arts qui se chamaillait avec son prof de philo qui se contentait de nous dicter des pages et des pages sans vouloir discuter, écouter notre point de vue. Oui nous n'étions que des lycéens mais nous avions envie de discuter, enfin certainement moi puisque l'on m'avait dit que ces cours seraient pour moi des moments d'échanges... Bref je fus bien marri des longues heures passées dans ce cours (je comptais les minutes, c'est vous dire :s) et dès que l'on me parle de philosophie, je commence à être sur la défensive.

Pour en revenir à ce livre - objet premier de ce billet lol - le court roman qui ouvre ce livre n'est pas désagréable, même si quelques tournures pompeuses à ma lecture m'ont freiné parfois. Enfin je pense a posteriori qu'il s'agit davantage de figures de style allant dans le sens du personnage principal, Aldo, en quête d'amour, que l'auteur a souhaité dépeindre avec un humour qui lui est propre. Je n'ai pas
toujours trouvé cela très réussi, mais J. Nabati a su ainsi signer son premier roman. Aldo est un personnage attachant dont les maladresses amoureuses et la quête nous rappelle le propre de l'être humain dans ses relations.

Les nouvelles sont plus disparates dans le style et elles m'ont plus ou moins attiré.
L'un L'autre : farce eschatologique est assez réussi à mes yeux. J'ai en tout cas pris du plaisir à la découvrir, au jeu d'écriture, de polices utilisés pour le rendu de cette nouvelle.
Dernier été également, et j'ai été frustrée qu'elle s'achève. J'attendais plus ! Mon imaginaire ne suffit pas. Je souhaitais que l'auteur me narre davantage l'histoire de ce jeune homme et de son vieil oncle.
Pour les autres, certains paragraphes m'ont charmé puis je fus destabilisée par le changement de rythme, de sujet. Je suis sans doute une lectrice trop classique qui a besoin que le sujet lui soit présenté avec une certaine rigueur :)
Tant pis ! Je sais que cet ouvrage a rencontré des lecteurs qui ont su l'apprécier beaucoup plus que moi et cela me ravie :)

Les avis positifs de Keisha, Antigone, Catherine,

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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