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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 21:05

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/7/5/7/8/9782757835012FS.gifLes amoureux de Sylvia / Elizabeth Gaskell. Traduit de l'anglais par Françoise du Sorbier. Points, 2013. 684 pages. 4*

En 1796, le Royaume-Uni lutte contre les armées révolutionnaires françaises. Sylvia Robson, seize ans, fille unique de fermiers locaux, est une jolie sauvageonne, follement aimée par son terne cousin, Philip Hepburn. Arrive un pêcheur audacieux et généreux, qui tombe amoureux d'elle et fait chavirer son cœur. Mais il est bientôt enlevé par les recruteurs sous les yeux de Philip, alors chargé de prévenir Sylvia.

 

C'est grâce à un concours chez Titine, que je poursuis ma découverte de l'oeuvre d'Elizabeth Gaskell. Tout me tentait : la forme du jeu, le titre non lu et cette superbe couverture :0), alors je n'ai pas résisté et ai eu la chance de recevoir cet ouvrage chez moi, puis de le dévorer.

Autre climat que celui évoqué dans "Nord et Sud" puisque c'est au bord de la mer que nous emmène Elizabeth Gaskell, une ville d'où partent les baleiniers. Le climat social reste au coeur des préoccupations de l'auteur, et la politique d'"enlèvement" des marins (la guerre France-Angleterre fait rage) est exposée clairement dès les premiers chapitres. Un contexte social qui va à plus d'un titre bouleverser la vie de Sylvia et sera la cause de quasi tous les rebondissements de ce roman.

Si j'ai trouvé la première partie un peu statique : présentation du lieu, faits géographique et historique, sans oublier les différents protagonistes, je me suis ensuite laisser entraîner par l'histoire.

Dans le roman précédemment évoqué, j'avais été sensible à ces descriptions si vraisemblables de l'industrialisation : brouillard, pollution, vie quotidienne des ouvriers dépendant uniquement des revenus de leur travail car vivant en ville, opposée aux souvenirs de la campagne et de vie idyllique aux yeux de Margaret Hale. Ici, c'est sans contexte un grand chant d'amour pour les paysages marins, même si la vie quotidienne est largement décrite et avec beaucoup de minutie là-aussi. Rien ne semble lui échapper. E. Gaskell a réellement su trouver les mots pour laisser notre imaginaire se représenter la vie de tous les jours comme le cadre de vie de ses personnages.

Sylvia, que dire de Sylvia comme de l'ensemble des protagonistes ? E. Gaskell les manipule, leur donne vraisemblance et caractère qu'elle sait faire évoluer en fonction des événements qui "forgent" la vie de ces héros. Sylvia m'a semblé à la fois agaçante et attachante. Jeune fille en fleur qui devient femme. Bien entendu, l'évolution de ses sentiments comme de son état d'esprit semble sous  l'impact de la religion et de la pensée de l'époque. Cela semble assez insolite lorsqu'on lit le peu d'importance qu'à la religion sur la vie de Sylvia et de ses parents contrairement à son cousin ou à Hester.

Néanmoins, et je ne peux que me répéter, le tout semble si vraisemblable que le mérite en revient à la plume de l'auteur. A découvrir sans hésitation (même si je garde une légère préférence pour "Nord et Sud") ne serait-ce que pour la beauté des paysages : des peintures dans l'ouvrage !

 

Billets d'Audouchoc, du Chat du Cheshire, La petite biblioggeuse,



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Published by Uncoindeblog - dans Traduit de l'anglais
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