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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 07:30

http://www.decitre.fr/gi/52/9782742789252FS.gifLe Silence des esprits / Wilfried N'Sondé. Actes Sud, 2010 (Lettres africaines). 171 pages. 2,5*

Terrorisé par un contrôle de police sur les quais de la gare de Lyon, Clovis Nzila vient de sauter dans un train de banlieue.
Sans-papiers, clandestin, il s'assied au hasard d'un wagon surchauffé et tente de maîtriser sa peur. Face à lui, une femme l'observe, accepte en retour ses regards indiscrets, ne semble pas effrayée par sa triste apparence. Attentive, elle engage la conversation, perçoit le désespoir de ce jeune Africain... Ensemble, ils vont plonger sans retenue dans un mirage, convaincus de renaître des cendres du passé.
Après Le Coeur des enfants léopards, un premier roman très remarqué (prix Senghor de la création littéraire ; prix des Cinq Continents de la francophonie), Wilfridl N'Sondé nous livre ici le récit d'une rencontre sur le mode d'une ballade sombre et lumineuse.

 

Encore une fois, la loi des séries est passée par là, car je n'ai pas plus accroché à ce roman qu'au précédent. Il me fut trop difficile d'appréhender le sujet, je le crains. Pourtant le synopsis me disait énormément et je n'attendais rien de bien spécifique. L'écriture est belle en dépit des horreurs décrites et de la misère ainsi que des souffrances humaines, qu'elles se déroulent en France, où des réfugiés politiques doivent faire le récit de ce qu'ils ont vu et enduré, où en Afrique lorsque Clovis nous raconte son existence et sa situation très particulière.

Cet ouvrage a le mérite de rappeler comment naissent les enfants soldats, en partie d'où vient leur violence et leur barbarisme ; mais la misère, les coups, la violence qu'on leur inflige ne peut excuser les viols et les actes inhumains dont ils se rendent coupables. Et cette histoire d'amour sur fonds de guerre civile africaine n'est pas parvenue à me permettre d'accorder le pardon. Des invraisemblances, mais surtout une chute évidente selon moi qui donne l'occasion à l'auteur de rappeler les violences urbaines perpétrés en France par les forces de l'ordre ; une certaine forme de peur émane de ces dernières pages et elles ne sont pas seulement le fait de Clovis Nzila. Violence, peur, abus de pouvoir dominent cette histoire d'amour et ce roman dans lequel je ne suis jamais parvenue à entrer. 

 

D'autre avis : Chez Gangoueux,

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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chiffonnette 07/09/2010 09:23



Je l'ai survolé celui-ci, incapable de voir l'intérêt de cette histoire cousue de fils blancs et lourdement démonstrative. Un gros, gros bof!



Uncoindeblog 13/09/2010 19:22



Oui c'est clair que c'est décevant.



Stephie 05/09/2010 10:04



J'avais lu son premier roman que j'avais trouvé ardu. Je ne sais pas si j'y reviendrai



Uncoindeblog 13/09/2010 19:19



Moi qui espérais te le passer :)



La plume et la page 28/08/2010 21:59



J'espère que le prochain livre sera le bon et que tu trouveras du plaisir à lire. Apparemment les deux derniers ne t'ont pas emballée...



Uncoindeblog 05/09/2010 04:17



Le suivant ne m'a pas plus enchanté que cela, mais je poursuis et cela s'améliore.