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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 06:06

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/1/5/9782841567348FS.gifLe quatrième sacrifice  - Les disparues de Shanghaï / Peter May. Traduit de l'anglais par Ariane Bataille. Editions du Rouergue, 2006. 379 + 362 pages. 4*

En l'espace de quatre semaines, quatre corps sont découverts à Pékin. Les trois premières victimes ont été droguées et attachées. Puis une main experte les a décapitées. Autour de leur cou, une mystérieuse pancarte portant un chiffre et un nom. La quatrième a été exécutée de la même façon, mais cette fois il s'agissait d'un diplomate américain. Or personne ne sait pourquoi Yuan Tao est revenu en Chine après avoir vécu si longtemps aux Etats-Unis, pourquoi il a accepté un emploi subalterne à l'ambassade américaine, pourquoi il loue un deuxième appartement dans un quartier pauvre de Pékin, ni pourquoi il a trouvé la même mort étrange que trois Chinois apparemment sans liens...

Les corps mutilés et démembrés de dix-huit femmes sont découverts sur le chantier d'une banque sino-américaine en construction à Shanghai. Appelé spécialement de Pékin pour mener l'enquête, le commissaire Li Yan découvre l'un des plus terrifiants catalogues de tueries jamais mis au jour. Une fois encore, et malgré la relation explosive qui règne entre eux, il devra faire appel au talent de la pathologiste américaine Margaret Campbell pour identifier les victimes. Bientôt, ils s'aperçoivent que les femmes assassinées ont probablement été découpées vivantes et qu'ils ont affaire à un véritable monstre... Dans l'atmosphère humide de l'automne d'un Shanghai à la fois futuriste et vétuste, pour se rapprocher de ce tueur impitoyable, Li Yan et Margaret devront mettre de côté leurs difficultés personnelles, déployer tous leurs talents et accepter de faire face à leurs pires cauchemars. 

 

J'ai retrouvé avec plaisir Margaret Campbell et Li Yan dans ces second et troisième volumes. "Le quatrième sacrifice" est intéressant au niveau de la situation des deux personnages principaux car il s'enchaîne avec "Meurtres à Pékin". S'ils sont épris l'un de l'autre, le scandale dont ils se sont fait l'écho et leurs relations ont entraîné de sérieuses remises en question de la part des supérieurs de Li Yan, et une méfiance de la part des autorités locales ou américaines à l'égard de Margaret. Cette dernière, consciente (pour une fois) qu'elle ne peut pas déplaire davantage aux autorités chinoises, et n'ayant pas de nouvelles de Li Yan décide de tourner la page et de rentrer au pays. Bien entendu, à peine cette décision est-elle prise que les autorités et la diplomatie lui demandent d'assister la police chinoise dans l'enquête sur l'assassinat d'un ressortissant américain d'origine chinoise. Le ballet entre les deux protagonistes reprend, entrecoupé de jalousie, de non dits et de l'irruption dans la vie de Li Yan, de sa nièce. Dans ce volume est abordé le problème de l'enfant unique, sujet qui reviendra dans le suivant également et prendra de l'ampleur, mais également l'histoire des factions de la Révolution culturelle, de leur acharnement contre les intellectuels. Mais, même si la résolution de l'enquête apparaît clairement aux yeux du lecteur, bien avant le dénouement, Peter May conserve quelques éléments avant de tourner la dernière page.

"Les disparues de Shanghaï" se positionne un peu plus tardivement dans l'histoire du couple qui, s'il n'a pas encore de toit commun, a appris l'un de l'autre, ce qui ne va pas l'empêcher de se déchirer dans cette enquête qui les éloigne de leurs lieux habituels, et semble bouleverser leur train train. Après Margaret dans le volume précédent, c'est le tour de Li Yan de rencontrer une policière qui par bien des points pourraient lui convenir, comme le reconnait Margaret : culture, langue communes font qu'elle se sent de trop. Mais à force de jouer à ce jeu de chat et de la souris, j'ai commencé à me lasser des miévreries de Margaret et de son indécision quant à son devenir. Son caractère, contrairement à certains lecteurs, et ses réactions intempestives (même si elles sont un peu parfois excessives) restent compréhensives, mais son apitoiement sur elle-même  concernant son couple m'ont agacé.

La résolution de l'enquête, si ce n'est un point essentiel d'un point de vue culturel, m'a semblé d'une telle évidence, que j'ai eu la sensation que Peter May avait passé trop de temps à laisser jouer ses héros avec leurs sentiments, (remplissage ?). Bref une mini déception, qui ne va pas m'empêcher - loin s'en faut -  de me précipiter sur la suite des romans de cette série.


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commentaires

Le Papou 01/10/2012 19:13


Je me détends avec des polars mais tout est bon quand c'est bon.


 


Le Papou

Uncoindeblog 13/11/2012 21:34



Oui pourquoi faire la fine bouche lorsque nous avons la chance de pouvoir nous échapper du quotidien grâce à tous ces auteurs.



Le Papou 29/09/2012 19:48


J'aime beaucoup aussi.


 


Le Papou

Uncoindeblog 30/09/2012 20:08



:))) Vous êtes un bon lecteur Le Papou, me semble-t-il ? Vous êtres plutôt polar ou tous les styles ont-ils grace à vos yeux ?



Stephie 17/09/2012 06:44


Je note dans un petit coin de ma tête alors ;)

Uncoindeblog 30/09/2012 20:01



T'as rien à lire