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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 06:14

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/2/9782070235810FS.gifLe Lion / Joseph Kessel. Gallimard, 1958. 320 pages. 4*

Au terme d'un long voyage en Afrique Orientale, l'auteur s'arrête dans un Parc Royal du Kenya où les animaux vivent en liberté et sécurité absolues sous la protection de quelques hommes. Le directeur du Parc est John Bullit, géant roux, grand chasseur repenti. Cette visite, qui devait durer 48 heures, se prolonge, car l'auteur se trouve pris dès son arrivée dans un drame étrange où s'affrontent les Blancs, les Noirs et une bête royale. Les personnages de ce drame sont Bullit lui-même, sa femme Sybil, leur fille de dix ans Patricia, un jeune guerrier Masaï, beau comme un demi-dieu : Oriounga, et le vieux pisteur borgne Kihoro. Le héros est le lion King. Patricia aime passionnément le lion qu'elle a recueilli et élevé lorsqu'il n'était qu'un nouveau-né aveugle et sans force. Et King lui a rendu cette tendresse comme l'eût fait un être humain.

 

Souvenirs d'enfance, du primaire me semble-t-il, mais peut-être étais-je déjà au collège ?  Bref, je voulais lire "Le Lion", mais nous ne l'avions pas à la maison et j'avais l'impression à force d'en entendre parler, d'en étudier des passages que je savais tout. Enfin, surtout, je connaissais la chute du roman, donc je n'ai plus guère eu envie de le lire et le temps a passé.

Le voici chez mes parents où les livres apparaissent et parfois disparaissent au gré de nos dépôts ou des distributions....

Si je n'avais pas lu "Le Lion" de Kessel, j'ai vu "Out of Africa" et la chaleur des images m'est revenue immédiatement à la lecture des visions de l'auteur. Le sens de la description de Joseph Kessel rend la nature : faune comme flore, mais aussi les êtres humains vivants et à portée de votre main. Le temps a passé, les documentaires, reportages se sont multipliés, mais sa plume conserve cette force et cette sensation de vivre l'instant.

Il nous immerge dans ce Parc Royal et nous donne tout : le quotidien des animaux, un aperçu du colonialisme, la vie des africains vivants sur ce territoire et, au détour de l'histoire nous en apprend plus sur les différentes tribus qu'un livre d'histoire, les antagonismes comme le quotidien de cette tribu qui poursuit sa vie comme si de rien n'était : les Massaï ; un monde à part dans un univers à part. La magie semble bien proche et quand l'auteur découvre cette petite fille entre les pattes de King, il n'est pas loin de vouloir croire à tous ses racontars entendus au cours de son périple.

Le changement, le passage de l'enfance à l'âge adulte, la peur de la mort, tant de thèmes sont abordés dans cet ouvrage (dont les chapitres m'ont paru bien courts) que je comprends mieux aujourd'hui pourquoi des extraits nous été donnés au cours de ma scolarité.

Ce livre reste un bijou, une souffrance à fleur de peau pour les protagonistes.

 

Choco en parle.

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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commentaires

fersenette 08/09/2013 12:03


Une envie de combler nos lacunes que nous partageons, ce titre est un bel exemple !


J'ai eu envie de découvrir cet auteur à travers son apparition dans l'excellent roman "le club des incorrigibles optimistes"


à bientôt ;-)

Uncoindeblog 14/09/2013 19:03



Oui et ce n'est pas le seul. Ma liste va finir par arriver. Ne désepère pas !