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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 20:05

http://www.livrenpoche.com/thumb/Le_glaive_de_Shannara/200/28709-0.jpgLe glaive de Shannara. Les pierres des Elfes de Shannara. L'enchantement de Shannara / Terry Brooks. Traduit de l'américain par Bernadette Emerich. J'ai Lu, 1992-1994 (S-F Fantasy). 574 + 501 + 541 pages. 3*

Les quatre terres, longtemps après la dernière - Guerre des Races... A grand-peine, hommes du Val, highlanders, trolls, nains, gnomes, elfes et frontaliers ont rétabli les frontières et reconstruit une civilisation pacifique.
Mais les forces du mal veillent, tapies dans des forêts impénétrables, des marais pestilentiels ou des déserts calcinés aux confins des mondes habités. La menace rôde, imprévisible, sous la forme de créatures monstrueuses et sanguinaires.
Seul Shea a le pouvoir de mettre un terme à la toute-puissance de Brona, le Maître de l'Obscur, qui a juré de détruire les quatre terres. Mais pour cela, il doit d'abord s'emparer du glaive de Shannara. Ce glaive magique que l'on conservait pieusement dans la cité de Paranor, et Oui fut repris par l'ennemi...

 

Je découvre que ce cycle est composé de 8 titres. Pour ma part, je n'en possède que trois, les primes ouvrages écrits par Terry Brooks.

Alors les grands fans de Tolkien doivent connaître cet auteur abondement décrié par bon nombre car perçu comme un "mauvais imitateur/copieur" etc.... Alors oui Terry Brooks ne s'est jamais caché qu'il avait lu et avait été fortement inspiré par la manière de Tolkien et notamment de mettre un personnage ordinaire au centre de son histoire qui devient le héros du récit. Il est vrai qu'une comparaison attentive a été réalisée entre ses personnages et ceux de la quête de l'anneau, mais une fois ces rappels faits, je ne me lancerais pas dans ce débat.

Ces trois ouvrages peuvent se lire les uns sans les autres mais on retrouve des références aux précédents volumes d'où l'intérêt de les enchainer. Dans les trois volumes, on retrouve le druide Allanon qui revient  vers les humains à chaque fois que la sorcellerie / les forces du mal deviennent une menace pour l'équilibre de la Terre. Une Terre qui a subi de nombreux bouleversements, fruit des guerres des hommes (une destruction atomique qui a perturbé l'équilibre et fait perdre aux races leurs connaissances ancestrales et les plongent dans une époque similaire à l'ère médiévale).

A chaque épisode Allanon se tourne vers un descendant de Shannara (Jerle Shannara, roi des Elfes qui a aidé à la destruction d'un druide avide de puissance et qui s'est penché vers la magie noire)  : c'est tout d'abord la quête de Shea Omshford, mi-homme mi-elfe et ultime descendant de Jerle Shannara qui entreprend de retrouver le glaive donné à son ancêtre.

Le second volume / la seconde aventure verra son petit fils Wil Omshford aidé les Elfes mais aussi tous les habitants à vaincre les démons libérés par la mort de l'Ellcrys, arbre magique protecteur des Elfes.

Le dernier volume est consacré aux enfants de Wil ; ce dernier en utilisant les pierres des Elfes a transmis à sa descendance un pouvoir ultime. Sa fille, Brin semble être à même de pouvoir détruire l'Ildatch, le fabuleux grimoire de toute sorcellerie.

Chacun des volumes représente une quête. Chacun de ces êtres ordinaires se voit confier une mission et progressivement, s'attache à leur pas un petit groupe représentant les  races vivants en cette nouvelle ère : Elfe, nain, frontalier, être venant du Southland par opposition du Northland d'où en général viennent les forces du mal qui s'allient aux gnomes et trolls etc... Mu par la seule force de leur volonté ces petits groupes de 5-6 personnes menés par le druide poursuivent leur quête en dépit des embuches, des forces du mal qui leur sont envoyés ou doivent parfois simplement prouver la force de leur carcatère ou trouver au fonds d'eux-mêmes la détermination d'aller au-delà de leur force. Tous savent que s'ils échouent, la mort et la nuit seront les vainqueurs de ces épreuves. Même s'ils mettent tous en doute le savoir et la confiance qu'Allanon a en eux, ils découvrent progressivement des sentiments divergents à son égard et parviennent à trouver la force d'accomplir des miracles.

L'utime ouvrage va bien au-delà de la confiance en soi précédemment décrite puisqu'à l'image de l'héroïne, le lecteur découvrira que la force de la magie ne fait pas tout, mais que l'amour de la vie, des gens qui participent à ces croisades ou simplement de sa famille sont les plus ardentes défenses pour vaincre le "côté obscur" () des forces maléfiques. Oui, la saga peut parfois sembler simplette par ses bons sentiments, par la chance des nos héros à trouver sur leur chemin des personnages emblématiques et à même de les aider, néanmoins ce sont des ouvrages de Fantasy honnêtes et qui eurent le mérite en leur temps de montrer qu'il existait un public pour ce type lecture après le succès de Tolkien. Il est à noter que l'imagination de l'auteur pour les monstres est réellement intéressant et se joue de toutes nos peurs primaires. Ainsi dans "Les pierres des elfes de Shannara" retrouve-t-on La faucheuse (la mort bien entendu, heureuse d'être libre de traquer des mortels et de pouvoir s'adonner à son plaisir) ainsi qu'un être caméléon félon et magique. Dans "L'enchantement..." le chat géant Whisper est un également un très bel exemple de sa créativité. 

 

Je ne résiste pas à vous mettre un extrait de la défense de Brooks faite par Frank Herbert, dans The New York Times Book Review :

"Ne blâmez pas Brooks pour être entré dans le monde des lettres à travers la porte de Tolkien. Chaque écrivain a une dette semblable envers ses prédécesseurs. Certains l'admettront. La dette de Tolkien était tout aussi évidente. La structure mythologique classique est profondément implantée dans la société occidentale."

 

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