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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 22:30

http://www.decitre.fr/gi/19/9782070342419FS.gifLa ligne de sang / DOA. Folio Policier, 2010. 644 pages. 4 *

Cela n'aurait pu être qu'un banal accident de moto sur les hauteurs de la Croix-Rousse.
Un homme dans le coma victime d'un accrochage... C'est le début d'une enquête des plus troubles menée à l'instinct par les officiers de police Marc Launay et Priscille Mer. La victime, entourée de mystères, est bien trop inquiétante. Tout sue l'angoisse et la peur dans sa grande maison vide. Trop de portes fermées, de questions, de silences oppressants. Sa compagne même a disparu, comme volatilisée, et personne ne sait rien.
Jamais cette dernière ne mentionnait son nom. Jamais elle ne parlait de lui. À sa demande. Comme s'il avait voulu ne jamais exister. Comme s'il avait souhaité que personne ne puisse un jour savoir ce qu'il était vraiment...

 

Lorsque superstition, sorcellerie et polar (je généralise) se rencontrent voilà le roman auquel on peut aboutir. Je vois des sourcils sceptiques se soulever. Vous avez tort !

Comme je l'ai lu chez d'autres, les premières pages ne me semblaient pas impérissables. Oui bah voilà un p'tit polar, me suis-je dit. Puis, c'est quoi ce bordel lorsque des images d'enfance ont commencé à surgir ? S'agit-il de Paul ou de Marc enfant ? Les passages durs, cradingues, tirés par les cheveux  (à mon sens) ne m'ont pas arrêté. Oui j'étais prise dans le style de l'auteur même si tout ne me convenait pas, la lecture me semblait facile en dépit des horreurs décrites d'un chapitre à l'autre, parfois juste sous entendues mais déjà trop présentes et qui vont aller crescendo vers la fin de l'ouvrage.

La force de ce roman réside très certainement dans le suivi, en parallèle des deux officiers de police que l'on ne quitte pas du début jusqu'à la fin du roman : Marc Launay et Priscille Mer. A travers eux, c'est tout un corps de métier que l'on suit, et les difficultés de la vie quotidienne. Confrontés à l'horreur, aux souffrances, ils doivent "oublier" tout cela lorsqu'ils rentrent chez eux. Mais si les échanges avec un conjoint restent tabou (confidentialité, trop d'horreurs), lorsque vous rentrez chez vous et que vous n'êtes que face à vous-mêmes, le boulot prend rapidement le dessus et commence à vous pourrir la vie. C'est donc également d'êtres humains dont il est question dans ce roman. De la peur de chacun face à la solitude, de communication et à l'extrême de l'aspiration de quelques uns à la vie éternelle grâce à des actes de folie et de cruauté inimaginables.

En dépit de descriptions qui peuvent amener le dégoût, de scènes où quasi rien n'est épargné au lecteur (viol, torture, pédophilie, zoophilie, ...) on suit tous les protagonistes sans parvenir à lâcher l'ouvrage. Là réside sans doute le tour de force de l'auteur.

 

L'avis de Xiane à qui je dois le prêt de cet ouvrage. Ceux de Papillon, Stephie,

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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Stephie 23/06/2010 09:37



Je m'étais régalée avec ce polar ;)



Uncoindeblog 24/06/2010 22:06



Oui j'ai vu :) Je me disais en le terminant que cela devrait te plaire et étais embêter de ne pouvoir te le passer. Puis j'ai trouvé ton billet.



yueyin 23/06/2010 07:44



bbbrrrrr trop d'horreur  !!! ça fait peur ;-)



Uncoindeblog 24/06/2010 22:04



Tu mes fais rire Yueyin ! Tu lis bien d'autres "horreurs" sans peur.



Ankya 22/06/2010 23:31



Un livre qui a de grandes chances de me plaire !



Uncoindeblog 24/06/2010 22:03



Effectivement. Navrée mais il n'est pas dans mon panier de distribution.