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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 22:50

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/1/9782221108789FS.gifL'épaisseur des âmes / Colm Toibin. Traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson. Robert Laffont, 2008 (Pavillons). 292 pages. 4*

Dans un pub, Noel écoute sa mère chanter une ballade qui parle d'amour et de trahison. Il est convaincu que ce chant désespéré lui est destiné... En exhumant de vieux 33-tours, Luke oblige sa mère à se remémorer un passé mortifère qu'elle préfère oublier... Miquel parcourt la montagne, à la recherche de sa mère disparue. Mais dans la solitude de ces journées de quête, ce sont ses propres mensonges qu'il veut affronter... Dans chacune de ces neuf nouvelles, un événement oblige mère et fils à se confronter à leurs vérités. Ils s'épient, s'évitent, et tentent de s'expliquer dans un dialogue muet d'une intensité à la fois dévastatrice et salvatrice. D'une écriture envoûtante, traversée par les silences, CoIm Toibin explore l'obsession de la dissimulation qui hante ses personnages, les séparant inexorablement de leurs proches. Il pose ainsi l'universelle question des dévoilements et des secrets dont sont constitués les liens mystérieux unissant mères et fils.

 

9 nouvelles inégales tant par la longueur que par l'impression et le ressenti qu'elles m'ont donné à leur lecture.

La relation mère-fils est avant tout mise en avant ainsi que le titre anglais le dit, mais si elles sont basées sur leurs histoires, présentes, passées, se mélangeant parfois bien d'autres thèmes se trouvent juxtaposés tout au long de ces pages avec l'Irlande en toile de fond (8 nouvelles sur 9), des périodes différentes, des lieux et des événements qui créent l'histoire, qui montrent le pendant de ces relations. Y sont retracées des situations conflictuelles, malheureuses, de non dits, simplement maladroites ou juste le moment de dire adieu à l'un ou l'autre, l'occasion de tourner une page du passé.

Mère et fils qui parfois furent fusionnels, parfois indifférents et qui se découvrent ou se rendent compte qu'ils ne savent rien l'un de l'autre, qu'ils se sont perdus ou jamais trouvés.

Des situations simples, d'autres complexes qui se perdent en quelques pages ou prennent davantage d'espace mais le plus souvent avec un choix des mots rares, le tout habilement présenté.

Une relation où on ressent la souffrance d'un côté comme de l'autre devant le manque de communication, la perte de la confiance, la peur des souvenirs, la perte de l'indépendance ou simplement de cette filiation de ce lien unique avec la famille.

Bien entendu, je suis passée à côté de certaines, les 3 dernières principalement. Même si l'ultime nouvelle se démarque de ce trio, je n'y ai pas trouvé,en dépit de sa longueur, tout ce que j'attendais : une explication à la situation de la mère ? Bien qu'elle soit l'élément qui bouleverse et entraîne le fils dans ses réflexions, elle n'est que le déclencheur, mais sans doute aurais je aimé en savoir davantage sur elle, sur ses faiblesse...

Après un roman et des nouvelles, je poursuis ce "cycle" Toibin et j'ai enchainé avec "Le maître", totalement différent, dont je vous parle très bientôt.

Cet auteur semble réellement avoir tous les talents au vu de la différence dans ces 3 ouvrages.

 

J'ai aimé les impressions de lectures de Fahrenheit451 ; tout est dit dans ce billet.

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commentaires

C. Sauvage 10/07/2012 18:51


 


Je me souviens d'un formidable livre de Toibin: Le Bateau phare de Blackwater


 

Uncoindeblog 15/07/2012 21:22



Je note, je note. Merci !