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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 21:48

http://www.decitre.fr/gi/14/9782283024614FS.gifFather / Vito Bruschini. Roman traduit de l'italien par Thierry Maugenest. Buchet Chastel, 2011. 633 pages. 3,5*

De 1920 à 1943, de la Sicile au Bronx, Father est un thriller autour du prince Ferdinando Licata, le parrain des parrains, et fortement inspiré par de nouvelles révélations sur les relations italo-américaines au cours de la seconde guerre mondiale.

 

Si le résumé vous parait succinct, je vous invite à consulter la quatrième de l'ouvrage qui vous en dira davantage.

C'est dans un roman touffu que nous entraîne l'auteur ! Dans le contexte d'un petit village de Sicile en 1938, l'histoire prend place dans la première partie, même si de brefs flash back des années 20 sont portés à notre lecture afin de nous permettre de mieux comprendre les événements présents. Riche et ambitieuse, cette rencontre avec les protagonistes, riches, nobles, simples figurants ou âmes damnés prêt à tout afin d'acquérir le pouvoir, présente toutes les tensions du lieu.

Le village de Salemi est représentatif de tous les caractères que l'on peut y trouver, le tout accentué par les meurtres, disparitions qui ont ensanglanté la vie de tous d'une manière ou d'une autre.

Si les chemises noires sont là en la présence de Iano et de quelques accolytes avides de pouvoir, ainsi qu'un corps de militaires venus à la base chassé les brigands de la région, la main mise d'un u patri, Ferdinando Licata, le prince demeure sur ce village.

La montée du nazisme, la fraternisation des facistes avec eux, et la publication des lois anti-juives est le prétexte pour les jeunes chemises noires pour laisser court à leur amertume et désir de meurtres. Se sentant soutenu par le pouvoir, l'escalade vers la violence gratuite, la prise du pouvoir comme l'accaparation des biens d'autrui se fait plus grande. La réouverture de vieux dossiers est l'occasion pour eux  de ré-ouvrir les procès et de les accompagner de fausses preuves.

Toute cette première partie, si dense soit-elle, m'a soufflé par l'élan, la souffrance du médecin juif, l'incompréhension face à ses jeunes qui s'en prennent à lui ou à d'autres pauvres bougres. On découvre bien vite que nul n'est tout blanc, ni noir (ainsi les paroles malheureuses du second médecin qui vont conduire à la perte des familles juives), et que chacun saisit l'opportunité qui se présente à lui pour se hisser au pouvoir, acquérir bien ou honneur.

La seconde partie consacrée à la montée en puissance de Ferdinando Licata,  des luttes intestines de la mafia, de la vie de Saro à New York m'a moins convaincue.

On sent que Vito Bruschini maîtrise son sujet, mais qu'il a souhaité donner le plus d'informations possibles, un peu à la manière d'un documentaire (concernant la mafia, les opérations militaires...) et ce, au détriment de la force romanesque de son ouvrage, dans cette seconde section. En dépit de quelques longueurs, j'ai néanmoins poursuivi ma lecture, avide de connaître comment ces deux personnages, le prince et l'orphelin allaient pouvoir prendre le pouvoir, eux les nouveaux émigrants, face à ces clans mafieux italiens et irlandais qui régnaient en maître sur la grosse pomme.

Bref, les sujets ne manquent pas dans ce roman : qu'ils s'agissent des relations américano-italienne pour libérer l'Italie (en commançant par la Sicile) du joug du facisme, d'histoires d'amour, de trahisons, de meurtres etc.

Un ouvrage à découvrir...

 

D'autres avis sont disponibles sur le net

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Published by Uncoindeblog - dans Traduit de l'italien
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commentaires

Stephie 26/08/2011 21:53



Ok mais rien ne presse, rires



Uncoindeblog 27/08/2011 19:07



J'imagine !



Stephie 26/08/2011 09:57



Lépaisseur m'avait freinée, je pense que j'ai eu tort ;)



Uncoindeblog 26/08/2011 17:15



Vu ta PAL je comprends pourquoi mais vraiment la première partie est intéressante en dépit du nombre de personnages. Il est chez ma soeur, mais s'il repasse par
chez moi, je te fais signe.