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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:35

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/6/5/6/9782365690294FS.gifDans la peau de Sheldon Horowitz / Derek B. Miller. Traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter. Les Escales, 2013. 416 pages.

Entrez dans la peau de Sheldon Horowitz et découvrez un héros irrésistible, vieux juif new-yorkais exilé à Oslo, qui décide d'aider son petit voisin serbe à fuir à travers la campagne norvégienne. Jubilatoire, tragique, émouvante, trépidante, la cavale infernale d'un tandem improbable, et au-delà une bouleversante quête de rédemption. À 82 ans, Sheldon Horowitz, veuf, horloger à la retraite et ancien Marine, accepte en ronchonnant de quitter New York pour aller vivre chez sa petite-fille, dans une ville qui n'était même pas la dernière sur sa liste des endroits où finir ses jours.
Parce qu'elle n'y figurait pas du tout. Oslo. Des contrées de neige et de glace accueillant au maximum un millier de juifs et pas un seul ex-sniper, ayant perdu son fils au Vietnam comme Sheldon. Seul avantage : dans la patrie des grands blonds, les Coréens qui le poursuivent depuis 1952, à n'en pas douter, se repèrent plus facilement ! Jamais il n'aurait imaginé que la Norvège allait lui offrir une ultime mission.
Mais quand sa voisine serbe se fait assassiner par un gang de Kosovars, Sheldon se jure de protéger son fils de 7 ans coûte que coûte. Le début d'une odyssée incroyable pour sauver l'enfant et tenter de racheter ses erreurs passées…

 

En refermant ce roman, j'ai eu la sensation d'être passée totalement à côté de l'essentiel au vu de l'enthousiasme de certaines critiques.

Désolée, non, je ne suis pas restée scotchée à cet ouvrage. Oui, certains passages m'intriguaient, m'ont parfois même fasciné, mais cela n'a pas constitué un tout dans ma lecture d'où ce manque de satisfaction générale. 

Il est certain que le personnage de Sheldon est un personnage fouillé et complexe dont le narrateur sait tirer parti  de bien des manières : nous immiscer dans son intimité, ses échecs, ses regrets : tout ce qui a constitué sa vie (les éléments essentiels) sont repris au travers non pas de flashbacks à proprement parler, mais de rêves ou d'hallucinations qui se glissent dans son quotidien. Par petites touches, c'est l'occasion à la fois de nous pencher vers les relations intergénérationnelles, la maladie (Sheldon est-il sénile ou pas ?), mais également de revenir vers les conflits qui ont bouleversé la vie des américains comme des européens : la Seconde Guerre Mondiale et la Shoah, la Guerre de Corée, le Vietnam et plus récemment le conflit en ex-Yougoslavie.

Car cet homme porte en lui, le poids de son âge, des conflits passés qu'il a vécu directement ou pas et celui qu'il va rencontrer à l'aube de son existence en croisant l'existence d'une femme et de son fils.

Derek B. Miller sait nous rappeler avec des mots fort juste cette guerre si proche géographiquement et d'un point de vue temporaire : ces snipers, ces milliers de morts, la destruction de la bibliothèque de Sarajevo, la poursuite des criminels de Guerre... On sent bien qu'au détour de cette histoire, il a souhaité nous rappeler qu'en voulant aider à la reconstruction, des erreurs passées, d'autres peuvent être commises...

En mixant les genres : enquête policière, traque, fuite tragi-comique d'un personnage principal âgé (et n'ayant peut-être pas toute sa tête) associé à une enfant en état de choc, dans un pays qui leur est quasi étranger etc..., l'auteur semble avoir voulu donner une envergure à ce roman à un lecteur qui, s'il est sensible à différents éléments pris plus ou moins individuellement, se trouve totalement dépasser par cet accumulation de genre. Au final, j'ai eu une sensation de maladresse peuplée de bonnes intentions et une conclusion qui ne m'a pas satisfaite.

 

Sur une longueur d'onde similaire,


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Prix Relay

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