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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 22:07

http://www.decitre.fr/gi/03/9782253124603FS.gifCe qui a dévoré nos coeurs / Louise Erdrich. Roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabele Reinharez. Le Livre de Poche, 2010. 343 pages

Chargée de procéder à l'inventaire d'une demeure du New Hampshire, Faye Travers remarque parmi une étonnante collection d'objets indiens du siècle un tambour rituel très singulier.
Emue et troublée par cet instrument, elle se prend à l'imaginer doté d'un étrange pouvoir : celui de battre au rythme de la douleur des êtres, comme en écho à la violente passion amoureuse dont il semble perpétuer le souvenir... Avec Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse et La Chorale des maîtres bouchers, Louise Erdrich a imposé son regard insolite et son univers poétique parmi les plus riches talents de la littérature américaine.
Une oeuvre qui ne cesse de se renouveler et de surprendre.

 

  L'ouvrage commence par le récit de Faye Travers qui, si elle n'est pas réellement l'héroïne de cette histoire, en demeure un personnage clé car, en découvrant le tambour au cours de l'inventaire auquel elle procède et en s'en accaparant, poussée par une force jusqu'alors méconnue pour elle, elle donne l'impulsion au récit.

En effet, ce premier chapitre m'a semblé bien lent et assez éloigné de ce que j'attendais de prime abord. En fait, j'ai découvert son importance par la suite - vous vous doutez bien que l'auteur ne l'a pas écrit pas hasard -, mais il a réellement fallu que je reste persuadée que la suite allait m'intéresser, que l'intrigue était là afin de ne pas passer à côté d'un très beau roman.

Ce tambour a une histoire qui nous est racontée avec force et sensibilité. Faye et sa mère vont la découvrir en rapportant cet instrument à ses descendants ; oui vous avez bien lu car c'est toute l'histoire, les souffrances d'une famille que raconte le tambour et ce sont ses origines et le sacrifice d'une enfant à sa réalisation et la reconstruction de ses parents que Louise Erdrich nous donne à lire. Effrayante histoire (cela reste lisible par tous, rassurez-vous), fantastique et liens familiaux : tout est réuni pour captiver le lecteur qui parcourt ce récit. La force de l'auteur est de nous promener entre passé, présent et d'une certaine manière le futur. Le tambour décide.

Le bois de sa construction était prêt lorsque Shaawano reçut les visions via sa fille ; il va créer un instrument susceptible d'adoucir son chagrin, mais également celui des autres. Conte, sortilège et légende indienne se mêlent afin de créer ce récit qui replonge dans la réalité lorsque la boucle se referme. L'enfant morte pour / par sa famille, consolatrice, reprend sa place dans l'héritage familiale afin de pouvoir sauver une autre enfant et ses proches. Une enfant prête à reprendre le flambeau, voilà (pour simplifier les choses) ce qu'attendait le tambour.

Les fantômes du passé ne sont jamais loin et Faye Travers apprend également à les surmonter. Grâce à la force de cet instrument, par le cours des choses simplement verront les cartésiens, la vie reprend ses droits.

Il me tarde à présent de découvrir La chorale des maîtres bouchers qui se cache dans ma PAL.

 

Lu en partenariat avec Le Livre de Poche.

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commentaires

Lucile 16/08/2010 17:14



Je ne connaissais ni l'auteur, ni le titre de ce roman. Ce que tu en dis le rend assez alléchant! Peut-être que si j'en entend parler de nouveau, je me laisserai tenter! :)



Uncoindeblog 19/08/2010 11:55



Bien d'autres en ont parlé, sans m'attendre :))



Karine :) 12/08/2010 20:28



Moi aussi, la chorale est dans ma pile... pourtant, celui-ci me tente juste plus ou moins, malgré que tu aies aimé.



Uncoindeblog 13/08/2010 18:21



Je viens de le prêter à ma soeur qui a adoré La chorale... ; dès qu'elle me dit ce qu'elle en a pensé, j'aurais une petite idée du style de l'un
par rapport à l'autre.