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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 07:00
Lorsque Chezlesfilles me propose des polars pour l'été, je dois avouer que la plus grande difficulté réside dans ma réactivité plus que dans ma réponse :s

Initialement j'étais partie pour un seul roman, celui de Michael Koryta, car la présentation de celui de Claude Marker ne me disait absolument rien qui vaille.
Finalement j'ai procédé comme pour le cinéma, me suis dit qu'il fallait mieux juger sur pièce que d'après les critiques et qu'il serait toujours temps de dire si j'aimais ou pas. En clair de me faire ma propre opinion, car nul n'est jamais si bien servi que par soi-même.
Involontairement (mémoire de poisson rouge, et comme je ne lis pas les 4ème de couv. lorsque je prends un livre dans ma PAL), j'ai débuté par celui qui me tentait le moins :

Cadavre d'Etat / Claude Marker. Carnets nord, 2009. 416 pages
Comment le cadavre d'un conseiller du Premier ministre est-il arrivé, per une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d'une grande surface, dans a région parisienne N L'enquête est confiée au commissaire Coralie Le Gall. Fille d'un haut fonctionnaire, musicienne et pratiquant le close-combat, cette personnalité hors-normes est bien décidée à prendre sa revanche contre un monde politique qu'elle déteste. Mais Coralie va peu à peu comprendre l'ampleur de la manipulation en cours
Un roman noir dans la France des années 1990. Une intrigue palpitante et truffée d'énigmes, qui déniaise à jamais d'une certaine politique.

AU SECOURS !!!! Telle fut ma première pensée en commençant les chapitres de ce livre.
L'auteur indique dans une interview qu'il a volontairement mis dans la bouche de son commissaire un vocabulaire à la Audiard, mais je n'ai absolument pas accroché à ce style pesant qu'il a souhaité, passant d'un vocabulaire argotique à des phrases alambiquées par du vocabulaire totalement inconnu pour moi (et pour d'autres lecteurs, j'ai fait quelques tests). Cette juxtaposition de mots semble juste là pour le plaisir de l'auteur, pour nous montrer qu'il peut faire le grand écart, que son vocabulaire (à lui !) est riche. Et bien pour moi ces figures de style sont ennuyeuses, elles me coupent dans ma lecture et dans mon envie !
Comme je suis fort têtue, j'ai néanmoins poursuivi cette lecture, et au bout de 150-200 pages, je suis enfin parvenue à entrer dans cette histoire. Comment ? Simplement, parce que l'auteur fait moins de ronds de jambe avec sa prose, il s'attache un peu plus à l'histoire et semble oublier son pêché mignon.
L'histoire en elle même ? Politico-financière, mais qui se laisse plus ou moins lire.
Mais, là aussi, l'auteur a souhaité ne pas oublier de mélanger les genres, puisqu'il la saupoudre d'une histoire d'amour, des tragédies passées de son héroïne, sans oublier une allusion à des relations échangistes et sado masso. Bref en refermant l'ouvrage, vous prenez conscience que c'est un grand fourre tout, pas trop déplaisant, une fois dépassé la moitié du livre, mais qui ne restera pas un incontournable en ce qui me concerne.

Un peu dépassé par cette lecture, j'ai enchaîné avec des genres différents (cf billet antérieur et ceux à venir), avant de lire :


Une tombe accueillante / Michael Koryta. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mireille Vignol. Editions du Seuil (Policiers), 2009.351 pages
Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l'inspecteur Targent commence à s'intéresser à lui: l'avocat Alex Jefferson vient d'être assassiné et, trois ans plus tôt, Perry l'avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen.
Perry s'était alors fait virer de la police. Temporairement hors de cause, Perry est contacté par la veuve de l'avocat qui veut retrouver Matthew, le fils d'Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars. Sauf que ce qui semblait se réduire à une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar aussi bien pour Perry que pour Matthew. Dans un milieu où ceux qui font de grosses affaires fraient souvent avec des individus peu recommandables, tout indique qu'on suit de près l'enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.

Un polar d'un style beaucoup plus classique, et qui répond davantage à mes lectures habituelles.
J'ai suivi avec intérêt l'enquête de cet ex-flic, ex de la femme de la victime, qui se voit embarqué dans une petite enquête banale : rechercher une personne disparue, et qui, page après page, se retrouve davantage impliqué, devient suspect ! Emmêler dans les cordes, plus il s'agite, plus les noeuds semblent se resserrer autour de lui.
La force de l'histoire est que l'on ne s'arrête pas seulement à l'enquête : meutrre, extorsion de fonds, suicide, ancien meutre, mafia... tous les éléments du genre prennnet place (sans la pesanteur du roman précédent), mais que l'auteur sait nous immiscer dans la vie de son personnage principal. Non seulement par ses liens avec l'homme assassiné, mais également en suivant son quotidien, élément essentiel pour la bonne compréhension de ce personnage et afin de nous emmener là où il le souhaite.
Ainsi rien n'est omis, ni la description de l'agence de détectives, pas plus que la physionomie des différents personnages.
Son duo avec Joe, collègue mais avant tout ami, en font des personnages réels et non des enquêteurs invincibles. Ils sont humains, sensibles et leur enquête dépend de la force de l'un et l'autre.
Alors oui j'étais satisfaite de ma lecture en la clôturant, mais un petit quelque chose me disait que j'avais lu parfois des polars qui m'avaient davantage fascinés... Je tournais en rond (comme un poisson - on y revient toujours !!! - ) et, en déambulant sur les blogs j'ai trouvé ce billet , et je me retrouve assez bien dans les trois dernières phrase....
Un bon polar d'été néanmoins :)



Merci à Suzanne de  et aux éditions carnetsnord & Editions du Seuil

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commentaires

anjelica 07/08/2009 09:33

j'ai trouvé un autre polar de Korsyta à la médiathèque cette semaine, je verrais bien...

Uncoindeblog 09/08/2009 11:56


Je suis comme toi, j'aime bien trouver d'autres ouvrages d'un auteur dont on me parle, cela me parlait de me faire ma propre idée, vierge de "quasi toute
influence".


Emma 19/07/2009 22:45

J'ai lu le premier. Et franchement, je suis du même avis que toi. Je n'ai pas du tout aimé.

Uncoindeblog 22/07/2009 20:44


Comme toi, sa manie de tout mettre à la sauce made in France m'a horrifié. Les limites de son style d'écriture a réellement atteint des sommets à mes yeux
:s


hydromiel 17/07/2009 07:57

Le second me plait bien. Ca donne envie de le lire.

Uncoindeblog 18/07/2009 08:40


Ah l'été est assez propice aux envies (même si parfois l'hiver, bien au chaud, emmitouflée sur un canapé...)


Leiloona 15/07/2009 10:16

Eh bien, je ne note pas le premier livre ! :-o
Pas du tout pour moi ...

Uncoindeblog 18/07/2009 08:37


Pas adepte non plus des romans politico policiers ?