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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 20:00

Le temps de la sorcière / Arni Thorarinsson. Traduit de l'islandais par Eric Boury. Editions Métailié, 2008 (Points). 426 pages
Muté dans le nord de l'Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d'ennui.
D'autant qu'il ne boit plus une goutte d'alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone, si ce n'étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier: un étudiant disparaît, des adolescents se suicident. Einar voit d'un autre oeil cette microsociété gangrenée par la corruption et la drogue.

Une nouvelle fois, critiques et éditeurs ne peuvent s'empêcher de chercher la comparaison avec un auteur des pays du nord ; cette fois c'est avec Arnaldur Indridason.
Un personnage principal masculin journaliste, qui a bien une fille mais la ressemblance s'arrête là car ses relations avec elle sont au beau fixe.
Bien qu'ayant lu pas mal de policier de ces régions ces derniers temps (presque un phénomène de mode à l'heure actuelle), je suis toujours surprise par le style et un rendu différent dans ces romans policiers par rapport à ce que nous avons l'habitude de lire : domination anglo-saxonne et française .
L'abord me semble différent car A. Thorarinsson implique la situation de la société islandaise dans son roman, et en fait un personnage important. En effet en nous décrivant les changements, l'évolution de l'Islande tout en nous donnant quelques éléments historiques (quelques miettes ; ce n'est pas soporifique et cela coule de source dans le fil de la narration), l'auteur va nous mener au bout de ces histoires qui pourraient n'être que des faits divers, mais sur lesquelles Einar, tranquillement et curieusement , va s'impliquer et les élucider tout en montrant le lien commun qui nous semblait inexistant tout d'abord.

Afin de mieux nous mener en bateau, l'auteur nous entraîne dans le quotidien d'Einar :

- ses relations avec une perruche sont traitées avec un humour sacarstique, le même que celui qu'il affiche par rapport à sa personne.

- de ses collègues et d'une myriade de personnages qui pourraient sembler secondaires mais qui sont néanmoins décrits avec force détails et qui l'aident volontairement et involontairement à aller au bout de cette enquête.


Tout n'est pas forcément réussi dans ce roman et l'impression de longueur (cf les nombreux apartés personnels, une certaine introspection du personnage) peut parfois dominer pour les lecteurs de polars de langue anglaise, mais il me semble intéressant de lire autre chose, et, vraiment la conclusion est bien menée.

En dépit de ces "défauts", je retenterai certainement un autre volume de cet auteur.

.

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Published by Uncoindeblog - dans Traduit de l'islandais
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commentaires

Karine:) 18/05/2009 13:49

Si la conclusion est bien menée et que les personnages sont intéressants, ça risque de me tenter. Je préfère ça aux polars juste "action", je pense!

Uncoindeblog 19/05/2009 10:13


Un livre de plus à tester Karine :)


Jules 18/05/2009 05:20

Depuis que j'ai croisé la littérature islandaise avec Indridason, je porte plus attention aux autre auteurs...

Uncoindeblog 19/05/2009 10:12


Il suffit d'un auteur parfois pour que l'on change son état d'esprit.