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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 21:35
La dame en blanc / Wilkie Collins. Traduit de l'anglais par L. Lenoir. Le masque, 2001 (Labyrinthes). 476 pages
Dans la fournaise de l'été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s'apprête à quitter Londres pour enseigner l'aquarelle à deux jeunes filles de l'aristocratie, dans le Cumberland. Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger... Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n'apaise pas le jeune William autant qu'il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse Dame en blanc, il est bien difficile d'affirmer qu'il ne s'agit pas d'un présage funeste...

Peut-être vous souvenez-vous que ce livre me fut offert en ce début d'année sous un ciel très enneigé ? Seule la couleur est en rapport avec le titre de ce roman, car de neige il ne sera guère question dans cette histoire. Par contre, c'est vers un univers sombre que nous nous dirigeons.
Ce roman, précurseur dans le style policier*, mais pourvu d'une construction assez originale qui pourrait laisser songer par sa forme à un roman d'échanges épistolaires alors que ces écrits son présentés comme des témoignages de l'histoire qui se déroule sous nos yeux, une sorte de rapport de police suite à l'interrogatoire des différents protagonistes.

Une originalité qui est une grande qualité pour ce roman, et qui, sans doute, a dû destabiliser les lecteurs de l'époque  ; un style qui reste peu commun, sauf erreur de ma part. Elle nous permet de cerner les personnages "bons et méchants" de différents points de vus, selon si l'on se place dans les yeux des personnages principaux ou parfois dans ceux des personnages secondaires : du côté du personnel le plus souvent. Elle permet à W. Collins de présenter des êtres originaux, dont le Comte Fosco bien entendu, dont le caractère, l'ambiguité, son côté inquisiteur etc intriguent et nous aident à le détester pour son rôle et son aide à Sir Percival Glyde, si détestable.
L'auteur sait parfaitement créer une aura positive, négative autour de tous.
Comme beaucoup de lecteurs je me suis beaucoup plus attachée et intéressée à Marian  Halcombe qu'à Laura, parfait rôle d'ingénue et quelque peu bécasse à nos yeux modernes. A le lecture de ce livre, j'étais partagée entre l'envie de vite connaître tous les secrets des protagonistes et la chute de cette enquête et, parfois, une lassitude liée sans doute aux obstacles que rencontrent nos deux amoureux, qui paraissent bien puérils, encore plus Laura, qui nous renvoie une image de la jeune femme victorienne, que l'on envie fort peu.  
 
Les avis de Pimpi (ici auj.), Carolyn Grey (MERCI !!), Antigone, ...

* cf Wikipédia : "Ses écrits étaient qualifiés à l’époque de « romans à sensation », un genre précurseur du roman policier et du roman à suspense."

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Published by Uncoindeblog - dans Traduit de l'anglais
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commentaires

Karine :) 04/04/2009 03:09

Bizarrement, c'est le seul livre du club de lecture que je n'ai pas lu à temps... et qui attend toujours dans ma pile! J'ai bien eu le goût de le lire après avoir lu Drood, par contre!

Uncoindeblog 05/04/2009 21:19


Ta belle PAL qui te fait des frayeurs la nuit a besoin d'un petit nettoyage de printemps, non ?


Freude 26/03/2009 14:31

J'avais bcp aimé.

Uncoindeblog 26/03/2009 20:59


Une personne de plus :)


amanda 26/03/2009 09:18

merci delphine, mais, je l'ai quelque part (et ma mémoire est bonne, c'est Lamousmé que j'avais dévalisée il y a qq temps :)

Uncoindeblog 26/03/2009 20:59


Vu le travail de mémorisation que tu fais, cela ne m'étonne pas que tu ne sois pas un poisson rouge comme moi. Et comme je te le disais, cela m'aurait étonnée que
tu sois en panne de volumes.


Caroline 25/03/2009 17:59

La pauvre Laura est vraiment cruche, je ne peux pas dire le contraire. En revanche Marian est très intéressante, je ne comprends pas pourquoi Walter ne l'épouse pas à la fin ^^^

Uncoindeblog 25/03/2009 20:11


Plus cruche, je crois que c'est impossible. Mais comme le dit Marian regrettant parfois sa condition féminine, la beauté et le style de Laura correspondent à
l'attente des hommes.


Pimpi 25/03/2009 17:32

Un immense coup de cœur pour ma part! J'ai adoré la construction, les différents points de vue qui font du lecteur un lecteur omniscient mais totalement impuissant à changer quoi que ce soit à l'histoire (c'est diabolique!) Un livre que je vais relire, indéniablement! As-tu lu Set in Stone (De pierre et de cendre) de Linda Newberry? La base est assez semblable tout en étant différente, j'ai beaucoup aimé!

Uncoindeblog 25/03/2009 19:42


J'ai vu Pimpi et tu en as très bien parlé :)
Je ne connais pas l'ouvrage dont tu me parles. Je vais le noter. Merci.