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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:20
Târ iranien -Ja'far-e San'at, Téhéran, vers 1960 - E.997.7.2

© Cité de la musique - Photo : Jean-Marc Anglès


Une collègue m'a demandé ce que c'était un târ, en voyant le titre du livre posé sur mon bureau. Une photo valant tous les discours... et faites un tour du côté de la Cité de la musique vous en sortirez enchanté, j'en suis certaine.


Le târ de mon père / Yasmine Ghata. Le livre de poche, 2008. 121 pages

A la mort de Barbe Blanche, son fils Hossein hérite du târ qui se transmet dans sa famille de génération en génération. Mais l'instrument lui résiste, refusant de libérer les accords mystiques qui font la gloire des musiciens d'Iran. Hossein décide alors de se rendre avec son jeune frère à la ville d'Ardabil où se trouve le meilleur luthier de la région.

 

La lecture de ce petit opuscule a été pour moi un grand moment de plaisir.

La musique est partout : dans les mots, les phrases, dans la vie de Barbe Blanche mais également dans celle de tous les protagonistes de ce court roman.

Court, certainement, mais au contenu fort riche.

J'étais partie dans une histoire de famille, d'héritage et de musique et je me suis vue transporter dans une quête, confronté à un assassinat, à l'histoire de deux musiciens, une histoire d'amour, de jalousie, le tout entrecoupé de poésie et d'un imaginaire féérique.

Cela vous semble beaucoup pour si peu de pages ? Pas du tout. Les liens s'entremêlent, une pièce musicale est jouée devant vous.
4 personnages vous font entendre leurs voix, vous racontent l'histoire du "târ de mon père", cet instrument magique qui se transmet de père à fils aîné et qui sait reconnaître l'héritier, sans fausse note.


Yasmina Ghata parle ici de son livre et en lit un extrait (vous entendrez ainsi que je n'ai pas menti).

Toujours concernant l'instrument lui-même :
"(...) Confondant sa silhouette et son instrument, il m'arrivait de croire que le manche en noyer était une paire d'os mal assemblés. Le târ de mon père n'était qu'un cadavre. N'était-ce pas d'ailleurs ainsi que le vieux Lamech avait inventé le 'ûd, reproduisant dans une pièce de bois le corps décomposé de son fils ? Une caisse de résonance pareille à sa poitrine, le manche figurant sa jambe, le chevillier son pied, et des cordes à l'image de ses veines. (...)

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Published by Uncoindeblog - dans Un peu de lecture
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commentaires

LN 12/02/2009 16:32

Cette histoire de tar me fait aussi penser à Poulet aux Prunes de Marjane Satrapi.

Uncoindeblog 12/02/2009 19:21


J'avais commencé à le regarder, je vais m'y repencher asap.


Karine :) 31/01/2009 02:24

Musique, un peu de féérie... il me faut ça, bien entendu!!!

Uncoindeblog 31/01/2009 11:02


Je pensais bien que cela allait te plaire en écrivant mon billet :) Il se promène mais si j'ai l'occasion, il traversera l'Océan.


praline 28/01/2009 20:17

Tiens on a demandé le même livre. Je l'avais croisé sur un blog lors de sa sortie et depuis, j'attendais une occasion de le lire.

Uncoindeblog 31/01/2009 10:56


J'espère que tu auras autant de plaisir que moi à le lire Praline.


Meria 28/01/2009 08:51

Quel superbe commentaire, pour un superbe livre :-) Hop, dans ma LAL !

Uncoindeblog 31/01/2009 10:55


Est-ce bien raisonnable, Meria ?
Merci pour le compliment.