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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:30
On s'y fera / Zoyâ Pirzâd. Traduit du persan par Christophe Balaÿ. Zulma, 2008 (Le livre de Poche). 313 pages
A travers le destin d'Arezou, une femme iranienne, active et divorcée, écartelée entre sa mère et sa fille, trois générations s'affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit.
On la suit au bord du rire ou des larmes, espérant avec elle profiter enfin d'une certaine beauté de la vie. Dans un roman d'une richesse et d'une vigueur exceptionnelles, Zoyâ Pirzâd brosse à la fois le portrait d'une société pleine de contradictions et celui d'une femme passionnante, aussi drôle et attachante qu'une héroïne de Jane Austen.

J'avoue, j'avoue, je viens de lire 2 avis opposés concernant ce livre et, l'élément que j'ai retenu de ces lectures est la référence à Jane Austen. Point de critique, évocation marketing ici puisque j'avais totalement oublié cette dernière ligne, restant focalisée sur la première phrase. C'est elle qui m'avait attirée lorsque j'ai reçu cette proposition de lecture.
Il s'agit pour moi d'une belle galerie de portaits de femmes, qu'il s'agisse d'Arezou, de sa mère, fille, "soeur", employées, de Nozrat ou des femmes rencontrées dans le bus ou ailleurs. Mais comme ce roman est avant tout focalisé sur Arezou, ses relations amoureuses et familiales, ces portraits sont, à mes yeux, "superficiels". Je mets ce terme entre guillemets car ces rencontres nous permettent de prendre pied dans la société iranienne et de connaître un peu mieux la place de la femme. Mais, pour nous, occidentaux/ales, le gouffre est important. Nos connaissances sont limitées, notre vision sans doute trop différente pour bien entendre tout ce que Z. Pirzâd veut nous transmettre. Et, je pense que bon nombre d'éléments se trouvent noyés dans le destin de son héroïne, car c'est pour elle que nous sommes là avant tout, même si nous ne sommes pas indifférents à l'Iran et à la place de la femme.
Cette femme qui semble maîtresse d'elle-même, montre ses faiblesses au travers de ses relations avec sa fille et sa mère. Même si elle peut agacer, si nous avons envie de la secouer, elle n'en reste pas moins une femme prise entre 2 générations totalement différentes et qui par le jeu des relations grand-mère / petite-fille s'unissent pour s'opposer à elle. Elle est le pilier de ces 2 femmes : - pour sa mère qui s'est toujours reposée sur son mari, et toujours considérée comme une princesse, - pour sa fille qui dépend d'elle financièrement et moralement, qui, par rapport à son âge tente de s'opposer à elle tout en admirant sa mère pour son professionnalisme. Pour sa "soeur" enfin, qui, après l'avoir encouragée, craint de perdre sa relation privilégiée avec elle.
Consciente de sa position, sans la discerner réellement, et, ayant vécu une séparation difficile (mais soutenue à l'époque par son père), elle peine à savoir si son choix amoureux sera accepté, si son entourage est prêt aux changements.
Malgré quelques faiblesses, j'ai lu sans déplaisir ce livre, même si la fin me laisse songeuse.
Une quatrième qui nous laisse espérer beaucoup : un roman, un documentaire,,.. que sais-je encore ? :-D
Je sais, j'attends toujours beaucoup trop de ces centaines de pages, et cela c'est l'effet du marketing ;-D

Ouvrage reçu dans le cadre d'une  opération promotionnelle pour Le Livre de Poche.

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Published by Uncoindeblog - dans Traduit du persan
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commentaires

Anne 10/10/2008 15:03

Pas vraiment compris la fin non plus...

Uncoindeblog 12/10/2008 20:06


Je suis rassurée par ton com. et celui de Fashion :) J'ai cru être un peu bébête...


fashion 10/10/2008 09:54

J'ai compris la fin comme un renoncement, mais c'est vrai que c'est peu clair. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir été intéressée : merci! :)))

Uncoindeblog 12/10/2008 20:05


Merci à toi. Il faut que je relise ton billet. Je n'ai pas souhaité laisser de commentaires lorsque je l'ai lu car je voulais écrire le mien avant. Comme
d'habitude, je suis... en retard !!


Karine :) 10/10/2008 02:38

Ce qui est embêtant dans ces opérations publicitaires, c'est que je change d'avis aux 3 minutes... et que je finis toujours par décider de me "faire ma propre opinion"... c'est duuuuur la vie!!

Uncoindeblog 10/10/2008 09:32


Je crois que c'est le but ;-D En ciblant large, l'éditeur est certain de trouver des avis différents ou des éléments du roman qui ne nous parlent pas à tous de la
même manière.
Faut que je te prépare un colis avant l'hievr ;-D


praline 10/10/2008 01:16

La fin a l'air de te laisser songeuse... j'avoue qu'elle m'a aussi étonnée.

Uncoindeblog 10/10/2008 09:31


Oui est-ce une fin ouverte ? OU, doit-on comprendre ce que l'on veut ? A savoir, en ce qui me concerne : le renoncement (j'essaie de faire soft pour ceux qui ne
l'ont pas lu)