Pour information

 

Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 22:50

http://www.decitre.fr/gi/99/9782847200799FS.gifLe mec de la tombe d'à côté / Katarina Mazetti. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus. Editions france Loisirs, 2011. 221 pages. 2*

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune.
Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision.
Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre.
Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes. Roman d'amour drôle, tendre, à l'humour décapant, Le mec de la tombe d'à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain..

 

Mais quelle déception ! Je ne trouve décidemment pas mon compte ces derniers temps dans des romans qui ont emballé plus d'une personne cf "La délicatesse" dernièrement et cet ouvrage "Le mec de la tombe d'à côté" qui a suscité chez moi des sentiments très mitigés.

Oui l'idée est originale de croiser les destins de ces deux personnages dans un cimetière, de les faire tomber dans les bras l"un dans l'autre alors qu'ils sont l'eau et le feu ; contrastes incessants, ne trouvant l'harmonie et le bonheur que dans leurs corps à corps éperdus. J'ai aimé ce distinguo tout comme la délicatesse avec laquelle lKatarina Mazetti nous présente ces deux coeurs solitaires, qui semblent avoir perdu la boussole qui leur permettrait de trouver une harmonie ou simplement de trouver du bonheur dans leur existence. Oui leurs contrastes sont des caricatures époustouflantes, leurs amis extraordinaire/ordinaire pour elle, totalement soumis à sa compagne et un peu dingue pour lui ajoutent à cette opposition déjà si forte.

Oui j'ai vibré, attendant que l'un et/ou l'autre parvienne à trouver ce qui pourrait les aider à vivre ensemble, espérant...

Mais finalement, j'ai l'impression que ce trop plein de différences a fini par me lasser, tout comme pour Désirée, Violette a été le personnage de trop. A force de vouloir nous montrer toujours plus de contraste, je me suis détournée quelque peu du roman. Et au moment de tourner la dernière page, je me suis dit "Tou cela pour en arriver là", pour laisser au lecteur l loisir de choisir sa fin ou une fin me faisant penser à ces nombreux films : on vous laisse dans l'attente au cas où cela marcherait, nous pourrons toujours vous en donner un peu plus.


Par Uncoindeblog - Publié dans : Traduit du suédois
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 21:53
 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61eHrx053jL.jpgMon plan d'action pour jeunes sorcières très amoureuses / Mélanie Lafrenière. Illustrations de Laurence Cornou. Les Editions du Chat-qui-bulle, 2012. 195 pages. 4*

Gigi est une petite sorcière qui déborde d'imagination! Elle a plus d'un tour dans son sac, mais voilà qu'il lui arrive une véritable catastrophe : elle tombe amoureuse de Lucas. A partir de cet instant, tous les moyens sont bons pour séduire le garçon de ses rêves! Avec l'aide de sa meilleure amie Mélisende, et grâce à une bonne dose d'humour et de magie, Gigi va à nouveau montrer de quoi elle est capable.

 

Pauvre Anségisèle Von Wienenberg (Gigi, mais oui, la revoilà) ! Non contente d'être une petite sorcière confrontée à un monde étranger aux lois de la sorcellerie, de se voir doter d'un petit frère, Alaric,  qui lui a des pouvoirs magiques, la voici dans les affres de l'adolescence, enfin pré-adolescence. Elle va découvrir qu'elle est désormais perdue ;0) L'amour a frappé et la transporte vers le comportement des filles sur lesquelles elle médisait jusqu'alors. Pauvre Gigi qui perd de sa superbe, rate ses joutes verbales, pire elle bafouille ou se tait dès que Lucas commence à lui parler.

Mais comment voulez-vous qu'elle s'en sorte alors que leur première rencontre s'est soldée pour elle par la honte de déchirer son short devant lui alors qu'elle essayait simplement de pratiquer avec grâce, tout en le regardant,  le saut en hauteur ?

Mais Gigi a plus d'un tour dans son sac comme nous avons déjà pu le voir, une volonté infaillible de réussir même si les sorts semblent se retourner contre elle. Elle entraîne avec elle sa meilleure amie Mélisende qui lui apporte son soutien et ses conseils lorqu'elle même semble en manquer. C'est une succession de gags involontaires que nous montre Mélanie Lafrenière ; en effet, sa petite sorcière n'a peur de rien afin de conquérir  le garçon de ses rêves et, quelque soit la difficulté du charme ou de la potion qu'elle souhaite utiliser, rien ne l'arrête. Bien entendu, nous retrouvons sa délicieuse famille, même si elle est moins présente ici et pour cause ! Mais les travers des uns et des autres sont toujours aussi vivaces et font vivre à Lucas des situations qu'il était loin d'imaginer ou de se souvenir d'ailleurs.

Si l'adolescence et les émois amoureux sont à juste titre décrits, ce roman aborde également la vie scolaire avec ces filles que l'on envie, qui semble plus ceci ou cela que Gigi ou son amie. Leur différence du fait de la sorcellerie en premier lieu, mais également au travers d'un mini phénomène de clan (comme nous en avons tous connu) est également mis en avant. C'est donc une adolescence quasi normale que nous propose l'auteur mais avec le sourire en coin grâce à une famille hors du commun et surtout à une héroïne qui promet de devenir tout aussi douée que sa grand-mère, même si cela reste à prouver au vu de ses tentatives infructeuses. La chute prouvera à Gigi que son talent lui permet de réaliser des sorts d'un niveau beaucoup plus élevé que son âge ne le permettrait, mais surtout de lui ouvrir les yeux sur son entourage.

C'est une nouvelle fois un roman délicieux que nous propose Mélanie Lafrenière, mais comme je l'avais déjà évoqué dans le précédent opuscule, le lecteur féru de magie etc ne doit pas s'attendre à des  aventures au féminin d'un célèbre sorcier, le but n'est pas là. L'ouvrage s'adresse avant tout à un jeune public, 8-12 ans, qui va prendre plaisir à s'imaginer à la place de Gigi. Même si je n'ai plus depuis belle lurette cet âge, le plaisir de lecture fut là.

 

Le site de l'auteur et son blog.

Par Uncoindeblog - Publié dans : Pour les grands et les petits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 22:15

http://www.decitre.fr/gi/87/9782277232087FS.gifhttp://pmcdn.priceminister.com/photo/Dickson-Gordon-R-Le-Chevalier-Dragon-Livre-843100_ML.jpg 

 

i, Le dragon et le Georges. ii, Le chevalier dragon / Gordon R. Dicksons. J'ai Lu , 1992 (S-F. Fantasy). 319 + 442 pages. 3*

Les Dragons ont une certaine logique et pour avoir vu saint Georges les combattre, ils ont donné son nom à tout être humain...
Même la charmante Angie représente pour eux ce genre honni. Curieuse aventure, en vérité. N'a-t-elle pas été transportée au Moyen Age, victime d'une expérience malheureuse ? Séquestrée dans une caverne par les monstres antédiluviens, elle n'espère plus qu'en Jim, son " chevalier errant "... Ironie du sort. Alors qu'il tente de la rejoindre, celui-ci est changé en... dragon ! Et le voilà sur les grands chemins, tel don Quichotte, flanqué d'un authentique chevalier en armure et d'un loup doué de parole...
Mais les Noires Puissances veillent et rien ne leur sera épargné. Ni les Sandmirks dont le cri rend fou, ni les Harpies à la morsure venimeuse, ni l'ogre grimaçant...

 

Le basculement de personnages du XXème siècle dans le passé n'a plus vraiment de nouveauté pour bon nombre de lecteurs, même pour une lectrice peu spécialiste de la Fantasy comme moi. Alors oui l'attrait est autre dans cet histoire puisque le couple se retrouve dans une situation rocambolesque : elle est restée dans sa peau humaine mais a été envoyé près d'un nid de dragons, lui se retrouve dans la peau d'un de ses dragons et va tout faire pour la sauver.

Comme dans bon nombre de romans de Fantasy, les malédictions, le bien et le mal s'en mêle et Jim devra aller au devant de tous les dangers afin de sauver sa dame. Le dragon qu'il "habite" est différent de ses semblables et a su lier des liens d'amitié avec d'autres animaux féériques qui seront utiles à cette quête mais ne seront pas les seuls à se jondre à lui. En effet en combinant le savoir de cet animal et ses propres connaissances et convictions, il parviendra à se faire des alliés précieux pour le présent comme pour le futur du couple.

Encore une fois est-ce le fait d'une mauvaise traduction ? (mes ouvrages datent un peu) mais j'ai trouvé les tournures souvent lourdes et contrairement à bon nombre de romans de ce style, je ne me suis pas battue pour poursuivre ma lecture ; j'ai lu pour connaître la chute, afin de savoir comment l'auteur emmenait ses personnages vers la fin, forçait les alliances, créait son univers qui lui a permis d'obtenir de nombreux prix, mais je n'ai pas été parfaitement conquise.

La suite est, une nouvelle fois, sympathique, mais rien d'inoubliable et aucune envie de les relire à peine achevés, ni de trouver absolument l'ultime volume (puisque j'ai vu qu'il s'agissait d'une trilogie), bien que chacun des ouvrages - au moins cela est-il vrai pour les deux premiers - peut se lire de manière indépendante.

Bien entendu j'ai néanmoins apprécié certaines idées de Gordon R. Dicksons, comme le fait pour tous les magiciens de devoir payer ses pouvoirs ou le fait de les utiliser via le département des crédits, son loup anglais, Aragh, restera dans ma mémoire, tout comme Carolinus, magicien de classe AAA+ (non ce n'est pas ironique vu quand les romans furent écrits) qui grogne mais seconde son apprenti avec tact et talent dans ce second volume.

Par contre Sir Brian m'a laissé de marbre, lui que tout oppose à Jim et à notre monde, mais il n'a guère le beau rôle, en dépit de son importance par ses connaissances historiques plus particulièrement dans le second volume ; il reste fort pâlot quelque soit le rôle qui lui est attribué, son seul mérite semblant être de savoir se battre et d'être un réel chevalier.

Par Uncoindeblog - Publié dans : Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Forum

Ce n'est pas Forum, mais cela pourrait y ressembler.
Vous pouvez laisser ici tous vos messages :)
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés