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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 23:32
Bah je suis parfois un peu cyberquiche (c) et ne suis pas encore parvenue à comprendre comment créer un endroit où vous puissiez laisser un message sans réel rapport avec l'article, ou un espace réservé à vos échanges (n'est-ce pas les 2 bavardes du sud : Flo et notre Piment d'Espelette ; je dénonce pour ceux qui viennent d'arriver, gniark !) et aux miens. Alors en attendant ce jour, un petit espace pour vous...
Par Uncoindeblog - Publié dans : Bavardons un peu
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 22:35
Vous souvenez-vous de cette fantastique idée que fut le pique nique de la blogoboule ?
Cela se passait l'été dernier, si on peut parler d'été vu les températures, mais néanmoins ce jour là nous avons réussi à nous rencontrer grâce à l'émérite Caro[line]. Pour faciliter les échanges (?), pour le plaisir de l'échange, chacun est venu avec un livre emballé, que nous avons glissé au fond d'un sac et qu'une gentille main nous a distribué au hasard.
Ce jour là, j'ai reçu, de la part de Caroline un livre qui a enchanté ma voisine "de table" ;-D
Il s'agissait de :
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Moon Palace / Paul Auster. Traduit de l'américain par Christine Le Boeuf. Le livre de Poche, 1997. 317 pages.
" Marco Stanley Fogg : le nom même de son héros place ce roman sous le signe de l'exploration et du voyage. Et c'est bien une odyssée qui nous est offerte, dans la tradition des Mille et Une Nuits comme du grand " roman américain ; un parcours fertile en paysages fantastiques, personnages hors du commun, tribulations multiples.
Mais tout voyage est aussi une quête intérieure et initiatique. Sous l'abondance des lieux et des couleurs, le vrai périple de Marco Stanley Fogg est une recherche de l'identité, une exploration de la solitude et de l'incomplétude universelles.

Pourquoi tous ces liens en guise d'introduction ? Pour les remercier cela va sans dire, mais, surtout, afin que vous compreniez la pression qui pèse sur mes épaules à la rédaction de cet article !!
Je suis loin d'avoir lu tous les livres de Paul Auster mais je dois avouer que ce roman m'a beaucoup plu. Bien entendu on retrouve des éléments indissociables de l'écriture de P. Auster ou du moins de ce que je connais chez lui : la filiation, la solitude, l'art...
(en cela il me fait penser à un auteur que j'apprécie énormément même si la comparaison s'arrête là car les thématiques récurrentes sont différentes -et, je sais que je vais avoir au moins un commentaire sur cette digression- : J. Irving),
Au long de ces pages, M. S. , les initiales de ce jeune homme qui, confronté à des situations qu'il ne maîtrise pas, comme par exemple ce prénom, s'oblige à les mettre en avant, et veut se créer sa personnalité.
Il  va nous raconter le "commencement de sa vie" tout du moins ce qu'il considère comme tel. Se retrouvant seul au monde (niveau familial s'entend), en l'espace de 2-3 années, il va passer des étapes qui vont le transformer psychologiquement, découvrir un passé qui va s'avérer être le sien et réussir au bout du compte à répondre à des questions ou des situations qu'il avait vécu sans réellement y penser.
Avec ce roman, P. Auster montre l'impact de chaque élément du quotidien, les bouleversements que chacun ou chaque chose peuvent apporter à la voie que l'on s'était tracée / que l'on pensait s'être tracée. Et non... la vie est faite de surprises, d'aspects positifs et négatifs, dont l'influence dépend de la personnalité de chacun.
Si le passé provoque quelques regrets, il nous faut regarder vers l'avenir, tout en étant conscient que ce sont ces expériences qui nous font agir de telle ou telle manière.
Oups j'espère que vous n'aurez pas l'impression que je vais une analyse à 3 francs 6 sous, mais c'est le sentiment éprouvé en fermant ce livre, même s'il contient beaucoup plus que cela, mais je vous laisse le découvrir par vous même :-)

Pour ceux qui ne le connaisse pas, je vous conseille également de lire Le livre des illusions. Tout cinéphile que vous puissiez être, vous allez vous faire berner par la description des films et la magie des mots. Quelques longueurs si ma mémoire est bonne mais néanmoins, un très bon cru.

Par Uncoindeblog - Publié dans : Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 06:00
Le lézard lubrique de Melancholy Cove / Christopher Moore. Traduit de l'américain par Luc Baranger. Gallimard (Série noire), 2002. 362 pages.
undefined Un Gozilla qui n'aime pas le blues depuis que son bébé a été tué par Catfish, le bluesman. Un flic, fumeur de joints. Une schizophrène, ex-actrice de films de série Z post-apocalyptiques et une serveuse qui ferait pâlir d'envie « L'Homme qui valait trois milliards ». Un restaurateur qui porte les prénoms de Lovecraft et rêve « d'observer une indicible créature venue de la nuit des temps s'élever de ténébreuses profondeurs abyssales pour venir dévaster la civilisation et se repaître de chair humaine ». On reprend depuis le début ?
 Un très grand MERCI à Fashion pour le prêt. Son avis est dans son blog (juste vu quelques lignes, je n'ai pa su retrouver le billet complet :-(((. )

Dans cette sympathique station balnéaire qu'est Melancholy Cove tout n'est que "luxe, calme, et volupté". Heu, je m'égare... en fait tout ne semble pas des plus idéal dans cette station balnéaire où septembre marque le départ des touristes et le retour au calme habituel. En fait bon nombre des habitants semble présenter un mal être : 1 500 d'entre eux sont suivis par la psychiatre de la ville (la population quasi complète ??) qui distribue allègrement antidépresseurs et psychotropes.
Une suite de petits évènements sans lien les uns avec les autres à la base vont bouleverser cette petite vie/ville si tranquille ; à savoir : une minuscule fuite d'une centrale nucléaire, le recrutement d'un chanteur de blues, et une mère de famille retrouvée pendue - à la base nous sommes dans un polar, même si le côté loufoque des personnages aura parfois tendance à nous le faire oublier ;-D -
Suite au décès mentionné, une patiente de la psy, cette dernière se culpabilise et décide de remplacer par des placebo tous les médicaments parfois distribué un peu à la légère semble-t-il. L'arrivée de notre "lézard", Steve ("parce-qu'il a une tête a s'appeler ainsi" (sic)), que l'on découvre quelque peu, heu..., lubrique (cela va sans dire, mais vu sa période d'abstinence, cela peut s'expliquer) va provoquer du remue-ménage dans cette bonne ville et chez les habitants quelque soit leurs positions sociales ou habitudes religieures. Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire, mais tout semble abracadabrant : les noms des personnages (Irving Karcher dit le nettoyeur, dit l'arraignée par exemple), de la ville, des situations toutes plus loufoques les unes que les autres.
En dépit de ces cocasseries, de quelques disparistions digestives, l'enquête sera rondement mené et je ne résite pas à cet extrait (repris en début de chapitre et intitulé La pression sociale) d'Alice au pays des merveilles/ Lewis Carrol, comme quoi les fous ne sont pas forcément ceux qu'on croit :
- Mais je refuse d'aller au pays des fous, fit remarquer Alice.
- Oh mais tu ne peux y échapper, répondit le chat. On est tous fous. Moi je suis fou, tu es folle.
- Comment sais-tu que je suis folle ?
- Tu l'es forcément, dit le chat. Sinon, tu ne serais jamais venue jusqu'ici.



Par Uncoindeblog - Publié dans : Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
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