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Bretagne
Les chevaliers
d'Emeraude. Tomes 1 à 5 : 1, Le feu dans le ciel. 2, Les dragons de l'Empereur noir. 3, Piège au Royaume des Ombres. 4, La princesse rebelle. 5, L'île des lézards / Anne
Robillard. Michel Lafon, France Loisirs, 2007-2008. 345 + 437 + 427 + 423 + 407 pages.3*
L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Endikiev.
Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des
siècles de paix pour mettre à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin
et repousser les forces du mal.
Leur quête périlleuse commence alors. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de 2 ans, au sort du monde... Dans la lignée du Seigneur des anneaux et
Eragon, voici le premier tome d'une saga fantastique qui réveille des temps lointains peuplés d'elfes, de fées et de magiciens.
Je dois avouer que le 1er volume de cette saga ne m'a pas plongé dans un état proche de la folie lorsque je laisse tout tomber (mon sommeil, argh, mon téléphone, les sorties, tout autre lecture) pour enchaîner les volumes ou les reprendre à qui mieux mieux. Et pourtant cela à tout de même titillé mon intérêt, tant et si bien que j'ai enchaîné les volumes présents dans ma bibliothèque et que je me suis intéressée à tous ses personnages.
Alors oui tous n'ont pas le même intérêt et le fait de vouloir se lancer dans un tel projet implique forcément des personnages plus ou moins charismatique. Idem pour les situations : certaines histoires d'amour me laissent un peu sur la touche. Mais je dois reconnaître qu'Anne Robillard a su créer des mondes et des vilains qui m'intriguent et, le fait de savoir que nos héros sont mortels (j'avoue je suis allée lire le résumé des futurs épisodes) suscitent mon intérêt quant à connaître la poursuite de la quête, la monté en puissance de ces Chevaliers d'Emeraude où un certain échec parfois sous jacent, du fait qu'ils restent avant tout des hommes et qu'en dépit des efforts de tout un chacun pour combattre leurs faiblesses, le temps leur manque tandis que le nombre de leurs ennemis grandit.
Alors au bout de 5 volumes je ne suis pas encore lassée, j'ai donc acheté la suite mais pas encore ouvert par faute de temps (mais peut être que cela démontre également les petites faiblesses déjà évoqué). Sans doute, dans un futur lointain où le temps mis à ma disposition sera ad nauseum, je reprendrai toute la saga. En attendant je vais la terminer à un rythme tranquille...
Si vous avez lu cette saga, vos avis m'intéressent. La toile ne semble guère avoir répertorié les blogs des lecteurs.
Sur une idée de Chiffonnette ;-D
"On ne finit jamais de lire, même si les livres s'achèvent, de la même manière qu'on ne finit jamais de vivre, même si la mort est un fait certain".
Roberto Bolano
Adios Hemingway / Leonardo Padura. Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis. Editions Métailié, 2005 (Suites). 149 pages.
4*
Dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, on déterre un cadavre portant l'insigne du FBI.
Ce cher Ernest serait-il l'assassin ? Pas facile d'enquêter après tant d'années, surtout sur un écrivain de cette stature, qui vous inspire des sentiments ambigus d'admiration et de haine. Mario
Conde, l'ancien flic, prend son courage à deux mains et exhume le souvenir de ce monstre sacré, généreux, odieux, inoubliable.
Alors non je ne suis pas une inconditionnelle d'Hemingway dont je crois n'avoir lu que des nouvelles c'est vous dire. Quant à Leonardo Padura, sauf erreur de ma part, ce fut une découverte. Bref le retour de Mario Conde, je veux bien le croire sur paroles et Leonardo Padura peut bien jouer tout son soûl de la vérité ou adapter pour les besoins de son roman des pans de l'existence d'Hemingway, je n'irai pas le critiquer vu mon inculture.
Un petit livre de 150 pages dans lequel, la béotienne que je suis à trouver de quoi se laisser prendre à sa lecture. C'est vraiment une découverte très positive. Leonardo Padura sait jouer avec les faits et suivre le quotidien situé dans notre présent de son ex inspecteur, tout en retournant dans les années 50 auprès d'Hemingway qui voit la déchéance physique commençait à le saisir. Des angoisses qui le rendent aux yeux du lecteur plus humain et plus proche de Mario Conde lui-même ou de ses amis, que l'espace d'un instant nous allons retrouver autour de leur 20ième anniversaire, bercés par leurs espoirs, leurs croyances de l'époque et spécialement la foi de Mario en Hemingway. Le présent a vu le temps, la déchéance des corps et de certains espoirs à l'image de ce que nous pouvons vivre pour ce prix nobel de la littérature.
Bref Leonardo Padura ne se contente pas de nous emmener dans une enquête policière, il mêle l'histoire de la vie d'Hemingway, sa vie à Cuba et son "quotidien" comme le poids de la vie. Un bel hommage de l'auteur qu'on lit avant tout pour son aspect polar, pour le rendu de l'atmosphère cubaine : ses personnages hauts en couleurs, personnages connus ou non, son climat et ses bars qui avaient séduit Hemingway.
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