Pour information
![]()
Abeille - La ruche aux livres
Charlie Bobine
Jules se livre
Karine et son coin lecture
Kitty
Pausekikine
Pimpi - Marque ta page
La Belgique à l'honneur
En Chine avec...
Bretagne
La délicatesse / David Foenkinos. Editions France Loisirs, 2010 (Piment).260 pages. 2*
Nathalie et François sont heureux, ils s’aiment et semblent avoir la vie devant eux...
Mais, un jour, la belle mécanique s'enraye. François décède brutalement.
Veuve éplorée, le coeur de Nathalie devient une forteresse où même les plsu grands séducteurs vont se heurter. Sauf un : Markus, un collègue terne et maladroit, sans séduction apparente. Sur un mlentendu, il obtient de la belle un baiser volé. Pour cet outsider de l'amour, c'est un signe du destin : il se lance à sa conquête... tout en délicatesse.
Bof, bof. Franchement je n'ai guère été emballée par le style de ce roman. En elle-même l'histoire n'est pas déplaisante mais loin d'être très originale. Pour compenser (?) David Foenkinos opte pour de courts chapitres qu'il entrecoupe de clins d'oeils à ses personnages mais pour la lectrice que je suis, sont tombés totalement à côté et m'ont donné l'impression d'hacher ma lecture, provoquant des micro coupures ne m'apportant absolument rien et me donnant à la fois une impression de remplissage pour atteindre à la fois le nombre de pages imposés par son éditeur et répondant à la contrainte qu'il s'est lui-même imposé et que l'on découvre dans l'ulltime chapitre.
Que m'importe que la lectrice s'interroge sur l'inventeur de la moquette et que si l'assistante de Nathalie s'intéresse à l'astrologie, le fait de connaître celui des membres de l'équipe m'indiffère autant que les résultats de la soirée de foot à laquelle il fait référence.
Bref c'est mignon mais cela aurait eu le mérite d'être plus condensé ; cela aurait donné une nouvelle mais le lecteur ne s'en saurait sans doute pas porté plus mal.
Alors non je ne suis pas allée dans les salles obscures, mais peut-être que l'adaptation donne un élan différent à la trame de cette reconstruction amoureuse. Tout dépend comment l'auteur et son frère ont choisi de porter l'ouvrage à l'écran.
L'opinion très tranchée sur Leblogdeslivres, plus positif de L'Express,
Wilt 4 : Comment échapper à sa femme et ses quadruplés en épousant une théorie marxiste / Tom Sharpe. 10/18, 2006 (Domaine Etranger). 259 pages.
4*
Loin d'être séduit par la perspective de vacances en famille, notre ami Wilt s'invente un cours de théorie marxiste pour échapper à l'embarrassante invitation d'un oncle américain.
Alors que sa femme et ses quadruplées s'envolent pour le Nouveau Monde, il décide de partir à l'aventure à travers l'Angleterre... L'occasion rêvée de nous offrir ce condensé explosif d'humour
british, burlesque et caustique à souhait ! " Attention, danger ! La fréquentation du Britannique Tom Sharpe provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse, l'épilepsie hilarante.
Tout ça à cause de romans délicieusement foldingues : un cocktail savamment dosé de burlesque, de delirium à la Ubu et de gaudrioles à la Mack Sennett.
A quoi il faut ajouter un sens redoutable de la satire, sous la plume d'un caricaturiste fielleux qui ne cesse de tailler des croupières à la perfide Albion. " André Clavel, Le Temps
De manière étonnante, je n'avais jamais encore croisé les écrits de Tom Sharpe.
Revisitant l'humour et le flegme anglais, Tom Sharpe rhabille pour l'hiver quasi tous ces personnages que l'on peut souvent voir comme des caricatures de personnes ordinaires ou moins. Rien n'échappe à son humour corrosif qu'il s'agisse de la religion, de la sexualité, des organismes, des professions les plus diverses, il n'oublie rien et tout est utile à sa plume acérée et dédiée à nous faire rire ou grincer des dents pour les personnes les moins à même de rire de tout.
Chaque scène illustrant son propos prête à sourire, et la suivante entraîne le lecteur dans un univers burlesque, tragi-comique.
J'ai tout simplement adoré ces pauvres journalistes attaqués par deux chiens-chiens teigneux ; quant à leur maîtresse qui habille la scène afin de laisser croire qu'ils ont enfreint les règles de la propriété privée avant de "rappeler" par des moyens extrêmes ses chiens et de daigner appeler les secours, elle porte des casquettes toute plus invraisemblables les unes que les autres et affiche un quant à soi extraordinaire surtout lorsque l'on découvre tout son CV que l'auteur enrichit au fur et à mesure des pages.
Comme je le disais des caricatures, des faits totalement invraisemblables, des hasards de la vie qui font que Wilt est confronté à la police pour
des enquêtes sur des meurtres réels ou non. Avec son air de benêt il se trouve entraîner dans des affaires qui le dépassent, pour lesquelles il n'a pas d'explication.
Il est sans doute le personnage le plus étonnant, notre ami Wilt, personnage principal et héros bien malgré lui qui se trouve entraîner dans des affaires abracadabrantes alors qu'il n'aspire qu'à une vie simple, facile, qu'il n'aura au demeurant jamais vu la personnalité de sa femme et de leurs quadruplées dont l'adolescence permet à l'auteur de partir vers des délires et des rires toujours plus énormes pour le lecteur : de charmantes petites pestes, prêtes à dénigrer tout leur quotidien et leur entourage avec déjà un art consommé du flegme britannique. L'auteur ose faire dire à ces charmantes demoiselles tout ce qui peut lui passer par la tête. Sous prétexte de devoirs scolaires, elles n'hésitent pas à interroger leurs oncles et tantes sur leur sexualité, le racisme ordinaire dans le Sud des Etats-Unis et j'en passe. Bien entendu l'apothéose sera d'enregistrer une pseudo scène amoureuse entre ces mêmes oncle et tante qui va vite se transformer en pugilat verbal. Du grand art !
Plus qu'à commencer par les premiers volumes. C'est où le chemin de la bibliothèque la plus proche ? ;0)
Diamants et silex / José Maria Arguedas. Traduit par Eve-Marie Fell. L'Herne, 2012. 120 pages
Quand ils virent don Aparicio, ils lui frayèrent un passage.
L'herbe, haute et encore verte, envahissait le sol. Il parvint au bord de la tombe ; la dépouille avait déjà été descendue. On l'avait habillée d'un vêtement couleur café. Les pieds, nus et
jaunes, étaient visibles. Une capuche couvrait sa tête ; sur son visage on avait placé des cotons. De ses mains croisées pendait un petit lama fabriqué avec des bouts de bois et rempli d'un
morceau d'alpaga. Le lama allait l'accompagner dans le voyage silencieux qui le mènerait à la grande tour que construisent les morts, d'après les Indiens d'Alk'amare, sans jamais la finir, sur la
cime lointaine du mont K'oropuna.
Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre concernant ce petit ouvrage et pourtant je dois avouer que j'ai été déçue une fois la dernière page tournée.
Sans doute les premières pages me parlaient-elles davantage et étais-je partie vers un imaginaire totalement différent de ce que l'auteur a voulu transmettre.
L'histoire : un homme simple, Mariano, mais harpiste dont on découvre à travers les premières pages l'existence passée et comment il est arrivé à la ville, poussé par la jalousie et la méfiance de son frère aîné qui, à la mort de leur père a su faire peur à sa famille pour que ce simple d'esprit soit pousser vers l'inconnu, sans possibilité de retour. L'évocation de la prime jeunesse de Mariano est l'occasion d'évoquer la vie, les coutumes de ce petit village pauvre dans les montagnes. En amenant Mariano à la ville, c'est un autre univers qui nous est transmis : les différences de castes que l'on retrouve par l'architecture et la géographie de la ville, les comportements des uns envers les autres.
Mariano ayant, par le fruit du hasard échoué dans la vie de Don Aparicio, le fils fortuné de la ville, c'est également l'existence de cet homme-enfant usant et abusant de ses privilèges que José Maria Arguedas nous montre : droit de cuisage, abus de pouvoirs etc. On retrouve tous les travers de l'existence de ses hauts personnages avec un mal être et une insatisfaction chronique vis à vis de l'existence qui vont le pousser à détruire son univers, tel un enfant insatisfait brise son/ses jouet(s) préféré(s) afin de parvenir à ses fins ou par trop déçu de voir que quelque chose pourrait lui échapper.
Si le rendu, l'atmosphère sont ciselés et parlantes, le texte ne m'a pas convaincu et j'aurais certainement aimé une chute différente.
Lu en partenariat avec Babelio :
Derniers Commentaires