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"Vacances, j'oublie tout..." Enfin c'est surtout l'ADSL qui n'a toujours pas trouvé le chemin de mon lieu de résidence.

Bref je reviens... Un peu de patience :))


Samedi 10 mai 2008
Je suis allée voir 2 films dont la sensibilité m'a beaucoup touché. Ce long week-end (en France, et ailleurs) sera peut être pour vous l'occasion de les voir - je sais que la présence du beau temps n'incite pas aux salles obscures, néanmoins...
Leur thématique est similaire : la communication au sein de la famille, les non dits et les souffrances personnelles. Leur traitement est totalement différent, le premier est allemand-français, le second italien.

Il y a longtemps que je t'aime / Philippe Claudel, 2007. Je sais que ce film est sorti depuis plusieurs semaines (mois même) mais je ne peux m'empêcher de vous en parler, tant il m'a plu à différents niveaux.
Synopsis :
Pendant 15 années, Juliette n'a eu aucun lien avec sa famille qui l'avait rejetée.Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l'accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.
Oui j'ai joué les madeleines, mais ceux qui sont allés au cinéma avec moi savent bien que ce n'est pas une première. Cela n'en demeure pas moins un excellent film avec de très bons acteurs, des vies de tous les jours brisées par le silence, la volonté d'oublier, de cacher et qui font prendre des décisions liées à l'ignorance.
Le tout est filmé avec une grande humanité, consacré à la reconstruction des personnes après un drame - quelqu'il soit et si minime pourrait-il apparaître à vos yeux - .
Comme moi peut-être dès les premières minutes vous laisserez-vous happer par la musique et les images/personnages (je connaissais la raison de l'emprisonnement ayant vu les bandes annonces), vous laisserez vous gagner par l'émotion, les moments de doute et d'espoir grâce à des petits riens.  Rassurez-vous vous ne sortirez pas désespéré de ce film, même si aux yeux de
ma lecture quotidienne, cette chute semble un déni. Comme d'habitude, je ne suis pas d'accord avec eux. :-D

Cia Stefano / Gianni Zanasi, 2008 semble beaucoup plus léger, même s'il traite des relations familiales également, de la construction de l'être humain - ici aussi -.
Synopsis :
Stefano Nardini, un air d'adolescent malgré ses trente-cinq ans, vit sa bohème à Rome. Il est guitariste dans un groupe qui rencontre des difficultés à être reconnu. Le jour où il découvre dans le lit de sa petite amie le guitariste d'un groupe qui monte, la déprime le gagne. Il retourne dans sa famille, loin, près de Rimini, région riche et industrieuse, où l'on ne perd pas son temps en chimères. Son frère Alberto a repris la tête de l'entreprise familiale qui produit des sirops et des conserves de fruits. Michela, sa soeur, a abandonné la fac pour suivre sa passion : elle travaille dans un parc aquatique où elle s'occupe des dauphins. Toute la famille salue le retour du fils prodigue. Mais sous une apparente harmonie, rien ne va. Alberto vit dans un stress infernal ; il est en train de divorcer et l'entreprise est au bord de la faillite.
Je vous rassure ce n'est pas triste car la folie italienne (l'extériorisation, les propos enflammés etc...) domine dans ce film. Les personnages sont parfois incongrues, mais la joie de vivre demeure.
Différent je garde néanmoins une préférence pour "Il ya longtemps que je t'aime", certaines imperfections (à mes yeux, je ne suis pas spécialiste) de Stefano m'ont donné l'impression de quelques longueurs.

Comme pour les livres, le dernier mot sera : Ne vous arrêtez pas à la bande annonce !!! (pas plus qu'au synopsis d'ailleurs ;-D)

par Uncoindeblog publié dans : Sorties
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Vendredi 9 mai 2008
Du calme, je n'essaie pas de me calquer sur la grande prétresse en matière de culture, mais j'ai simplement réalisé au fil de ma lecture que l'auteur nous distillait des valeurs, l'histoire, habitudes et héritage d'un pays dont j'ignore tout : le Botswana. Je ne vais pas vous dire qu'à la fin de cette série votre niveau de savoir sera encyclopédique, mais je trouve ce mélange des genres fort intéressant.
Je me suis rendu compte au fil de ma lecture que c'est le propre de A. McCall Smith  de glisser quelques bribes d'informations afin de mieux y revenir ensuite. Je m'explique, mais avant peut être une présentation des ouvrages s'impose-t-elle (car là je crois que je parle toute seule :-D).
Mma Ramotswa détective / Alexander McCall Smith. Traduit de l'anglais par Elisabeth Kern.10/18, 2003. (Grand détectives). 250 pages.
Les larmes de la girafe / Alexander McCall Smith. Traduit de l'anglais par Elisabeth Kern.10/18, 2004. (Grand détectives). 238 pages.

Nous suivons en fait l'installation de Mme Ramotswe et sa "The No. 1 Ladies' Detective Agency" dans le 1er volume, ses doutes, son passé. Le tout peut sembler un peu long de prime abord mais cela va nous permettre de mieux comprendre son caractère, de voir son héritage (dont je vous parlais) ; ainsi un chapitre est raconté par son papa dont le décès (aucun pathos, pas d'inquiétude, juste le cours de la vie) lui permettra d'ouvrir cette agence, grâce à l'argent qu'il lui laisse. Progressivement nous suivons le cours des enquêtes, mais un chapitre étrange s'est glissé entre deux, intitulé :"Un garçon", me laissant dubitative. La suite de ma lecture va m'éclairer sur ce chapitre. En fait  ce chapitre est une clé, la dernière enquête que ménera à bien notre héroïne.
Le second volume nous entraîne dans une construction similaire : une enquête centrale et tout autour, pendant que les choses avancent d'autres enquêtes se greffent, ainsi que l'existence des personnages principaux.

Les histoires sont propres à ce pays et tout comme je le soulignais concernant le décès  du père de Mma Ramotswa, le pathos n'a pas sa place
dans ces suites d'histoire, uniquement du réalisme par rapport à la vie de tous les jours de ce pays. Nous achevons au bout du second volume la première année d'existence de L'Agence n°1 des Dames Détectives, et Mma Ramotswa faisant le bilan comptable se dit qu'il serait bien d' "inclure, dans des bilans annuels, une nouvelle colonne intitulée Bonheur, en plus des rubriques traditionnelles des frais et des gains. Dans sa comptabilité personnelle, ce chiffre-là serait très élevé."

PS : Savez-vous comment j'ai découvert cette série ?

Grâce à un swap ! Et oui, mon interlocutrice (coucou à elle, elle passe ici) souhaitait découvrir cette série, et après en avoir fait l'acquisition, je n'ai pu m'empêcher de lire le 1er chapitre dans le métro qui me ramenait au bercail.

Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l’amour ! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l’inénarrable « Mma » a un projet en tête… Un beau jour, elle se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne.

Depuis qu'elle a ouvert la première agence de détectives au féminin du Botswana, la très pulpeuse Mma Ramotswe a trouvé le bonheur... D'autant qu'entre deux enquêtes à mener, elle doit penser à son prochain mariage avec le plus courtois et le plus généreux des hommes, Mr. J.L.B. Matekoni. Se méfiera-t-elle assez de la bonne acariâtre ? Regrettera-t-elle la promotion de Mma Makutsi au poste d'assistante-détective ? Se remettra-t-elle de ses soudaines responsabilités de mère de famille ? En tout cas, elle réussira à rendre le sourire à une mère qui l'avait perdu depuis dix ans...
par Uncoindeblog publié dans : Un peu de lecture
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Mercredi 7 mai 2008
Soie / Alessandro Baricco. Traduit de l'italien par François Brun. Gallimard, 2001 (Folio). 142 pages.
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

Voici 142 très courtes pages qui vous entraînent dans beaucoup de douceur, un choc des cultures, une vision de l'amour bien loin des archétypes habituelles. Le tout mis en parallèle avec un tissu symbolique et magique.
Ajoutez une pincée d'exotisme pour les voyages peu courus en cette fin de siècle et vous obtenez une petite pépite. Contraste entre 2 civilisations, une redite des choses, de la vie et du temps qui s'écoule et qui semble se répêter inexorablement et là, au détour de la phrase,  un mot qui nous montre que tout peut changer :
"(...) le lac Baïkal, que les gens de l'endroit appelaient : mer. (...)"
"(...)
le lac Baïkal, que les gens de l'endroit appelaient : démon. (...)"
"(...) le lac Baïkal, que les gens de l'endroit appelaient : dernier. (...)"
Non je n'ai pas tout aimé dans cet ouvrage, mais je n'en suis pas loin et je trouve que la chute - que je tairais ici - est fort belle et bien loin de tout ce que j'aurais pu imaginer.
A déguster tranquillement...

Merci
Laëtitia ;-D
par Uncoindeblog publié dans : Un peu de lecture
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